Kinshasa, mercredi 26 novembre 2014
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Les potentialités minières de la RDC évaluées à 24 mille milliards USD


Les potentialités minières de la RDC évaluées à 24 mille milliards USD, voilà qui justifie toutes les convoitises dont fait l’objet le pays. Kinshasa prend-il la mesure des enjeux que peut induire pareille révélation aux fins d’un recadrage de sa ligne politique vis-à-vis de ses partenaires actuels et à venir?

On savait que la RDC est un « scandale géologique » au regard de l’immensité de ses richesses naturelles. Mais, personne n’en a pu estimer la valeur jusqu’à ce jour. Désormais, le tabou est brisé. Il est l’oeuvre de New African, un magazine paraissant à Londres.

En effet, dans un article publié en avril 2010 sous le titre : « The curse of coltan (« La ruée vers le coltan ») ce magazine jette un véritable pavé dans la mare. Le tabloïd évalue, pour le seul secteur minier, le potentiel de la RDC à 24.000 milliards USD. Déjouant ainsi tous les pronostics connus jusqu’à ce jour. Le confrère laisse entendre que cette valeur correspond au produit intérieur brut (PIB) combiné de l’Europe et des Etats-Unis d’Amérique. Bien plus, « Ceci éclipse même les 18.000 milliards de dollars américains de la valeur totale des réserves du pétrole de l’Arabie Saoudite ». Ce qui, en d’autres termes, suppose que l’ex-Congo Belge est classé en ordre utile par rapport aux réserves de toutes les puissances occidentales et orientales. Cette révélation sur l’estimation de la réelle valeur d’immenses ressources que regorgent le sol et le sous-sol congolais renforce l’idée selon laquelle la RDC est une poule aux œufs d’or et que pour cette raison, aucune puissance politique ou d’argent n’accepterait facilement de la laisser tranquille.

En effet, en avril 2010, Valerie Noury, journaliste à New African, a consacré toute une enquête au sujet et est arrivé à ces troublantes révélations liées au secteur minier de la RDC. Après plusieurs recoupements, il est arrivé à la conclusion selon laquelle « la richesse minérale non exploitée de la RDC est estimée à 24.000 milliards de dollars américains ».

Son article fait la part belle au coltan, en donnant quelques précisions sur l’utilisation qui est faite de ce minerai réputé pour ces caractéristiques particulières. C’est, entre autres, sa grande capacité de conserver un haut degré de charge électrique et son excellente résistance à la chaleur dans la fabrication des milliers d’engins, équipements et appareils électroniques, dont les téléphones mobiles, les ordinateurs portables et les engins spatiaux.

UN TABLEAU IMPRESSIONNANT

La RDC possède des gisements contenant une cinquantaine de minerais recensés, mais seulement une douzaine de ces derniers est exploitée: le cuivre, le cobalt, l’argent, l’uranium, le plomb, le zinc, le cadmium, le diamant, l’or, l’étain, le tungstène, le manganèse et quelques métaux rares comme le coltan. Le pays recèle plus de la moitié des réserves mondiales de cobalt, 10% de celles de cuivre, 30% de celles de diamant et plus de 70% des réserves de coltan (3/4 des réserves mondiales), un minerai qui entre dans la composition de produits de haute technologie.

En plus de réserves de minerais stratégiques, dont le germanium, la RDC dispose aussi de gisements significatifs encore inexploités d’or, de manganèse, de bauxite et de minerai de fer.

LE PARADOXE DES RICHESSES

Les révélations du magazine New African permettent d’asseoir les mobiles réels des guerres récurrentes qui continuent à fragiliser le processus du retour de la paix en RDC. De même que les raisons de la grande ruée vers la RDC dont l’Occident et la Chine ont fait montre.

Disons-le tout de suite, peser 24.000 milliards USD, ce n’est pas une mince affaire. Un tel poids, en termes de numéraires, ne peut que raviver les appétits gloutons de tous les grands du monde mais en même temps cerner l’intérêt de la RDC sur la scène internationale.

Quoique virtuelle, cette situation devrait plutôt pousser les dirigeants à un sursaut de patriotisme doublé de responsabilité aux fins d’arriver faire vendre la RDC à sa vraie valeur à l’extérieur. Toujours est-il que les révélations de Valerie Noury restent un cas de conscience. C’est une véritable interpellation pour un pays, potentiellement riche, mais ironiquement reconnu pauvre et très endetté. C’est l’univers d’une « République des inconscients ». Allusion faite au nouvel ouvrage du sénateur Modeste Mutinga « RD Congo, République des inconscients ».

Dans cet ouvrage, l’auteur revient sur cet éternel contraste entre un Congo potentiellement riche mais qui figure au 169ème rang dans l’Indice sur le Développement Humain du PNUD sur une liste de 177 pays dressée par le PNUD avec l’espérance de vie la plus basse (43 ans). La RDC présente aussi l’un des taux de mortalité infantile les plus élevés (un enfant sur cinq meurt avant d’atteindre l’âge de 5 ans).

Cette inconscience des dirigeants et de l’élite de la RDC ne ferait-elle le lit de la convoitise des voisins moins nantis ? Plusieurs études ont prouvé que les tentatives visant à mettre la main sur ces ressources naturelles de la RDC, dont les mines, figurent parmi les raisons des tensions récurrentes dans la partie Est, notamment les deux guerres de 1996-1997 et de 1998-2003. Les enquêtes des panels de l’ONU sur leur exploitation illégale par des réseaux d’élite en RDC, dans les pays voisins et dans les pays de l’OCDE, ont démontré que les revenus des ressources minières et forestières ont été utilisés pour financer ces conflits.

MESURER LES ENJEUX

De loin où elle se trouve, la Chine a pris conscience du poids stratégique de la RDC. Tout de suite, elle a noué un partenariat d’investissements en infrastructures contre des concessions minières. Etait-elle au courant des révélations rendues publiques aujourd’hui par New African ?

Au pays, tout le monde a applaudi sans en mesurer les vrais enjeux. La chine, à l’instar de l’Occident manquerait-elle d’ambition concernant la mainmise sur les richesses minières de la RDC.

La RDC est une puissance financière en devenir. Les capacités, le pays les possède certainement. La valorisation de son potentiel minier passe par l’ouverture à l’extérieur par divers partenariats. Avec comme préalable, l’assainissement de l’environnement des affaires. Ce qui constituerait un véritable attrait des investissements directs étrangers.

Or, sur ce point précis que la RDC patauge et peine à se débarrasser du vieux démon qui le classe dans la queue de peloton du rapport Doing business de la Banque mondiale en matière du climat des affaires. Seul un éveil national doublé d’un recadrage de sa ligne politique pourrait permettre à la RDC de rebondir sur la scène internationale et y jouer véritablement le rôle qui doit être le sien.

Notons cependant que le gouvernement s’est montré réticent sur les révélations de New African. En fait, joint au téléphone par notre rédaction pour réagir à cette publication, un conseiller du ministre des Mines ayant requis l’anonymat a fait savoir qu’il ne faudra pas se fier de manière aveugle aux révélations du magazine londonien. Selon, il faut faire un distinguo entre les réserves certifiées et les réserves estimées. Le débat est donc ouvert.


Kinshasa, 17/09/2010 (LP/MCN, via mediacongo.net)
 
 
 
 
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