Kinshasa, jeudi 17 avril 2014
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Tolérance-zéro : un voeu pieux !


La corruption s’apparente à une épidémie nationale dans le Congo démocratique d’hier comme  d’aujourd’hui. Epinglée comme un des « 10 fléaux » de la Nation par le Bureau Politique du MPR (Mouvement Populaire de la Révolution), sous Mobutu, dans les années’70, elle passe aux yeux du Chef de l’Etat actuel, Joseph Kabila, pour une des antivaleurs nationales à combattre et à éradiquer par tous les moyens. Entre autres thérapeutiques qu’il a préconisées pour en venir à bout, il y a la « tolérance-zéro ». 

Mais, où en est-on avec ce mot d’ordre qui se veut une sorte d’opération « mains propres » à mener dans tous les secteurs de la vie nationale ? Le constat à faire est malheureusement amer, sur toute la ligne. Bien que ciblée comme une calamité nationale, la corruption continue de gangrener tous les rouages de la vie nationale, aussi bien chez les « Congolais d’en-haut » que les « Congolais d’en-bas », mais plus chez les premiers que chez les seconds.

 La corruption est en effet omniprésente dans les contrats miniers et autres, les marchés publics, la gestion des entreprises publiques et d’économie mixte, l’administration publique, la douane, le fisc, l’assurance, les diplômes de l’enseignement secondaire et supérieur, les décisions judiciaires, etc. Ses adeptes invétérés se recrutent malheureusement parmi les décideurs politiques et les grands commis de l’Etat. Certes, le petit peuple participe lui aussi à la promotion de la culture de la corruption. Mais, il se contente de minables pots de vin là où les grands vautours de la République brassent des millions.

Le président de la République a pris l’engagement de lutter contre l’argent sale de la corruption, en s’appuyant notamment sur l’appareil judiciaire. Hélas, la justice congolaise se trouve elle aussi prise dans l’engrenage de ce « sport national », au point que la communauté nationale évolue sans rempart contre un mal qui bloque le développement national. La justice continue de fonctionner à deux vitesses, l’une, impitoyable, pour les « faibles », et l’autre, complaisante, pour les « puissants ».

A cause de la corruption, le Congolais est décrit comme l’être humain le plus affamé de la terre, le plus miséreux (vivant avec moins d’un dollar par jour), le plus fragile aux maladies, le plus porté à l’immigration clandestine, à l’espérance de vie moyenne inférieure à 45 ans, le plus mal logé, le plus mal transporté, etc.

La reconstruction nationale est fortement handicapée par l’évasion des ressources financières destinées au Trésor Public. La faiblesse du Budget national, à savoir moins de 4 milliards de dollars américains au titre des apports internes, est imputable notamment à cette pratique négative. Selon les chiffres livrés dernièrement par un sénateur, qui s’appuyait lui-même sur des statistiques de la FEC (Fédération des Entreprises du Congo), plus de 30 milliards de dollars américains circulent dans l’informel. Cela veut dire qu’environ 26 milliards de dollars au moins, qui devraient figuraient dans le Budget national, échappent aux pouvoirs publics.

La position inconfortable de la République Démocratique du Congo sur la liste noire des pays les plus corrompus de la planète devrait interpeller nos gouvernants sur l’impunité qui est à la base de nos malheurs. La justice notamment devrait avoir des coudées franches pour chasser les antivaleurs de l’univers national. Elle ne peut jouer efficacement son rôle de « gendarme » que si les « Kuluna en cravate », qui prêchent par les mauvais exemples, commencent effectivement à remplir les prisons, pour aller y expier leurs forfaits, sans préjudice des réparations financières ou matérielles à devoir à la République.

Sans un assainissement moral de notre société, à opérer à travers le bon fonctionnement de son appareil judiciaire, le pays ne pourra jamais réunir les moyens requis pour son développement.



Kimp.
Kinshasa, 29/10/2010 (Le Phare/MCN, via mediacongo.net)
 
 
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