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Joseph Mobutu Nzanga entend aider la RDC à reconquérir sa place de grand producteur d'huile de palme


Le ministre d'Etat à l'Agriculture, Joseph Mobutu Nzanga est fort déterminé à réhabiliter le secteur agricole de la RDC et en particulier promouvoir la production huilière dont on sait, le pays était grand producteur et exportateur avant les années 60.
Selon des statistiques recueillies à ce sujet par l'IRES (Institut de Recherches Economiques et sociales -Université Lovanium de Kinshasa), le Congo avait produit en 1960 quelques 344.000 tonnes (en vrac et en fûts).
Ilse fait que depuis cette production record, ce secteur a enregistré une baisse vertigineuse pour atteindre à peine 5.000 tonnes en 2003.

La Banque centrale du Congo renseigne, dans son rapport d'activité 2005, qu'au passage de 1976 à 2003, la demande globale du marché intérieur était de l'ordre de 3.145.959 tonnes alors que la production pour la même période s'élevait à peine à 952.470 tonnes; d'où un déficit important de l'ordre de 2.193.519 tonnes dûment comblé par des importations en provenance des pays émergeants du sud-asiatique en l'occurrence la Malaisie et l'Indonésie correspondant à près de 14.151,416 tonnes.

S'il est vrai que la RDC dispose des infrastructures agroindustrielles appropriées réparties entre les province Orientale, du Kasaï Occidental et Bandundu , ces infrastructures ne demandent pas moins que d'être réhabilitées et redynamisées. Voilà où se situe la profonde préoccupation du patron de l'Agriculture qui entend favoriser, par des politiques d'incitation des opérateurs du secteur afin de relancer durablement cette spéculation.

L'homme d'Etat entend, par un engagement fort du gouvernement, contribuer à nouer des partenariats avec les privés dans une optique de développement économique s'incluant certes dans la vision des cinq chantiers; mais de manière à rendre à la culture du palmier élaïes sa valeur d'antan. Car, ses produits -huile de palme, huile palmiste et tourteaux- sont une importante source de devises fortes.

A l'instar de la Malaisie, la RDC ne manque pas d'atouts susceptibles de contribuer à la relance de la production industrielle de l'huile de palme. Il suffirait d'associer d'autres privés aux plantations qu'on dénombre actuellement dans le pays et qui comptent quelque 37.128 hectares de palmiers pour espérer l'amélioration de la production congolaise.

On croit savoir de bonne source que sous l'impulsion du ministre d'Etat François-Joseph Mobutu Nzanga, le ministère de l'Agriculture, Pêche et Elevage est en voie de mettre au point de nouvelles variétés plus performantes et qu'une politique volontariste est envisagée dans l'optique de faciliter au pays de s'approprier les dernières technologies de recherche et de sélection des palmeraies pour un rendement des fruits du palmier toujours optimal.

En cette période bénéfique où l'huile de palme connaît sur les marchés internationaux son cours le plus favorable, passant de cent (100) à six cents (600) dollars la tonne, le gouvernement ne lésinera pas à envisager des mesures incitatives devant déboucher sur la reconquête de sa place en tant que grand producteur et exportateur d'huile de palme, du moins l'espèrent les technocrates de I' Agriculture et tous ceux qui,comme le ministre Mobutu Nzanga ont foi en la résurrection de l'Agriculture congolaise, réellement priorité des priorités.

Il ne restera plus qu'à faciliter aux opérateurs du domaine à d'importants moyens d'investissement en vue d'assurer le rajeunissement, le renouvellement, l'extension des plantations sans négliger la lutte contre les maladies. Des témoignages des proches collaborateurs assurent que le ministre d'Etat en est fort conscient au point d'envisager, aux côtés des réformes techniques indispensables, de prendre des mesures nécessaires visant à réduire voire même de supprimer certains droits et taxes sur les importations des intrants agricoles.
C'est un challenge que le cabinet de l'Agriculture rêve d'emporter au regard des efforts et des énergies qui s'y développent, constate-t-on heureusement.




Samy KITABUNGI
Kinshasa, 11/06/2007 (ACP, via mediacongo.net)
 
 
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