La société française dénommée PERENCO-REP,
qui exploite le pétrole de Muanda, dans la province du Bas-Congo (ouest),
vient d'être mise en cause pour la pollution par le gouvernement congolais,
à l'issue de la visite du ministre de l'Environnement, Didace Pembe sur
le site.
La pollution serait partie d'un incident de production provoqué par
une fissure de tuyaux vétustes des puits kk 22 et kk 24 posés
à l'époque par l'ancien exploitant, la firme américaine
Gulf oil Congo. Ces pipelines défectueux ont répendu de grandes
quantités d'hydrocarbures sur le marecage et les rivières Nzenzi
et Siansitu qu'ils traversent.
La population de la localité de Kikanzi a alerté l'administration
du territoire de Muanda, après avoir constaté une forte coulée
de pétrole brut.
La société PERENCO-REP contactée, affirme que la corrosion
serait la cause principale du percement du pipeline et a mis à pied d'oeuvre
une équipe de travailleurs pour colmater les brèches et débarrasser
les sites touchés du pétrole brut.
Les conséquences de cette pollution sont énormes, selon une
organisation des droits de l'homme qui a animmé jeudi à Kinshasa
une conférence pour fustiger la pollution.Les traces de la présence
d'une couche d'huile coagulée de plus ou moins 1,50 m d'épaisseur
flotte sur les rivières Nzenzi et Siansitu, l'assèchement de la
végétation, la domunition de la production agricole, la destruction
des écosystèmes sont entre autres les conséquences visibles
sur les sites.
La société PERENCO-REP aurait évacué du 11 au
19 mai 2007, 20. 000 litres d'huile de cette pollution.
Les conséquences invisibles sont les populations qui consomment les
eaux de ces deux rivières qui nécesitent leur prise en charge
médicale et leur indemnisation.
Les autorités congolaises préconisent la sécurisation
des sites par les mesures incitatives relatives au curage des cours d'eau et
au remplacemnt de pipelines, le forage de nouveaux puits d'eau de manière
à permettre aux populations autochtones de pouvoir s'approvisionner en
eau potable, le versement d'une quotité aux entités locales par
PERENCO-REP et la prise des mesures drastiques autour de toutes les entreprises
exploitantes du pétrole brut.