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Solutions aux problèmes des agents fictifs de la fonction publique

Il nous a fallu infiltrer notre fonction publique pour arriver à rédiger cet article, espérant que nous aurions apporté les solutions à une des « maladies » qui gangrène notre administration publique.
Le constat est, c’est ceux qui composent la hiérarchie de notre administration qui sont à la base des fictifs. Ils les gèrent comme leurs propres patrimoines. A notre avis, deux approches sont nécessaires, lesquelles ne sont peut-être pas les seules. Néanmoins, nous proposons une approche en amont et une autre en aval de la paie des fonctionnaires.
En amont, chaque responsable chef de bureau, chef de division, directeur chef de service et secrétaire général doivent exiger de leurs subalternes d’établir la liste des tâches quotidiennes qu’ils réalisent dans une journée de 8 heures de travail. Il est for probable que ceux qui ne sauront quoi écrire, seraient ceux qui tournent les pousses à longueur de journée. Ces responsables, transmettront dans un délai fixé, à une commission de l’inspection générale des finances (IGF) et/ou à la cellule de la présidence de lutte contre la corruption (CPLCC), ces listes ou mieux jobs description de leurs collaborateurs. Si les responsables ne respectaient pas ce délai de transmission, une sanction du genre suspension avec privation de salaire par exemple ou autre type de sanction pourrait être adoptée.
La liste de l’agent permettra d’identifier clairement ses nom, postnom et prénom ; son ministère, sa localisation et le département auquel l’agent appartient.
La commission de l’IGF et/ou de la CPLCC ainsi constituée effectuera des contrôles inopinés sur base desdites listes des tâches pour vérifier de la régularité au poste par l’agent et de l’effectivité des tâches accomplies par ce dernier au regard de ce qui a été préalablement introduite par sa hiérarchie à la commission. Après trois passages de contrôle inopiné si un agent ne se manifestait, il sied de constater cela et de bloquer sa paie jusqu’à sa manifestation. Ses absences peuvent aussi justifier son appartenance à l’ensemble des fictifs. Ceci, se fera aussi par procès-verbaux à transmettre à la hiérarchie de commission sœur afin d’en être au courant.
En aval, l’IGF et/ou la CPLCC s’assurera des reversements effectués à la Banque Centrale du Congo, tous les reliquats de paie d’une part et réconciliera par la même occasion d’autre part, les fonds de départ sortie du trésor de la paie effective et du reversement. Cette réconciliation devra être qualitative et quantitative, sanctionnée par des procès-verbaux soumis à la hiérarchie de l’autre commission de manière croisée.
Toute banque commerciale ayant effectué un reversement, réservera immédiatement une copie du bordereau de versement à la commission qui s’occupe des tâches en aval sous peine de pénalité. En y mentionnant surtout la période de la paie retournée au trésor et du ministère concerné.
Ces commissions susmentionnées doivent fonctionner de façon permanente en parfaite collaboration pour se surveiller ainsi mutuellement. Nous proposerons même que la CPLCC s’occupe de la partie en amont et l’IGF de la partie en aval. Cette culture une fois bien ancrée, le pays aura résolu ces problèmes des fictifs et aura en même temps dégagé des moyens nécessaires pour améliorer la rémunération de nos compatriotes fonctionnaires.
Enfin, une fois par an, ces commissions seront soumises à l’audit d’un prestataire international indépendant afin de valider la fiabilité du contrôle interne et des transactions qu’elles ont contrôlées dans l’exercice écoulé.
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Solutions aux problèmes des agents fictifs de la fonction publique

Postée le: 20.11.2020
Ville : KINSHASA
Description

Il nous a fallu infiltrer notre fonction publique pour arriver à rédiger cet article, espérant que nous aurions apporté les solutions à une des « maladies » qui gangrène notre administration publique.
Le constat est, c’est ceux qui composent la hiérarchie de notre administration qui sont à la base des fictifs. Ils les gèrent comme leurs propres patrimoines. A notre avis, deux approches sont nécessaires, lesquelles ne sont peut-être pas les seules. Néanmoins, nous proposons une approche en amont et une autre en aval de la paie des fonctionnaires.
En amont, chaque responsable chef de bureau, chef de division, directeur chef de service et secrétaire général doivent exiger de leurs subalternes d’établir la liste des tâches quotidiennes qu’ils réalisent dans une journée de 8 heures de travail. Il est for probable que ceux qui ne sauront quoi écrire, seraient ceux qui tournent les pousses à longueur de journée. Ces responsables, transmettront dans un délai fixé, à une commission de l’inspection générale des finances (IGF) et/ou à la cellule de la présidence de lutte contre la corruption (CPLCC), ces listes ou mieux jobs description de leurs collaborateurs. Si les responsables ne respectaient pas ce délai de transmission, une sanction du genre suspension avec privation de salaire par exemple ou autre type de sanction pourrait être adoptée.
La liste de l’agent permettra d’identifier clairement ses nom, postnom et prénom ; son ministère, sa localisation et le département auquel l’agent appartient.
La commission de l’IGF et/ou de la CPLCC ainsi constituée effectuera des contrôles inopinés sur base desdites listes des tâches pour vérifier de la régularité au poste par l’agent et de l’effectivité des tâches accomplies par ce dernier au regard de ce qui a été préalablement introduite par sa hiérarchie à la commission. Après trois passages de contrôle inopiné si un agent ne se manifestait, il sied de constater cela et de bloquer sa paie jusqu’à sa manifestation. Ses absences peuvent aussi justifier son appartenance à l’ensemble des fictifs. Ceci, se fera aussi par procès-verbaux à transmettre à la hiérarchie de commission sœur afin d’en être au courant.
En aval, l’IGF et/ou la CPLCC s’assurera des reversements effectués à la Banque Centrale du Congo, tous les reliquats de paie d’une part et réconciliera par la même occasion d’autre part, les fonds de départ sortie du trésor de la paie effective et du reversement. Cette réconciliation devra être qualitative et quantitative, sanctionnée par des procès-verbaux soumis à la hiérarchie de l’autre commission de manière croisée.
Toute banque commerciale ayant effectué un reversement, réservera immédiatement une copie du bordereau de versement à la commission qui s’occupe des tâches en aval sous peine de pénalité. En y mentionnant surtout la période de la paie retournée au trésor et du ministère concerné.
Ces commissions susmentionnées doivent fonctionner de façon permanente en parfaite collaboration pour se surveiller ainsi mutuellement. Nous proposerons même que la CPLCC s’occupe de la partie en amont et l’IGF de la partie en aval. Cette culture une fois bien ancrée, le pays aura résolu ces problèmes des fictifs et aura en même temps dégagé des moyens nécessaires pour améliorer la rémunération de nos compatriotes fonctionnaires.
Enfin, une fois par an, ces commissions seront soumises à l’audit d’un prestataire international indépendant afin de valider la fiabilité du contrôle interne et des transactions qu’elles ont contrôlées dans l’exercice écoulé.
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