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Trois stratégies d’amélioration immédiate des recettes de l’Etat

Devant une scène de théâtre ou un match de football, les spectateurs voient plus d’opportunités que les acteurs eux-mêmes. Le match ou la pièce ne représente dans nos lignes qui suivent, la vie politique de notre pays. Nous allons utiliser une ligne budgétaire qu’on retrouve dans quasiment toutes les entreprises publiques, laquelle sert de détournement à savoir « assistance en gestion » où passe les rétrocessions au ministre du portefeuille ; le SMIG et l’agriculture au niveau des gouverneurs des provinces ainsi que le produit de spécificité desdites provinces.
De l’assistance en gestion : depuis le Maréchal Mobutu, selon la loi, les salaires des mandataires étaient déterminés par le Président de la République. A l’arrivée de l’AFDL, sans que la loi ne soit modifiée, les ministres véreux du portefeuille appellent les mandataires à chaque fois qu’ils sont nommés pour leur demander combien veulent-ils gagner par mois et quelle est leur quote-part dans ces émoluments. C’est pourquoi, dans toutes les entreprises de l’Etat, la ligne budgétaire « assistance en gestion » s’y trouve. C’est là où passe cette rétrocession du ministre ou mieux détournement de deniers publics. Il suffira d’une part que l’IGF audite au crible comment cette ligne est dépensée et d’autre part que le Président FATSHI reprenne ses prérogatives constitutionnelles dans la détermination des salaires des mandataires des entreprises publiques dès lors depuis Mobutu, cette loi n’a jamais subi des modifications ou d’avenant. Cette façon de diminuer ces dépenses améliorera tant soit peu les recettes de l’Etat.
Du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). Ce salaire est passé respectivement pour le plus gradé de 2008 à 2018, de 436800FC à 1839000FC comme salaire de base. La tension salariale étant de 1/10, le tout dernier est donc passé de 43680FC à 183900FC. Il suffirait que les inspecteurs passent dans les entreprises vérifier le respect ou non de cette loi pour renflouer les caisses de l’Etat avec l’impôt professionnel sur la rémunération. Ce serait aussi une autre façon d’améliorer non seulement le social du travailleur Congolais mais aussi l’assiette d’imposition de cet impôt direct. Malheureusement, nos gouvernants étant toujours distraits, les employeurs dorment sur leurs oreillers sous la barbe des ministres de travail et prévoyance sociale.
De l’agriculture. Il ne suffit pas d’attendre des agronomes devenus bureaucrates pour faire avancer la culture ne serait-ce des maïs dans chaque province. Il suffit d’instruire les gouverneurs sur base d’un nombre identique donné d’hectare dans la province. Chaque trois mois, tout gouverneur aura une récolte de maïs, laquelle sera complétée par une autre culture en sus qui tienne compte de la spécificité de chaque province ; culture choisie par le gouverneur même et communiqué préalablement au gouvernement central. Cette stratégie aura come conséquence une baisse d’importation de ces produits de consommation de masse et par conséquent, améliorera la trésorerie du pays afin que nos recettes « respirent » un peu pour se tourner aux investissements.
Nous croyons avoir apporter tant soit peu notre pierre dans l’émergence de notre Etat de droit, de l’amélioration du pouvoir d’achat du peuple et de l’autosuffisance alimentaire indispensable dans cette période de covid-19.

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Trois stratégies d’amélioration immédiate des recettes de l’Etat

Postée le: 21.12.2020
Ville : KINSHASA
Description

Devant une scène de théâtre ou un match de football, les spectateurs voient plus d’opportunités que les acteurs eux-mêmes. Le match ou la pièce ne représente dans nos lignes qui suivent, la vie politique de notre pays. Nous allons utiliser une ligne budgétaire qu’on retrouve dans quasiment toutes les entreprises publiques, laquelle sert de détournement à savoir « assistance en gestion » où passe les rétrocessions au ministre du portefeuille ; le SMIG et l’agriculture au niveau des gouverneurs des provinces ainsi que le produit de spécificité desdites provinces.
De l’assistance en gestion : depuis le Maréchal Mobutu, selon la loi, les salaires des mandataires étaient déterminés par le Président de la République. A l’arrivée de l’AFDL, sans que la loi ne soit modifiée, les ministres véreux du portefeuille appellent les mandataires à chaque fois qu’ils sont nommés pour leur demander combien veulent-ils gagner par mois et quelle est leur quote-part dans ces émoluments. C’est pourquoi, dans toutes les entreprises de l’Etat, la ligne budgétaire « assistance en gestion » s’y trouve. C’est là où passe cette rétrocession du ministre ou mieux détournement de deniers publics. Il suffira d’une part que l’IGF audite au crible comment cette ligne est dépensée et d’autre part que le Président FATSHI reprenne ses prérogatives constitutionnelles dans la détermination des salaires des mandataires des entreprises publiques dès lors depuis Mobutu, cette loi n’a jamais subi des modifications ou d’avenant. Cette façon de diminuer ces dépenses améliorera tant soit peu les recettes de l’Etat.
Du SMIG (Salaire Minimum Interprofessionnel Garanti). Ce salaire est passé respectivement pour le plus gradé de 2008 à 2018, de 436800FC à 1839000FC comme salaire de base. La tension salariale étant de 1/10, le tout dernier est donc passé de 43680FC à 183900FC. Il suffirait que les inspecteurs passent dans les entreprises vérifier le respect ou non de cette loi pour renflouer les caisses de l’Etat avec l’impôt professionnel sur la rémunération. Ce serait aussi une autre façon d’améliorer non seulement le social du travailleur Congolais mais aussi l’assiette d’imposition de cet impôt direct. Malheureusement, nos gouvernants étant toujours distraits, les employeurs dorment sur leurs oreillers sous la barbe des ministres de travail et prévoyance sociale.
De l’agriculture. Il ne suffit pas d’attendre des agronomes devenus bureaucrates pour faire avancer la culture ne serait-ce des maïs dans chaque province. Il suffit d’instruire les gouverneurs sur base d’un nombre identique donné d’hectare dans la province. Chaque trois mois, tout gouverneur aura une récolte de maïs, laquelle sera complétée par une autre culture en sus qui tienne compte de la spécificité de chaque province ; culture choisie par le gouverneur même et communiqué préalablement au gouvernement central. Cette stratégie aura come conséquence une baisse d’importation de ces produits de consommation de masse et par conséquent, améliorera la trésorerie du pays afin que nos recettes « respirent » un peu pour se tourner aux investissements.
Nous croyons avoir apporter tant soit peu notre pierre dans l’émergence de notre Etat de droit, de l’amélioration du pouvoir d’achat du peuple et de l’autosuffisance alimentaire indispensable dans cette période de covid-19.

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