mediacongo.net - Petites annonces - EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.

EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.

EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.

Par Pr Robert KIKIDI MBOSO, Directeur de la Formation et des Appuis Techniques de l’ARMP

MODULE II. LA COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES
PUBLICS

II.1.Généralités sur la communication
II.1.1. Aperçu historique du concept communication
Le concept communication a pris corps avec les travaux d’un mathématicien au nom de NORBER WIENER qui fut le fondateur de la cybernétique et se modélise au travers la recherche effectuée par deux ingénieurs en télécommunication SHANNON et WEAVE.

Le concept communication est alors représenté par le schéma : émetteur – message – récepteur. A l’origine de ce schéma que nous verrons sur la théorie de communication était unilatéral sans la rétro –information ou le feed-back, qui permet de limiter ou de rectifier immédiatement les distorsions inhérentes à toute communication pour la santé.

D’ailleurs à cette époque NORBER WIENER a déclaré je ne sais jamais exactement ce que j’ai dit avant ; que j’entende à répondre ce que j’ai dit ;
En d’autre terme la qualité de la réception, de la conversation du message, le degré de la compréhension et les intentions du destinataire ne peut être évalué qu’à travers la réaction de l’interlocuteur.

Au fil de temps, le concept de communication tel qu’il a été inauguré par la théorie de l’information a été enrichi de diverses manières.

D’abord avec LASSWELL, dans la perspective d’une information diffusionniste ou la diffusion de masse ; puis par le linguiste Roman Jacob Son.

Cela reste bien sur le fait que cette théorie de communication fait encore partie aujourd’hui des préconceptions au monde et les diverses critiques portées à son encontre n’ ont pas suffis à la ranger aux accessoire de désuets.

Jadis on parlait de l’éducation mais avec la Technologie de l’Information et de Communication(TIC) ; on parle plus de la communication pour le développement ou la mobilisation sociale ou mieux Information Education et Communication (I.E.C).
II.1.2.Définition opérationnelle du concept et approche théorique de la communication en passation des marchés publics

Pour mieux élucider le concept communication en passation des marchés publics nous allons cerner le mot communication.
1. Qu’est- ce que la communication ?

Le concept de communication est un mot d’origine latine « communicare » qui signifie rendre compte, faire part, transmette, avoir de relations, être en rapport avec quelqu’un ou être en correspondance avec …
On constate que l’accent est mis sur l’idée de transmettre dans l’acte de communiquer et on suppose qu’un acteur déplace des informations vers un récepteur ou « faire part », faire connaître. Le même mot latin communiquer veut dire aussi entrer en communion et avoir des relations.

Les spécialistes de la technologie de l’information et de la communication ainsi que des sciences sociales et de communication définissent la communication comme une possibilité pour un individu ou un groupe d’émettre et de recevoir des informations avec un autre individu ou un groupe.

Le concept communication tel qu’il est présenté par des experts relève à la fois de la transmission d’information et de la télécommunication .Comme ce concept est intégré dans de nombreux domaines de connaissance et s’est infiltré dans quasiment toutes les activités humaines ; d’où dans les marchés publics, nous parlons de la communication en passation des marchés ou mieux : information, éducation et communication (I.E.C.) dans le secteur de la commande publique.

Avant d’aborder ce qui nous concerne, il est important de poser cette question fondamentale à savoir partir de quel moment considérons-nous qu’il y a communication ? Nous pensons la réponse est qu’à partir du moment où le destinateur trouve la bouteille de réception du message et met en œuvre des secours ou le feed-back.

Bref qu’est -ce- que donc la communication ? L’hétérogénéité et la multidisciplinarité sont une première conséquence des difficultés de définir ces concepts dans l’unanimité, car chaque utilisateur de ces concepts, se met sur sa spécialité : tantôt il s’agit d’un technique de transmettre l’information ;
, tantôt d’un processus psychologique, tantôt d’un objet de réflexion philosophique comme médiateur entre deux êtres.

Mais dans le cadre de ce cours nous nous plaçons dans l’angle psychologique et sanitaire pour montrer la nécessité d’apprendre à mieux communiquer avec autrui, les systèmes de santé et modifier le comportement en faveur de la santé.
II.1.2.Communication dans la passation des marchés publics
La communication dans le contexte qui est le nôtre en passation de marchés publics, elle est l’action de transmettre une information sur les règles et procédures pertinentes de passation des marchés, changer les attitudes au profit de bonne pratique :

1. d’un individu à un autre ou la communication à deux, soit l’entretien individuel ;
2. d’un groupe d’individus à un autre groupe, soit la communication de groupe.

En d’autre terme, la communication en passation de marchés publics est l’échange des idées, des sentiments ou l’élaborer d’une conduite commune visant à promouvoir de bonne pratique de la passation de marchés publics.

Selon nous, la communication en passation de marchés publics est l’étude et l’utilisation des stratégies de communications interpersonnelles, organisationnelles et institutionnelles dans le but de modifier le comportement de l’individu ou du groupe en faveur de la promotion et renforcer les capacités en bonne gouvernance des marchés publics.

Sur le plan théorique du concept communication, le schéma de la télécommunication apparaît relativement simple et souple pour désigner la communication :
1. Un émetteur(E) qui élabore son message, le code et l’émet à travers ;
2. Un canal de communication (voix, écriture, pièce, geste, mimique, supports audiovisuels, etc.).
3. Un récepteur (R) qui reçoit le message, le décode et lors qu’il ne le comprend pas c’est aussi simple qu’il existe de nombreux obstacles à une communication efficace ; c-à-d à une compréhension simultanée et identique du contenu et de l’intention d’un même message par l’émetteur et le récepteur.
Les causes de distension de la communication peuvent être psychologiques, physique ou matérielle.

Schéma de définition de communication, par émission et réception d’un message (1)


CANAL



Emetteur message codage émission Réception décodage message R


• Notons que : le codage signifie la transformation de la pensée brute en symboles, signes, éléments d’un langage commun.
• Le décodage est la composition, analyse pour l’assimiler, le comprendre.

Schéma de l’appauvrissement d’une communication par non concidence des champs de conscience
Ici la coïncidence partielle des intérêts de deux interlocuteurs est une cause d’appauvrissement d’une communication.
A l’intentionnalité de l’émetteur ne correspond pas réceptivité du récepteur.
(1)Dorrah ; Millett g Les communications : entretien individuel, 1vol, Ed Dunod, 1970, p 43


Schéma de bruits parasites gênant l’acheminement du message

Il n’y a pas coïncidence de champs de conscience. La différence des systèmes de référence notamment attitude, convictions politiques ou philosophiques fait apparaître différemment la même information.

SCHEMA GENERAL DE LA COMMUNICATION


Savoir communiquer revient donc à savoir parler, écouter, et comprendre ; c’est très indispensable en passation des marchés publics, d’où nous allons parler de son importance.


II.1.3. Importance de la communication en passation des marchés publics.
La communication en passation des marchés est très capitale dans la formation de professionnels des organes des marchés publics ou acteurs. Ils sont de par leurs fonctions appelées à entretenir d’importantes relations avec la communauté. Ainsi l’information de passation des marchés que diffuse le système de marchés publics vise le grand public ou se focalise sur des groupes spécifiques dans le but de les amener à acquérir des comportements nouveaux et favorable à la bonne gouvernance des marchés publics, ces cibles peuvent dès alors établir des relations plus faciles avec les professionnels du système des marchés ,à prendre des initiatives en faveur de bonne pratiques de la passation des marchés publics et coopérer avec des autorités et institutions en charge de ce secteur.

De nos jours avec le progrès de la technologie d’information et de communication, le trip type : information, éducation et communication (I. E .C) et les institutions internationales, en particulier celles qui opèrent dans le secteur des approvisionnements et passation des marchés comme vital pour le développement et le succès de la mise en œuvre des programmes nationaux des états.

La communication en passation des marchés publics établit, en effet, le lien entre les composantes fondamentales de l’action liés transparence notamment en équité et la lutte contre la corruption dans les marchés publics, etc.

L’information, l’éducation et la communication en en passation des marchés publics sont des outils essentiels de mobilisation, de promotion, de participation des communautés à la bonne gouvernance, grâce aux organisations communautaires y compris les comités pour le développement (secteur privé et société civile), rendant ces derniers véritables partenaires du système national de passation des marchés.

Ainsi dans l’action de mobilisation sociale et communication en passation des marchés, l’homme investit toute sa personnalité, on a dit à juste titre que communiquer, c’est souvent d’abord oser , faire preuve de force, et de volonté .

Le prisme déformant des attitudes qui dépend du vécu précèdent de chacun amène apercevoir autrui souvent tel que nous l’imaginons, soit selon son statut ou son rôle.
Ainsi les canaux de communication peuvent être partiellement obstrué par des bruits et parasites qui gênent l’acheminement du message.
Ce sont des éléments perturbateurs indépendants de la source et du destinateur ; susceptibles de gêner, de déformé ou même d’annuler le message. Ces bruits peuvent être physique (pollution sonore) ou psychologique (sympathie et antipathie).

Le PROF DR S ROBERT KIKIDI , le PDT D’AFRIQRDCUE-SANTE, communique avec les acteurs des marchés publics de la RDC .














Schéma d’action du prisme déformant des attitudes
Image E Attitudes













Attitudes IMAGE R


Le schéma général de la communication permet de résumer les conditions essentielles d’une communication efficace comme suite :
- La nécessité d’un code et d’un vécu commun
- La réduction des bruits
- L’importance de la prisme (Féed Back).

Source :Gaugrelin F : Savoir communiquer, 1 vol Ed Marabout, 1992 P .18

Une des responsabilités de spécialiste en communication est de savoir délibérer avec les leaders de la communauté, élaborer et présenter des plans visant à l’amélioration des services de marchés publics.

Pour revenir à la déclaration d’ALMA ATA, nous apprenons que tout être humain a le droit et le devoir de participer individuellement et ou collectivement à la planification et à la mise en œuvre des procédures de passation des marchés publics qui lui sont destinés et à l’information.



Pour qu’il y ait cette participation active ou volontaire, il faut qu’il soit informer, éduquer et communiquer ; puis suivra l’adhésion, motivation ou la compréhension des objectifs sociaux qui doivent promouvoir le bien –être individuel et collectif.
La participation communautaire est un processus dans lequel les individus, les familles et la communauté prennent en charge leur propre développement sanitaire.


C’est la raison pour laquelle l’éducation dans la passation des marchés publics comme nous l’avons dit à l’aperçu historique est l’une de huit composantes essentielles de l’objectifs du millénaire pour le développement. La communication et l’éducation dans la passation des marchés publics favorisent, l’aptitude de communautés a participé à la promotion du bon système de passation des marchés publics.

Donc le processus de communication en passation des marchés publics constitue un élément essentiel pour la planification, la mise en œuvre, suivi et évaluation des systèmes de passation des marchés publics.

Retenons que la communication en passation des marchés publics avec la communauté est le véritable dialogue du communicateur idéal car , il écoute plus qu’il ne parle ,interroge plus qu’il ne répond , modèle plus qu’il ne dirige , encourage à agir plus qu’il n’agit ,c’est la raison pour laquelle la communication en passation de marchés publics est un instrument indispensable à l’ appui au programme et à la participation active de la communication en passation des marchés publics.
VI.1..4.Rapport entre Information, Education et Communication en passation de marchés publics

Il existe un rapport très considérable entre le tri-type information, éducation et communication en passation de marchés publics, en effet, l’information est la diffusion de l’événement ou la narration de faits actuels soit par aggravation, inhibition ou selon le réel.





L’information en marchés publics vise le sensibilisation de l’individu, les familles et des communautés c-à-d la mobilisation sociale tandis que l’éducation dans la passation de marchés publics est une tâche de formation et d’intervention en permanence auprès de la population et les acteurs pour modifier leur comportements spontanées qui vont à l’encontre des bonne pratique de la en passation de marchés publics d’individus ou des acteurs.

En d’autre terme l’éducation dans la passation de marchés publics et la diffusion des connaissances sur les marchés publics face à face, en petits groupes (séminaire, atelier) et en masse (réunion faisant appel aux medias) dans le but de leur autopromotion système de passation des marchés publics, en d’autre terme l’éducation dans la passation de marchés publics est en quelque sorte la communication pour le changement de comportement (C.C.C).

La communication englobe l’information et l’éducation dans la passation de marchés publics par le recourt de canaux plus performent : verbaux, écrits, projetés, etc.

L’évolution des idéologies et philosophie de communication en dans la passation de marchés publics a imposé l’approche holistique et dialectique de l’éducation dans la passation de marchés publics qui amène les spécialistes que nous sommes à la révision du rapport I.E.C dans ce domaine de la commande publique.
II .1.5. Canaux de Communication en passation des marchés publics

En management de passation de marchés publics, trois principaux canaux sont retenus pour la communication efficace.

Il s’agit de :
-Canaux verbaux
-Canaux écrits
-Canaux projetés

1) Verbaux
Ce sont les canaux dit traditionnel comme la communication de proximité, de bouche à l’oreille ou la communication orale ; La radio et cassette font aussi partie des canaux verbaux.


2) Ecrits
Il s ‘agit de journaux, comédiens, hebdomadaire ou trimestriel, les périodiques et revue, les bandes dessinées, les affiches, les banderoles, etc.
3) Projetés
Dans cette catégorie , on a plusieurs surtout avec le développement de la technologie de l’information et de la communication , la liste serait longue mais nous nous limiterons qu’à l’exemple de transparents ou multimédias , vidéo , télévision , films, diapositive, drone, téléphone, etc. .


II. 2.TAXIONOMIE DE COMMUNICATIONS EN PASSATION DES
MARCHES PUBLICS

Comme tout gestionnaire, le professionnel de la commande publique, le communicateur en passation de marchés publics est au centre d’un réseau de communications, voir le schéma ci – dessous.

Il communique avec :

-Ses supérieurs, on parle de la communication ascendante
-Ses cibles ou la communauté, c’est la communication descendante
-Ses collègues ou pairs, il s ‘ agit de la communication horizontale.
En management de passation des marchés, chacun de ces types de communications sont étudiées sous les aspects suivants :

-Faits Saillant :
-Ce que l’on communique
-Principe d’une bonne communication.










Schéma de types ou Taxonomies de Communications en passation des marchés publics



II.2.1.Communication Ascendante
a) Fait saillant :
Les subordonner ont tendances à cacher ou à ne pas communiquer ou faire le plaidoyer de toutes information qui peut être menaçante pour eux même ou pour leur supérieurs .Ils ont de plus tendance à communiquer seulement ce qui les mélange de valeur.
b) Ce qu’on communique
Le professionnel en passation de marchés publics ou le communicateur informe à son supérieur hiérarchique ce qui suit :
- de l’information sur les domaines pour lesquels son supérieur est responsable donc, il fait le plaidoyer.
- Les questions qui requièrent l’approbation du supérieur,
- Les actions qu’il doit entreprendre et qui sont contraires aux politiques ou pratiques usuelles ;
- L’état des projets ou programme de la commande publique entrepris ;
- Les problèmes de santé nouveaux résolus ;
- Les suggestions pour améliorer le travail ;
- Les plaintes légitimes de ses cibles ou communautés ;
- Ce que lui- même ou sa communauté ciblée pensent de leur travail ou des condition de celui - ci.
c) Principes d’une bonne communication ascendante
Le spécialiste en communication en passation des marchés publics, qui veut s’assurer que sa communication avec son supérieur est optimale doit :
-Se connaitre lui-même (ne pas se prendre pour un autre)
- Connaitre son travail et celui de la communauté
- Préparer sa communication avec autant de soin que si elle était écrite.
- Etre systématique et clair ;
- A assurer qu’il y a un équilibre entre l’information positive et l’information négative ;
-Etre intéressant et intéressé
-Ecouter attentivement ;
-Etre aussi informel que les circonstances le permettent.
II.2.2. Communication descendante
a) Fait saillant :
Les individus et la communauté accordent la priorité aux signaux qui concordent avec leurs perceptions du tempérament de la motivation, des objectifs des attitudes, du style, etc.
b) Ce que l’on communique :

Le spécialiste communique à ses interlocuteurs et sa communauté ou cible:
-Ses convictions ; - ses préjugés ; -ses attitudes ; - de l’information sur des sujets divers de la santé et connexe :
- Sa préoccupation de projeter une bonne image de lui – même ;
- L’attitude adopter au travail ;
- Les objectifs du travail de la communauté ;
- Les méthodes du travail
- Des suggestions ;
- Des ordres
c) Principes d’une bonne communication descendantes

Le communicateur, qui veut s’assurer que ses communications avec la communauté seront optimales doit :
- Se connaître (ses forces, ses faiblesses, ses préjugés, ses caprices, etc.)
- Etre lui –même : ne pas se prendre pour un autre, autrement, la population entendra des messages conflictuels.
- Connaître ses interlocuteurs, leur nom si possible, leurs forces, leur faiblesse, leurs problèmes, etc.
- Permettre à la population d’être elle-même ;
- Bien choisir les signaux qu’il n’émet pas trop à la fois.
- Bien choisir le médium de communication
- Ecouter les signaux de sa base communautaire ce qui lui permet de vérifier si son message est compris et bien reçu ;
- Créer un climat qui permet la communauté de communiquer toutes l’information même négative ou menacent et y répondre d’une façon positive.
II.2.3. Communication horizontale

a)fait saillant :
Tout communicateur doit avoir des relations différentes avec son supérieur et ses interlocuteurs.
D’une manière générale, il est plus facile d’entretenir ses relations, mais certains points, sont plus délicates, ceci tient au fait que ses collègues sont égaux et qu’ils sont aussi ses concurrents,
b)ce que l’on communique :
Le professionnel communique à ces collègues :
_ Les renseignements qui sont nécessaires au bon fonctionnement de son unité administrative ou communicationnelle
_ Les objectifs, les besoins et les contraintes de son unité communicationnel ;
_ Tout changement significatif ;
_ Toute décision qui auras un impact sur le fonctionnement de son unités et de celui de ses collègues ;
_ Tout projet ou toutes proposition en vue d’une décision collégiale.
c) Principes d’une bonne communication horizontale
Afin de développer des communications optimales avec ses collègues ; le professionnel de la passation des marchés doit :
_ Identifier des collègues avec lesquels il traite le plus souvent et mettre sur pied des canaux des communications efficaces ;
_ Connaître les objectifs, les besoins et les contraintes de ses collègues ;
_ Etre souple dans ses rapports avec ses pairs ;
_ Adopter une attitude de collaboration, ce qui est différent d’une attitude d’autorité.
_ Accepter le principe d ‘une rivalité amicale ;
_ Penser à l’impact de ces décisions sur le travail de ses collègues ;
_ S’assurer que lui-même et son propre secteur sont efficace et rencontrent leurs échéances ;
_ Critiquer le procédé et non les personnes ;
_ Etre intègre et honnête dans ses contacts avec ses collègues ;
_ Privilégier l’approche genre et multiculturelle dans son travail.



VII.2..4. COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS DANS UN GROUPE
a) Fait saillant :
Le communicateur en passation des marchés publics dans un groupe pour être plus efficace, doit impliquer une participation active de membres du groupe.
Aussi pour la communication unilatérale comme le cours magistral d’un enseignant, doit être d’usage restreint pour s’adresser à un auditoire le plus souvent large avec pour buts recherchés de transmettre des informations et des attitudes.

Mais ce cours magistrale peut être fractionné pour pallier à certains de ces inconvénients : dogmatisme, passivité qui consiste à inculquer ses connaissances aux autres. Par exemple un cours de 60 minutes peut être fractionné de la manière suivante :
1°). 25 minutes d’exposé bien construit, présenté méthodiquement en utilisant des aides audiovisuelles (rétro projecteur, diapositives, etc.
2°) 10 minutes d’interrogation écrites ouvertes
3°) 15 minutes de corrections mutuelles des questions et discutions entre eux et des corrections.
4°) 10 minutes de questions posées par les membres ou participants
Si ce sont des ateliers ou groupe de travail, le communicologue fait usage des techniques dynamique de groupe. Le rôle du facilitateur doit être modéré. Il coopère avec le groupe pour permettre à celui-ci d’atteindre les objectifs fixés. C’est le cas d’un séminaire visant à attirer à soit les connaissances des autres membres du groupe. Si c’est l’auto apprentissage, il ramène à la communication ascendante et descendante voir mixte permettant à chaque membre du groupe d’apprendre à son rythme propre. Trop souvent on a tendance à oublier que l’apprentissage est individuel, la motivation est essentielle et que la compréhension de l’expérience d’apprentissage est nécessaire pour bien apprendre ; un recours à une cassette avec exposé du sujet et des questions aux diapositives, et autres projections utiles.




b) Ce que l’on communique en groupe est en principe d’une bonne communication de groupe.
Des conditions favorables à la communication dans un groupe, si l’on veut l’établissement de relation il faut que :
_ L’émetteur et le récepteur se mettent sur la même longueur d’onde c-à-d l’émetteur en se situant au niveau du récepteur pour être compris et le récepteur en essayant de comprendre le message qui lui est transmis.
_ Chaque participant du groupe s’adresse à l’autres dans le langage qui est propre à l’interlocuteur en tenant compte de sa psychologie particulière. Il faut individualiser le message car telle parole sera comprise par l’un(e) et incomprise par l’autres ;
_ Il faut que l’on soit le plus simple possible ; personne n’aime déployé des efforts pour comprendre surtout si ce sont des efforts prolonger ;
_ L’on ait le plus quelque chose à dire il faut tendre à ce que chacune des interventions soit un enrichissement pour le groupe ;
_ Que l’on sache écouter ;
_ Que l’on soit disponible aux autres ;
_ Que l’on ait pas des préjuger sur des personnes.
L’animateur d’un grand groupe de travail est donc tout à fait autres que celle d’un petit groupe. Elle requiert de l’animateur (trice) du groupe un certain nombre d’aptitude notamment :
_ facilité de parole ;
_ Esprit vif ;
_ Capacité de saisir, comprendre et de sentir le ‘‘pouls’’ du groupe et de réagir en conséquence ;
_ Sens d’organisation ;
_ Capacité de faire de la synthèse ;
_ Equilibre et force de faire face à des réactions de groupe inattendues et parfois violentes ;
_ Sens de l’humour, etc.

C) Obstacle à la communication dans un groupe
Plusieurs obstacles sont indiquer dans un groupe lors de la communication en passation des marchés publics, mais les connaissances du savoir, du savoir être et du savoir-faire permet à les surmonter.
Il s’agit notamment :
1°) les différences entre les personnes, car chaque personne est spécifique, à son originalité, ses réactions différent des milieux écologiques, familiaux, sociaux, de travail, de sa culture ou background.
Pendant une discussion en groupe chacun interviendra en fonction de son background. Cette diversité devrait être comprise comme richesse multi culturelle que des conflits.
Ce sont des complémentarités des participants si cela est malgré crée l’opposition et parfois la violence. Le problème vient de ce que l’on ne sait pas écouter et tolérés le background.
2°) Les jugements de valeur sur les personnes
Nous ne nous satisfaisons pas d’un jugement se dégageant d’une analyse objective de comportements. Nous jouons trop souvent au moraliste , nous avons tendance à juger les actes et les paroles des autres participants en fonction de certains préjugés . Ce conformisme dans le jugement et très grave , car il risque de nous faire classer chaque participant dans une catégorie d’une façon définitive.
Ce serait le fait du dialogue si nous ne réagissons pas rapidement et efficacement à cette attitude encore trop fréquente.
3°) Le repli sur soi – même
Il arrive aussi qu’ayant une idée ou une position à faire passer ou ne perçoivent plus ce que disent les autres. On se préoccupe seulement de la façon dont ou fera passer ce qu’elle veut défendre. Si on ne le sait pas soit, on est condamné à monologuer, ce que est grave non seulement pour soi, mais aussi pour la vie du groupe. Savoir être disponible aux autres exige des efforts permanents.
4°) Entre réfractaire au changement
Lorsqu’ un participant, nous fournit des éléments intéressants remettant en cause notre propre position, même en ces éléments nous paraissent devoir être retenus, nous arrivons différentiel à accepter le changement , le statu quo est grave pour une vie du groupe.
5°) Ne pas être disponible aux autres participants
Il arrive lorsqu’ une personne du groupe intervient que nous ayons la réaction psychologique spontanée de refit son argumentation. Cette attitude de blocage provient des raisons très diverses et en définitive du fait que nous ne sommes pas sur le même longueur d’onde que celui (celle) qui vient d’intervenir. Et quand nous sommes sur la même longueur d’onde, il arrive encore que notre raisonnement nous presse à accepter ce qui est dit parce que juste et que notre réaction spontanée, non maîtrisée, nous fasse pour suivre la discussion sans bénéfice pour personne.
La lucidité vis - avis des autre, mais surtout vis-à-vis de soi – même ;
6°) Ne pas synchroniser son débit de parole à la rapidité d’écoute des autres participants
Jouant de mauvais tours et réduire la communication avec l’auditoire.


7°) Avoir un langage qui n’est pas adapté aux participants
Notre manière de nous exprimer, notre langage peuvent aussi être des obstacles alla communication dans un groupe. Parler d’un ton monotone, sans conviction, n’incite pas les autres participants à écouter, etc. On peut citer d’autre obstacle à la communication brièvement connue
8°) La gêne définie par PHILIP G SIMBARDO comme la tendance à éviter les interactions à ne pas participer de façon adéquate dans des situations sociales, comme complexe de genre de la timidité de la honte, de passer pour un(e) ignorant (e), etc.
9°) La ruse, la force comme moyens arbitraires qui brisent la relation en vue des personnes égales.
10°) Les rejets des autres comme ceux qui s’efforcent de nous rendre capables si nos opinions sont différentes des leurs (manipulateurs).
11°) Fausses perception de l’autres l’autre de son identité son sexe, race, tribut, ethnique, ( préjugés)
12°) L’impolitesse, jointe a de fausse accusation.
Les moyens pour sur monter les obstacles à la communication groupale sont notamment :
1°) Dans un groupe, chacun (e) est dépendant (e) des autre
2°) Sur chaque problème, il n’y a pas qu’un seul point de vue valable ;
3°) Notre point de vue n‘ est pas forcement juste.
4°) Cela nécessite que nous nous connaissons bien en être capables d’enlever nos masques ;
5°) Nous créons une atmosphère de compréhension et de sympathie, favorisent le dialogue dans la vérité et dans la liberté.

II.2.5.Communication médiatisé et diverses de groupe

Il faut entendre par la communication médiatisée et diverses c’est un discours structuré de façon didactique et comportant des explications avec l’aide d’un medium, fait par une personnes ressources ou par le communicateur lui – même en présence, a un groupe , avec possibilité l’interruption pour le jeux de question – réponse ses variantes sont notamment des illustrations visuelles ( voir communication audio – visuelle) débat ,c’est aussi un débat de deux ou plusieurs conférenciers présentent des points de vue définie et opposés sur un sujet donné . Ils répondent en suite aux questions et commentaires de l’auditoire, à la fin le facilitateur conclut.
Les variantes sont nombreuses de cette communication assisté au medium, il y a notamment :
1°) Panel : C –à- d quelques personnes , ayant des compétence reconnues sur un sujet, discutent ensemble , d’une questions devant un groupe, plutôt que de prononcé tour à tour une conférence . Les membres du groupe peuvent intervenir à la fin par des -questions et commentaires.
2°) Démonstration : C’est l’exécution devant un groupe limité l’expérience scientifique ou professionnelle que ceux – ci auront surtout à exécuter eux – même par la suite en illustration eux – même les principes, les techniques et les mouvements que leur aurons été démontrées.

3°) Les répétitions : Ce sont des séances d’explication complémentaires a une communication unilatérale (leçon magistral) le donné par un (e) communicateur (trice) a un petit groupe de membres.
4°) Les visites et les exécutions : Ce sont des visites guidées en groupe d’établissements ou organes, un milieu donné, observation sur les lieux de phénomènes particuliers et tirer de leçons sur l’amélioration de la situation de la passation des marchés.
Ces activités sont préparées à l’avance et dirigées par des facilitateurs ou des collaborateurs du groupe et suivies de rapports circonstanciés.
5°) Les formules ou méthodes de participation
Dans cette catégorie regroupe des visites qui permettent aux membres des groupes se s’exprimer et d’échanger sur un sujet donnée, alors que le communicateur ou le facilitateur joue le rôle de l’animateur de discussions, séminaires, brainnstouming , dyade, etc.

a) Discussion en groupe (s)
C’est une séance groupant un nombre limité de personne nom discuter d’un sujet donnée .Le groupe devrait être dirigé par un animateur. L’objectif poursuivis est de permettre les échanges de vue de satisfaire les aspirations et les besoins personnels des membres, développer les sens de la relativité, stimuler la réflexion, l’autonomie, etc. Il faut que l’animateur planifie et organise les discussions selon les besoins de la matière et des participants et tenir compte des suggestions de ces derniers.

Il est à noter que une bonne discussions a 5 étapes :
1) Définition des termes et des concepts ;
2) Enonce général qui résume l’information reçue ;
3) Détermination des idées, des sous – thèmes d’importance variables (à reformuler en ses propres termes) ;
4) Etablissement d’un horaire
5) Discussion prioritaire des thèmes principaux et thème du texte et nom des opinions
b) Les buzz-groups
C’est les groupes de discussions à mi-voix ou Philips 6 / 6 du nom de son inventeur J. Donald Philips, ancien andragogues a Michigan. C’est une brève période de trois à un vingtaine ou une trentaine de minutes , des discussions éclair par sous-groupe de 3 à 6 membres au milieu d’une autre activité ou entre deux activités d’apprentissage .

Habillement, on familiarise les membres avec cette pratique lors d’une communication unilatérale ou de quelque centre réunion, un peu formelle et ce, pendant une courte période , en leur proposant de résoudre un problème simple , en sorte qu’ils se rendent la peine compte qu’ils ont été initiés a une nouvelle méthode .Par exemple : -Un communication unilatéral (cours magistral), Buzz groups – poursuite de la leçon - Buzz groupe-Introduction d’un sujet – Buzz –groupe mise en commun de l’idée - leçon-Etc.
Cette formule de communication pratique ou étude de cas est applicable sans préparation spéciale comme son avantage dans des groupes de n’importe quelle taille, en demandant simplement aux membres d’une rangée sur deux de se trouvés vers leurs collègues du groupe derrière, de façon à former des groupe de 4 à 5 pour élargir les effectifs des groupes .Elle peut être appliquer dans presque toutes les situations communicationnelles y compris les séminaires et expérience au laboratoire inclus.
Son variante est les groupes en fer à cheval que peuvent être constitué par la fusion de deux Buzz-groups par exemple, et compter 4 à 12 membres du groupe un effectifs de 6 membres étant cependant le plus indiquer du fait que les groupe plus nombreuses ont tendances a ce fractionner.

On dispose les chaises de façon à former une série de fers à cheval ou de U ouverts d’une même coté vers le facilitateur, celui-ci peut interrompre sa communication pour de courtes périodes des réflexions en commun sur un problème.

Les problème poses et leurs solutions peuvent être poses sur une feuille de papier placés en évidences sur chaque table , il peut s’agir l’examen d’une carte a spécimen , parfois aussi de quelque autre exercice de technique médicale ou de santé publique.



C) Le séminaire
C’est une discussion en groupe (s) d’un sujet présenté par un membre, un orateur ; facilitateur ou conférencier oui ou un invité ; à laquelle participent tous les membres du groupe. La différence essentielle entre cette méthode de communication et exposé magistral repose sur le fait que l’orateur et les membres du groupe peuvent parler.
Les objectifs poursuivis par le communicateur sont notamment :
- Echanger des idées, des propositions, des nouvelles méthodes ou initiative de renforcement des capacités
- Satisfaire les besoins et aspirations personnels des membres (autonomie)
- Apprendre à travailler à l’intérieur d’un groupe, les conditions et limités sont :
- Le sujet de l’exposée à discuter est connu à l’avance des autres participants, qui peuvent aussi se séparer avant la séance.
- Méthode mieux adaptée à la discussion entre partenaires égaux, praticiens ou chaleurs dans un domaine commun
- Les membres des groupes débutants ont reviennent à la formation et le temps nécessaire à la préparation d’un expose don le contenu vaut la peine d’être discute par tous.
- Lors d’un séminaire groupant les membres et les orateurs dans le contexte d’un cours , les membres sont placées dans une situations embarrassante , le leadership étant partagé entre le orateur et membre qui fait l’exposé.

c) le brainstorming
C’est aussi appelé « remis - méninges », « tempête de cerveaux » ou « assaut d’idées ». Il s’agit de soumettre un problème à des équipes de demi-douzaine des membres et on leur demande d’abord d’exprimer les idées ou les embryons d’idées qui leur viennent à l’esprit. C’est la technique de PARNES et d’OSBORN qui consiste à faire preuve d’imagination, d’invention pour résoudre les problèmes qui se posent.

En une première étape, un animateur demande aux membres d’un groupe d’émettre la plus d’idées possibles sans inhibition, sur un sujet donné (le plus souvent, recherche des moyens pour réaliser un objectif).

Toutes les idées sont acceptées et notées par un secrétaire de séance, elles seront évaluées une à une en une deuxième étape, en fonction de critères déterminés, lorsque cesse le libre bouillonnement des idées et que celles énoncés ne se trouvent plus assimilés à leurs auteurs.

Les objectifs poursuivis sont :
- encourager l’expression d’idées originales, peu communes ;
- vaincre la peur du ridicule ;
- développer la créativités et efficacité discutée.

Les conditions et limites sont :
- petit groupe de 8- 12 personnes au maximum, mais suffisamment large pour assurer une grande diversité dans les idées ou solutions proposées ;
- attitude non direct et parfaitement neutre de l’animateur
- interdiction aux membres du groupe, pendant la première phase, de tout commentaire sur une idée exprimée, aussi qu’elle puisse paraître ;
- durée : 1H00 à 1H30 ;
- en tant que technique, elle conviendra mieux dans le cadre d’un séminaire de recherche doctorale, lorsqu’un chercheur est enquête de suggestion, quant à la poursuite de ses investigations, mais son intérêt en tant que méthode à long terme reste à démontrer.

d) dyade

C’est aussi appelé la cellule d’apprentissage consistant en ce que les membres du groupe ayant étudié un sujet individuellement, se voient designer un partenaire et ensemble ils approfondissent cette matière en s’interrogent mutuellement.
Pendant l’étude individuelle, chacun prépare un certain nombre de question qu’il posera à son partenaire de dyade.

Les objectifs poursuivis sont :
- assurer à chaque membre un feed-back continu sur son apprentissage ;
- encourager l’engagement actif de chaque membre dans le processus d’apprentissage ;
- faciliter les relations interpersonnelles ;
- autres objectifs
- les conditions et limites sont :
Au début, le système doit être soigneusement structurés, expliqué et supervisé par le membre.

Le reste des méthodes médiatisées seront parcouru à la partie sur la communication audio-visuelle.

II .3. STRATEGIES DE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCH2S PUBLICS


La communication actuellement à la coexistence de plusieurs approches et stratégies.
Quant aux approches, la communication en passation des marchés publics recourt notamment :
- l’approche de la communication qui est un modèle linéaire de changement d’attitude et de comportement ;
- l’approche de la dépendance qui est celle de conscientisation ;
- l’approche du nouveau développement qui est celle de participation et de co-développement.

Partant de la définition opérationnelle de la communication en passation des marchés publics comme étude et l’utilisation des stratégies de communication interpersonnelle, organisationnelle et
Autres, dans notre cours nous allons présenter des stratégies plus indiquées en passation des marchés publics ci- après :
- le plaidoyer
- la mobilisation sociale (moso)
- la communication pour le changement de comportement (ccc)
- le renforcement des capacités

II .3. 1 LE PLAIDOYER EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION : Le plaidoyer est une méthode de communication de base consistant à gagner et maintenir le soutien actif des décideurs et leaders.
En d’autres termes, le plaidoyer est la méthode de sensibilisation des autorités et des décideurs en vue d’obtenir une adhésion et soutien morale, politique, matériel et/ou financier en faveur des activités de la passation des marchés publics.
2. LES CIBLES DU PLAIDOYER

Les cibles de tout plaidoyer en général et en particulier en passation des marchés publics sont les décideurs et/ou les leaders qui sont notamment :
- les autorités politico administrative, en sigle APA ;
- les chefs des secteurs, coutumiers et chefs des groupements
- les Présidents des cours et tribunaux, procureurs, autres autorités des magistrats et bâtonniers des barreaux d’avocats ;
- les chefs religieux (pasteurs, prêtres, IMAM, etc.)
- les leaders de groupes religieux et ses résistant et opposés à la pratique de la passation des marchés publics, etc.
- les autorités des medias, des entreprises, établissements et services publics et hommes d’affaires, etc.
- les autorités scolaires et académiques,etc.
- autres leaders socio-économiques culturels,
- etc.
4. METHODES DE PLAIDOYER OU COMMENT MENER LE
PLAIDOYER ?

Il y a deux méthodes qui nous aident à mener le plaidoyer sur terrain. Il s’agit de :
- visite de plaidoyer
- réunion de plaidoyer

a) visite de plaidoyer
Ici le communicateur en passation des marchés publics procède à identifier les décideurs ou leaders sur terrain et élabore un document de plaidoyer lequel il doit lucidement les actions concrètes que l’on attend des cibles.
Il descend sur terrain rencontrer les décideurs ou les leaders concernés. Pendant cette visite, il doit documenter la visite de plaidoyer par les support de communication, canevas, photo numérique ou autres, les medias audio visuelles.

b) réunion de plaidoyer

L’opération d’identification et du documents ou plan de communication est le même puis on fait des invitations signer par une autorité locale et choisit le lieu et la salle de réunion
- on présente le problème aux décideurs ayant répondus à l’invitation et on sollicite leur soutien voir leur adhésion à l’action ou activités marchés publics à mener auprès de la communauté ;
- Il faut se munir du document de plaidoyer à remettre à la cible après entretien ;
- Inviter les médias locaux à couvrir l’événement et en faire une large diffusion ;
- Remettre les lettres de remerciements à ceux qui ont répondus ;
- Assurer le suivi car les résultats attendus sont les comportements des leaders politico sociales, économico-culturelles.
Notons que le plaidoyer demande l’auto détermination et les ressources financière pour l’achat des sucrés ou cas croute voir l’argent de transport à donner aux décideurs invités ou leaders si possible.
II.3.2 LA MOBILISATION SOCIALE (MOSO) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION DE LA MOBILISATION SOCIALE

On attend par la mobilisation une stratégie de sensibilisation visant à gagner et maintenir la participation active ou l’adhésion de la communauté à travers des groupes organisés et les autres secteurs en réseaux.
2 .LES CIBLES DE LA MOBILISATION SOCIALE

La MOSO à pour cibles :
- les mouvements associatifs (des jeunes, mutualités, club) ;
- les ONG et autres réseaux sociaux ;
- les écoles et universités ;
- les églises et groupes religieux hostiles aux activités et intervention sanitaire comme la vaccination et soins de médicaments modernes ;
- La croix rouge et les autres asbl comme Afrique-santé asbl, Caritas, etc.
- etc.
3. METHODES DE LA MOBILISATION SOCIALE

Comment faire la MOSO ?
Elle s’effectue de la manière suivante :
a) MOSO pour la mobilisation sociale
- identifier les réseaux sociaux existe, notamment les entreprises, les personnalités, les célébrités et les organisations susceptibles de contribuer à la mobilisation des ressources (MORES) surtout au financement ;
- Organiser des séances de souscription publique ou collectes auprès des cibles de la MOSO ou activités sportives, etc.
- Remettre des reçus et adresses des lettres de remerciement aux donateurs ;
- Utiliser rationnellement les ressources mobilisées, y compris celle en nature en tenant compte des besoins exprimés.
- Il faut avoir un document obligatoire des ressources mobilisées.



b) MOSO proprement dite

Le communicateur en passation des marchés publics doit notamment :
- identifier tous les réseaux socio organisés existants comme les églises, les associations de mamans, les ONG, les ASBL, les mouvements de jeunes, la croix rouges, les medias, maison d’accueil, les universités, les comités de développement, etc.
- organiser les journées et séances de sensibilisation de ces réseaux cibles sur les sujets du problème de participation communautaire ou citoyenne aux marchés à résoudre ;
- les appuyers dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan de travail après avoir signer les lettres d’entente avec ces réseaux identifiés ;
- Créer les alliances avec ces réseaux en vue de leur participation effectives à l’activité de mobilisation sociale ou à l’intervention de la commande publique.
-
Par exemple, l’appui à rechercher auprès des leaders et groupes partenaires doit s’effectuer de la manière suivante :
- Annoncer l’événement ou l’intervention de la passation des marchés publics lors des réunions importantes, des événements culturels ou sportifs, des cultes religieux ;
- Etablissement des couloirs de sécurités et des arrangements dans les zones d’insécurité ;
- Favoriser l’accès aux acteurs des zones d’accès difficile en campagne de sensibilisation ;
- Mobiliser les adeptes des groupes et sectes religieux hostiles en faveur de l’action des marchés publics comme de travaux et de service courant ;
- A chaque opportunité, citer tous les groupes partenaires de l’appui financier de cette activité comme la BM ou BAD voir UNFPA.










II.3.3 COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT (CCC) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. Définition de la communication pour le changement de comportement (ccc)

La communication pour le changement de comportement (ccc) en passation des marchés publics est une stratégie de sensibilisation ou mieux de communication visant à induire le changement de comportement nuisible aux bonne pratique de la passation des marchés publics et susciter un comportement positif ou favorable à ce sujet et le maintenir au sein de la communauté ou des acteurs.

Selon nous, la ccc est un processus de communication interactif et intégré qui s’exerce à plusieurs échelles en vue de permettre d’atteindre les communautés à travers la création des messages ciblés et en exploitant de multiple canaux de communication et divers approches.

En effet, la ccc encourage en communication en passation des marchés publics, les comportements bénéfiques et cherche comme nous l’avons dit au début, à induire des changements de comportement durables aux niveaux des individus de la communauté ou de la société globale. Pour que les individus ou une collectivité puissent réduire leur niveau de risque ou modifier leurs comportements, ils doivent d’abord posséder des connaissances de base. Car être responsable dans la passation des marchés publics suppose un degré de connaissance des problèmes des marchés publics.

Il faut aussi qu’ils adoptent certaines attitudes indispensables, qu’ils acquièrent une gamme de compétences et qu’ils aient accès aux services et aux produits nécessaire.
La communication pour le changement de comportement (ccc) permet notamment :
- une amélioration des connaissances en passation des marchés publics des communautés et des individus ;
- une stimulation du dialogue au sein de la communauté ;
- une diminution de la stigmatisation et de la discrimination ;
- une sensibilisation des pouvoirs publics à la nécessité de politique et de réglementation adaptés en matière de passation des marchés publics ;
- une promotion des services de la lutte contre les mauvaises pratiques de passation des marchés publics et d’assistance technique à la matière ;
- un développement des compétences et de l’auto efficacité des professionnel du système de passation des marchés publics.

3. LES CIBLES DE LA CCC
La pour le changement de comportement (ccc) a pour cibles :
- tous les acteurs ou les opérateurs du secteur de la passation des marchés publics ;
- focus sur les acteurs de groupes et sectes religieux résistant et hostile aux pratiques de la passation des marchés publics moderne ;
- les autres personnes résistant aux interventions de la passation des marchés publics ;
- les groupes théâtraux ;
- les medias de proximités comme les radios et télévisions communautaires, radios de marchés ou wenze ;
- les chaînes de télévision, journaux, magazine ;
- etc.
3 .METHODE D’ORGANISATION DE LA CCC
Comment organiser la communication pour le changement de comportement (ccc) ? Elle s’organise à deux niveaux :
a) En ce qui concerne la communication interpersonnelle (CIP)

Cette stratégie est faite par les professionnel des organes des marchés publics, les animateurs communautaires ou de la mobilisation à la base.

Il doit notamment :
- promouvoir le dialogue communautaire dans les villages et /ou quartiers;
- organiser la sensibilisation des acteurs par les relais crieurs, agent des organes des marchés publics, les chefs de villages ou des rues ;
- promouvoir le dialogue entre les agents et les opérateurs du secteur ;
- recourir aussi aux églises et aux associations partenaires pour diffuser les messages sur la participation communautaire aux marchés publics
- on recourt aussi aux mégaphones, lance voix,etc ;
- au cas où les crieurs et mobilisateurs manquent les mégaphones le mieux serait d’ailleurs la méthode de porte à porte effectuée par les relais communautaire appuyer par les Comité du Développement (Codev) et l’animateur communautaire briefer en passation des marchés publics ;
- passer des informations fiables et des messages de promotion de la passation des marchés publics en utilisant surtout les techniques de communication de groupe où de face à face.

b) En ce qui concerne la communication de masse
- focus sur les medias de proximité, radios communautaires, radio de marché ou wenze, télévision associative ;
- recourir également aux chaînes de télévisions existantes
- après avoir identifié et signé des lettres d’entente avec les medias, le communicateur ou le mobilisateur voir l’animateur doit :

1°/ organiser les journées d’information avec des professionnels des medias (task- force) ;
2°/ appuyer l’élaboration des plans médiatiques ;
3°/ appuyer les medias dans la mise en œuvre de ces plans médiatiques ;
4°/ distribuer les spots audio dans tous les medias identifiés et veiller à leur diffusion ;
5°/ appuyer l’organisation des grandes émissions ; jeux télévisée et autres magazines d’information avec la participation des techniciens ou expert de medias et reporteurs ;
6°/ veiller à ce que les messages soient passer dans les tranches des grandes audiences notamment invité du journal, journal parlé ou TV, émissions musicale, sportives, religieuses, tranches d’animation ;
7°/ assurer les affichages et banderole, signes distinctifs de l’action de la passation des marchés publics ;
8°/ organiser, si possible le carnaval motorisé ou de vélo, etc.


Le Couple Evangéliste Robert et Sabine KIKIDI, au Centre Evangélique la Trinité, après carnaval motorisé
4. RENFORCEMENT DES CAPACITES EN COMMUNICATION POUR LA SANTE (RCC) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION DE LA RCC

Le renforcement des capacités (RCC), ce n’est pas une stratégie de communication en soi, mais de l’éducation ou de la formation visant d’accroître les niveaux des connaissances des acteurs en passation des marchés publics et les mobilisateurs au niveau périphérique, intermédiaire et centrale en matière de l’éducation et communication en passation des marchés publics.

C’est aussi peut- on dire une stratégie spécifique de « communication » visant à transmettre les connaissances aux prestataires sur les méthodes de gestion de résistance ou population spéciale et les rumeurs sur les activités des marchés publics.
2. LES CIBLES DE LA RCC

Les cibles du renforcement des capacités en communication sont notamment :
- tous les acteurs sur terrain chargé de la prestation d ans le système de passation des marchés publics ;
- les communicateur, les journalistes, les mobilisateurs ou animateurs.
3. METHODES DE RENFORCEMENT DES CAPACITES
Pour renforcer les capacités en communication ou transmettre les technique de communication aux acteurs sur terrain où à la périphérie, on recourt soit aux ateliers, soit aux séminaires de formation en stratégies de communication ou briefing des mobilisateurs et agents de passation des marchés publics par un support ou modules de masse, de proximité, etc.
Cette formation sera plus basée sur l’information, éducation et communication des activités à réalisées dans le système de passation des marchés publics.
4. GESTION DES RUMEURS ET DE RESISTANCE EN PASSATION DES MARCHES
1. CONTEXTE
Cette stratégie communicationnelle vise les populations spécifiques et groupes spéciaux ou opérateurs qui refusant les pratiques de passation des marchés publics modernes ou financer par les partenaires au développement ou suite au non-paiement par l’Etat des titulaires des marchés dans l’ancienne règlementation et adjudication.
C’est aussi les personnes qui par les stratégies de communication de bouche à l’oreille refuse d’adhérer aux messages parfois mal compris et transmis sur les nouvelles procédures de passation des marchés publics ou la gestion de conflit, etc.
2. METHODES DE GESTION DE RUMEURS
- identifier les personnes connues comme leaders de cela ;
- s’appuyer si possible sur les médiateurs ou les leaders ou chefs identifiés de cette population ou opérateurs spécifiques.
- Briffer les leaders pour qu’ils deviennent aussi les mobilisateurs des leurs membres ou de leurs groupes spéciaux ou opérateurs comme les chefs religieux hostile à la politique et la réformes des marchés publics.

En pratique, la gestion des rumeurs et des résistances en communication en passation des marchés publics s’effectue en deux niveaux :
1°/ Pour prévenir ces rumeurs
Il importe notamment de :
- assurer une bonne sélection et une formation de qualité aux agents de passation des marchés publics et les animateurs et lors de l’évaluation du système de passation des marchés publics ou suivi des performances des acteurs voir à leur supervision ;
- impliquer le maximum des cadres et agents des organes des marchés publics, les leaders politiques, religieux et sociaux ainsi que les opérateurs économiques ;
- s’assurer que les messages diffusés aussi bien par les mobilisateurs que les medias sont techniquement corrects ;
- veiller à une bonne utilisation des supports ;
- être à l’écoute des membres de la communauté et acteurs pour donner les réponses pertinentes aux moments opportuns.

2°/ Pistes pour gérer la rumeur
Il faut agir de manière suivante sur les pistes en vue de gérer une rumeur qui est comprise comme une opinion fausse qui circule de bouche à l’oreille (radiotrottoir) :
- circonscrire le foyer de la rumeur (étendue, types de message, véhicules, agents de propagation) ;
- préciser les éléments principaux de motivation ;
- identifier les leaders d’opinion et les personnes influents dignes de confiance au service de chaque groupe d’acteurs opposé.
- Réunir l’information exacte aux leaders d’opinion et aux personnes influentes.
- Obtenir d’elle qu’elles interviennent auprès des membres de leurs groupes respectifs pour livrer la bonne information ;
- Prendre des actions de nature à rassurer les gens.
6. CONDITIONS ET TECHNIQUES DE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS

En Management de passation des marchés, la communication passation des marchés publics amène au changement des habitudes défavorables à la bonne pratique de la commande publique vers les habitudes favorables par la promotion des conditions de vie et la prévention des problèmes de la passation des marchés publics de la population.







1. CONDITION D’UNE BONNE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS


a) Il faut bien reconnaître les problèmes liés aux marchés publics de sa communauté,
En termes de gravités, de fréquence et de l’urgence.
En passation des marchés publics le cadre logique des problèmes de la commande publique et les moyens de les résoudre, présente la connaissance du problème en deux niveaux. Il s’agit de :

1°/ Les problèmes considérés par les professionnels du système de passation des marchés publics
Est le meilleur moyen de connaître les problèmes de passation des marchés publics de la communauté est l’évaluation du système de passation des marchés publics.




En effet, l’évaluation du système de passation des marchés publics est une démarche systématique qui permet de cerner la situation d’état des lieux de la reformes de passation des marchés publics et sur la quelle reposera le choix d’intervention et des objectifs communicationnels à poursuivre conformément aux quatre piliers qui se résume par les des indicateurs suivants :

A) Pilier I. Cadre législatif, réglementaire et politique

1. Le cadre juridique de la passation des marchés publics est conforme aux principes convenus et respecte les obligations en vigueur.
a) Champ d’application et portée du cadre législatif et réglementaire ;
b) Méthodes d’acquisition ;
c) Règles relatives à la publicité et délais ;
d) Règles concernant la participation ;
e) Dossiers d’appel d’offres et spécifications ;
f) Critères d’évaluation et d’adjudication ;
g) Soumission, réception et ouverture des offres ;
h) Droit de contester et de former un recours ;
i) Gestion des contrats ;
j) Passation des marchés par voie électronique (acquisition électronique) ;
k) Normes concernant la tenue en lieu sûr des archives, documents et données électroniques ;
l) Principes de passation des marchés publics dans la législation spécialisée.

2. Les réglementations et les outils d’application soutiennent le cadre juridique.
a) Réglementations d’application prévoyant les processus et les procédures ;
b) Modèles de dossiers d’appel d’offres pour l’acquisition de biens, travaux et services ;
c) Conditions contractuelles types ;
d) Guide ou manuel de l’utilisateur à l’usage des entités adjudicatrices.

3. Le cadre juridique et politique soutient le développement durable du pays et la mise en oeuvre des obligations internationales.

a) Achats publics durables (APD) ;
b) Obligations résultant d’accords internationaux .


Pilier II – Cadre institutionnel et capacité de gestion.

1. Le système de passation des marchés publics est incorporé et bien intégré dans le système de gestion des finances publiques.
a) Planification des acquisitions et le cycle budgétaire ;
b) Procédures financières et le cycle de passation des marchés ;
2. Le pays est doté d’une institution responsable de la fonction normative/de réglementation.
a) Statut et fondement juridique de la fonction normative/de règlementation ;
b) Responsabilités de la fonction normative/de réglementation ;
c) Organisation, financement, effectifs et degré d’indépendance et d’autorité ;
d) Éviter les conflits d’intérêts.
3. Les entités adjudicatrices et leurs mandats sont clairement définis.
a)Définition, responsabilités et pouvoirs formels des entités adjudicatrices ou autorité contractante ;
b) Organe centralisé de passation des marchés ;
4. La passation des marchés est intégrée dans un système d’information efficace.
a) Publication d’informations sur la passation des marchés publics soutenue par les technologies de l’information ;
b) Utilisation de l’acquisition électronique ;
c) Stratégies de gestion des données relatives à la passation des marchés.
5. Le système de passation des marchés publics a un fort potentiel de développement et d’amélioration.
a) Formation, conseils et assistance ;
b) Reconnaissance de la passation de marchés comme une profession ;
c) Suivi du rendement pour améliorer le système.

Pilier III – Activités d’acquisition publique et pratiques du marché

1. Les pratiques en matière de passation des marchés sont conformes aux objectifs définis.
a) Planification ;
b) Sélection et adjudication ou passation ;
c) Gestion des contrats en pratique.
2.Le marché des acquisitions publiques est pleinement fonctionnel.
a) Dialogue et partenariats entre les secteurs public et privé ;
b) Organisation du secteur privé et accès au marché des acquisitions publiques ;
c) Principaux secteurs et stratégies sectorielles.
Pilier IV – Obligation de rendre compte, intégrité et transparence du système de passation des marchés publics

1. La transparence et la participation de la société civile renforcent l’intégrité dans la passation des marchés.
a) Environnement propice à la consultation et au contrôle du public ;
b) Accès aux informations de manière adéquate et rapide par le public ;
c) Participation directe de la société civile ;
2. Le pays est doté de mécanismes de contrôle et d’audit efficaces.
a) Cadre juridique, organisation et procédures du système de contrôle ;
b) Coordination des contrôles et audits des acquisit
https://www.mediacongo.net/pics/mediacongo.png



Retour à la liste Petites annonces / Espace Etudiants
mediacongo
Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

Code MediaCongo : WE8J2GQ
  Voir toutes ses annonces   Voir son profil

EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.

Postée le: 19.11.2018
Ville : KINSHASA
Description

EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.

Par Pr Robert KIKIDI MBOSO, Directeur de la Formation et des Appuis Techniques de l’ARMP

MODULE II. LA COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES
PUBLICS

II.1.Généralités sur la communication
II.1.1. Aperçu historique du concept communication
Le concept communication a pris corps avec les travaux d’un mathématicien au nom de NORBER WIENER qui fut le fondateur de la cybernétique et se modélise au travers la recherche effectuée par deux ingénieurs en télécommunication SHANNON et WEAVE.

Le concept communication est alors représenté par le schéma : émetteur – message – récepteur. A l’origine de ce schéma que nous verrons sur la théorie de communication était unilatéral sans la rétro –information ou le feed-back, qui permet de limiter ou de rectifier immédiatement les distorsions inhérentes à toute communication pour la santé.

D’ailleurs à cette époque NORBER WIENER a déclaré je ne sais jamais exactement ce que j’ai dit avant ; que j’entende à répondre ce que j’ai dit ;
En d’autre terme la qualité de la réception, de la conversation du message, le degré de la compréhension et les intentions du destinataire ne peut être évalué qu’à travers la réaction de l’interlocuteur.

Au fil de temps, le concept de communication tel qu’il a été inauguré par la théorie de l’information a été enrichi de diverses manières.

D’abord avec LASSWELL, dans la perspective d’une information diffusionniste ou la diffusion de masse ; puis par le linguiste Roman Jacob Son.

Cela reste bien sur le fait que cette théorie de communication fait encore partie aujourd’hui des préconceptions au monde et les diverses critiques portées à son encontre n’ ont pas suffis à la ranger aux accessoire de désuets.

Jadis on parlait de l’éducation mais avec la Technologie de l’Information et de Communication(TIC) ; on parle plus de la communication pour le développement ou la mobilisation sociale ou mieux Information Education et Communication (I.E.C).
II.1.2.Définition opérationnelle du concept et approche théorique de la communication en passation des marchés publics

Pour mieux élucider le concept communication en passation des marchés publics nous allons cerner le mot communication.
1. Qu’est- ce que la communication ?

Le concept de communication est un mot d’origine latine « communicare » qui signifie rendre compte, faire part, transmette, avoir de relations, être en rapport avec quelqu’un ou être en correspondance avec …
On constate que l’accent est mis sur l’idée de transmettre dans l’acte de communiquer et on suppose qu’un acteur déplace des informations vers un récepteur ou « faire part », faire connaître. Le même mot latin communiquer veut dire aussi entrer en communion et avoir des relations.

Les spécialistes de la technologie de l’information et de la communication ainsi que des sciences sociales et de communication définissent la communication comme une possibilité pour un individu ou un groupe d’émettre et de recevoir des informations avec un autre individu ou un groupe.

Le concept communication tel qu’il est présenté par des experts relève à la fois de la transmission d’information et de la télécommunication .Comme ce concept est intégré dans de nombreux domaines de connaissance et s’est infiltré dans quasiment toutes les activités humaines ; d’où dans les marchés publics, nous parlons de la communication en passation des marchés ou mieux : information, éducation et communication (I.E.C.) dans le secteur de la commande publique.

Avant d’aborder ce qui nous concerne, il est important de poser cette question fondamentale à savoir partir de quel moment considérons-nous qu’il y a communication ? Nous pensons la réponse est qu’à partir du moment où le destinateur trouve la bouteille de réception du message et met en œuvre des secours ou le feed-back.

Bref qu’est -ce- que donc la communication ? L’hétérogénéité et la multidisciplinarité sont une première conséquence des difficultés de définir ces concepts dans l’unanimité, car chaque utilisateur de ces concepts, se met sur sa spécialité : tantôt il s’agit d’un technique de transmettre l’information ;
, tantôt d’un processus psychologique, tantôt d’un objet de réflexion philosophique comme médiateur entre deux êtres.

Mais dans le cadre de ce cours nous nous plaçons dans l’angle psychologique et sanitaire pour montrer la nécessité d’apprendre à mieux communiquer avec autrui, les systèmes de santé et modifier le comportement en faveur de la santé.
II.1.2.Communication dans la passation des marchés publics
La communication dans le contexte qui est le nôtre en passation de marchés publics, elle est l’action de transmettre une information sur les règles et procédures pertinentes de passation des marchés, changer les attitudes au profit de bonne pratique :

1. d’un individu à un autre ou la communication à deux, soit l’entretien individuel ;
2. d’un groupe d’individus à un autre groupe, soit la communication de groupe.

En d’autre terme, la communication en passation de marchés publics est l’échange des idées, des sentiments ou l’élaborer d’une conduite commune visant à promouvoir de bonne pratique de la passation de marchés publics.

Selon nous, la communication en passation de marchés publics est l’étude et l’utilisation des stratégies de communications interpersonnelles, organisationnelles et institutionnelles dans le but de modifier le comportement de l’individu ou du groupe en faveur de la promotion et renforcer les capacités en bonne gouvernance des marchés publics.

Sur le plan théorique du concept communication, le schéma de la télécommunication apparaît relativement simple et souple pour désigner la communication :
1. Un émetteur(E) qui élabore son message, le code et l’émet à travers ;
2. Un canal de communication (voix, écriture, pièce, geste, mimique, supports audiovisuels, etc.).
3. Un récepteur (R) qui reçoit le message, le décode et lors qu’il ne le comprend pas c’est aussi simple qu’il existe de nombreux obstacles à une communication efficace ; c-à-d à une compréhension simultanée et identique du contenu et de l’intention d’un même message par l’émetteur et le récepteur.
Les causes de distension de la communication peuvent être psychologiques, physique ou matérielle.

Schéma de définition de communication, par émission et réception d’un message (1)


CANAL



Emetteur message codage émission Réception décodage message R


• Notons que : le codage signifie la transformation de la pensée brute en symboles, signes, éléments d’un langage commun.
• Le décodage est la composition, analyse pour l’assimiler, le comprendre.

Schéma de l’appauvrissement d’une communication par non concidence des champs de conscience
Ici la coïncidence partielle des intérêts de deux interlocuteurs est une cause d’appauvrissement d’une communication.
A l’intentionnalité de l’émetteur ne correspond pas réceptivité du récepteur.
(1)Dorrah ; Millett g Les communications : entretien individuel, 1vol, Ed Dunod, 1970, p 43


Schéma de bruits parasites gênant l’acheminement du message

Il n’y a pas coïncidence de champs de conscience. La différence des systèmes de référence notamment attitude, convictions politiques ou philosophiques fait apparaître différemment la même information.

SCHEMA GENERAL DE LA COMMUNICATION


Savoir communiquer revient donc à savoir parler, écouter, et comprendre ; c’est très indispensable en passation des marchés publics, d’où nous allons parler de son importance.


II.1.3. Importance de la communication en passation des marchés publics.
La communication en passation des marchés est très capitale dans la formation de professionnels des organes des marchés publics ou acteurs. Ils sont de par leurs fonctions appelées à entretenir d’importantes relations avec la communauté. Ainsi l’information de passation des marchés que diffuse le système de marchés publics vise le grand public ou se focalise sur des groupes spécifiques dans le but de les amener à acquérir des comportements nouveaux et favorable à la bonne gouvernance des marchés publics, ces cibles peuvent dès alors établir des relations plus faciles avec les professionnels du système des marchés ,à prendre des initiatives en faveur de bonne pratiques de la passation des marchés publics et coopérer avec des autorités et institutions en charge de ce secteur.

De nos jours avec le progrès de la technologie d’information et de communication, le trip type : information, éducation et communication (I. E .C) et les institutions internationales, en particulier celles qui opèrent dans le secteur des approvisionnements et passation des marchés comme vital pour le développement et le succès de la mise en œuvre des programmes nationaux des états.

La communication en passation des marchés publics établit, en effet, le lien entre les composantes fondamentales de l’action liés transparence notamment en équité et la lutte contre la corruption dans les marchés publics, etc.

L’information, l’éducation et la communication en en passation des marchés publics sont des outils essentiels de mobilisation, de promotion, de participation des communautés à la bonne gouvernance, grâce aux organisations communautaires y compris les comités pour le développement (secteur privé et société civile), rendant ces derniers véritables partenaires du système national de passation des marchés.

Ainsi dans l’action de mobilisation sociale et communication en passation des marchés, l’homme investit toute sa personnalité, on a dit à juste titre que communiquer, c’est souvent d’abord oser , faire preuve de force, et de volonté .

Le prisme déformant des attitudes qui dépend du vécu précèdent de chacun amène apercevoir autrui souvent tel que nous l’imaginons, soit selon son statut ou son rôle.
Ainsi les canaux de communication peuvent être partiellement obstrué par des bruits et parasites qui gênent l’acheminement du message.
Ce sont des éléments perturbateurs indépendants de la source et du destinateur ; susceptibles de gêner, de déformé ou même d’annuler le message. Ces bruits peuvent être physique (pollution sonore) ou psychologique (sympathie et antipathie).

Le PROF DR S ROBERT KIKIDI , le PDT D’AFRIQRDCUE-SANTE, communique avec les acteurs des marchés publics de la RDC .














Schéma d’action du prisme déformant des attitudes
Image E Attitudes













Attitudes IMAGE R


Le schéma général de la communication permet de résumer les conditions essentielles d’une communication efficace comme suite :
- La nécessité d’un code et d’un vécu commun
- La réduction des bruits
- L’importance de la prisme (Féed Back).

Source :Gaugrelin F : Savoir communiquer, 1 vol Ed Marabout, 1992 P .18

Une des responsabilités de spécialiste en communication est de savoir délibérer avec les leaders de la communauté, élaborer et présenter des plans visant à l’amélioration des services de marchés publics.

Pour revenir à la déclaration d’ALMA ATA, nous apprenons que tout être humain a le droit et le devoir de participer individuellement et ou collectivement à la planification et à la mise en œuvre des procédures de passation des marchés publics qui lui sont destinés et à l’information.



Pour qu’il y ait cette participation active ou volontaire, il faut qu’il soit informer, éduquer et communiquer ; puis suivra l’adhésion, motivation ou la compréhension des objectifs sociaux qui doivent promouvoir le bien –être individuel et collectif.
La participation communautaire est un processus dans lequel les individus, les familles et la communauté prennent en charge leur propre développement sanitaire.


C’est la raison pour laquelle l’éducation dans la passation des marchés publics comme nous l’avons dit à l’aperçu historique est l’une de huit composantes essentielles de l’objectifs du millénaire pour le développement. La communication et l’éducation dans la passation des marchés publics favorisent, l’aptitude de communautés a participé à la promotion du bon système de passation des marchés publics.

Donc le processus de communication en passation des marchés publics constitue un élément essentiel pour la planification, la mise en œuvre, suivi et évaluation des systèmes de passation des marchés publics.

Retenons que la communication en passation des marchés publics avec la communauté est le véritable dialogue du communicateur idéal car , il écoute plus qu’il ne parle ,interroge plus qu’il ne répond , modèle plus qu’il ne dirige , encourage à agir plus qu’il n’agit ,c’est la raison pour laquelle la communication en passation de marchés publics est un instrument indispensable à l’ appui au programme et à la participation active de la communication en passation des marchés publics.
VI.1..4.Rapport entre Information, Education et Communication en passation de marchés publics

Il existe un rapport très considérable entre le tri-type information, éducation et communication en passation de marchés publics, en effet, l’information est la diffusion de l’événement ou la narration de faits actuels soit par aggravation, inhibition ou selon le réel.





L’information en marchés publics vise le sensibilisation de l’individu, les familles et des communautés c-à-d la mobilisation sociale tandis que l’éducation dans la passation de marchés publics est une tâche de formation et d’intervention en permanence auprès de la population et les acteurs pour modifier leur comportements spontanées qui vont à l’encontre des bonne pratique de la en passation de marchés publics d’individus ou des acteurs.

En d’autre terme l’éducation dans la passation de marchés publics et la diffusion des connaissances sur les marchés publics face à face, en petits groupes (séminaire, atelier) et en masse (réunion faisant appel aux medias) dans le but de leur autopromotion système de passation des marchés publics, en d’autre terme l’éducation dans la passation de marchés publics est en quelque sorte la communication pour le changement de comportement (C.C.C).

La communication englobe l’information et l’éducation dans la passation de marchés publics par le recourt de canaux plus performent : verbaux, écrits, projetés, etc.

L’évolution des idéologies et philosophie de communication en dans la passation de marchés publics a imposé l’approche holistique et dialectique de l’éducation dans la passation de marchés publics qui amène les spécialistes que nous sommes à la révision du rapport I.E.C dans ce domaine de la commande publique.
II .1.5. Canaux de Communication en passation des marchés publics

En management de passation de marchés publics, trois principaux canaux sont retenus pour la communication efficace.

Il s’agit de :
-Canaux verbaux
-Canaux écrits
-Canaux projetés

1) Verbaux
Ce sont les canaux dit traditionnel comme la communication de proximité, de bouche à l’oreille ou la communication orale ; La radio et cassette font aussi partie des canaux verbaux.


2) Ecrits
Il s ‘agit de journaux, comédiens, hebdomadaire ou trimestriel, les périodiques et revue, les bandes dessinées, les affiches, les banderoles, etc.
3) Projetés
Dans cette catégorie , on a plusieurs surtout avec le développement de la technologie de l’information et de la communication , la liste serait longue mais nous nous limiterons qu’à l’exemple de transparents ou multimédias , vidéo , télévision , films, diapositive, drone, téléphone, etc. .


II. 2.TAXIONOMIE DE COMMUNICATIONS EN PASSATION DES
MARCHES PUBLICS

Comme tout gestionnaire, le professionnel de la commande publique, le communicateur en passation de marchés publics est au centre d’un réseau de communications, voir le schéma ci – dessous.

Il communique avec :

-Ses supérieurs, on parle de la communication ascendante
-Ses cibles ou la communauté, c’est la communication descendante
-Ses collègues ou pairs, il s ‘ agit de la communication horizontale.
En management de passation des marchés, chacun de ces types de communications sont étudiées sous les aspects suivants :

-Faits Saillant :
-Ce que l’on communique
-Principe d’une bonne communication.










Schéma de types ou Taxonomies de Communications en passation des marchés publics



II.2.1.Communication Ascendante
a) Fait saillant :
Les subordonner ont tendances à cacher ou à ne pas communiquer ou faire le plaidoyer de toutes information qui peut être menaçante pour eux même ou pour leur supérieurs .Ils ont de plus tendance à communiquer seulement ce qui les mélange de valeur.
b) Ce qu’on communique
Le professionnel en passation de marchés publics ou le communicateur informe à son supérieur hiérarchique ce qui suit :
- de l’information sur les domaines pour lesquels son supérieur est responsable donc, il fait le plaidoyer.
- Les questions qui requièrent l’approbation du supérieur,
- Les actions qu’il doit entreprendre et qui sont contraires aux politiques ou pratiques usuelles ;
- L’état des projets ou programme de la commande publique entrepris ;
- Les problèmes de santé nouveaux résolus ;
- Les suggestions pour améliorer le travail ;
- Les plaintes légitimes de ses cibles ou communautés ;
- Ce que lui- même ou sa communauté ciblée pensent de leur travail ou des condition de celui - ci.
c) Principes d’une bonne communication ascendante
Le spécialiste en communication en passation des marchés publics, qui veut s’assurer que sa communication avec son supérieur est optimale doit :
-Se connaitre lui-même (ne pas se prendre pour un autre)
- Connaitre son travail et celui de la communauté
- Préparer sa communication avec autant de soin que si elle était écrite.
- Etre systématique et clair ;
- A assurer qu’il y a un équilibre entre l’information positive et l’information négative ;
-Etre intéressant et intéressé
-Ecouter attentivement ;
-Etre aussi informel que les circonstances le permettent.
II.2.2. Communication descendante
a) Fait saillant :
Les individus et la communauté accordent la priorité aux signaux qui concordent avec leurs perceptions du tempérament de la motivation, des objectifs des attitudes, du style, etc.
b) Ce que l’on communique :

Le spécialiste communique à ses interlocuteurs et sa communauté ou cible:
-Ses convictions ; - ses préjugés ; -ses attitudes ; - de l’information sur des sujets divers de la santé et connexe :
- Sa préoccupation de projeter une bonne image de lui – même ;
- L’attitude adopter au travail ;
- Les objectifs du travail de la communauté ;
- Les méthodes du travail
- Des suggestions ;
- Des ordres
c) Principes d’une bonne communication descendantes

Le communicateur, qui veut s’assurer que ses communications avec la communauté seront optimales doit :
- Se connaître (ses forces, ses faiblesses, ses préjugés, ses caprices, etc.)
- Etre lui –même : ne pas se prendre pour un autre, autrement, la population entendra des messages conflictuels.
- Connaître ses interlocuteurs, leur nom si possible, leurs forces, leur faiblesse, leurs problèmes, etc.
- Permettre à la population d’être elle-même ;
- Bien choisir les signaux qu’il n’émet pas trop à la fois.
- Bien choisir le médium de communication
- Ecouter les signaux de sa base communautaire ce qui lui permet de vérifier si son message est compris et bien reçu ;
- Créer un climat qui permet la communauté de communiquer toutes l’information même négative ou menacent et y répondre d’une façon positive.
II.2.3. Communication horizontale

a)fait saillant :
Tout communicateur doit avoir des relations différentes avec son supérieur et ses interlocuteurs.
D’une manière générale, il est plus facile d’entretenir ses relations, mais certains points, sont plus délicates, ceci tient au fait que ses collègues sont égaux et qu’ils sont aussi ses concurrents,
b)ce que l’on communique :
Le professionnel communique à ces collègues :
_ Les renseignements qui sont nécessaires au bon fonctionnement de son unité administrative ou communicationnelle
_ Les objectifs, les besoins et les contraintes de son unité communicationnel ;
_ Tout changement significatif ;
_ Toute décision qui auras un impact sur le fonctionnement de son unités et de celui de ses collègues ;
_ Tout projet ou toutes proposition en vue d’une décision collégiale.
c) Principes d’une bonne communication horizontale
Afin de développer des communications optimales avec ses collègues ; le professionnel de la passation des marchés doit :
_ Identifier des collègues avec lesquels il traite le plus souvent et mettre sur pied des canaux des communications efficaces ;
_ Connaître les objectifs, les besoins et les contraintes de ses collègues ;
_ Etre souple dans ses rapports avec ses pairs ;
_ Adopter une attitude de collaboration, ce qui est différent d’une attitude d’autorité.
_ Accepter le principe d ‘une rivalité amicale ;
_ Penser à l’impact de ces décisions sur le travail de ses collègues ;
_ S’assurer que lui-même et son propre secteur sont efficace et rencontrent leurs échéances ;
_ Critiquer le procédé et non les personnes ;
_ Etre intègre et honnête dans ses contacts avec ses collègues ;
_ Privilégier l’approche genre et multiculturelle dans son travail.



VII.2..4. COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS DANS UN GROUPE
a) Fait saillant :
Le communicateur en passation des marchés publics dans un groupe pour être plus efficace, doit impliquer une participation active de membres du groupe.
Aussi pour la communication unilatérale comme le cours magistral d’un enseignant, doit être d’usage restreint pour s’adresser à un auditoire le plus souvent large avec pour buts recherchés de transmettre des informations et des attitudes.

Mais ce cours magistrale peut être fractionné pour pallier à certains de ces inconvénients : dogmatisme, passivité qui consiste à inculquer ses connaissances aux autres. Par exemple un cours de 60 minutes peut être fractionné de la manière suivante :
1°). 25 minutes d’exposé bien construit, présenté méthodiquement en utilisant des aides audiovisuelles (rétro projecteur, diapositives, etc.
2°) 10 minutes d’interrogation écrites ouvertes
3°) 15 minutes de corrections mutuelles des questions et discutions entre eux et des corrections.
4°) 10 minutes de questions posées par les membres ou participants
Si ce sont des ateliers ou groupe de travail, le communicologue fait usage des techniques dynamique de groupe. Le rôle du facilitateur doit être modéré. Il coopère avec le groupe pour permettre à celui-ci d’atteindre les objectifs fixés. C’est le cas d’un séminaire visant à attirer à soit les connaissances des autres membres du groupe. Si c’est l’auto apprentissage, il ramène à la communication ascendante et descendante voir mixte permettant à chaque membre du groupe d’apprendre à son rythme propre. Trop souvent on a tendance à oublier que l’apprentissage est individuel, la motivation est essentielle et que la compréhension de l’expérience d’apprentissage est nécessaire pour bien apprendre ; un recours à une cassette avec exposé du sujet et des questions aux diapositives, et autres projections utiles.




b) Ce que l’on communique en groupe est en principe d’une bonne communication de groupe.
Des conditions favorables à la communication dans un groupe, si l’on veut l’établissement de relation il faut que :
_ L’émetteur et le récepteur se mettent sur la même longueur d’onde c-à-d l’émetteur en se situant au niveau du récepteur pour être compris et le récepteur en essayant de comprendre le message qui lui est transmis.
_ Chaque participant du groupe s’adresse à l’autres dans le langage qui est propre à l’interlocuteur en tenant compte de sa psychologie particulière. Il faut individualiser le message car telle parole sera comprise par l’un(e) et incomprise par l’autres ;
_ Il faut que l’on soit le plus simple possible ; personne n’aime déployé des efforts pour comprendre surtout si ce sont des efforts prolonger ;
_ L’on ait le plus quelque chose à dire il faut tendre à ce que chacune des interventions soit un enrichissement pour le groupe ;
_ Que l’on sache écouter ;
_ Que l’on soit disponible aux autres ;
_ Que l’on ait pas des préjuger sur des personnes.
L’animateur d’un grand groupe de travail est donc tout à fait autres que celle d’un petit groupe. Elle requiert de l’animateur (trice) du groupe un certain nombre d’aptitude notamment :
_ facilité de parole ;
_ Esprit vif ;
_ Capacité de saisir, comprendre et de sentir le ‘‘pouls’’ du groupe et de réagir en conséquence ;
_ Sens d’organisation ;
_ Capacité de faire de la synthèse ;
_ Equilibre et force de faire face à des réactions de groupe inattendues et parfois violentes ;
_ Sens de l’humour, etc.

C) Obstacle à la communication dans un groupe
Plusieurs obstacles sont indiquer dans un groupe lors de la communication en passation des marchés publics, mais les connaissances du savoir, du savoir être et du savoir-faire permet à les surmonter.
Il s’agit notamment :
1°) les différences entre les personnes, car chaque personne est spécifique, à son originalité, ses réactions différent des milieux écologiques, familiaux, sociaux, de travail, de sa culture ou background.
Pendant une discussion en groupe chacun interviendra en fonction de son background. Cette diversité devrait être comprise comme richesse multi culturelle que des conflits.
Ce sont des complémentarités des participants si cela est malgré crée l’opposition et parfois la violence. Le problème vient de ce que l’on ne sait pas écouter et tolérés le background.
2°) Les jugements de valeur sur les personnes
Nous ne nous satisfaisons pas d’un jugement se dégageant d’une analyse objective de comportements. Nous jouons trop souvent au moraliste , nous avons tendance à juger les actes et les paroles des autres participants en fonction de certains préjugés . Ce conformisme dans le jugement et très grave , car il risque de nous faire classer chaque participant dans une catégorie d’une façon définitive.
Ce serait le fait du dialogue si nous ne réagissons pas rapidement et efficacement à cette attitude encore trop fréquente.
3°) Le repli sur soi – même
Il arrive aussi qu’ayant une idée ou une position à faire passer ou ne perçoivent plus ce que disent les autres. On se préoccupe seulement de la façon dont ou fera passer ce qu’elle veut défendre. Si on ne le sait pas soit, on est condamné à monologuer, ce que est grave non seulement pour soi, mais aussi pour la vie du groupe. Savoir être disponible aux autres exige des efforts permanents.
4°) Entre réfractaire au changement
Lorsqu’ un participant, nous fournit des éléments intéressants remettant en cause notre propre position, même en ces éléments nous paraissent devoir être retenus, nous arrivons différentiel à accepter le changement , le statu quo est grave pour une vie du groupe.
5°) Ne pas être disponible aux autres participants
Il arrive lorsqu’ une personne du groupe intervient que nous ayons la réaction psychologique spontanée de refit son argumentation. Cette attitude de blocage provient des raisons très diverses et en définitive du fait que nous ne sommes pas sur le même longueur d’onde que celui (celle) qui vient d’intervenir. Et quand nous sommes sur la même longueur d’onde, il arrive encore que notre raisonnement nous presse à accepter ce qui est dit parce que juste et que notre réaction spontanée, non maîtrisée, nous fasse pour suivre la discussion sans bénéfice pour personne.
La lucidité vis - avis des autre, mais surtout vis-à-vis de soi – même ;
6°) Ne pas synchroniser son débit de parole à la rapidité d’écoute des autres participants
Jouant de mauvais tours et réduire la communication avec l’auditoire.


7°) Avoir un langage qui n’est pas adapté aux participants
Notre manière de nous exprimer, notre langage peuvent aussi être des obstacles alla communication dans un groupe. Parler d’un ton monotone, sans conviction, n’incite pas les autres participants à écouter, etc. On peut citer d’autre obstacle à la communication brièvement connue
8°) La gêne définie par PHILIP G SIMBARDO comme la tendance à éviter les interactions à ne pas participer de façon adéquate dans des situations sociales, comme complexe de genre de la timidité de la honte, de passer pour un(e) ignorant (e), etc.
9°) La ruse, la force comme moyens arbitraires qui brisent la relation en vue des personnes égales.
10°) Les rejets des autres comme ceux qui s’efforcent de nous rendre capables si nos opinions sont différentes des leurs (manipulateurs).
11°) Fausses perception de l’autres l’autre de son identité son sexe, race, tribut, ethnique, ( préjugés)
12°) L’impolitesse, jointe a de fausse accusation.
Les moyens pour sur monter les obstacles à la communication groupale sont notamment :
1°) Dans un groupe, chacun (e) est dépendant (e) des autre
2°) Sur chaque problème, il n’y a pas qu’un seul point de vue valable ;
3°) Notre point de vue n‘ est pas forcement juste.
4°) Cela nécessite que nous nous connaissons bien en être capables d’enlever nos masques ;
5°) Nous créons une atmosphère de compréhension et de sympathie, favorisent le dialogue dans la vérité et dans la liberté.

II.2.5.Communication médiatisé et diverses de groupe

Il faut entendre par la communication médiatisée et diverses c’est un discours structuré de façon didactique et comportant des explications avec l’aide d’un medium, fait par une personnes ressources ou par le communicateur lui – même en présence, a un groupe , avec possibilité l’interruption pour le jeux de question – réponse ses variantes sont notamment des illustrations visuelles ( voir communication audio – visuelle) débat ,c’est aussi un débat de deux ou plusieurs conférenciers présentent des points de vue définie et opposés sur un sujet donné . Ils répondent en suite aux questions et commentaires de l’auditoire, à la fin le facilitateur conclut.
Les variantes sont nombreuses de cette communication assisté au medium, il y a notamment :
1°) Panel : C –à- d quelques personnes , ayant des compétence reconnues sur un sujet, discutent ensemble , d’une questions devant un groupe, plutôt que de prononcé tour à tour une conférence . Les membres du groupe peuvent intervenir à la fin par des -questions et commentaires.
2°) Démonstration : C’est l’exécution devant un groupe limité l’expérience scientifique ou professionnelle que ceux – ci auront surtout à exécuter eux – même par la suite en illustration eux – même les principes, les techniques et les mouvements que leur aurons été démontrées.

3°) Les répétitions : Ce sont des séances d’explication complémentaires a une communication unilatérale (leçon magistral) le donné par un (e) communicateur (trice) a un petit groupe de membres.
4°) Les visites et les exécutions : Ce sont des visites guidées en groupe d’établissements ou organes, un milieu donné, observation sur les lieux de phénomènes particuliers et tirer de leçons sur l’amélioration de la situation de la passation des marchés.
Ces activités sont préparées à l’avance et dirigées par des facilitateurs ou des collaborateurs du groupe et suivies de rapports circonstanciés.
5°) Les formules ou méthodes de participation
Dans cette catégorie regroupe des visites qui permettent aux membres des groupes se s’exprimer et d’échanger sur un sujet donnée, alors que le communicateur ou le facilitateur joue le rôle de l’animateur de discussions, séminaires, brainnstouming , dyade, etc.

a) Discussion en groupe (s)
C’est une séance groupant un nombre limité de personne nom discuter d’un sujet donnée .Le groupe devrait être dirigé par un animateur. L’objectif poursuivis est de permettre les échanges de vue de satisfaire les aspirations et les besoins personnels des membres, développer les sens de la relativité, stimuler la réflexion, l’autonomie, etc. Il faut que l’animateur planifie et organise les discussions selon les besoins de la matière et des participants et tenir compte des suggestions de ces derniers.

Il est à noter que une bonne discussions a 5 étapes :
1) Définition des termes et des concepts ;
2) Enonce général qui résume l’information reçue ;
3) Détermination des idées, des sous – thèmes d’importance variables (à reformuler en ses propres termes) ;
4) Etablissement d’un horaire
5) Discussion prioritaire des thèmes principaux et thème du texte et nom des opinions
b) Les buzz-groups
C’est les groupes de discussions à mi-voix ou Philips 6 / 6 du nom de son inventeur J. Donald Philips, ancien andragogues a Michigan. C’est une brève période de trois à un vingtaine ou une trentaine de minutes , des discussions éclair par sous-groupe de 3 à 6 membres au milieu d’une autre activité ou entre deux activités d’apprentissage .

Habillement, on familiarise les membres avec cette pratique lors d’une communication unilatérale ou de quelque centre réunion, un peu formelle et ce, pendant une courte période , en leur proposant de résoudre un problème simple , en sorte qu’ils se rendent la peine compte qu’ils ont été initiés a une nouvelle méthode .Par exemple : -Un communication unilatéral (cours magistral), Buzz groups – poursuite de la leçon - Buzz groupe-Introduction d’un sujet – Buzz –groupe mise en commun de l’idée - leçon-Etc.
Cette formule de communication pratique ou étude de cas est applicable sans préparation spéciale comme son avantage dans des groupes de n’importe quelle taille, en demandant simplement aux membres d’une rangée sur deux de se trouvés vers leurs collègues du groupe derrière, de façon à former des groupe de 4 à 5 pour élargir les effectifs des groupes .Elle peut être appliquer dans presque toutes les situations communicationnelles y compris les séminaires et expérience au laboratoire inclus.
Son variante est les groupes en fer à cheval que peuvent être constitué par la fusion de deux Buzz-groups par exemple, et compter 4 à 12 membres du groupe un effectifs de 6 membres étant cependant le plus indiquer du fait que les groupe plus nombreuses ont tendances a ce fractionner.

On dispose les chaises de façon à former une série de fers à cheval ou de U ouverts d’une même coté vers le facilitateur, celui-ci peut interrompre sa communication pour de courtes périodes des réflexions en commun sur un problème.

Les problème poses et leurs solutions peuvent être poses sur une feuille de papier placés en évidences sur chaque table , il peut s’agir l’examen d’une carte a spécimen , parfois aussi de quelque autre exercice de technique médicale ou de santé publique.



C) Le séminaire
C’est une discussion en groupe (s) d’un sujet présenté par un membre, un orateur ; facilitateur ou conférencier oui ou un invité ; à laquelle participent tous les membres du groupe. La différence essentielle entre cette méthode de communication et exposé magistral repose sur le fait que l’orateur et les membres du groupe peuvent parler.
Les objectifs poursuivis par le communicateur sont notamment :
- Echanger des idées, des propositions, des nouvelles méthodes ou initiative de renforcement des capacités
- Satisfaire les besoins et aspirations personnels des membres (autonomie)
- Apprendre à travailler à l’intérieur d’un groupe, les conditions et limités sont :
- Le sujet de l’exposée à discuter est connu à l’avance des autres participants, qui peuvent aussi se séparer avant la séance.
- Méthode mieux adaptée à la discussion entre partenaires égaux, praticiens ou chaleurs dans un domaine commun
- Les membres des groupes débutants ont reviennent à la formation et le temps nécessaire à la préparation d’un expose don le contenu vaut la peine d’être discute par tous.
- Lors d’un séminaire groupant les membres et les orateurs dans le contexte d’un cours , les membres sont placées dans une situations embarrassante , le leadership étant partagé entre le orateur et membre qui fait l’exposé.

c) le brainstorming
C’est aussi appelé « remis - méninges », « tempête de cerveaux » ou « assaut d’idées ». Il s’agit de soumettre un problème à des équipes de demi-douzaine des membres et on leur demande d’abord d’exprimer les idées ou les embryons d’idées qui leur viennent à l’esprit. C’est la technique de PARNES et d’OSBORN qui consiste à faire preuve d’imagination, d’invention pour résoudre les problèmes qui se posent.

En une première étape, un animateur demande aux membres d’un groupe d’émettre la plus d’idées possibles sans inhibition, sur un sujet donné (le plus souvent, recherche des moyens pour réaliser un objectif).

Toutes les idées sont acceptées et notées par un secrétaire de séance, elles seront évaluées une à une en une deuxième étape, en fonction de critères déterminés, lorsque cesse le libre bouillonnement des idées et que celles énoncés ne se trouvent plus assimilés à leurs auteurs.

Les objectifs poursuivis sont :
- encourager l’expression d’idées originales, peu communes ;
- vaincre la peur du ridicule ;
- développer la créativités et efficacité discutée.

Les conditions et limites sont :
- petit groupe de 8- 12 personnes au maximum, mais suffisamment large pour assurer une grande diversité dans les idées ou solutions proposées ;
- attitude non direct et parfaitement neutre de l’animateur
- interdiction aux membres du groupe, pendant la première phase, de tout commentaire sur une idée exprimée, aussi qu’elle puisse paraître ;
- durée : 1H00 à 1H30 ;
- en tant que technique, elle conviendra mieux dans le cadre d’un séminaire de recherche doctorale, lorsqu’un chercheur est enquête de suggestion, quant à la poursuite de ses investigations, mais son intérêt en tant que méthode à long terme reste à démontrer.

d) dyade

C’est aussi appelé la cellule d’apprentissage consistant en ce que les membres du groupe ayant étudié un sujet individuellement, se voient designer un partenaire et ensemble ils approfondissent cette matière en s’interrogent mutuellement.
Pendant l’étude individuelle, chacun prépare un certain nombre de question qu’il posera à son partenaire de dyade.

Les objectifs poursuivis sont :
- assurer à chaque membre un feed-back continu sur son apprentissage ;
- encourager l’engagement actif de chaque membre dans le processus d’apprentissage ;
- faciliter les relations interpersonnelles ;
- autres objectifs
- les conditions et limites sont :
Au début, le système doit être soigneusement structurés, expliqué et supervisé par le membre.

Le reste des méthodes médiatisées seront parcouru à la partie sur la communication audio-visuelle.

II .3. STRATEGIES DE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCH2S PUBLICS


La communication actuellement à la coexistence de plusieurs approches et stratégies.
Quant aux approches, la communication en passation des marchés publics recourt notamment :
- l’approche de la communication qui est un modèle linéaire de changement d’attitude et de comportement ;
- l’approche de la dépendance qui est celle de conscientisation ;
- l’approche du nouveau développement qui est celle de participation et de co-développement.

Partant de la définition opérationnelle de la communication en passation des marchés publics comme étude et l’utilisation des stratégies de communication interpersonnelle, organisationnelle et
Autres, dans notre cours nous allons présenter des stratégies plus indiquées en passation des marchés publics ci- après :
- le plaidoyer
- la mobilisation sociale (moso)
- la communication pour le changement de comportement (ccc)
- le renforcement des capacités

II .3. 1 LE PLAIDOYER EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION : Le plaidoyer est une méthode de communication de base consistant à gagner et maintenir le soutien actif des décideurs et leaders.
En d’autres termes, le plaidoyer est la méthode de sensibilisation des autorités et des décideurs en vue d’obtenir une adhésion et soutien morale, politique, matériel et/ou financier en faveur des activités de la passation des marchés publics.
2. LES CIBLES DU PLAIDOYER

Les cibles de tout plaidoyer en général et en particulier en passation des marchés publics sont les décideurs et/ou les leaders qui sont notamment :
- les autorités politico administrative, en sigle APA ;
- les chefs des secteurs, coutumiers et chefs des groupements
- les Présidents des cours et tribunaux, procureurs, autres autorités des magistrats et bâtonniers des barreaux d’avocats ;
- les chefs religieux (pasteurs, prêtres, IMAM, etc.)
- les leaders de groupes religieux et ses résistant et opposés à la pratique de la passation des marchés publics, etc.
- les autorités des medias, des entreprises, établissements et services publics et hommes d’affaires, etc.
- les autorités scolaires et académiques,etc.
- autres leaders socio-économiques culturels,
- etc.
4. METHODES DE PLAIDOYER OU COMMENT MENER LE
PLAIDOYER ?

Il y a deux méthodes qui nous aident à mener le plaidoyer sur terrain. Il s’agit de :
- visite de plaidoyer
- réunion de plaidoyer

a) visite de plaidoyer
Ici le communicateur en passation des marchés publics procède à identifier les décideurs ou leaders sur terrain et élabore un document de plaidoyer lequel il doit lucidement les actions concrètes que l’on attend des cibles.
Il descend sur terrain rencontrer les décideurs ou les leaders concernés. Pendant cette visite, il doit documenter la visite de plaidoyer par les support de communication, canevas, photo numérique ou autres, les medias audio visuelles.

b) réunion de plaidoyer

L’opération d’identification et du documents ou plan de communication est le même puis on fait des invitations signer par une autorité locale et choisit le lieu et la salle de réunion
- on présente le problème aux décideurs ayant répondus à l’invitation et on sollicite leur soutien voir leur adhésion à l’action ou activités marchés publics à mener auprès de la communauté ;
- Il faut se munir du document de plaidoyer à remettre à la cible après entretien ;
- Inviter les médias locaux à couvrir l’événement et en faire une large diffusion ;
- Remettre les lettres de remerciements à ceux qui ont répondus ;
- Assurer le suivi car les résultats attendus sont les comportements des leaders politico sociales, économico-culturelles.
Notons que le plaidoyer demande l’auto détermination et les ressources financière pour l’achat des sucrés ou cas croute voir l’argent de transport à donner aux décideurs invités ou leaders si possible.
II.3.2 LA MOBILISATION SOCIALE (MOSO) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION DE LA MOBILISATION SOCIALE

On attend par la mobilisation une stratégie de sensibilisation visant à gagner et maintenir la participation active ou l’adhésion de la communauté à travers des groupes organisés et les autres secteurs en réseaux.
2 .LES CIBLES DE LA MOBILISATION SOCIALE

La MOSO à pour cibles :
- les mouvements associatifs (des jeunes, mutualités, club) ;
- les ONG et autres réseaux sociaux ;
- les écoles et universités ;
- les églises et groupes religieux hostiles aux activités et intervention sanitaire comme la vaccination et soins de médicaments modernes ;
- La croix rouge et les autres asbl comme Afrique-santé asbl, Caritas, etc.
- etc.
3. METHODES DE LA MOBILISATION SOCIALE

Comment faire la MOSO ?
Elle s’effectue de la manière suivante :
a) MOSO pour la mobilisation sociale
- identifier les réseaux sociaux existe, notamment les entreprises, les personnalités, les célébrités et les organisations susceptibles de contribuer à la mobilisation des ressources (MORES) surtout au financement ;
- Organiser des séances de souscription publique ou collectes auprès des cibles de la MOSO ou activités sportives, etc.
- Remettre des reçus et adresses des lettres de remerciement aux donateurs ;
- Utiliser rationnellement les ressources mobilisées, y compris celle en nature en tenant compte des besoins exprimés.
- Il faut avoir un document obligatoire des ressources mobilisées.



b) MOSO proprement dite

Le communicateur en passation des marchés publics doit notamment :
- identifier tous les réseaux socio organisés existants comme les églises, les associations de mamans, les ONG, les ASBL, les mouvements de jeunes, la croix rouges, les medias, maison d’accueil, les universités, les comités de développement, etc.
- organiser les journées et séances de sensibilisation de ces réseaux cibles sur les sujets du problème de participation communautaire ou citoyenne aux marchés à résoudre ;
- les appuyers dans l’élaboration et la mise en œuvre du plan de travail après avoir signer les lettres d’entente avec ces réseaux identifiés ;
- Créer les alliances avec ces réseaux en vue de leur participation effectives à l’activité de mobilisation sociale ou à l’intervention de la commande publique.
-
Par exemple, l’appui à rechercher auprès des leaders et groupes partenaires doit s’effectuer de la manière suivante :
- Annoncer l’événement ou l’intervention de la passation des marchés publics lors des réunions importantes, des événements culturels ou sportifs, des cultes religieux ;
- Etablissement des couloirs de sécurités et des arrangements dans les zones d’insécurité ;
- Favoriser l’accès aux acteurs des zones d’accès difficile en campagne de sensibilisation ;
- Mobiliser les adeptes des groupes et sectes religieux hostiles en faveur de l’action des marchés publics comme de travaux et de service courant ;
- A chaque opportunité, citer tous les groupes partenaires de l’appui financier de cette activité comme la BM ou BAD voir UNFPA.










II.3.3 COMMUNICATION POUR LE CHANGEMENT DE COMPORTEMENT (CCC) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. Définition de la communication pour le changement de comportement (ccc)

La communication pour le changement de comportement (ccc) en passation des marchés publics est une stratégie de sensibilisation ou mieux de communication visant à induire le changement de comportement nuisible aux bonne pratique de la passation des marchés publics et susciter un comportement positif ou favorable à ce sujet et le maintenir au sein de la communauté ou des acteurs.

Selon nous, la ccc est un processus de communication interactif et intégré qui s’exerce à plusieurs échelles en vue de permettre d’atteindre les communautés à travers la création des messages ciblés et en exploitant de multiple canaux de communication et divers approches.

En effet, la ccc encourage en communication en passation des marchés publics, les comportements bénéfiques et cherche comme nous l’avons dit au début, à induire des changements de comportement durables aux niveaux des individus de la communauté ou de la société globale. Pour que les individus ou une collectivité puissent réduire leur niveau de risque ou modifier leurs comportements, ils doivent d’abord posséder des connaissances de base. Car être responsable dans la passation des marchés publics suppose un degré de connaissance des problèmes des marchés publics.

Il faut aussi qu’ils adoptent certaines attitudes indispensables, qu’ils acquièrent une gamme de compétences et qu’ils aient accès aux services et aux produits nécessaire.
La communication pour le changement de comportement (ccc) permet notamment :
- une amélioration des connaissances en passation des marchés publics des communautés et des individus ;
- une stimulation du dialogue au sein de la communauté ;
- une diminution de la stigmatisation et de la discrimination ;
- une sensibilisation des pouvoirs publics à la nécessité de politique et de réglementation adaptés en matière de passation des marchés publics ;
- une promotion des services de la lutte contre les mauvaises pratiques de passation des marchés publics et d’assistance technique à la matière ;
- un développement des compétences et de l’auto efficacité des professionnel du système de passation des marchés publics.

3. LES CIBLES DE LA CCC
La pour le changement de comportement (ccc) a pour cibles :
- tous les acteurs ou les opérateurs du secteur de la passation des marchés publics ;
- focus sur les acteurs de groupes et sectes religieux résistant et hostile aux pratiques de la passation des marchés publics moderne ;
- les autres personnes résistant aux interventions de la passation des marchés publics ;
- les groupes théâtraux ;
- les medias de proximités comme les radios et télévisions communautaires, radios de marchés ou wenze ;
- les chaînes de télévision, journaux, magazine ;
- etc.
3 .METHODE D’ORGANISATION DE LA CCC
Comment organiser la communication pour le changement de comportement (ccc) ? Elle s’organise à deux niveaux :
a) En ce qui concerne la communication interpersonnelle (CIP)

Cette stratégie est faite par les professionnel des organes des marchés publics, les animateurs communautaires ou de la mobilisation à la base.

Il doit notamment :
- promouvoir le dialogue communautaire dans les villages et /ou quartiers;
- organiser la sensibilisation des acteurs par les relais crieurs, agent des organes des marchés publics, les chefs de villages ou des rues ;
- promouvoir le dialogue entre les agents et les opérateurs du secteur ;
- recourir aussi aux églises et aux associations partenaires pour diffuser les messages sur la participation communautaire aux marchés publics
- on recourt aussi aux mégaphones, lance voix,etc ;
- au cas où les crieurs et mobilisateurs manquent les mégaphones le mieux serait d’ailleurs la méthode de porte à porte effectuée par les relais communautaire appuyer par les Comité du Développement (Codev) et l’animateur communautaire briefer en passation des marchés publics ;
- passer des informations fiables et des messages de promotion de la passation des marchés publics en utilisant surtout les techniques de communication de groupe où de face à face.

b) En ce qui concerne la communication de masse
- focus sur les medias de proximité, radios communautaires, radio de marché ou wenze, télévision associative ;
- recourir également aux chaînes de télévisions existantes
- après avoir identifié et signé des lettres d’entente avec les medias, le communicateur ou le mobilisateur voir l’animateur doit :

1°/ organiser les journées d’information avec des professionnels des medias (task- force) ;
2°/ appuyer l’élaboration des plans médiatiques ;
3°/ appuyer les medias dans la mise en œuvre de ces plans médiatiques ;
4°/ distribuer les spots audio dans tous les medias identifiés et veiller à leur diffusion ;
5°/ appuyer l’organisation des grandes émissions ; jeux télévisée et autres magazines d’information avec la participation des techniciens ou expert de medias et reporteurs ;
6°/ veiller à ce que les messages soient passer dans les tranches des grandes audiences notamment invité du journal, journal parlé ou TV, émissions musicale, sportives, religieuses, tranches d’animation ;
7°/ assurer les affichages et banderole, signes distinctifs de l’action de la passation des marchés publics ;
8°/ organiser, si possible le carnaval motorisé ou de vélo, etc.


Le Couple Evangéliste Robert et Sabine KIKIDI, au Centre Evangélique la Trinité, après carnaval motorisé
4. RENFORCEMENT DES CAPACITES EN COMMUNICATION POUR LA SANTE (RCC) EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS
1. DEFINITION DE LA RCC

Le renforcement des capacités (RCC), ce n’est pas une stratégie de communication en soi, mais de l’éducation ou de la formation visant d’accroître les niveaux des connaissances des acteurs en passation des marchés publics et les mobilisateurs au niveau périphérique, intermédiaire et centrale en matière de l’éducation et communication en passation des marchés publics.

C’est aussi peut- on dire une stratégie spécifique de « communication » visant à transmettre les connaissances aux prestataires sur les méthodes de gestion de résistance ou population spéciale et les rumeurs sur les activités des marchés publics.
2. LES CIBLES DE LA RCC

Les cibles du renforcement des capacités en communication sont notamment :
- tous les acteurs sur terrain chargé de la prestation d ans le système de passation des marchés publics ;
- les communicateur, les journalistes, les mobilisateurs ou animateurs.
3. METHODES DE RENFORCEMENT DES CAPACITES
Pour renforcer les capacités en communication ou transmettre les technique de communication aux acteurs sur terrain où à la périphérie, on recourt soit aux ateliers, soit aux séminaires de formation en stratégies de communication ou briefing des mobilisateurs et agents de passation des marchés publics par un support ou modules de masse, de proximité, etc.
Cette formation sera plus basée sur l’information, éducation et communication des activités à réalisées dans le système de passation des marchés publics.
4. GESTION DES RUMEURS ET DE RESISTANCE EN PASSATION DES MARCHES
1. CONTEXTE
Cette stratégie communicationnelle vise les populations spécifiques et groupes spéciaux ou opérateurs qui refusant les pratiques de passation des marchés publics modernes ou financer par les partenaires au développement ou suite au non-paiement par l’Etat des titulaires des marchés dans l’ancienne règlementation et adjudication.
C’est aussi les personnes qui par les stratégies de communication de bouche à l’oreille refuse d’adhérer aux messages parfois mal compris et transmis sur les nouvelles procédures de passation des marchés publics ou la gestion de conflit, etc.
2. METHODES DE GESTION DE RUMEURS
- identifier les personnes connues comme leaders de cela ;
- s’appuyer si possible sur les médiateurs ou les leaders ou chefs identifiés de cette population ou opérateurs spécifiques.
- Briffer les leaders pour qu’ils deviennent aussi les mobilisateurs des leurs membres ou de leurs groupes spéciaux ou opérateurs comme les chefs religieux hostile à la politique et la réformes des marchés publics.

En pratique, la gestion des rumeurs et des résistances en communication en passation des marchés publics s’effectue en deux niveaux :
1°/ Pour prévenir ces rumeurs
Il importe notamment de :
- assurer une bonne sélection et une formation de qualité aux agents de passation des marchés publics et les animateurs et lors de l’évaluation du système de passation des marchés publics ou suivi des performances des acteurs voir à leur supervision ;
- impliquer le maximum des cadres et agents des organes des marchés publics, les leaders politiques, religieux et sociaux ainsi que les opérateurs économiques ;
- s’assurer que les messages diffusés aussi bien par les mobilisateurs que les medias sont techniquement corrects ;
- veiller à une bonne utilisation des supports ;
- être à l’écoute des membres de la communauté et acteurs pour donner les réponses pertinentes aux moments opportuns.

2°/ Pistes pour gérer la rumeur
Il faut agir de manière suivante sur les pistes en vue de gérer une rumeur qui est comprise comme une opinion fausse qui circule de bouche à l’oreille (radiotrottoir) :
- circonscrire le foyer de la rumeur (étendue, types de message, véhicules, agents de propagation) ;
- préciser les éléments principaux de motivation ;
- identifier les leaders d’opinion et les personnes influents dignes de confiance au service de chaque groupe d’acteurs opposé.
- Réunir l’information exacte aux leaders d’opinion et aux personnes influentes.
- Obtenir d’elle qu’elles interviennent auprès des membres de leurs groupes respectifs pour livrer la bonne information ;
- Prendre des actions de nature à rassurer les gens.
6. CONDITIONS ET TECHNIQUES DE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS

En Management de passation des marchés, la communication passation des marchés publics amène au changement des habitudes défavorables à la bonne pratique de la commande publique vers les habitudes favorables par la promotion des conditions de vie et la prévention des problèmes de la passation des marchés publics de la population.







1. CONDITION D’UNE BONNE COMMUNICATION EN PASSATION DES MARCHES PUBLICS


a) Il faut bien reconnaître les problèmes liés aux marchés publics de sa communauté,
En termes de gravités, de fréquence et de l’urgence.
En passation des marchés publics le cadre logique des problèmes de la commande publique et les moyens de les résoudre, présente la connaissance du problème en deux niveaux. Il s’agit de :

1°/ Les problèmes considérés par les professionnels du système de passation des marchés publics
Est le meilleur moyen de connaître les problèmes de passation des marchés publics de la communauté est l’évaluation du système de passation des marchés publics.




En effet, l’évaluation du système de passation des marchés publics est une démarche systématique qui permet de cerner la situation d’état des lieux de la reformes de passation des marchés publics et sur la quelle reposera le choix d’intervention et des objectifs communicationnels à poursuivre conformément aux quatre piliers qui se résume par les des indicateurs suivants :

A) Pilier I. Cadre législatif, réglementaire et politique

1. Le cadre juridique de la passation des marchés publics est conforme aux principes convenus et respecte les obligations en vigueur.
a) Champ d’application et portée du cadre législatif et réglementaire ;
b) Méthodes d’acquisition ;
c) Règles relatives à la publicité et délais ;
d) Règles concernant la participation ;
e) Dossiers d’appel d’offres et spécifications ;
f) Critères d’évaluation et d’adjudication ;
g) Soumission, réception et ouverture des offres ;
h) Droit de contester et de former un recours ;
i) Gestion des contrats ;
j) Passation des marchés par voie électronique (acquisition électronique) ;
k) Normes concernant la tenue en lieu sûr des archives, documents et données électroniques ;
l) Principes de passation des marchés publics dans la législation spécialisée.

2. Les réglementations et les outils d’application soutiennent le cadre juridique.
a) Réglementations d’application prévoyant les processus et les procédures ;
b) Modèles de dossiers d’appel d’offres pour l’acquisition de biens, travaux et services ;
c) Conditions contractuelles types ;
d) Guide ou manuel de l’utilisateur à l’usage des entités adjudicatrices.

3. Le cadre juridique et politique soutient le développement durable du pays et la mise en oeuvre des obligations internationales.

a) Achats publics durables (APD) ;
b) Obligations résultant d’accords internationaux .


Pilier II – Cadre institutionnel et capacité de gestion.

1. Le système de passation des marchés publics est incorporé et bien intégré dans le système de gestion des finances publiques.
a) Planification des acquisitions et le cycle budgétaire ;
b) Procédures financières et le cycle de passation des marchés ;
2. Le pays est doté d’une institution responsable de la fonction normative/de réglementation.
a) Statut et fondement juridique de la fonction normative/de règlementation ;
b) Responsabilités de la fonction normative/de réglementation ;
c) Organisation, financement, effectifs et degré d’indépendance et d’autorité ;
d) Éviter les conflits d’intérêts.
3. Les entités adjudicatrices et leurs mandats sont clairement définis.
a)Définition, responsabilités et pouvoirs formels des entités adjudicatrices ou autorité contractante ;
b) Organe centralisé de passation des marchés ;
4. La passation des marchés est intégrée dans un système d’information efficace.
a) Publication d’informations sur la passation des marchés publics soutenue par les technologies de l’information ;
b) Utilisation de l’acquisition électronique ;
c) Stratégies de gestion des données relatives à la passation des marchés.
5. Le système de passation des marchés publics a un fort potentiel de développement et d’amélioration.
a) Formation, conseils et assistance ;
b) Reconnaissance de la passation de marchés comme une profession ;
c) Suivi du rendement pour améliorer le système.

Pilier III – Activités d’acquisition publique et pratiques du marché

1. Les pratiques en matière de passation des marchés sont conformes aux objectifs définis.
a) Planification ;
b) Sélection et adjudication ou passation ;
c) Gestion des contrats en pratique.
2.Le marché des acquisitions publiques est pleinement fonctionnel.
a) Dialogue et partenariats entre les secteurs public et privé ;
b) Organisation du secteur privé et accès au marché des acquisitions publiques ;
c) Principaux secteurs et stratégies sectorielles.
Pilier IV – Obligation de rendre compte, intégrité et transparence du système de passation des marchés publics

1. La transparence et la participation de la société civile renforcent l’intégrité dans la passation des marchés.
a) Environnement propice à la consultation et au contrôle du public ;
b) Accès aux informations de manière adéquate et rapide par le public ;
c) Participation directe de la société civile ;
2. Le pays est doté de mécanismes de contrôle et d’audit efficaces.
a) Cadre juridique, organisation et procédures du système de contrôle ;
b) Coordination des contrôles et audits des acquisit
AVIS AUX UTILISATEURS Les "petites annonces" sont publiées librement et gratuitement par leurs auteurs qui en sont respectivement responsables. mediacongo.net s’efforce de supprimer tout contenu abusif. Veuillez néanmoins faire attention, en particulier lors d’une éventuelle transaction.
right
Annnonce Suivante : opportunités d'affaires
left
Annonce Précédente : EDUCATION ET COMMUNICATION DANS LA PASSATION DES MARCHES PUBLICS.