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QUI EST Vital KAMHERE ACTUEL DIRECAB DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Félix Antoine TSHISEKEDI ?

QUI EST Vital KAMHERE ACTUEL DIRECAB DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Félix Antoine TSHISEKEDI ?

Par l'Evangéliste Prof Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Président de l'AFRIQUE-SANTE, asbl et Leader d'AREV-MINISTRIES.

Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, né le 4 mars 1959 à Bukavu, Fils de Constantin Kamerhe, déjà décédé et de Mme Alphonsine Mwakingi. C’est un économiste et homme politique de la République démocratique du Congo. Il était le Directeur de campagne du Président Félix Antoine Tshisekedi , le tiket gagnant de l’élection présidentielle du 30 Décembre 2018 proclamé par le Cour Constitutionnelle de la RDC. Il est Directeur de Cabinet du Président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi depuis le 25 janvier 2019, succédant ainsi à Néhémie Mwilanyia Wilondja, Directeur de Cabinet du Président sortant Joseph Kabila. Il a notamment été Président de l’Assemblée Nationale de la République démocratique du Congo.
Ancien Secrétaire Général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il devient le Directeur de campagne du Président Joseph Kabila lors des élections de 2006, avant de tomber en disgrâce en 2009 0 LA SUITE DE SA D2NONCIATION DE LA PRESENCE DES L'ARMEE RWANDAISE A L'EST de la RDC sans consultation du parlement . En décembre 2010, Vital Kamerhe lance son propre parti politique, l'Union pour la nation congolaise (UNC), et se porte candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. Il remporte 7,74 % des suffrages et sa campagne est occultée par le duel entre le Président sortant Joseph Kabila et de l' Opposant Historique Le Patriarche Étienne Tshisekedi de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Vital Kamerhe a occupé divers postes dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Léon Kengo, Mushobekwa Kalimba wa Katana et du Général Denis Kalume Numbi. Il fut nommé Commissaire Général adjoint du gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC. Plus tard, il devint titulaire en tant que Commissaire Cénéral du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Il a occupé ce poste jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le Gouvernement de transition en 2003.

Vital Kamerhe est une personnalité marquante de la période débutant avec la deuxième guerre du Congo, en 1998, et des divers processus de paix subséquents ayant établi durablement une guerre de prédation à l'Est du Congo. Le résultat en a été la guerre la plus meurtrière depuis la deuxième guerre mondiale avec plus de 6 millions de victimes que l'ONG AFRIQUE-SANTE en a fait le rapport TR2S documenté sur les atrocités et pillages de ressources surtout les minerais de sang.

Biographie

Vital Kamerhe est le fils de Constantin Kamerhe Kanyiginyi et d’Alphonsine Nemberwa Mwankingi. Ils sont d’origine shi de Walungu dans la province du Sud-Kivu. Vital Kamerhe est né à Bukavu le 4 mars 1959.
Vital Kamerhe est marié à Mamick Boji, fille d'un ancien dignitaire de Bukavu. Le couple a huit enfants. Vital kamerhe est actuellement en couple avec Amida .
Vital Kamerhe pour avoir veçu avec ses parents presque toutes les anciennes provinces de la la RDC, il est un polyglotte qui maîtrise globalement les quatre langues nationales du Congo : le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba en plus de certaines langues étrangères telles le français et l'anglais.

Scolarité

Il commence ses études primaires à Bukavu puis à Goma dans la province du Kivu. Il les poursuit au Kasaï-Oriental à Ngandajika où il finira son école primaire. De 1973 à 1975 il fréquente l'Institut Sadisana (ancien collège Saint-François-Xavier) à Kikwit Sacré-Cœur où le Prof Robert KIKIDI a aussi fréquenté et Ndobo dans la province du Kwilu EX.Bandundu dans la rive droite de la ville de Kikwit. Il est alors en troisième et quatrième scientifique, option Mathématiques-Physique. L'année suivante, la famille déménage à nouveau à Kananga (province du Kasaï-Occidental) pour une année avant de retourner au Kasaï-Oriental cette fois-ci à Mbuji-Mayi. Là, il obtient son diplôme d’État (diplôme de fin d'études secondaires) en 1980 à l'Institut Mulemba.
En 1980, il s'inscrit à l'université de Kinshasa. Il obtient un diplôme de licence en sciences économiques en 1987.
De 1987 à 1995, il est assistant chargé des cours à la faculté des sciences économiques à l'Université de Kinshasa, sous la supervision du professeur Nyembo. Après 10 ans comme assistant, il fait ses premiers pas en politique au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS) en 1984.

Entrée en politique

Kamerhe affirme avoir fait ses premiers pas politiques dans l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS ).

Plusieurs sources affirment qu'il avait milité auparavant au Front des jeunes mobutistes (FROJEMO) et aurait joué le rôle d'« informateur » pendant ses études au campus de Kinshasa Vital Kamerhe lui-même (lors d'une interview le 10 mai 2014) fait remonter le début de son engagement politique à 1981, alors qu'il était à l'université en deuxième année du premier cycle ("graduat"), tout en se défendant de l'avoir été sous la bannière du Mouvement populaire de la Révolution. En 1987, il aurait rencontré le Maréchal Mobutu à Nsele, rencontre initiée par la Service d’action et de renseignements militaire, alors qu'en 1983 il avait rejoint les jeunes partisans de l'UDPS du Patriarche Étienne Tshisekedi.
À la fin de ses études, Vital Kamerhe rejoint les sphères mobutistes d'abord comme coordonnateur de la Cellule d’études de planification de l’Enseignement supérieur et universitaire de 1988 à 1989, puis comme conseiller économique et financier au Ministère des Mines et Énergie de 1989 à 1990.
De 1991 à 1992, pas moins de quatre premiers Ministres se succèdent. Vital Kamerhe occupe plusieurs postes de manière plus ou moins éphémère. SAUF ERREUR de ma part,il devient conseiller au Ministère des Mines sous le Gouvernement de Jean Nguza Karl-I-Bond en 1992. Toujours en 1992 il devient conseiller financier au Ministère des Postes, Téléphones et Télécommunication, tout en assumant la fonction de directeur des études de la Chambre de commerce franco-zaïroise. Durant cette période, d'après les propres dires de Kamerhe il abandonne son postnom (Lwa Kanyiginyi Nkingi) « pour des raisons médiatiques ».
De 1990 à 1995, il assure la fonction de président de la Jeunesse de l'Union sacrée de l'opposition radicale et alliés (JUSORAL).
Pendant cette période, il occupe plusieurs fonctions dans divers cabinets ministériels à un rythme aussi accéléré que lors des successions de gouvernements éphémères de 1991. En 1993 il est Directeur du cabinet du Ministère de l’Environnement, Tourisme et Conservation de la Nature (le Zaïre a eu deux gouvernements en 1993 : celui de Faustin Birindwa, par l'ordonnance présidentielle du 2 avril 1993, et le gouvernement Tshisekedi remanié par le Décret ministériel du 9 avril 1993). En 1994 il devient coordonnateur du Cabinet du Premier Ministre Kengo Wa Dondo, dans le septième gouvernement de la transition de Mobutu (Ordonnance du 6 juillet 1994). Enfin, de 1994 à 1995, il est Directeur de cabinet au Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Mushobekwa Kalimba wa Katana au gouvernement remanié de Kengo wa Dondo.

Guerres du Congo et émergence politique de Kamerhe

A l'issue de la première guerre du Congo en 1997, du Mzee Laurent-Désiré Kabila arrive au pouvoir avec son mouvement, l'Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Vital Kamerhe se rallie au nouveau régime.
En 1997, le Président Mzee Laurent-Désiré Kabila confie au général Denis Kalume Numbi la tâche de mettre en place le « Service national ». Cette structure paramilitaire rassemble des militaires et des civils, avec pour objectif la production agricole, la formation des jeunes aux métiers et une formation militaire de base. Vital Kamerhe est nommé directeur administratif et financier dans son cabinet.
Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en août 1998, Vital Kamerhe fait connaissance de Joseph Kabila, lors de la défense de l'aéroport de Kinshasa.
Peu après, au cours de la conférence de Victoria Falls au Zimbabwe,Mzee Laurent-Désiré Kabila remarque Vital Kamerhe. Celui-ci fait partie de la délégation du gouvernement lors des négociations pour l'accord de cessez-le-feu de Lusaka en juillet 1999 alors qu'il est directeur de cabinet adjoint au ministère de la Reconstruction. De retour au pays, au moment de la conclusion de l’accord de siège entre la RDC et l’ONU pour la mise sur pied de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) au début de l'année 2000, Vital Kamerhe devient le commissaire général adjoint au Commissariat général du gouvernement chargé des affaires de la Monuc pour les questions politiques, logistiques et Finances (2000-2002). Il est l'adjoint du professeur Ntwaremba Onfre (Bandundu), aux côtés de Vangu Mambweni ma Busana (Bas-Congo). Une lutte de leadership au sein de l'équipe dessert l'organisation et annihile l’action de cette structure qui avait pour mission de gérer les relations entre le gouvernement et la Monuc .
Mzee Laurent-Désiré Kabila est assassiné janvier 2001 et son fils Joseph Kabila accède à la présidence de la République. Le nouveau président amorce alors des démarches pour lancer des négociations avec les adversaires du Congo : le « Dialogue intercongolais ». Vital Kamerhe est nommé commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la Région des Grands-Lacs, un poste stratégique alors que la deuxième guerre du Congo s'enlise dans une guerre à faible intensité, centrée à l'est de la République.
Au terme du Dialogue intercongolais, Vital Kamerhe obtient le poste de ministre de la Presse et de l'Information de la Transition de 2003 à 2004.
Présidence de l'Assemblée nationale
Le 31 mars 2002 à Kinshasa est fondé le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Vital Kamerhe est nommé Secrétaire Général le 1er juillet 2004 avec comme mission d'organiser la campagne du Président Joseph Kabila pour le scrutin présidentiel de 2006. Le vendredi 10 mars 2006, le lendemain de la promulgation de la loi électorale, Vital Kamerhe présente au public un livre, Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila, dans lequel il fait l'apologie de Kabila. Devant le peu de succès que récolte la campagne en faveur du Président Joseph Kabila dans toute la moitié ouest du pays, Vital Kamerhe mise sur son arrière-pays, le Kivu et la partie swahiliphone de la RDC. Il y établit son propre fief électoral et, à l'issue des élections, est élu haut la main député de la circonscription de Bukavu au Sud-Kivu.
En décembre 2006, il est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa. Le 11 mai 2007, Léon Kengo Wa Dondo se présente comme candidat indépendant au poste du président du sénat. Il bat, contre toute attente Léonard She Okitundu, candidat de l'AMP, la coalition majoritaire au pouvoir.
Après cette manœuvre, seul le Gouvernement cédé au Patriarche Antoine Gizenga du Parti lumumbiste unifié (Palu) lors de la formation de la coalition dirigeante échappe. Par contre ce gouvernement officiel est fortement affaibli par la mise en place, autour de la présidence, d'un gouvernement « parallèle » , avec des ministres ayant un pouvoir décisionnel plus élevé que ceux du Gouvernement officiel.
Une opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était prévue entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu (notre unité) avait été négociée par le Président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagame à partir de l'Ouganda.
Vital Kamerhe exprime publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. A l'instigation de l'entourage du Président Joseph Kabila, le 24 février 2009, le vice-président de l'Assemblée nationale Christophe Lutundula et le questeur adjointe Brigitte Kalama présentent leur démission au bureau du secrétariat de l'Assemblée nationale.Vital Kamerhe démissionne le 26 mars 2009 .
Selon un câble diplomatique de l'ambassade américaine daté de la même année, une lutte de pouvoir opposait le Président Joseph Kabila et Vital Kamerhe. Le document fait un portrait au vitriol de Vital Kamerhe : « Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête. Ses détracteurs l’ont même accusé d'attiser - pour des fins politiques - la flamme du conflit dans les provinces du Nord et Sud-Kivu dans le but d’affaiblir le Président Kabila. Ses allégations sur lui rapportaient que son ambition de devenir un jour Président a compromis son jugement. Pour le faire noyer davantage, on soupçonne Vital Kamerhe d'avoir bloqué des enquêtes sur les allégations de détournement de sommes considérables lors de sa présidence à l'Assemblée nationale ».

Les élections de 2011

Le 18 avril 2009, Évariste Boshab succède à Vital Kamerhe à la présidence de l'Assemblée nationale. Le 14 décembre 2010, Vital Kamerhe démissionne du PPRD et de l'Assemblée nationale et et fonde son parti : l’Union pour la nation congolaise (UNC).

Deux jours plus tard, il retourne dans son fief du Kivu. Pour l'occasion, Vital Kamerhe déclare : « Je suis venu dire à la population de Goma que j’ai menti en 2006 ». En dehors de son fief, une bonne partie de l'opinion publique et de l'opposition politique congolaise en général continuent de le percevoir comme un « faire-valoir » pour le Président Kabila, en attendant son tour en 2016. Visiblement réfractaire à l'ouverture de l'espace économique du Congo à la Chine, Kamerhe préconise une nouvelle formule du commerce triangulaire sur l'Atlantique.
Le 5 avril 2011, Vital Kamerhe publie ses réflexions aux éditions Larcier. Dans un message destiné à l'Occident, l'économiste plaide que la RDC a un rôle stratégique à jouer.
À l'issue du congrès de son parti tenu à Kinshasa, il est investi comme candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. En outre, 447 candidats de l'UNC briguent les 500 sièges au parlement pour les élections législatives. Le nouveau mode de scrutin pour la présidentielle ne comportant cependant qu'un seul tour, Vital Kamerhe prône l'union de l'opposition contre Joseph Kabila, sans pour autant annoncer son désistement. Le président de l'UDPS, le Patriarche Étienne Tshisekedi, refuse aussi de céder sa place.
La campagne électorale de 2011 est entièrement dominée par le duo Joseph Kabila, le président sortant d'un côté, et le Patriarche Étienne Tshisekedi de l'autre côté, occultant les autres candidats.

À l'issue du scrutin, Vital Kamerhe obtient 7,74 % des suffrages exprimés dans l'ensemble du pays. La grande majorité de son électorat reste concentrée au Sud-Kivu (42 %), et dans une moindre mesure au Nord-Kivu voisin (23 %). En outre, le parti réussit à faire élire 16 députés.
À l’annonce des résultats provisoires des élections présidentielles le 10 décembre 2011, dans une déclaration à l'AFP, Étienne Tshisekedi rejette les résultats de la Céni, et se « président élu de la République démocratique du Congo ». Vital Kamerhe rejette également « catégoriquement » ces résultats et reconnait la victoire du Patriarche Tshisekedi.
Tirant les conséquences de son auto-proclamation comme nouveau président élu de la RDC, le candidat Patriarche Étienne Tshisekedi refuse de recourir à la Cour suprême de justice pour contester le travail effectué par la CENI et ne modifie en rien son attitude de méfiance envers Vital Kamerhe. Encouragé par ce qui restait de l’opposition congolaise, le candidat Vital Kamerhe introduit une requête en annulation des élections en bonne et due forme auprès de la cour suprême de Justice le lundi 12 décembre, en son nom personnel.
La Céni reconnaitra des irrégularités mais les résultats n’en sont pas pour autant invalidés. La CSJ jugera la requête recevable mais non fondée avant de procéder à la proclamation des résultats définitifs donnant le Président Joseph Kabila vainqueur.
Les candidats malheureux aux élections tenteront d'orienter la sortie de crise vers la formation d'un nième gouvernement de transition inclusif. Ainsi, lors des consultations pour la formation du nouveau gouvernement en mars 2012, Vital Kamerhe prônant désormais le dialogue ira rencontrer l’informateur le Patriarche Charles Mwando.

En 2012, la pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en janvier 2019.
« Aucune opération militaire n’a porté des solutions escomptées sur le territoire congolais » : c’est la substance du message de Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Dans une déclaration à la presse vendredi 5 octobre 2012 à Kinshasa, l’ancien président de l’Assemblée nationale recommande des solutions pacifiques et invite le président de la République à favoriser le « dialogue » national inclusif31 de tous les Congolais autour des guerres à répétitions dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Depuis juin, le rapport préliminaire des experts de l'ONU sur le respect de l'embargo d'armes vers les groupes armés opérant au Congo montrait que la chaine de commandement des M23 remontait jusqu'à l'entourage immédiat du président rwandais Paul Kagamé du Rwanda que l'ambassadrice des États-Unis aux Nations Unis, Mme Susan Rice(parti démocrate) cherchait à défendre.
En septembre 2012, le leader de l'UNC est parmi les invités étrangers à la convention démocrate pour l'investiture de Barack Obama comme candidat démocrate aux élections présidentielles américaines, convention qui s'est tenue à Charlotte (Caroline du Nord) du 3 au 6 septembre. Pendant son séjour, l'homme politique de l'opposition congolaise a pu échanger avec de nombreux leaders internationaux sur son plan de sortie de crise pour l'Est de la RDC. Parmi ses interlocuteurs, l'ancienne secrétaire d'État américaine Madeleine Albright de l'administration Clinton, mentor de Susan Rice sa sous-secrétaire d'État. Toutes deux sont accusées d'avoir joué un rôle lors des événements déclencheurs de la deuxième guerre du Congo début août 1998.
De Charlotte en Caroline du Nord, Vital Kamerhe annonce le dévoilement prochain de son plan de sortie de crise. Le peuple se tourne vers le Président Joseph Kabila et son gouvernement pour non seulement leur forcer la main à dénoncer clairement le militarisme des régimes rwando-ougandais, mais en plus prône, pour une première fois, la solution militaire malgré la mauvaise posture.
Le 19 novembre 2012, les rebelles appuyés directement par l'armée rwandaise, selon les experts de l'ONU, s'emparent de la ville de Goma malgré la présence des forces onusiennes de la Monusco. Les militaires congolais dont la majorité est issue des différentes rébellions et intégrations des infiltrés de l'armée Rwandaise abandonnent la ville avant même l'arrivée des "rebelles", qui étaient leurs collègues quelques mois plus tôt!
Les événements semblent donner raison au leader de l'UNC.
« On veut nous faire croire qu’on va mettre des verrous qui vont éviter à la ville de tomber ? Il faut, entre deux maux, choisir le moindre », a ajouté Vital Kamerhe16, le patron de l'UNC avant de joindre sa voix à celles de ceux qui, comme les rebelles, exigent des négociations directes d'égal à égal entre le gouvernement congolais et cette force négative portée à bout des bras par des parrains étrangers.
En 2013
La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (janvier 2019)
Alors que le gouvernement congolais est engagé dans les négociations directes avec les rebelles à Kampala comme le préconisait Vital Kamerhe, ses alliés militaires au sein de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) menacent de plus en plus ouvertement d'intervenir pour mettre un terme aux aventures guerrières du Rwanda et de l'Ouganda à l'est de la RDC devenu leur terrain de jeu depuis leur mise en déroute à l'ouest du pays en août 1998. Le spectre d'une nouvelle « guerre mondiale africaine » crée la panique et indispose plus d'un, surtout les anglo-saxons. Alors que l'économie de guerre et de conquêtes fait partie de paradigme occidental, les initiatives contre les minerais du sang (Dodd-Frank Wallstreet reform and consumer protection act aux États-Unis) secouait l'establishment qui rendait l'holocauste de l'est congolais rentable économiquement. Après quelques tergiversations, l'ONU est contraint d'organiser le 24 février 2013 à Addis-Abeba un sommet au cours duquel 11 pays africains souscrivent à un accord-cadre dans l'objectif de pacifier est de la République démocratique du Congo (RDC). Les signataires s’engagent « à ne pas tolérer ni porter assistance ou soutien à aucune forme de groupes armés » en RDC.
L'ONU accepte la création au sein de sa force de maintien de paix (la Monusco) une brigade offensive des militaires issus des pays de la SADC avec sa propre structure de commandement. On parle au début de la création d’une brigade offensive "neutre" à déployer le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC pour combattre les groupes armés. Une première dans l'histoire de l'ONU.
Le 18 mars 2013, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon annonce la nomination de l'Irlandaise Mary Robinson comme Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs en Afrique avec pour mission de jouer un rôle clef dans l'appui à la mise en œuvre, par ses signataires, de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs d'Afrique.
Le vendredi 17 mai c'est au tour du lieutenant général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz d'être nommé commandant des forces de la Monusco succédant au général indien Chander Prakash qui a achevé son mandat le 31 mars 2013. Le 11 juin 2013, l'Allemand Martin Kobler devient Chef de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il remplacera en date du 13 août 2013 l’Américain Roger A. Meece en poste de fin juillet 2010 au 30 juin 2013. Le mardi 18 juin, c'est au tour des États-Unis de remplacer R. Barrie Walkley par Russ Feingold comme nouvel émissaire des États-Unis pour la région de Grands lacs.
L'accord d’Addis-Abeba demande également au gouvernement congolais d'entreprendre des réformes internes, à promouvoir les objectifs de la réconciliation, de tolérance et de démocratisation du pays. Vital Kamerhe et certains membres de l'opposition politique congolaise, y lisent une crise de légitimité du pouvoir issu les élections controversées du 28 novembre 2011, tout en se disant non concernés par les négociations de Kampala. Pour Vital Kamerhe, cet accord-cadre ouvre implicitement la voie à un dialogue national qui selon lui, devrait être inclusif et piloté par un médiateur international neutre.
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Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

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QUI EST Vital KAMHERE ACTUEL DIRECAB DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Félix Antoine TSHISEKEDI ?

Postée le: 20.02.2019
Ville : KINSHASA
Description

QUI EST Vital KAMHERE ACTUEL DIRECAB DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Félix Antoine TSHISEKEDI ?

Par l'Evangéliste Prof Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Président de l'AFRIQUE-SANTE, asbl et Leader d'AREV-MINISTRIES.

Vital Kamerhe Lwa Kanyiginyi Nkingi, né le 4 mars 1959 à Bukavu, Fils de Constantin Kamerhe, déjà décédé et de Mme Alphonsine Mwakingi. C’est un économiste et homme politique de la République démocratique du Congo. Il était le Directeur de campagne du Président Félix Antoine Tshisekedi , le tiket gagnant de l’élection présidentielle du 30 Décembre 2018 proclamé par le Cour Constitutionnelle de la RDC. Il est Directeur de Cabinet du Président de la République Démocratique du Congo Félix Antoine Tshisekedi depuis le 25 janvier 2019, succédant ainsi à Néhémie Mwilanyia Wilondja, Directeur de Cabinet du Président sortant Joseph Kabila. Il a notamment été Président de l’Assemblée Nationale de la République démocratique du Congo.
Ancien Secrétaire Général du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), il devient le Directeur de campagne du Président Joseph Kabila lors des élections de 2006, avant de tomber en disgrâce en 2009 0 LA SUITE DE SA D2NONCIATION DE LA PRESENCE DES L'ARMEE RWANDAISE A L'EST de la RDC sans consultation du parlement . En décembre 2010, Vital Kamerhe lance son propre parti politique, l'Union pour la nation congolaise (UNC), et se porte candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. Il remporte 7,74 % des suffrages et sa campagne est occultée par le duel entre le Président sortant Joseph Kabila et de l' Opposant Historique Le Patriarche Étienne Tshisekedi de l'Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS).

Vital Kamerhe a occupé divers postes dans plusieurs cabinets ministériels, dont ceux de Léon Kengo, Mushobekwa Kalimba wa Katana et du Général Denis Kalume Numbi. Il fut nommé Commissaire Général adjoint du gouvernement (AFDL) chargé des relations avec la MONUC. Plus tard, il devint titulaire en tant que Commissaire Cénéral du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la région des Grands Lacs. Il a occupé ce poste jusqu’à sa nomination comme ministre de la Presse et de l’Information dans le Gouvernement de transition en 2003.

Vital Kamerhe est une personnalité marquante de la période débutant avec la deuxième guerre du Congo, en 1998, et des divers processus de paix subséquents ayant établi durablement une guerre de prédation à l'Est du Congo. Le résultat en a été la guerre la plus meurtrière depuis la deuxième guerre mondiale avec plus de 6 millions de victimes que l'ONG AFRIQUE-SANTE en a fait le rapport TR2S documenté sur les atrocités et pillages de ressources surtout les minerais de sang.

Biographie

Vital Kamerhe est le fils de Constantin Kamerhe Kanyiginyi et d’Alphonsine Nemberwa Mwankingi. Ils sont d’origine shi de Walungu dans la province du Sud-Kivu. Vital Kamerhe est né à Bukavu le 4 mars 1959.
Vital Kamerhe est marié à Mamick Boji, fille d'un ancien dignitaire de Bukavu. Le couple a huit enfants. Vital kamerhe est actuellement en couple avec Amida .
Vital Kamerhe pour avoir veçu avec ses parents presque toutes les anciennes provinces de la la RDC, il est un polyglotte qui maîtrise globalement les quatre langues nationales du Congo : le kikongo, le lingala, le swahili et le tshiluba en plus de certaines langues étrangères telles le français et l'anglais.

Scolarité

Il commence ses études primaires à Bukavu puis à Goma dans la province du Kivu. Il les poursuit au Kasaï-Oriental à Ngandajika où il finira son école primaire. De 1973 à 1975 il fréquente l'Institut Sadisana (ancien collège Saint-François-Xavier) à Kikwit Sacré-Cœur où le Prof Robert KIKIDI a aussi fréquenté et Ndobo dans la province du Kwilu EX.Bandundu dans la rive droite de la ville de Kikwit. Il est alors en troisième et quatrième scientifique, option Mathématiques-Physique. L'année suivante, la famille déménage à nouveau à Kananga (province du Kasaï-Occidental) pour une année avant de retourner au Kasaï-Oriental cette fois-ci à Mbuji-Mayi. Là, il obtient son diplôme d’État (diplôme de fin d'études secondaires) en 1980 à l'Institut Mulemba.
En 1980, il s'inscrit à l'université de Kinshasa. Il obtient un diplôme de licence en sciences économiques en 1987.
De 1987 à 1995, il est assistant chargé des cours à la faculté des sciences économiques à l'Université de Kinshasa, sous la supervision du professeur Nyembo. Après 10 ans comme assistant, il fait ses premiers pas en politique au sein de l’Union pour la démocratie et le progrès social(UDPS) en 1984.

Entrée en politique

Kamerhe affirme avoir fait ses premiers pas politiques dans l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS ).

Plusieurs sources affirment qu'il avait milité auparavant au Front des jeunes mobutistes (FROJEMO) et aurait joué le rôle d'« informateur » pendant ses études au campus de Kinshasa Vital Kamerhe lui-même (lors d'une interview le 10 mai 2014) fait remonter le début de son engagement politique à 1981, alors qu'il était à l'université en deuxième année du premier cycle ("graduat"), tout en se défendant de l'avoir été sous la bannière du Mouvement populaire de la Révolution. En 1987, il aurait rencontré le Maréchal Mobutu à Nsele, rencontre initiée par la Service d’action et de renseignements militaire, alors qu'en 1983 il avait rejoint les jeunes partisans de l'UDPS du Patriarche Étienne Tshisekedi.
À la fin de ses études, Vital Kamerhe rejoint les sphères mobutistes d'abord comme coordonnateur de la Cellule d’études de planification de l’Enseignement supérieur et universitaire de 1988 à 1989, puis comme conseiller économique et financier au Ministère des Mines et Énergie de 1989 à 1990.
De 1991 à 1992, pas moins de quatre premiers Ministres se succèdent. Vital Kamerhe occupe plusieurs postes de manière plus ou moins éphémère. SAUF ERREUR de ma part,il devient conseiller au Ministère des Mines sous le Gouvernement de Jean Nguza Karl-I-Bond en 1992. Toujours en 1992 il devient conseiller financier au Ministère des Postes, Téléphones et Télécommunication, tout en assumant la fonction de directeur des études de la Chambre de commerce franco-zaïroise. Durant cette période, d'après les propres dires de Kamerhe il abandonne son postnom (Lwa Kanyiginyi Nkingi) « pour des raisons médiatiques ».
De 1990 à 1995, il assure la fonction de président de la Jeunesse de l'Union sacrée de l'opposition radicale et alliés (JUSORAL).
Pendant cette période, il occupe plusieurs fonctions dans divers cabinets ministériels à un rythme aussi accéléré que lors des successions de gouvernements éphémères de 1991. En 1993 il est Directeur du cabinet du Ministère de l’Environnement, Tourisme et Conservation de la Nature (le Zaïre a eu deux gouvernements en 1993 : celui de Faustin Birindwa, par l'ordonnance présidentielle du 2 avril 1993, et le gouvernement Tshisekedi remanié par le Décret ministériel du 9 avril 1993). En 1994 il devient coordonnateur du Cabinet du Premier Ministre Kengo Wa Dondo, dans le septième gouvernement de la transition de Mobutu (Ordonnance du 6 juillet 1994). Enfin, de 1994 à 1995, il est Directeur de cabinet au Ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire Mushobekwa Kalimba wa Katana au gouvernement remanié de Kengo wa Dondo.

Guerres du Congo et émergence politique de Kamerhe

A l'issue de la première guerre du Congo en 1997, du Mzee Laurent-Désiré Kabila arrive au pouvoir avec son mouvement, l'Alliance de forces démocratiques pour la libération du Congo (AFDL). Vital Kamerhe se rallie au nouveau régime.
En 1997, le Président Mzee Laurent-Désiré Kabila confie au général Denis Kalume Numbi la tâche de mettre en place le « Service national ». Cette structure paramilitaire rassemble des militaires et des civils, avec pour objectif la production agricole, la formation des jeunes aux métiers et une formation militaire de base. Vital Kamerhe est nommé directeur administratif et financier dans son cabinet.
Au déclenchement de la deuxième guerre du Congo en août 1998, Vital Kamerhe fait connaissance de Joseph Kabila, lors de la défense de l'aéroport de Kinshasa.
Peu après, au cours de la conférence de Victoria Falls au Zimbabwe,Mzee Laurent-Désiré Kabila remarque Vital Kamerhe. Celui-ci fait partie de la délégation du gouvernement lors des négociations pour l'accord de cessez-le-feu de Lusaka en juillet 1999 alors qu'il est directeur de cabinet adjoint au ministère de la Reconstruction. De retour au pays, au moment de la conclusion de l’accord de siège entre la RDC et l’ONU pour la mise sur pied de la Mission de l'Organisation des Nations unies en République démocratique du Congo (Monuc) au début de l'année 2000, Vital Kamerhe devient le commissaire général adjoint au Commissariat général du gouvernement chargé des affaires de la Monuc pour les questions politiques, logistiques et Finances (2000-2002). Il est l'adjoint du professeur Ntwaremba Onfre (Bandundu), aux côtés de Vangu Mambweni ma Busana (Bas-Congo). Une lutte de leadership au sein de l'équipe dessert l'organisation et annihile l’action de cette structure qui avait pour mission de gérer les relations entre le gouvernement et la Monuc .
Mzee Laurent-Désiré Kabila est assassiné janvier 2001 et son fils Joseph Kabila accède à la présidence de la République. Le nouveau président amorce alors des démarches pour lancer des négociations avec les adversaires du Congo : le « Dialogue intercongolais ». Vital Kamerhe est nommé commissaire général du Gouvernement chargé du suivi du processus de paix dans la Région des Grands-Lacs, un poste stratégique alors que la deuxième guerre du Congo s'enlise dans une guerre à faible intensité, centrée à l'est de la République.
Au terme du Dialogue intercongolais, Vital Kamerhe obtient le poste de ministre de la Presse et de l'Information de la Transition de 2003 à 2004.
Présidence de l'Assemblée nationale
Le 31 mars 2002 à Kinshasa est fondé le Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), dont Vital Kamerhe est nommé Secrétaire Général le 1er juillet 2004 avec comme mission d'organiser la campagne du Président Joseph Kabila pour le scrutin présidentiel de 2006. Le vendredi 10 mars 2006, le lendemain de la promulgation de la loi électorale, Vital Kamerhe présente au public un livre, Pourquoi j’ai choisi Joseph Kabila, dans lequel il fait l'apologie de Kabila. Devant le peu de succès que récolte la campagne en faveur du Président Joseph Kabila dans toute la moitié ouest du pays, Vital Kamerhe mise sur son arrière-pays, le Kivu et la partie swahiliphone de la RDC. Il y établit son propre fief électoral et, à l'issue des élections, est élu haut la main député de la circonscription de Bukavu au Sud-Kivu.
En décembre 2006, il est élu président de l’Assemblée nationale du Congo-Kinshasa. Le 11 mai 2007, Léon Kengo Wa Dondo se présente comme candidat indépendant au poste du président du sénat. Il bat, contre toute attente Léonard She Okitundu, candidat de l'AMP, la coalition majoritaire au pouvoir.
Après cette manœuvre, seul le Gouvernement cédé au Patriarche Antoine Gizenga du Parti lumumbiste unifié (Palu) lors de la formation de la coalition dirigeante échappe. Par contre ce gouvernement officiel est fortement affaibli par la mise en place, autour de la présidence, d'un gouvernement « parallèle » , avec des ministres ayant un pouvoir décisionnel plus élevé que ceux du Gouvernement officiel.
Une opération armée conjointe rwando-congolaise au Nord-Kivu contre les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR) était prévue entre le 20 janvier et le 27 février 2009. Cette opération secrète du nom de code Umoja Wetu (notre unité) avait été négociée par le Président congolais Joseph Kabila et son homologue rwandais, Paul Kagame à partir de l'Ouganda.
Vital Kamerhe exprime publiquement son opposition et critiqua le fait qu’une entrée au Congo de l’ex-armée ennemie n’ait pas été discutée au Parlement. A l'instigation de l'entourage du Président Joseph Kabila, le 24 février 2009, le vice-président de l'Assemblée nationale Christophe Lutundula et le questeur adjointe Brigitte Kalama présentent leur démission au bureau du secrétariat de l'Assemblée nationale.Vital Kamerhe démissionne le 26 mars 2009 .
Selon un câble diplomatique de l'ambassade américaine daté de la même année, une lutte de pouvoir opposait le Président Joseph Kabila et Vital Kamerhe. Le document fait un portrait au vitriol de Vital Kamerhe : « Sa réputation de leader modernisateur, démocrate et honnête. Ses détracteurs l’ont même accusé d'attiser - pour des fins politiques - la flamme du conflit dans les provinces du Nord et Sud-Kivu dans le but d’affaiblir le Président Kabila. Ses allégations sur lui rapportaient que son ambition de devenir un jour Président a compromis son jugement. Pour le faire noyer davantage, on soupçonne Vital Kamerhe d'avoir bloqué des enquêtes sur les allégations de détournement de sommes considérables lors de sa présidence à l'Assemblée nationale ».

Les élections de 2011

Le 18 avril 2009, Évariste Boshab succède à Vital Kamerhe à la présidence de l'Assemblée nationale. Le 14 décembre 2010, Vital Kamerhe démissionne du PPRD et de l'Assemblée nationale et et fonde son parti : l’Union pour la nation congolaise (UNC).

Deux jours plus tard, il retourne dans son fief du Kivu. Pour l'occasion, Vital Kamerhe déclare : « Je suis venu dire à la population de Goma que j’ai menti en 2006 ». En dehors de son fief, une bonne partie de l'opinion publique et de l'opposition politique congolaise en général continuent de le percevoir comme un « faire-valoir » pour le Président Kabila, en attendant son tour en 2016. Visiblement réfractaire à l'ouverture de l'espace économique du Congo à la Chine, Kamerhe préconise une nouvelle formule du commerce triangulaire sur l'Atlantique.
Le 5 avril 2011, Vital Kamerhe publie ses réflexions aux éditions Larcier. Dans un message destiné à l'Occident, l'économiste plaide que la RDC a un rôle stratégique à jouer.
À l'issue du congrès de son parti tenu à Kinshasa, il est investi comme candidat à l'élection présidentielle du 28 novembre 2011. En outre, 447 candidats de l'UNC briguent les 500 sièges au parlement pour les élections législatives. Le nouveau mode de scrutin pour la présidentielle ne comportant cependant qu'un seul tour, Vital Kamerhe prône l'union de l'opposition contre Joseph Kabila, sans pour autant annoncer son désistement. Le président de l'UDPS, le Patriarche Étienne Tshisekedi, refuse aussi de céder sa place.
La campagne électorale de 2011 est entièrement dominée par le duo Joseph Kabila, le président sortant d'un côté, et le Patriarche Étienne Tshisekedi de l'autre côté, occultant les autres candidats.

À l'issue du scrutin, Vital Kamerhe obtient 7,74 % des suffrages exprimés dans l'ensemble du pays. La grande majorité de son électorat reste concentrée au Sud-Kivu (42 %), et dans une moindre mesure au Nord-Kivu voisin (23 %). En outre, le parti réussit à faire élire 16 députés.
À l’annonce des résultats provisoires des élections présidentielles le 10 décembre 2011, dans une déclaration à l'AFP, Étienne Tshisekedi rejette les résultats de la Céni, et se « président élu de la République démocratique du Congo ». Vital Kamerhe rejette également « catégoriquement » ces résultats et reconnait la victoire du Patriarche Tshisekedi.
Tirant les conséquences de son auto-proclamation comme nouveau président élu de la RDC, le candidat Patriarche Étienne Tshisekedi refuse de recourir à la Cour suprême de justice pour contester le travail effectué par la CENI et ne modifie en rien son attitude de méfiance envers Vital Kamerhe. Encouragé par ce qui restait de l’opposition congolaise, le candidat Vital Kamerhe introduit une requête en annulation des élections en bonne et due forme auprès de la cour suprême de Justice le lundi 12 décembre, en son nom personnel.
La Céni reconnaitra des irrégularités mais les résultats n’en sont pas pour autant invalidés. La CSJ jugera la requête recevable mais non fondée avant de procéder à la proclamation des résultats définitifs donnant le Président Joseph Kabila vainqueur.
Les candidats malheureux aux élections tenteront d'orienter la sortie de crise vers la formation d'un nième gouvernement de transition inclusif. Ainsi, lors des consultations pour la formation du nouveau gouvernement en mars 2012, Vital Kamerhe prônant désormais le dialogue ira rencontrer l’informateur le Patriarche Charles Mwando.

En 2012, la pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en janvier 2019.
« Aucune opération militaire n’a porté des solutions escomptées sur le territoire congolais » : c’est la substance du message de Vital Kamerhe, président de l’Union pour la nation congolaise (UNC). Dans une déclaration à la presse vendredi 5 octobre 2012 à Kinshasa, l’ancien président de l’Assemblée nationale recommande des solutions pacifiques et invite le président de la République à favoriser le « dialogue » national inclusif31 de tous les Congolais autour des guerres à répétitions dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC).
Depuis juin, le rapport préliminaire des experts de l'ONU sur le respect de l'embargo d'armes vers les groupes armés opérant au Congo montrait que la chaine de commandement des M23 remontait jusqu'à l'entourage immédiat du président rwandais Paul Kagamé du Rwanda que l'ambassadrice des États-Unis aux Nations Unis, Mme Susan Rice(parti démocrate) cherchait à défendre.
En septembre 2012, le leader de l'UNC est parmi les invités étrangers à la convention démocrate pour l'investiture de Barack Obama comme candidat démocrate aux élections présidentielles américaines, convention qui s'est tenue à Charlotte (Caroline du Nord) du 3 au 6 septembre. Pendant son séjour, l'homme politique de l'opposition congolaise a pu échanger avec de nombreux leaders internationaux sur son plan de sortie de crise pour l'Est de la RDC. Parmi ses interlocuteurs, l'ancienne secrétaire d'État américaine Madeleine Albright de l'administration Clinton, mentor de Susan Rice sa sous-secrétaire d'État. Toutes deux sont accusées d'avoir joué un rôle lors des événements déclencheurs de la deuxième guerre du Congo début août 1998.
De Charlotte en Caroline du Nord, Vital Kamerhe annonce le dévoilement prochain de son plan de sortie de crise. Le peuple se tourne vers le Président Joseph Kabila et son gouvernement pour non seulement leur forcer la main à dénoncer clairement le militarisme des régimes rwando-ougandais, mais en plus prône, pour une première fois, la solution militaire malgré la mauvaise posture.
Le 19 novembre 2012, les rebelles appuyés directement par l'armée rwandaise, selon les experts de l'ONU, s'emparent de la ville de Goma malgré la présence des forces onusiennes de la Monusco. Les militaires congolais dont la majorité est issue des différentes rébellions et intégrations des infiltrés de l'armée Rwandaise abandonnent la ville avant même l'arrivée des "rebelles", qui étaient leurs collègues quelques mois plus tôt!
Les événements semblent donner raison au leader de l'UNC.
« On veut nous faire croire qu’on va mettre des verrous qui vont éviter à la ville de tomber ? Il faut, entre deux maux, choisir le moindre », a ajouté Vital Kamerhe16, le patron de l'UNC avant de joindre sa voix à celles de ceux qui, comme les rebelles, exigent des négociations directes d'égal à égal entre le gouvernement congolais et cette force négative portée à bout des bras par des parrains étrangers.
En 2013
La pertinence de cette section est remise en cause. Considérez son contenu avec précaution. Améliorez-le ou discutez-en. (janvier 2019)
Alors que le gouvernement congolais est engagé dans les négociations directes avec les rebelles à Kampala comme le préconisait Vital Kamerhe, ses alliés militaires au sein de la Communauté de développement d'Afrique australe (SADC) menacent de plus en plus ouvertement d'intervenir pour mettre un terme aux aventures guerrières du Rwanda et de l'Ouganda à l'est de la RDC devenu leur terrain de jeu depuis leur mise en déroute à l'ouest du pays en août 1998. Le spectre d'une nouvelle « guerre mondiale africaine » crée la panique et indispose plus d'un, surtout les anglo-saxons. Alors que l'économie de guerre et de conquêtes fait partie de paradigme occidental, les initiatives contre les minerais du sang (Dodd-Frank Wallstreet reform and consumer protection act aux États-Unis) secouait l'establishment qui rendait l'holocauste de l'est congolais rentable économiquement. Après quelques tergiversations, l'ONU est contraint d'organiser le 24 février 2013 à Addis-Abeba un sommet au cours duquel 11 pays africains souscrivent à un accord-cadre dans l'objectif de pacifier est de la République démocratique du Congo (RDC). Les signataires s’engagent « à ne pas tolérer ni porter assistance ou soutien à aucune forme de groupes armés » en RDC.
L'ONU accepte la création au sein de sa force de maintien de paix (la Monusco) une brigade offensive des militaires issus des pays de la SADC avec sa propre structure de commandement. On parle au début de la création d’une brigade offensive "neutre" à déployer le long de la frontière entre le Rwanda et la RDC pour combattre les groupes armés. Une première dans l'histoire de l'ONU.
Le 18 mars 2013, le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon annonce la nomination de l'Irlandaise Mary Robinson comme Envoyée spéciale pour la région des Grands Lacs en Afrique avec pour mission de jouer un rôle clef dans l'appui à la mise en œuvre, par ses signataires, de l'Accord-cadre pour la paix, la sécurité et la coopération en République démocratique du Congo et dans la région des Grands Lacs d'Afrique.
Le vendredi 17 mai c'est au tour du lieutenant général brésilien Carlos Alberto dos Santos Cruz d'être nommé commandant des forces de la Monusco succédant au général indien Chander Prakash qui a achevé son mandat le 31 mars 2013. Le 11 juin 2013, l'Allemand Martin Kobler devient Chef de la mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO). Il remplacera en date du 13 août 2013 l’Américain Roger A. Meece en poste de fin juillet 2010 au 30 juin 2013. Le mardi 18 juin, c'est au tour des États-Unis de remplacer R. Barrie Walkley par Russ Feingold comme nouvel émissaire des États-Unis pour la région de Grands lacs.
L'accord d’Addis-Abeba demande également au gouvernement congolais d'entreprendre des réformes internes, à promouvoir les objectifs de la réconciliation, de tolérance et de démocratisation du pays. Vital Kamerhe et certains membres de l'opposition politique congolaise, y lisent une crise de légitimité du pouvoir issu les élections controversées du 28 novembre 2011, tout en se disant non concernés par les négociations de Kampala. Pour Vital Kamerhe, cet accord-cadre ouvre implicitement la voie à un dialogue national qui selon lui, devrait être inclusif et piloté par un médiateur international neutre.
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