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LE CLONAGE HUMAIN FACE A L-ETHIQUE MEDICALE ET LA MORALE JUDEO- CHRETIENNE ET ISLAMIQUE

LE CLONAGE HUMAIN FACE A L’ETHIQUE MEDICALE ET LA MORALE JUDEO- CHRETIENNE ET ISLAMIQUE

Par l’Evangéliste Prof. Dr. Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D en Santé Publique,3è Cycle en Sociologie politique et Criminologie, Leader d’AREV-Ministres, Président de l’Afrique-Santé, asbl et Professeur de Santé publique et d’Ethique Sanitaire des Universités

Avant –Propos.

L’évolution de la science et de la technologie à ce début du XXI ème siècle et la révolution sanitaire constituent des mines éthiques et ouvre la porte à un grand débat qui a de conséquence déplorable sur notre identité et la foi tant judaïque, Chrétienne qu’islamique. Si certains pensaient qu’actuellement, la réalisation du clonage humain apparaît difficile et que les scientifiques ne maîtrisent pas encore la technique du clonage humain et le taux de réussite des expériences est extrêmement faible. De plus, toutes ces recherches sont fort coûteuses. Donc, entre son faible taux d'efficacité et le mystère qui entache son mécanisme, le clonage d’une personne n'est pas pour tout de suite. On va maintenant voir la vision du clonage humain qu'a la société tant chez les scientifiques, que chez les personnalités ou encore chez la population en général.
Bien sur la duplication d'un être humain suscite de nombreuses questions sur le plan philosophique et moral mais avec l’annonce un samedi janvier 2003 en Hollande de la naissance d’un premier être humain cloné, la petite fille Eve , née le jeudi 26 décembre 2002 sous césarienne dans un lieu secret et en janvier 2008, Stemagen, une firme de Californie, affirme dans la revue Stem Cell avoir réussi à créer pour la première fois cinq embryons humains par clonage en utilisant des cellules de la peau de deux hommes adultes. Après vérifications, ils n'ont réussi à confirmer avec une totale certitude que ces embryons étaient bien des clones des deux hommes que dans trois des cinq cas. Les embryons ont été détruits au cours de ce processus de vérification.
La technique employée par Stemagen est celle du clonage par transfert nucléaire de cellule somatique qui consiste à insérer dans un ovocyte énucléé le noyau d’une cellule adulte puis de conduire l’œuf ainsi créé à maturation. Cette technique a été utilisée avec succès chez des animaux et a même donné naissance à des clones viables : Dolly (brebis) clonée en 1996, Snuppy (chien) en 2005. Toutes ses manipulations génétiques viennent de s’ajouter à d’ autres reproductions de contre nature, de cellules souches et du clonage de plusieurs animaux par les Savants à travers le monde et relancent ainsi des questions de bioéthique et des considérations d’ordre morale judaïque, Chrétienne et islamique de ces dernières décennies .
Etant qu’Enseignant des Sciences de la santé, de la Bioéthique et Evangéliste, lumière du monde et sel de la terre, il est de notre devoir sacré de pouvoir sonné le cri d’alarme et dénoncer la dérive de la science et de la technologie sans conscience, tout en partageons aussi les avis d'érudits Chrétiens et juifs qui selon eux quand des êtres humains cherchent à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation, ils défient avec arrogance l'ordre établi par Dieu. Et celui de Munawar Ahmad, un savant islamique, spécialiste de la génétique qui a dit que " l'arrogance de la science occidentale n'a jamais été aussi grande...Le corps humain est la propriété de Dieu et non pas le laboratoire de l'Homme ".
C’est dans cette perspective que je vous présente ces quelques lignes, qui sont le produit des écrits de plusieurs auteurs cités à notre bibliographie et de la philosophie médico-sanitaire conformément à l’écologie de la reproduction humaine et aux lois divines sur cette question qui rend triste la science, effraie le monde, viole gravement l’éthique biomédicale et sanitaire, la foi et la sacralité de la vie humaine.
Notre communication comprend trois parties :
La première élucide le concept Clonage ;
La deuxième parle du Clonage et de la bioéthique ou éthique médico-sanitaire ;
La troisième ou la dernière fait la lumière sur le Clonage et la foi judaïque, Chrétienne et islamique.
Je crois fermement que nos lecteurs en attireront profit.

CHAPITRE I. Qu’est-ce que le concept Clonage humain

I.1.Définitiln du concept clonage humain

Le Clonage humain consiste en la création d'un être humain à partir de la totalité du matériel génétique d'un humain déjà conçu. On pourrait comparer ce concept à une gémellité retardée, et obtenue à la suite d'une décision.
Le clonage pourrait permettre un éventail de possibilités au niveau médical selon les chercheurs généticiens. Par exemple, lors d'une guerre, pouvoir remplacer un organe vital touché par celui du clone serait très intéressant. Le clone servirait alors de « banque d'organes vivante » !
C’est une forme de reproduction asexuée qui consiste à la création d'organismes à partir d'un organisme parental unique, sans apport de matériel génétique nouveau. Tous les organismes obtenus par reproduction asexuée d'un organisme particulier ont un ensemble de gènes identiques dans le noyau de leurs cellules : ils forment un clone.
Pour mieux appréhender le concept clonage humain, il nous est très capital d’élucider aussi le concept clonage en général.

I.2.qu’est-ce –entend par le clonage ?

En médecine régénératrice et santé de reproduction, on entend par clonage vient du mot anglais «cloning » ; c’est une méthode de manipulation génétique qui consiste à fabriquer un clone.

Précisément, c’est un programme de culture des cellules souches, blastocystes cultivées in - vitro, puis transplanté dans un être vivant pour le milieu artificiel jusqu’à la spécialisation cellulaire complet donnant naissance à un embryon puis un être de même ressemblance que le précédent.
Mais pour être clair, le terme clonage se dit dans la manipulation génétique pour le prélèvement des cellules souches dans le blastocyste et d’en cultiver au laboratoire des lignées maintenues dans un état indifférencié.
Selon nous, on entend par le clonage, c’est la manipulation de corps génétique notamment de cellules somatiques ou sexuelles en vue de la création in vitro d’un embryon suivie de sa mise en culture et de son implantation in utero ; à la clé de ce dernier donne un individu identique comme déjà dit à celui sur qui ont prélevé les cellules somatiques ou sexuelles.
En effet, l’être humain ou animal reproduit est sosie parfait de l’orignal avec ceci de particulier qu’il reprend tout de lui, même les empreintes digitales et le timbre vocal et même tous les indices anthropométriques que nous enseignons en médecine légale et en criminalistique.
Nous pouvons conclure de cette définition que le clonage humain est une manipulation génétique de contre nature, criminogène et anti bioéthique en vue de semer la confusion dans l’humanité et de l’ordre établi par Dieu sur la reproduction naturelle des humains.
I.3.Comment avoir un clone ?
Le clonage s’opère par le croisement d’un ovocyte à toute cellule adéquate ; mais comment s’y apprend-on ? L’un des procédés utilisé est le transfert de noyau :
1. On prélève sur une femelle un ovocyte non fécondé ;
2. On l’énuclée, c’est-à-dire on retire le noyau contenant l’ADN ;
3. Ensuite, on prend sur le corps de l’animal ou l’être humain destiné à être cloné à une cellule adéquate, une cellule de peau ou de sang par exemple, dont le noyau contient le patrimoine génétique ;
4. La cellule ou son noyau seul est transférée dans l’ovocyte énuclée puis stimulée électriquement ;
5. De cette façon, elle fusionne avec le cytoplasme de l’ovocyte ;
6. Ainsi doté d’un nouveau noyau, l’œuf se divise et se développe comme s’il était fécondée, devenant le clone de la créature dont on a prélevée la cellule ;
7. L’embryon peut alors être implanté dans l’utérus d’une mère porteuse ou, les rares fois où tout se passe bien, il grandit jusqu’à la naissance.
On recourt aussi à l’utilisation d’un embryon qui n’est conservé que jusqu’à, l’obtention des cellules souches issues de la masse cellulaire interne, cellules qui seront placées en nature. Les chercheurs en santé de la production et les autres scientifiques ont utilisé ce procédé de base pour le clonage humain.
Mais contrairement à la recherche à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation et l'ordre établi par Dieu, le programme de clonage a été mis au point en santé de la reproduction pour avoir les cellules souches qui sont la clé de remplacement des cellules qui détériorent de nombreuses pathologies ou maladies comme le diabète, la maladie de Parkinson(de tremblement), les Cardiopathies(maladies du cœur) chroniques, les néphropathie(maladies de riens) en phase terminale, les atteintes fatales du foie et le cancer, etc.
Ces cellules souches peuvent aussi générer du sang et certains soutiennent qu’elles rendront même les banques du sang inutiles. En fait, les médecins ou mieux « LES SANITOLOGUES DE LA REPRODUCTION » et les autres manipulateurs de matières génétiques s’en servent depuis des années pour traiter certaines hémopathies, c’est-à-dire les maladies su sang.
Il faut noter à ce qui précède qu’un autre réservoir de cellules souches outre les cellules souches adultes et embryonnaires, on a aussi isolé des cellules germinales embryonnaires. Elles sont issues de la gonade primitive de l’embryon ou fœtus organe qui produira les ovules ou les spermatozoïdes après être devenus ovaires ou testicules.
Bien que différents sous nombreux rapports, les cellules germinales embryonnaires y compris les cellules souches embryonnaires sont pluripotentes, cela veut dire qu’elles sont capables de donner naissance à la quasi-totalité des types cellulaires.
Elles sont donc un matériau de choix dans l’élaboration de traitements médicaux novateurs comme nous l’avons déjà élucidé plus loin. Ici l’intérêt qu’elles suscitent se heurte à la polémique entourant leur origine que nous énoncerons dans la partie de l’éthique médicale ou la bioéthique concernant le clonage humain.

En effet, ces cellules tirent leur origine de fœtus avortés ou d’embryons. Par conséquent, leur obtention requiert la destruction d’un fœtus ou d’un embryon.
Aux USA, les biologistes semblent avoir fait une autre découverte importante à partir d’un type de cellules souches différent, présentes dans la moelle épinière de la souris. Et ils démontrent que ces cellules possèdent toute la plasticité des cellules souches embryonnaires.
En principe, faire tout ce que l’on attend des cellules souches embryonnaires mais les obstacles et les risques médicaux et de la médecine régénérative sont encore nombreux sur le plan de la Santé Publique puisque les cellules souches adultes sont rares et la difficulté à identifier et les thérapies présentent de graves problèmes de Santé Publique, quand bien même les savants maitrisent le procédé de la fabrication de tissus de remplacement comme aussi de clones.

I.4. Typologie de clonage et la différence entre la reproduction asexuée et la reproduction sexuée:

Lorsque l'on fait des expériences de reproduction asexuée chez des êtres normalement issus de reproduction sexuée, on fait du clonage.
Dans la nature, la reproduction asexuée est observée dans le règne végétal et chez certains animaux invertébrés ; elle donne naissance à des individus génétiquement semblables. Au contraire, la reproduction sexuée produit des individus qui sont génétiquement différents. Cette diversité, qui est à la source de l'évolution et de la sélection naturelle, a une telle importance qu'on la trouve chez presque tous les animaux, vers, insectes et vertébrés. Pourquoi est-on arrivé à effectuer des expériences de reproduction asexuée sur des êtres vivants qui normalement sont issus de reproduction sexuée ?
En fait, depuis plusieurs décennies, pour comprendre les mécanisme du développement précoce et de la différenciation cellulaire, les biologistes ont cherché à réaliser des expériences de reproduction asexuée chez les vertébrés, d'abord les amphibiens puis les mammifères.
Reproduction sexuée : Formation d'organismes à partir de 2 parents, l'un mâle et l'autre femelle, dont les matériels génétiques se trouvent mélangés aux hasards, de sorte que les descendants sont génétiquement tous différents, à l'exception des jumeaux vrais. Donc, comme nous l’avons ci-haut souligné, lorsque l'on fait des expériences de reproduction asexuée chez des êtres normalement issus de reproduction sexuée, on fait du clonage.
Mais, attention, il faut bien distinguer 2 types de clonage : il faut distinguer le clonage reproductif, aboutissant à la naissance d'êtres humains et le clonage non reproductif, qui ne conduit pas à la naissance d'un enfant. La notion de clonage non reproductif recouvre elle-même deux sortes de techniques déjà usitées ou envisageables :
la production et la culture de cellules d'origine embryonnaire ou adulte qui ne peuvent donner lieu par elle-même à la constitution d'un embryon, ce qui est très utile pour la recherche diagnostique et thérapeutique ( problème d'éthique car cela touche aux manipulation d'embryon humain, mais c'est un autre débat)

la production d'embryons dont le développement serait arrêté à un stade précoce pour obtenir des cellules immuno-compatibles à des fins de thérapie cellulaire.

Généralement, lorsque les médias parlaient du clonage, on ne distinguait pas vraiment ces deux types de clonage. Pourtant, les motivations de ces deux types sont différentes.
a) Clonage thérapeutique. En transplantant des cellules d'embryon humain mises en culture, les chercheurs espèrent pouvoir régénérer des fonctions organiques abîmées ou détruites. Par exemple réparer les cellules nerveuses pour lutter contre les maladies de Parkinson ou Alzheimer.
b) Clonage reproductif. Dans le domaine de la reproduction, il y aurait l'augmentation des chances de grossesse lorsqu'un seul embryon a pu être obtenu in vitro ; la perpétuation du lignage biologique en cas de procréation impossible; cas des couples ou l'un des conjoints est stérile.
Actuellement, la réalisation du clonage apparaît difficile nous allons vers trois typologies de clonages :
1. Le clonage animal qui consiste à l’implantation du noyau d’une cellule mammaire de l’animal, le mammifère adulte dans un ovule énuclée ;
2. Le clonage humain qui est la conservation de l’embryon humain jusqu’obtention des cellules souches de la masse cellulaire interne et les cellules sont plantées en culture ;
3. Le clonage thérapeutique qui est le fait de récolter des cellules souches embryonnaires pluripotentes ; Cela a pour fin de soins médicaux et vétérinaires voir phyto-thérapeutiques.
Les scientifiques ne maîtrisent pas encore la technique du clonage bioéthique et le taux de réussite des expériences est extrêmement faible et dangereux pour la santé publique. De plus, toutes ces recherches sont fort coûteuses et loin de la Couverture Sanitaire Universelle. Donc, entre son faible taux d'efficacité et le mystère qui entache son mécanisme, le clonage de l'homme n'est pas pour tout de suite.
Et au futur, le clonage humain réussi sera une violation de reproduction écologique de l’espèce humaine en faveur de production contre nature et apocalyptique.
Avant de faire le feed - back sur l’évolution du clonage, voici les trois problèmes de santé Publique que pose cette manipulation génétique :
1. Le rejet du tissu étranger par le système immunitaire du receveur.
Bien qu’actuellement pour y remédier, on a administré des immunosuppresseurs puissant, ces substances ont des graves effets secondaires ; en moins ‘’le génie génétique’’ résout le problème en modifiant les cellules souche de façon à ce que les tissus obtenus n’apparaissent plus étrangers à leur nouvel hôte.
Ici les chercheurs ont même proposé de cloner les patients mais de stopper le développement du clone au stade du blastocyste, au moment où les cellules souches embryonnaires peuvent être recueillies ; voir comment avoir un cloné expliqué ci-haut.
Cette proposition pose une seconde difficulté sanitaire, c’est celle d’une acceptabilité pour beaucoup de personnes et inefficacité en cas de maladie congénitale.
D’ailleurs, aux USA, le National Academy of Sciences (NAS) a déclaré autre fois qu’il est fondamental de comprendre comment prévenir le rejet des cellules greffées afin qu’elles soient utiles à la médecine régénérative, et c’est là l’une des principales difficultés de la recherche dans le domaine du clonage.
2. Le risque de formation de cancers et autres tumeurs bénignes
L’injection de cellules souches embryonnaires entraine entre autres le risque de formation de cancers et autres tuméfactions bénignes comme tératome qui est une tumeur maligne très monstrueuse avec de métastase ou excroissance dans plusieurs tissus : peau, cheveux, muscle, cartilage, os, etc….
3. L’obstacle de la maitrise en milieu de culture artificiel et inadaptation psychique du clone.
Le programme s’emballe parfois quand les cellules sont détachées des blastocystes cultivées in vitro, puis transplantées dans un être vivant comme nous indique l’expérience heureuse de l’université of Wisconsin communication faite par Térèse Winslow, assistée de Lydia Kibiuk et Caïttin Duck-Watt.
En effet, la maitrise en milieu artificiel du processus de division et de spécialisation cellulaire, processus extraordinairement complexe, est un obstacle supplémentaire. A cela s’ajoute le trouble de comportement constaté aux clones animaux qui risque d’être grave avec les humains quant à l’adoption psychique à leurs milieux naturels.

CHAPITRE II. Le Clonage et de la bioéthique ou éthique médico-sanitaire

II.1. Opinion des scientifiques et personnalités vis à vis du clonage humain


On a distingué 2 types d'avis :
II.1.1. Avis favorables au niveau sociales mais de contre nature et violant principes de la reproduction sexuée que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine
Joshua Lederberg, prix nobel de médecine, a défendu le clonage humain comme moyen de reproduire « les individus supérieurs », mais notre collègue oublie que si on arrivait aussi à reproduire milles grands terroristes, le monde risque d’arrivé à l’âge apocalyptique.
Joseph Flechter, université de Virginie, écrivit que « la société pourrait avoir besoin de clones humains spécialisés pour remplir certains rôles particuliers, par exemple des individus spécialement résistants aux radiations, ou dotés d'une toute petite taille pour les vols à haute altitude et les vols spaciaux. Mais lui aussi oublie ce qui arrivera si on faisait la reproduction des grands terroristes et criminels et dictateurs voir satanistes sans foi ni Dieu.
Mac Farlane Burnet, prix nobel de médecine en 1960, publia en 1978 un livre pour expliquer l'intérêt qu'aurait la société à mettre en œuvre une sélection génétique systématique des individus. (Dr Richard Seed veut créer une clinique de clonage humain. Créé à l'image de Dieu, l'Homme doit à son tour créer des êtres à son image, c'est « la première étape sérieuse vers cette unité de l'homme avec Dieu ».) Mais notre collègue semble ne pas respecter la loi devine de la reproduction sexuée et in utero que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine
Simon Fishel (embryologiste anglais) est favorable à l'idée de faire un clone d'un malade pour produire des cellules souches embryonnaires pouvant être utilisées pour réparer des tissus endommagés. Il se dit même favorable à la production de « copie d'humains en état de mort cérébrale, comme réserve de greffes d'organes ».
Ruth Deech, human fertilization and embryology authority (GB), pense que l'on pourrait envisager d'autoriser un couple, risquant d'avoir un bébé anormal, à faire un clone.
Brigid Hogan, biologiste et spécialiste d'éthique médicale pose le cas d'un cancéreux qui a besoin d'une greffe de moelle osseuse mais ne trouve pas de donneur approprié. Il pourrait se cloner, grâce à un ovocyte prélevé chez une femme consentante. « En quelques jours l'embryon produirait des cellules souches utilisables pour une transplantation. Pas de problème d'éthique puisqu'aucun œuf n'est fécondé et il n'y a pas implantation de l'embryon dans un utérus.
Tous ces avis médicaux soient-ils ne semblent pas respecter les principes de la reproduction sexuée que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine. Les enfants n’ont que le droit d’être engendre et non pas d’être reproduit. On est chacun un spécimen particulier de Dieu, différent des autres êtres humains, jumeaux soient - ils.

II.1.2.Avis défavorables

L'avis d'érudits chrétiens et juifs est le suivant : selon eux quand des êtres humains cherchent à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation, ils défient avec arrogance l'ordre établi par Dieu.
Munawar Ahmad, un savant islamique, spécialiste de la génétique nous dit que " l'arrogance de la science occidentale n'a jamais été aussi grande...Le corps humain est la propriété de Dieu et non pas le laboratoire de l'Homme ".
Rocco Buttiglione, académicien italien proche du Pape Jean-Paul II insiste pour dire qu' « une personne n'est pas un objet ; elle est née de l'amour conjugale des parents. Les enfants ont le droit d'être procréer et non pas produits. Deux scientifiques, Jacques Montagut et Anne Veiga, ont lancé à Paris un « appel solennel à la vigilance sur le clonage humain ».
Ils reprochent la chosification de l'homme en le clonant et le fait qu’ il deviendrait un moyen , non plus une fin. Dr Wilmut (le papa de dolly) pense que le clonage humain est une éventualité « affligeante et offensante » et il ajoute qu'il « ne peut concevoir aucune raison clinique pour reproduire un être humain ».
Jacques Chirac, l’ancien Président français et socialiste s'est prononcé en faveur d'une interdiction universelle du clonage humain, qui constitue selon lui « une atteint dégradante à la dignité humaine ».

CHAPITRE III .Le Clonage et la foi judaïque, Chrétienne et islamique

III.1. Une certaine appréhension de la part de la population

La naissance de Dolly, la première brebis clonée par le docteur Wilmut en 1997, a fait couler beaucoup d'encre en relançant la polémique sur le clonage. Cette expérience apparaît inquiétante aux yeux du public. Par cette réussite, le clonage de l'homme semble être de plus en plus proche. D'autant plus qu'on a aussi réussi à cloner une souris, un porc, et une chèvre. Pourquoi cloner l'homme effraye la population ?
En fait, cloner un humain est une proposition effrayante parce que nous sentons bien intuitivement que l'on touche à quelque chose de tabou, à ce qui fonde notre civilisation : l'unicité de l'être. Beaucoup de personnes pensent que si deux êtres humains ont le même patrimoine génétique alors ils auront la même identité psychique. Pour certains, un clone serait en quelque sorte une autre incarnation du sujet cloné. Or l'idée qu'une parfaite similitude génétique entrainerait de soi une parfaite similitude psychique est dénuée de tout fondement scientifique. Certains pensaient pouvoir cloner de grands artistes ou scientifiques, comme Einstein, pour qu'ils puissent continuer leur œuvre : impossible !
Avec Dolly, la fabrication en série d'individus identiques n'est plus un thème de science-fiction, mais un sujet d'expérimentation. En fait, depuis longtemps, le clonage humain intéresse les hommes, et on le ressent dans les œuvres artistiques, reflet des interrogations et des réflexions de la société. Il y a 60 ans, le célèbre auteur de science-fiction Aldous Huxley, dans son roman intitulé « le meilleur des mondes », mettait la technique du clonage en application pour un nouveau genre de société. Et aujourd'hui encore, le clonage humain est un thème qui inspire des séries télévisées, comme les « X-files » ; on peut aussi citer le film « Ma femme, mes doubles et moi » qui repose sur la notion de clonage.
Cependant si le clonage suscite une certaine peur, il fascine aussi beaucoup de personnes qui y voient le moyen d'assouvir leurs fantasmes les plus fous. Certaines personnes ne cachent pas leur désir de se faire cloner et leurs motivations sont multiples. Certains voudraient pérenniser leur personne, en quelque sorte, devenir immortels au travers de leur clone.
D'autres atteints de stérilité voudraient que l'enfant issu de fécondation in vitro leur soit génétiquement lié… D'autres encore voient dans un clone de leur personne une réserve de cellules ou d'organes en cas de maladies ou d'accident… Peut-être que ce qui effraye le plus, c'est le côté pervers du clonage dû au côté pervers de l'Homme. Celui-ci est capable du meilleur comme du pire. Comment empêcher les possibles dérives et excès qui semblent inévitable, comme beaucoup d'invention (cf. la bombe H) ? Déjà les différents comités d'éthiques se sont rassemblés et le gouvernement a pris des dispositions.

II.2. Éthique liées au clonage humain

Le clonage humain entre dans le cadre de l'eugénisme; il est donc exposé à toutes les remarques d' ordre éthique et juridique qui l'ont amplement condamné. Comme l'écrivait dé à Hans Jonas, le clonage est « de par sa méthode, la plus despotique et, de par sa fin, la plus esclavagiste des formes de manipulation génétique; son objectif n'est pas une modification arbitraire de la substance héréditaire, mais bel et bien sa fixation tout aussi arbitraire en opposition avec la stratégie dominante dans la nature » (cf. Hans Jonas, Clonons un homme: de l'eugénétique à l'ingéniérie génétique, in Tecnica, medicina e etica, Einaudi, Turin 1997, pp. 122-154, p. 136).
Il s'agit d'une manipulation radicale de la relation et de la complémentarité constitutives qui sont à l'origine de la procréation humaine, que ce soit sous l'angle biologique ou à proprement parler du point de vue des personnalités. Elle tend en effet à faire de l'existence des deux sexes un élément purement fonctionnel, lié au fait qu’il faut utiliser un ovule, privé de son noyau pour produire l'embryon-clone; elle exige pour le moment un utérus féminin afin de porter à terme le développement de l'embryon. De cette façon, on met en œuvre toutes les techniques qui ont fait l'objet d'expérimentations dans le cadre de la zootechnique, réduisant ainsi la signification spécifique de la reproduction humaine.
C'est dans cette perspective que se situe la logique de la production industrielle: il faudra explorer et favoriser les études de marché, perfectionner les expérimentations et produire sans cesse des modèles nouveaux. On assiste alors à une exploitation radicale de la femme, réduite à quelques-uns de ses fonctions purement biologiques (prêts d'ovules et d'utérus); des perspectives de recherche apparaissent tendant vers la possibilité de construire des utérus artificiels, dernière étape de la construction d'un « laboratoire » de l'être humain.
Dans le processus de clonage, les relations fondamentales de la personne humaine sont faussées: la filiation, la consanguinité, la parenté, l'engendrement. Une femme peut être la sœur jumelle de sa mère, ne pas avoir de père biologique et être la fille de son grand-père. Si la FIVETE avait déjà introduit une confusion dans les liens de parenté, le clonage, quant à lui, brise ces liens de façon radicale.
Comme dans toute activité artificielle, on « mime » et on « imite » ce qui a lieu dans la nature, mais seulement au prix d'une méconnaissance du fait que l'homme dépasse sa seule composante biologique qui, de plus, est réduite au mode de reproduction qui caractérise uniquement les organismes les plus simples et les moins évolués du point de vue biologique.
On répand l'idée que certains hommes peuvent exercer une domination complète sur l'existence d'autrui, au point d'en programmer l'identité biologique sélectionnée en vertu de critères arbitraires ou purement instrumentaux laquelle, bien qu’elle n'épuise pas l'identité personnelle de l'homme, qui est caractérisée par l'esprit, en est une partie constitutive.
La conception sélective de l'homme aura d'autre part des conséquences culturelles graves également en dehors de la pratique quantitativement limitée du clonage, car elle développera la conviction que la valeur de l'homme et de la femme ne dépend pas de leur identité personnelle mais uniquement de leurs qualités biologiques qui peuvent être appréciées et donc sélectionnées.
Le clonage humain doit être jugé de façon négative également en ce qui concerne la dignité de la personne clonée, qui viendra au monde en vertu du fait qu'elle est une « copie » (même si ce n'est qu'une copie biologique) d'un autre être: cette pratique crée les conditions d'une profonde souffrance de la personne clonée, dont l'identité psychique risque d'être compromise par la présence réelle ou même seulement virtuelle de son « double ».
On ne peut pas non plus émettre l'hypothèse que puisse réussir la conspiration du silence qui, comme le remarquait déjà Jonas, serait impossible et tout autant immorale: puisque le « cloné » a été engendré en vertu de sa ressemblance à quelqu'un qui « valait la peine » d'être cloné, il n'en sera pas moins l'objet d'attentes et d'attentions néfastes, qui constitueront une véritable atteinte à sa subjectivité personnelle.
Si le projet du clonage humain entend s'arrêter « avant » la transplantation dans l'utérus, cherchant ainsi à échapper au moins à certaines des conséquences que nous avons signalées jusqu'à présent, il demeure toutefois également injuste d'un point de vue moral.
En effet, l'interdiction du clonage limitée au fait d'empêcher la naissance d'un enfant cloné, permettrait, quoi qu'il en soit, le clonage de l'embryon-fœtus; elle induirait l'expérimentation sur des embryons et des fœtus, et elle exigerait leur suppression avant la naissance, en procédant à des manipulations cruelles de l'être humain.

Une telle expérimentation est dans tous les cas immorale, car elle détourne arbitrairement la finalité du corps humain (désormais définitivement considéré comme une machine composée de pièces) entendu comme un pur objet de recherche. Le corps humain est un élément constitutif de la dignité et de l'identité personnelles de chacun et il est illicite d'utiliser la femme pour fournir des ovules sur lesquels on puisse effectuer des expériences de clonage.
Cela est immoral également parce que, dans le cas de l'être cloné, nous sommes en présence d'un « homme », bien qu'encore à l'état embryonnaire.
À l'encontre du clonage humain, on peut opposer en outre toutes les raisons morales qui ont conduit à la condamnation de la fécondation in vitro en tant que telle, ainsi qu'à la réprobation radicale de la fécondation in vitro destinée uniquement à l'expérimentation.
Le projet de « clonage humain » représente une dérive terrible vers laquelle est poussée une science sans valeurs; il est le signe d'un profond malaise dans notre civilisation, qui recherche dans la science, dans la technique et dans la « qualité de la vie » des substituts au sens de la vie et au salut de l'existence.
La proclamation de la « mort de Dieu », dans le vain espoir d'un « surhomme », comporte un résultat évident: la « mort de l'homme ». En effet, on ne peut oublier que la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, engendre de nouvelles formes d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal. On demande encore une fois à l'homme de choisir: c'est à lui de décider s'il doit transformer la technologie en un moyen de libération ou en devenir lui-même l'esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrances.
Il faut définir une fois de plus la différence qui existe entre la conception de la vie comme don d'amour et la conception de l'être humain considéré comme produit industriel. Mettre fin au projet de clonage humain est un engagement moral qui doit être également traduit en termes culturels, sociaux et législatifs. En effet, le progrès de la recherche scientifique est bien différent de l'émergence d'un despotisme scientifique, qui semble aujourd'hui prendre la place des anciennes idéologies.
Dans un régime démocratique et pluraliste, la première garantie pour la liberté de chacun se concrétise dans le respect inconditionnel de la dignité de l'homme, à toutes les étapes de sa vie et indépendamment des dons intellectuels et physiques dont il jouit ou dont il est privé. Avec le clonage humain, on supprime la condition nécessaire à toute convivialité, à savoir traiter l'homme toujours et dans tous les cas comme une fin, comme une valeur et jamais exclusivement comme un pur moyen ou un simple objet.

II.3. Face aux droits humains et à la liberté de la recherche

Sur le plan des droits de l'homme, l'éventuel clonage humain représenterait une violation des deux principes fondamentaux qui fondent tous les droits de l'homme: le principe de parité entre les êtres humains et le principe de non-discrimination.
Contrairement à ce qui peut apparaître à première vue, le principe de parité et d'égalité entre les êtres humains est bafoué par cette forme possible de domination de l'homme sur l'homme; la discrimination s'effectue à travers tout le processus sélectif et eugénique inscrit dans la logique du clonage. La résolution du Parlement européen du 12 mars 1997 reconnaît expressément la violation de ces deux principes dans le clonage humain; elle demande avec insistance son interdiction et rappelle la valeur de la dignité de la personne humaine. Le Parlement européen depuis 1983, ainsi que toutes les législations qui ont été adoptées pour légaliser la procréation artificielle, même les plus permissives, ont toujours interdit le clonage.
Il faut rappeler que le Magistère de l'Église a condamné l'éventualité du clonage humain, de la scission gémellaire et de la parthénogénèse dans l'instruction Donum vitae de 1987. Les raisons qui établissent le caractère inhumain du clonage, éventuellement appliqué à l'homme, ne résident pas dans le fait qu'il constitue une forme extrême de procréation artificielle, par rapport à d'autres formes approuvées par le législateur, comme la FIVETE ou d'autres. Comme nous l'avons dit, la raison du refus se trouve dans la négation de la dignité de la personne concernée par le clonage et même la négation de la dignité de la procréation humaine.
Ce qui apparaît le plus urgent aujourd'hui est de rétablir l'harmonie des exigences de la recherche scientifique avec les valeurs humaines imprescriptibles. Le scientifique ne peut considérer comme un affront le refus moral du clonage humain; au contraire, cette interdiction élimine la dérive démiurgique de la recherche en lui restituant sa dignité. La dignité de la recherche scientifique est d'être l'un des moyens les plus perfectionnés au service de l'humanité.
D'autre part, la recherche dans le domaine du clonage trouve également une application légitime dans le règne végétal ou animal, lorsqu'il constitue une nécessité ou une utilité sérieuse pour l'homme ou pour les autres êtres vivants, restant sauves les règles de la protection de l'animal et l'obligation de respecter la diversité biologique spécifique.
La recherche scientifique au bénéfice de l'homme, lorsqu'elle a pour but de trouver des remèdes aux maladies, de soulager la souffrance et de résoudre des problèmes dus à l' insuffisance alimentaire et à une meilleure utilisation des ressources de la terre, représente une espérance pour l'humanité, confiée au génie et au travail des scientifiques.
Pour faire en sorte que la science biomédicale maintienne et renforce son lien avec le véritable bien de l'homme et de la société, il est nécessaire d'entretenir, comme le rappelle le Saint-Père dans l'encyclique Evangelium vitae, un « regard contemplatif » sur l'homme lui-même et sur le monde, dans une conception de la réalité comme création et dans le souci d'une harmonie entre la science, le bien de la personne et de la société.« C'est le regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en en saisissant les dimensions de gratuité, de beauté, d' appel à la liberté et à la responsabilité. C'est le regard de celui qui ne prétend pas se faire le maître de la réalité, mais qui l'accueille comme un don, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante » (E. V., n. 83).
CONCLUSION

Rappelons que le clonage humain entre dans le cadre de l'eugénisme; il est donc exposé à toutes les remarques d' ordre éthique et juridique qui l'ont amplement condamné. Comme l'écrivait dé à Hans Jonas, le clonage est « de par sa méthode, la plus despotique et, de par sa fin, la plus esclavagiste des formes de manipulation génétique; son objectif n'est pas une modification arbitraire de la substance héréditaire, mais bel et bien sa fixation tout aussi arbitraire en opposition avec la stratégie dominante dans la nature » (cf. Hans Jonas, Clonons un homme: de l'eugénétique à l'ingéniérie génétique, in Tecnica, medicina e etica, Einaudi, Turin 1997, pp. 122-154, p. 136).
Sur le plan des droits de l'homme, l'éventuel clonage humain représenterait une violation des deux principes fondamentaux qui fondent tous les droits de l'homme: le principe de parité entre les êtres humains et le principe de non-discrimination. L’Insémination Artificielle et la Technologie de Reproduction assistée sont des interventions qui modifient partiellement le processus de la reproduction humaine qui, elle, est et reste sexuée, c’est-à-dire, résultat de la fusion de deux cellules germinales provenant l’une d’un homme (père) et l’autre d’une femme (mère).
Le clonage humain, au contraire, porterait à l’existence un nouvel être humain sans aucune implication de la sexualité, sans aucune possibilité d’évoquer la paternité ou la maternité.Et l’incarnation de l’âme et de l’esprit divin dans être cloné risque de poser problème aussi. Puisqu’il s’agit, non d’une modification, d’une altération du processus de la reproduction, mais bien d’une alternative à la reproduction sexuée, qui était déjà mise en œuvre dans le monde végétal et dans le monde animal et qui, de nos jours, s’offre comme une possibilité pour l’homme.
Du point précédent, les questions soulevées évoquent que, sur le plan éthique, le clonage humain présente plusieurs aspects et pose plus d’un problème à la société toute entière :
- L’humanité a intuitivement perçu le danger que représente pour elle le clonage ;
- L’hypothèse du clonage est l’expression du projet d’insérer de l’artificiel dans le processus du cycle vital de l’homme (la peur du clonage comme violation de la nature) ;
- Le clonage humain est un des problèmes les plus complexes soulevés par les progrès scientifiques en général et de la santé publique, et comme tel, il requiert de la société humaine toute entière, une vigilance continue pour affronter les multiples aspects éthiques de la nouvelle situation.
Dans un tel contexte, non seulement il faut exclure toute prétention à être exhaustif dans les solutions aux problèmes que pose le clonage, mais il est inévitable de trouver des problèmes pour lesquels, à présent, il n’y a aucune solution envisageable. Ainsi, à ce niveau, qu’il suffise de faire un panorama des arguments favorables au clonage humain, pour ensuite donner un écho de la pensée de différents groupes de l’opinion publique.
A Cette position scientifique et juridique, nous pouvons conclure avec la position des églises et
je vais ici présenter, d’une part pour le Christianisme et pour l’Islam d’autre part les raisons pour lesquelles ces religions refusent clonage humain.

1. La position du christianisme sur le clonage :
La religion chrétienne est composée de la religion catholique, orthodoxe et protestante.
a. La Position de l’Eglise Catholique sur le clonage humain
La position de l’Eglise Catholique, sur le clonage est représentée par celle de « l’ Académie Pontificale pour la défense de la Vie », mais elle était déjà perceptible dans le document « Donum Vitae » dans lequel le Magistère précise : « Même les tentatives ou les hypothèses visant à obtenir un être humain sans aucun lien avec la sexualité humaine, par fission gémellaire, par clonage, par parthénogenèse (reproduction asexuée d’embryons, à partir d’une seule cellule germinale, l’ovule), sont contraires à la morale catholique en tant qu’elles s’opposent soit à la dignité de la procréation humaine soit à celle de l’union conjugale ».
Selon l’Académie Pontificale pour la défense de la Vie, « le clonage risque d’être la parodie de la toute - puissance de Dieu… Sur le plan des droits de l’homme, l’éventuel clonage représenterait la violation de deux principes fondamentaux : celui de l’égalité de tous les êtres humains et celui de la non-discrimination ». La violation du premier apparaît dans la domination de l’homme (chercheur) sur l’homme (l’embryon humain) ; tandis que la violation du second réside dans la sélection de type eugénique inhérente à la logique même du clonage (faire vivre les bons et éliminer les autres, suivant le critère propre au chercheur). Le clonage est inacceptable pour l’homme !
Au sein de la religion catholique, l'ancien Pape Jean-Paul II énonce, dans son Encyclique Evangelium Vitae de 1995, que « l'utilisation des embryons et fœtus comme objets d'expérimentation représente un crime contre la dignité des êtres humains », interdisant de ce fait le clonage reproductif et thérapeutique. Inspiration d'une déclaration des évêques sur « l'essor de la génétique et de ces conséquences sur la société » spécialiste d'éthique médicale, le Jésuite Patrick Verspieren affirme « qu'avec le clonage, c'est le sens même de l'humanité, de sa liberté qui est en jeu ».
L'église catholique se distingue des autres grandes religions à bien des égards. Elle est entre autre la seule avec les pentecôtistes à respecter l'embryon comme « une personne humaine dès le moment de la conception ». Il en découle donc une interdiction de la plupart des recherches embryonnaires et des thérapies sur l'embryon, puisque ces pratiques violent les principes d'unicité de la personne.
Selon les catholiques, non libéraux la vie commence dès la conception. La religion catholique refuse alors toute manipulation sur l’embryon humain. Pour eux, le clonage reproductif humain est strictement interdit, ainsi que le clonage thérapeutique. Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, déclare que « C’est une grave offense faite à une personne et, au-delà, à toute la nature humaine que de la traiter comme un produit ou une chose ».
Les orthodoxes refusent la plupart des expériences et manipulations sur l’embryon humain. Ils refusent ainsi le clonage reproductif, mais admettent le clonage thérapeutique, à partir d’une cellule ou de la peau.
b. La Position de l’Eglise Protestante sur le clonage humain
Les protestants ont la position la plus souple vis-à-vis du clonage et des manipulations de l’embryon. Le clonage reproductif de l’Homme est autorisé dans certaines églises protestantes. Mais pour les protestants, dans la majorité des cas, les manipulations sur l’humain sont admises si la science peut réaliser des progrès bénéfiques ou si une vie humaine est en jeu.
Les chrétiens protestants sont plus ouverts au progrès de la génétique. Ils mettent davantage l'accent sur le libre arbitre, considérant chaque cas comme particulier. Ils s'en remettent uniquement au jugement du couple. Les églises protestantes approuvent la recherche sur l'embryon, à condition que celle-ci soit strictement supervisée. Les églises protestantes ne ferment pas non plus la porte au clonage, à l’exception des pentecôtistes.
2. La Position du Judaïsme sur le clonage humain

Selon les juifs, la loi hébraïque recommande l’observance de la loi naturelle et divine. Ainsi le clonage reproductif humain est admis, si cela permet de palier une détresse ou une stérilité naturelle. « Dans notre tradition religieuse, nous considérons que l’enfant s’épanouit lorsqu’il est issu d’un homme et d’une femme. », explique Alain Goldmann, le grand rabbin.
Ainsi, le judaïsme estime que l'embryon est « humain » qu'à partir du quarantième jour de la grossesse. Par conséquent, cette religion ne condamne pas systématiquement le recours au clonage à des fins strictement thérapeutiques, considérant par contre, qu'il ne peut être envisagé sans contrôles stricts.Il est inconcevable d'utiliser le clonage comme mode de reproduction.
La Position de l’Islam sur le clonage humain

En Islam, l'existence de l'être humain demeure aléatoire jusqu'à sa nidification dans la muqueuse utérine. La modification des cellules germinales et tout ce qui peut nier le principe de la création divine, à commencer par le clonage, est proscrit. Par contre, pour une minorité de juristes islamiques, le clonage serait, dans certains cas préférable à un « adultère génétique », car il permettrait de respecter la filiation, c'est à dire qu'il éviterait à un couple stérile de recourir à un donneur de cellules reproductives dans le cadre d'une procréation médicalement assistée.
Le clonage par prélèvement cellulaire appelé clonage humain, est formellement interdit par la Loi quel qu’en soit le motif, et ce pour différentes raisons :

Tout d'abord l'absence de père dans le cas de figure où le clone est issu d’une cellule prélevée d’une femme. Toute filiation patrilinéaire devient ainsi impossible. Or, l’enfant doit porter le nom de son père : « Qu’on appelle ces enfants adoptifs du nom de leurs vrais pères ! Cela est plus régulier devant Dieu. »

L'absence de mère dans le cas où la femme dont l’utérus sert de réceptacle à l’oeuf serait une simple mère porteuse utilisée uniquement pour mener la grossesse à son terme, ce qui est contraire à la dignité de la personne humaine et aux lois de l’univers : « Humains ! Nous vous avons créés d’un sexe mâle et d’un sexe femelle. » L'incapacité de retracer ses origines est répréhensible aux yeux de l’islam : « Maudit soit celui qui se dit issu d’une ascendance autre que celle de son père […] ! » « Quiconque prétend sciemment être fils d’Untel qui n’est pas son vrai père se verra interdire l’accès au paradis. »

« Toute femme qui donnera naissance à un enfant non issu de son mari aura rompu tout pacte avec Dieu, et le Paradis lui sera interdit ; tout père qui refusera délibérément de reconnaître sa progéniture ne recevra aucun regard de son Seigneur, et sera couvert d’ignominie ici-bas. » Or, la raison d’être du clonage humain serait précisément de reproduire des individus possédant des qualités électives (intelligence, force, santé, beauté, etc.), à l’exception de toute autre considération.

L'impossibilité de mettre en application bon nombre de prescriptions légales prévues par l’islam telles les dispositions concernant le mariage, la généalogie, l’entretien du foyer, la paternité, la filiation paternelle et maternelle, l’héritage, la garde des enfants, la parenté utérine, l’agnation, etc. est aussi une raison qui pousse l'Islam à refuser le clonage humain. Pratique contre nature, le clonage humain mettrait donc incontestablement l’ordre social en péril. L’islam accepte les manipulations sur l’embryon humain seulement si une vie est en jeu, mais refuse le clonage reproductif humain. Selon Dalil Boubakeur, Recteur de la mosquée de Paris, « Dieu donne la vie et la reprend. Il l’insuffle dès les premiers instants de la création, et donc dès le stade embryonnaire. Avec le clonage, l’embryon est créé par des procédés artificiels. Cela viole la loi de Dieu et cela viole la loi humaine. »
Après cette position des Eglises, je peux conclure que les recherches en vue du « clonage humain » représentent une dérive terrible vers laquelle est poussée une science sans valeurs; il est le signe d'un profond malaise dans notre civilisation, qui recherche dans la science, dans la technique et dans la « qualité de la vie » des substituts au sens de la vie et au salut de l'existence.
Le clonage humain doit être jugé de façon négative également en ce qui concerne la dignité de la personne clonée, qui viendra au monde en vertu du fait qu'elle est une « copie » (même si ce n'est qu'une copie biologique) d'un autre être: cette pratique crée les conditions d'une profonde souffrance de la personne clonée, dont l'identité psychique risque d'être compromise par la présence réelle ou même seulement virtuelle de son « double ».
C’est la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, comme celui du péché d’Adam et Eve , engendre de nouvelles formes de révolte envers le Créateur, d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu.

Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal. On demande encore une fois à l'homme de choisir: c'est à lui de décider s'il doit transformer la technologie en un moyen de libération ou en devenir lui-même l'esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrances.

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

• Elio Sgreccia, Manuel de bioéthique, Wilson et Lafleur, 1999 ;
• John B. Gurdon et James A. Byrne, Histoire du clonage, Éd. Conseil de l’Europe, mai 2002 ;
• Robert KIKIDI MBOSO : Ethique et déontologie médico-sanitaire, Ed .ISTM Kinshasa, 2010.
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Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

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LE CLONAGE HUMAIN FACE A L-ETHIQUE MEDICALE ET LA MORALE JUDEO- CHRETIENNE ET ISLAMIQUE

Postée le: 01.04.2019
Ville : KINSHASA
Description

LE CLONAGE HUMAIN FACE A L’ETHIQUE MEDICALE ET LA MORALE JUDEO- CHRETIENNE ET ISLAMIQUE

Par l’Evangéliste Prof. Dr. Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D en Santé Publique,3è Cycle en Sociologie politique et Criminologie, Leader d’AREV-Ministres, Président de l’Afrique-Santé, asbl et Professeur de Santé publique et d’Ethique Sanitaire des Universités

Avant –Propos.

L’évolution de la science et de la technologie à ce début du XXI ème siècle et la révolution sanitaire constituent des mines éthiques et ouvre la porte à un grand débat qui a de conséquence déplorable sur notre identité et la foi tant judaïque, Chrétienne qu’islamique. Si certains pensaient qu’actuellement, la réalisation du clonage humain apparaît difficile et que les scientifiques ne maîtrisent pas encore la technique du clonage humain et le taux de réussite des expériences est extrêmement faible. De plus, toutes ces recherches sont fort coûteuses. Donc, entre son faible taux d'efficacité et le mystère qui entache son mécanisme, le clonage d’une personne n'est pas pour tout de suite. On va maintenant voir la vision du clonage humain qu'a la société tant chez les scientifiques, que chez les personnalités ou encore chez la population en général.
Bien sur la duplication d'un être humain suscite de nombreuses questions sur le plan philosophique et moral mais avec l’annonce un samedi janvier 2003 en Hollande de la naissance d’un premier être humain cloné, la petite fille Eve , née le jeudi 26 décembre 2002 sous césarienne dans un lieu secret et en janvier 2008, Stemagen, une firme de Californie, affirme dans la revue Stem Cell avoir réussi à créer pour la première fois cinq embryons humains par clonage en utilisant des cellules de la peau de deux hommes adultes. Après vérifications, ils n'ont réussi à confirmer avec une totale certitude que ces embryons étaient bien des clones des deux hommes que dans trois des cinq cas. Les embryons ont été détruits au cours de ce processus de vérification.
La technique employée par Stemagen est celle du clonage par transfert nucléaire de cellule somatique qui consiste à insérer dans un ovocyte énucléé le noyau d’une cellule adulte puis de conduire l’œuf ainsi créé à maturation. Cette technique a été utilisée avec succès chez des animaux et a même donné naissance à des clones viables : Dolly (brebis) clonée en 1996, Snuppy (chien) en 2005. Toutes ses manipulations génétiques viennent de s’ajouter à d’ autres reproductions de contre nature, de cellules souches et du clonage de plusieurs animaux par les Savants à travers le monde et relancent ainsi des questions de bioéthique et des considérations d’ordre morale judaïque, Chrétienne et islamique de ces dernières décennies .
Etant qu’Enseignant des Sciences de la santé, de la Bioéthique et Evangéliste, lumière du monde et sel de la terre, il est de notre devoir sacré de pouvoir sonné le cri d’alarme et dénoncer la dérive de la science et de la technologie sans conscience, tout en partageons aussi les avis d'érudits Chrétiens et juifs qui selon eux quand des êtres humains cherchent à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation, ils défient avec arrogance l'ordre établi par Dieu. Et celui de Munawar Ahmad, un savant islamique, spécialiste de la génétique qui a dit que " l'arrogance de la science occidentale n'a jamais été aussi grande...Le corps humain est la propriété de Dieu et non pas le laboratoire de l'Homme ".
C’est dans cette perspective que je vous présente ces quelques lignes, qui sont le produit des écrits de plusieurs auteurs cités à notre bibliographie et de la philosophie médico-sanitaire conformément à l’écologie de la reproduction humaine et aux lois divines sur cette question qui rend triste la science, effraie le monde, viole gravement l’éthique biomédicale et sanitaire, la foi et la sacralité de la vie humaine.
Notre communication comprend trois parties :
La première élucide le concept Clonage ;
La deuxième parle du Clonage et de la bioéthique ou éthique médico-sanitaire ;
La troisième ou la dernière fait la lumière sur le Clonage et la foi judaïque, Chrétienne et islamique.
Je crois fermement que nos lecteurs en attireront profit.

CHAPITRE I. Qu’est-ce que le concept Clonage humain

I.1.Définitiln du concept clonage humain

Le Clonage humain consiste en la création d'un être humain à partir de la totalité du matériel génétique d'un humain déjà conçu. On pourrait comparer ce concept à une gémellité retardée, et obtenue à la suite d'une décision.
Le clonage pourrait permettre un éventail de possibilités au niveau médical selon les chercheurs généticiens. Par exemple, lors d'une guerre, pouvoir remplacer un organe vital touché par celui du clone serait très intéressant. Le clone servirait alors de « banque d'organes vivante » !
C’est une forme de reproduction asexuée qui consiste à la création d'organismes à partir d'un organisme parental unique, sans apport de matériel génétique nouveau. Tous les organismes obtenus par reproduction asexuée d'un organisme particulier ont un ensemble de gènes identiques dans le noyau de leurs cellules : ils forment un clone.
Pour mieux appréhender le concept clonage humain, il nous est très capital d’élucider aussi le concept clonage en général.

I.2.qu’est-ce –entend par le clonage ?

En médecine régénératrice et santé de reproduction, on entend par clonage vient du mot anglais «cloning » ; c’est une méthode de manipulation génétique qui consiste à fabriquer un clone.

Précisément, c’est un programme de culture des cellules souches, blastocystes cultivées in - vitro, puis transplanté dans un être vivant pour le milieu artificiel jusqu’à la spécialisation cellulaire complet donnant naissance à un embryon puis un être de même ressemblance que le précédent.
Mais pour être clair, le terme clonage se dit dans la manipulation génétique pour le prélèvement des cellules souches dans le blastocyste et d’en cultiver au laboratoire des lignées maintenues dans un état indifférencié.
Selon nous, on entend par le clonage, c’est la manipulation de corps génétique notamment de cellules somatiques ou sexuelles en vue de la création in vitro d’un embryon suivie de sa mise en culture et de son implantation in utero ; à la clé de ce dernier donne un individu identique comme déjà dit à celui sur qui ont prélevé les cellules somatiques ou sexuelles.
En effet, l’être humain ou animal reproduit est sosie parfait de l’orignal avec ceci de particulier qu’il reprend tout de lui, même les empreintes digitales et le timbre vocal et même tous les indices anthropométriques que nous enseignons en médecine légale et en criminalistique.
Nous pouvons conclure de cette définition que le clonage humain est une manipulation génétique de contre nature, criminogène et anti bioéthique en vue de semer la confusion dans l’humanité et de l’ordre établi par Dieu sur la reproduction naturelle des humains.
I.3.Comment avoir un clone ?
Le clonage s’opère par le croisement d’un ovocyte à toute cellule adéquate ; mais comment s’y apprend-on ? L’un des procédés utilisé est le transfert de noyau :
1. On prélève sur une femelle un ovocyte non fécondé ;
2. On l’énuclée, c’est-à-dire on retire le noyau contenant l’ADN ;
3. Ensuite, on prend sur le corps de l’animal ou l’être humain destiné à être cloné à une cellule adéquate, une cellule de peau ou de sang par exemple, dont le noyau contient le patrimoine génétique ;
4. La cellule ou son noyau seul est transférée dans l’ovocyte énuclée puis stimulée électriquement ;
5. De cette façon, elle fusionne avec le cytoplasme de l’ovocyte ;
6. Ainsi doté d’un nouveau noyau, l’œuf se divise et se développe comme s’il était fécondée, devenant le clone de la créature dont on a prélevée la cellule ;
7. L’embryon peut alors être implanté dans l’utérus d’une mère porteuse ou, les rares fois où tout se passe bien, il grandit jusqu’à la naissance.
On recourt aussi à l’utilisation d’un embryon qui n’est conservé que jusqu’à, l’obtention des cellules souches issues de la masse cellulaire interne, cellules qui seront placées en nature. Les chercheurs en santé de la production et les autres scientifiques ont utilisé ce procédé de base pour le clonage humain.
Mais contrairement à la recherche à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation et l'ordre établi par Dieu, le programme de clonage a été mis au point en santé de la reproduction pour avoir les cellules souches qui sont la clé de remplacement des cellules qui détériorent de nombreuses pathologies ou maladies comme le diabète, la maladie de Parkinson(de tremblement), les Cardiopathies(maladies du cœur) chroniques, les néphropathie(maladies de riens) en phase terminale, les atteintes fatales du foie et le cancer, etc.
Ces cellules souches peuvent aussi générer du sang et certains soutiennent qu’elles rendront même les banques du sang inutiles. En fait, les médecins ou mieux « LES SANITOLOGUES DE LA REPRODUCTION » et les autres manipulateurs de matières génétiques s’en servent depuis des années pour traiter certaines hémopathies, c’est-à-dire les maladies su sang.
Il faut noter à ce qui précède qu’un autre réservoir de cellules souches outre les cellules souches adultes et embryonnaires, on a aussi isolé des cellules germinales embryonnaires. Elles sont issues de la gonade primitive de l’embryon ou fœtus organe qui produira les ovules ou les spermatozoïdes après être devenus ovaires ou testicules.
Bien que différents sous nombreux rapports, les cellules germinales embryonnaires y compris les cellules souches embryonnaires sont pluripotentes, cela veut dire qu’elles sont capables de donner naissance à la quasi-totalité des types cellulaires.
Elles sont donc un matériau de choix dans l’élaboration de traitements médicaux novateurs comme nous l’avons déjà élucidé plus loin. Ici l’intérêt qu’elles suscitent se heurte à la polémique entourant leur origine que nous énoncerons dans la partie de l’éthique médicale ou la bioéthique concernant le clonage humain.

En effet, ces cellules tirent leur origine de fœtus avortés ou d’embryons. Par conséquent, leur obtention requiert la destruction d’un fœtus ou d’un embryon.
Aux USA, les biologistes semblent avoir fait une autre découverte importante à partir d’un type de cellules souches différent, présentes dans la moelle épinière de la souris. Et ils démontrent que ces cellules possèdent toute la plasticité des cellules souches embryonnaires.
En principe, faire tout ce que l’on attend des cellules souches embryonnaires mais les obstacles et les risques médicaux et de la médecine régénérative sont encore nombreux sur le plan de la Santé Publique puisque les cellules souches adultes sont rares et la difficulté à identifier et les thérapies présentent de graves problèmes de Santé Publique, quand bien même les savants maitrisent le procédé de la fabrication de tissus de remplacement comme aussi de clones.

I.4. Typologie de clonage et la différence entre la reproduction asexuée et la reproduction sexuée:

Lorsque l'on fait des expériences de reproduction asexuée chez des êtres normalement issus de reproduction sexuée, on fait du clonage.
Dans la nature, la reproduction asexuée est observée dans le règne végétal et chez certains animaux invertébrés ; elle donne naissance à des individus génétiquement semblables. Au contraire, la reproduction sexuée produit des individus qui sont génétiquement différents. Cette diversité, qui est à la source de l'évolution et de la sélection naturelle, a une telle importance qu'on la trouve chez presque tous les animaux, vers, insectes et vertébrés. Pourquoi est-on arrivé à effectuer des expériences de reproduction asexuée sur des êtres vivants qui normalement sont issus de reproduction sexuée ?
En fait, depuis plusieurs décennies, pour comprendre les mécanisme du développement précoce et de la différenciation cellulaire, les biologistes ont cherché à réaliser des expériences de reproduction asexuée chez les vertébrés, d'abord les amphibiens puis les mammifères.
Reproduction sexuée : Formation d'organismes à partir de 2 parents, l'un mâle et l'autre femelle, dont les matériels génétiques se trouvent mélangés aux hasards, de sorte que les descendants sont génétiquement tous différents, à l'exception des jumeaux vrais. Donc, comme nous l’avons ci-haut souligné, lorsque l'on fait des expériences de reproduction asexuée chez des êtres normalement issus de reproduction sexuée, on fait du clonage.
Mais, attention, il faut bien distinguer 2 types de clonage : il faut distinguer le clonage reproductif, aboutissant à la naissance d'êtres humains et le clonage non reproductif, qui ne conduit pas à la naissance d'un enfant. La notion de clonage non reproductif recouvre elle-même deux sortes de techniques déjà usitées ou envisageables :
la production et la culture de cellules d'origine embryonnaire ou adulte qui ne peuvent donner lieu par elle-même à la constitution d'un embryon, ce qui est très utile pour la recherche diagnostique et thérapeutique ( problème d'éthique car cela touche aux manipulation d'embryon humain, mais c'est un autre débat)

la production d'embryons dont le développement serait arrêté à un stade précoce pour obtenir des cellules immuno-compatibles à des fins de thérapie cellulaire.

Généralement, lorsque les médias parlaient du clonage, on ne distinguait pas vraiment ces deux types de clonage. Pourtant, les motivations de ces deux types sont différentes.
a) Clonage thérapeutique. En transplantant des cellules d'embryon humain mises en culture, les chercheurs espèrent pouvoir régénérer des fonctions organiques abîmées ou détruites. Par exemple réparer les cellules nerveuses pour lutter contre les maladies de Parkinson ou Alzheimer.
b) Clonage reproductif. Dans le domaine de la reproduction, il y aurait l'augmentation des chances de grossesse lorsqu'un seul embryon a pu être obtenu in vitro ; la perpétuation du lignage biologique en cas de procréation impossible; cas des couples ou l'un des conjoints est stérile.
Actuellement, la réalisation du clonage apparaît difficile nous allons vers trois typologies de clonages :
1. Le clonage animal qui consiste à l’implantation du noyau d’une cellule mammaire de l’animal, le mammifère adulte dans un ovule énuclée ;
2. Le clonage humain qui est la conservation de l’embryon humain jusqu’obtention des cellules souches de la masse cellulaire interne et les cellules sont plantées en culture ;
3. Le clonage thérapeutique qui est le fait de récolter des cellules souches embryonnaires pluripotentes ; Cela a pour fin de soins médicaux et vétérinaires voir phyto-thérapeutiques.
Les scientifiques ne maîtrisent pas encore la technique du clonage bioéthique et le taux de réussite des expériences est extrêmement faible et dangereux pour la santé publique. De plus, toutes ces recherches sont fort coûteuses et loin de la Couverture Sanitaire Universelle. Donc, entre son faible taux d'efficacité et le mystère qui entache son mécanisme, le clonage de l'homme n'est pas pour tout de suite.
Et au futur, le clonage humain réussi sera une violation de reproduction écologique de l’espèce humaine en faveur de production contre nature et apocalyptique.
Avant de faire le feed - back sur l’évolution du clonage, voici les trois problèmes de santé Publique que pose cette manipulation génétique :
1. Le rejet du tissu étranger par le système immunitaire du receveur.
Bien qu’actuellement pour y remédier, on a administré des immunosuppresseurs puissant, ces substances ont des graves effets secondaires ; en moins ‘’le génie génétique’’ résout le problème en modifiant les cellules souche de façon à ce que les tissus obtenus n’apparaissent plus étrangers à leur nouvel hôte.
Ici les chercheurs ont même proposé de cloner les patients mais de stopper le développement du clone au stade du blastocyste, au moment où les cellules souches embryonnaires peuvent être recueillies ; voir comment avoir un cloné expliqué ci-haut.
Cette proposition pose une seconde difficulté sanitaire, c’est celle d’une acceptabilité pour beaucoup de personnes et inefficacité en cas de maladie congénitale.
D’ailleurs, aux USA, le National Academy of Sciences (NAS) a déclaré autre fois qu’il est fondamental de comprendre comment prévenir le rejet des cellules greffées afin qu’elles soient utiles à la médecine régénérative, et c’est là l’une des principales difficultés de la recherche dans le domaine du clonage.
2. Le risque de formation de cancers et autres tumeurs bénignes
L’injection de cellules souches embryonnaires entraine entre autres le risque de formation de cancers et autres tuméfactions bénignes comme tératome qui est une tumeur maligne très monstrueuse avec de métastase ou excroissance dans plusieurs tissus : peau, cheveux, muscle, cartilage, os, etc….
3. L’obstacle de la maitrise en milieu de culture artificiel et inadaptation psychique du clone.
Le programme s’emballe parfois quand les cellules sont détachées des blastocystes cultivées in vitro, puis transplantées dans un être vivant comme nous indique l’expérience heureuse de l’université of Wisconsin communication faite par Térèse Winslow, assistée de Lydia Kibiuk et Caïttin Duck-Watt.
En effet, la maitrise en milieu artificiel du processus de division et de spécialisation cellulaire, processus extraordinairement complexe, est un obstacle supplémentaire. A cela s’ajoute le trouble de comportement constaté aux clones animaux qui risque d’être grave avec les humains quant à l’adoption psychique à leurs milieux naturels.

CHAPITRE II. Le Clonage et de la bioéthique ou éthique médico-sanitaire

II.1. Opinion des scientifiques et personnalités vis à vis du clonage humain


On a distingué 2 types d'avis :
II.1.1. Avis favorables au niveau sociales mais de contre nature et violant principes de la reproduction sexuée que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine
Joshua Lederberg, prix nobel de médecine, a défendu le clonage humain comme moyen de reproduire « les individus supérieurs », mais notre collègue oublie que si on arrivait aussi à reproduire milles grands terroristes, le monde risque d’arrivé à l’âge apocalyptique.
Joseph Flechter, université de Virginie, écrivit que « la société pourrait avoir besoin de clones humains spécialisés pour remplir certains rôles particuliers, par exemple des individus spécialement résistants aux radiations, ou dotés d'une toute petite taille pour les vols à haute altitude et les vols spaciaux. Mais lui aussi oublie ce qui arrivera si on faisait la reproduction des grands terroristes et criminels et dictateurs voir satanistes sans foi ni Dieu.
Mac Farlane Burnet, prix nobel de médecine en 1960, publia en 1978 un livre pour expliquer l'intérêt qu'aurait la société à mettre en œuvre une sélection génétique systématique des individus. (Dr Richard Seed veut créer une clinique de clonage humain. Créé à l'image de Dieu, l'Homme doit à son tour créer des êtres à son image, c'est « la première étape sérieuse vers cette unité de l'homme avec Dieu ».) Mais notre collègue semble ne pas respecter la loi devine de la reproduction sexuée et in utero que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine
Simon Fishel (embryologiste anglais) est favorable à l'idée de faire un clone d'un malade pour produire des cellules souches embryonnaires pouvant être utilisées pour réparer des tissus endommagés. Il se dit même favorable à la production de « copie d'humains en état de mort cérébrale, comme réserve de greffes d'organes ».
Ruth Deech, human fertilization and embryology authority (GB), pense que l'on pourrait envisager d'autoriser un couple, risquant d'avoir un bébé anormal, à faire un clone.
Brigid Hogan, biologiste et spécialiste d'éthique médicale pose le cas d'un cancéreux qui a besoin d'une greffe de moelle osseuse mais ne trouve pas de donneur approprié. Il pourrait se cloner, grâce à un ovocyte prélevé chez une femme consentante. « En quelques jours l'embryon produirait des cellules souches utilisables pour une transplantation. Pas de problème d'éthique puisqu'aucun œuf n'est fécondé et il n'y a pas implantation de l'embryon dans un utérus.
Tous ces avis médicaux soient-ils ne semblent pas respecter les principes de la reproduction sexuée que Dieu, le créateur a établi pour la perpétuation de l’espèce humaine. Les enfants n’ont que le droit d’être engendre et non pas d’être reproduit. On est chacun un spécimen particulier de Dieu, différent des autres êtres humains, jumeaux soient - ils.

II.1.2.Avis défavorables

L'avis d'érudits chrétiens et juifs est le suivant : selon eux quand des êtres humains cherchent à se reproduire d'une façon asexuée et en écartant l'homme du processus de procréation, ils défient avec arrogance l'ordre établi par Dieu.
Munawar Ahmad, un savant islamique, spécialiste de la génétique nous dit que " l'arrogance de la science occidentale n'a jamais été aussi grande...Le corps humain est la propriété de Dieu et non pas le laboratoire de l'Homme ".
Rocco Buttiglione, académicien italien proche du Pape Jean-Paul II insiste pour dire qu' « une personne n'est pas un objet ; elle est née de l'amour conjugale des parents. Les enfants ont le droit d'être procréer et non pas produits. Deux scientifiques, Jacques Montagut et Anne Veiga, ont lancé à Paris un « appel solennel à la vigilance sur le clonage humain ».
Ils reprochent la chosification de l'homme en le clonant et le fait qu’ il deviendrait un moyen , non plus une fin. Dr Wilmut (le papa de dolly) pense que le clonage humain est une éventualité « affligeante et offensante » et il ajoute qu'il « ne peut concevoir aucune raison clinique pour reproduire un être humain ».
Jacques Chirac, l’ancien Président français et socialiste s'est prononcé en faveur d'une interdiction universelle du clonage humain, qui constitue selon lui « une atteint dégradante à la dignité humaine ».

CHAPITRE III .Le Clonage et la foi judaïque, Chrétienne et islamique

III.1. Une certaine appréhension de la part de la population

La naissance de Dolly, la première brebis clonée par le docteur Wilmut en 1997, a fait couler beaucoup d'encre en relançant la polémique sur le clonage. Cette expérience apparaît inquiétante aux yeux du public. Par cette réussite, le clonage de l'homme semble être de plus en plus proche. D'autant plus qu'on a aussi réussi à cloner une souris, un porc, et une chèvre. Pourquoi cloner l'homme effraye la population ?
En fait, cloner un humain est une proposition effrayante parce que nous sentons bien intuitivement que l'on touche à quelque chose de tabou, à ce qui fonde notre civilisation : l'unicité de l'être. Beaucoup de personnes pensent que si deux êtres humains ont le même patrimoine génétique alors ils auront la même identité psychique. Pour certains, un clone serait en quelque sorte une autre incarnation du sujet cloné. Or l'idée qu'une parfaite similitude génétique entrainerait de soi une parfaite similitude psychique est dénuée de tout fondement scientifique. Certains pensaient pouvoir cloner de grands artistes ou scientifiques, comme Einstein, pour qu'ils puissent continuer leur œuvre : impossible !
Avec Dolly, la fabrication en série d'individus identiques n'est plus un thème de science-fiction, mais un sujet d'expérimentation. En fait, depuis longtemps, le clonage humain intéresse les hommes, et on le ressent dans les œuvres artistiques, reflet des interrogations et des réflexions de la société. Il y a 60 ans, le célèbre auteur de science-fiction Aldous Huxley, dans son roman intitulé « le meilleur des mondes », mettait la technique du clonage en application pour un nouveau genre de société. Et aujourd'hui encore, le clonage humain est un thème qui inspire des séries télévisées, comme les « X-files » ; on peut aussi citer le film « Ma femme, mes doubles et moi » qui repose sur la notion de clonage.
Cependant si le clonage suscite une certaine peur, il fascine aussi beaucoup de personnes qui y voient le moyen d'assouvir leurs fantasmes les plus fous. Certaines personnes ne cachent pas leur désir de se faire cloner et leurs motivations sont multiples. Certains voudraient pérenniser leur personne, en quelque sorte, devenir immortels au travers de leur clone.
D'autres atteints de stérilité voudraient que l'enfant issu de fécondation in vitro leur soit génétiquement lié… D'autres encore voient dans un clone de leur personne une réserve de cellules ou d'organes en cas de maladies ou d'accident… Peut-être que ce qui effraye le plus, c'est le côté pervers du clonage dû au côté pervers de l'Homme. Celui-ci est capable du meilleur comme du pire. Comment empêcher les possibles dérives et excès qui semblent inévitable, comme beaucoup d'invention (cf. la bombe H) ? Déjà les différents comités d'éthiques se sont rassemblés et le gouvernement a pris des dispositions.

II.2. Éthique liées au clonage humain

Le clonage humain entre dans le cadre de l'eugénisme; il est donc exposé à toutes les remarques d' ordre éthique et juridique qui l'ont amplement condamné. Comme l'écrivait dé à Hans Jonas, le clonage est « de par sa méthode, la plus despotique et, de par sa fin, la plus esclavagiste des formes de manipulation génétique; son objectif n'est pas une modification arbitraire de la substance héréditaire, mais bel et bien sa fixation tout aussi arbitraire en opposition avec la stratégie dominante dans la nature » (cf. Hans Jonas, Clonons un homme: de l'eugénétique à l'ingéniérie génétique, in Tecnica, medicina e etica, Einaudi, Turin 1997, pp. 122-154, p. 136).
Il s'agit d'une manipulation radicale de la relation et de la complémentarité constitutives qui sont à l'origine de la procréation humaine, que ce soit sous l'angle biologique ou à proprement parler du point de vue des personnalités. Elle tend en effet à faire de l'existence des deux sexes un élément purement fonctionnel, lié au fait qu’il faut utiliser un ovule, privé de son noyau pour produire l'embryon-clone; elle exige pour le moment un utérus féminin afin de porter à terme le développement de l'embryon. De cette façon, on met en œuvre toutes les techniques qui ont fait l'objet d'expérimentations dans le cadre de la zootechnique, réduisant ainsi la signification spécifique de la reproduction humaine.
C'est dans cette perspective que se situe la logique de la production industrielle: il faudra explorer et favoriser les études de marché, perfectionner les expérimentations et produire sans cesse des modèles nouveaux. On assiste alors à une exploitation radicale de la femme, réduite à quelques-uns de ses fonctions purement biologiques (prêts d'ovules et d'utérus); des perspectives de recherche apparaissent tendant vers la possibilité de construire des utérus artificiels, dernière étape de la construction d'un « laboratoire » de l'être humain.
Dans le processus de clonage, les relations fondamentales de la personne humaine sont faussées: la filiation, la consanguinité, la parenté, l'engendrement. Une femme peut être la sœur jumelle de sa mère, ne pas avoir de père biologique et être la fille de son grand-père. Si la FIVETE avait déjà introduit une confusion dans les liens de parenté, le clonage, quant à lui, brise ces liens de façon radicale.
Comme dans toute activité artificielle, on « mime » et on « imite » ce qui a lieu dans la nature, mais seulement au prix d'une méconnaissance du fait que l'homme dépasse sa seule composante biologique qui, de plus, est réduite au mode de reproduction qui caractérise uniquement les organismes les plus simples et les moins évolués du point de vue biologique.
On répand l'idée que certains hommes peuvent exercer une domination complète sur l'existence d'autrui, au point d'en programmer l'identité biologique sélectionnée en vertu de critères arbitraires ou purement instrumentaux laquelle, bien qu’elle n'épuise pas l'identité personnelle de l'homme, qui est caractérisée par l'esprit, en est une partie constitutive.
La conception sélective de l'homme aura d'autre part des conséquences culturelles graves également en dehors de la pratique quantitativement limitée du clonage, car elle développera la conviction que la valeur de l'homme et de la femme ne dépend pas de leur identité personnelle mais uniquement de leurs qualités biologiques qui peuvent être appréciées et donc sélectionnées.
Le clonage humain doit être jugé de façon négative également en ce qui concerne la dignité de la personne clonée, qui viendra au monde en vertu du fait qu'elle est une « copie » (même si ce n'est qu'une copie biologique) d'un autre être: cette pratique crée les conditions d'une profonde souffrance de la personne clonée, dont l'identité psychique risque d'être compromise par la présence réelle ou même seulement virtuelle de son « double ».
On ne peut pas non plus émettre l'hypothèse que puisse réussir la conspiration du silence qui, comme le remarquait déjà Jonas, serait impossible et tout autant immorale: puisque le « cloné » a été engendré en vertu de sa ressemblance à quelqu'un qui « valait la peine » d'être cloné, il n'en sera pas moins l'objet d'attentes et d'attentions néfastes, qui constitueront une véritable atteinte à sa subjectivité personnelle.
Si le projet du clonage humain entend s'arrêter « avant » la transplantation dans l'utérus, cherchant ainsi à échapper au moins à certaines des conséquences que nous avons signalées jusqu'à présent, il demeure toutefois également injuste d'un point de vue moral.
En effet, l'interdiction du clonage limitée au fait d'empêcher la naissance d'un enfant cloné, permettrait, quoi qu'il en soit, le clonage de l'embryon-fœtus; elle induirait l'expérimentation sur des embryons et des fœtus, et elle exigerait leur suppression avant la naissance, en procédant à des manipulations cruelles de l'être humain.

Une telle expérimentation est dans tous les cas immorale, car elle détourne arbitrairement la finalité du corps humain (désormais définitivement considéré comme une machine composée de pièces) entendu comme un pur objet de recherche. Le corps humain est un élément constitutif de la dignité et de l'identité personnelles de chacun et il est illicite d'utiliser la femme pour fournir des ovules sur lesquels on puisse effectuer des expériences de clonage.
Cela est immoral également parce que, dans le cas de l'être cloné, nous sommes en présence d'un « homme », bien qu'encore à l'état embryonnaire.
À l'encontre du clonage humain, on peut opposer en outre toutes les raisons morales qui ont conduit à la condamnation de la fécondation in vitro en tant que telle, ainsi qu'à la réprobation radicale de la fécondation in vitro destinée uniquement à l'expérimentation.
Le projet de « clonage humain » représente une dérive terrible vers laquelle est poussée une science sans valeurs; il est le signe d'un profond malaise dans notre civilisation, qui recherche dans la science, dans la technique et dans la « qualité de la vie » des substituts au sens de la vie et au salut de l'existence.
La proclamation de la « mort de Dieu », dans le vain espoir d'un « surhomme », comporte un résultat évident: la « mort de l'homme ». En effet, on ne peut oublier que la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, engendre de nouvelles formes d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu. Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal. On demande encore une fois à l'homme de choisir: c'est à lui de décider s'il doit transformer la technologie en un moyen de libération ou en devenir lui-même l'esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrances.
Il faut définir une fois de plus la différence qui existe entre la conception de la vie comme don d'amour et la conception de l'être humain considéré comme produit industriel. Mettre fin au projet de clonage humain est un engagement moral qui doit être également traduit en termes culturels, sociaux et législatifs. En effet, le progrès de la recherche scientifique est bien différent de l'émergence d'un despotisme scientifique, qui semble aujourd'hui prendre la place des anciennes idéologies.
Dans un régime démocratique et pluraliste, la première garantie pour la liberté de chacun se concrétise dans le respect inconditionnel de la dignité de l'homme, à toutes les étapes de sa vie et indépendamment des dons intellectuels et physiques dont il jouit ou dont il est privé. Avec le clonage humain, on supprime la condition nécessaire à toute convivialité, à savoir traiter l'homme toujours et dans tous les cas comme une fin, comme une valeur et jamais exclusivement comme un pur moyen ou un simple objet.

II.3. Face aux droits humains et à la liberté de la recherche

Sur le plan des droits de l'homme, l'éventuel clonage humain représenterait une violation des deux principes fondamentaux qui fondent tous les droits de l'homme: le principe de parité entre les êtres humains et le principe de non-discrimination.
Contrairement à ce qui peut apparaître à première vue, le principe de parité et d'égalité entre les êtres humains est bafoué par cette forme possible de domination de l'homme sur l'homme; la discrimination s'effectue à travers tout le processus sélectif et eugénique inscrit dans la logique du clonage. La résolution du Parlement européen du 12 mars 1997 reconnaît expressément la violation de ces deux principes dans le clonage humain; elle demande avec insistance son interdiction et rappelle la valeur de la dignité de la personne humaine. Le Parlement européen depuis 1983, ainsi que toutes les législations qui ont été adoptées pour légaliser la procréation artificielle, même les plus permissives, ont toujours interdit le clonage.
Il faut rappeler que le Magistère de l'Église a condamné l'éventualité du clonage humain, de la scission gémellaire et de la parthénogénèse dans l'instruction Donum vitae de 1987. Les raisons qui établissent le caractère inhumain du clonage, éventuellement appliqué à l'homme, ne résident pas dans le fait qu'il constitue une forme extrême de procréation artificielle, par rapport à d'autres formes approuvées par le législateur, comme la FIVETE ou d'autres. Comme nous l'avons dit, la raison du refus se trouve dans la négation de la dignité de la personne concernée par le clonage et même la négation de la dignité de la procréation humaine.
Ce qui apparaît le plus urgent aujourd'hui est de rétablir l'harmonie des exigences de la recherche scientifique avec les valeurs humaines imprescriptibles. Le scientifique ne peut considérer comme un affront le refus moral du clonage humain; au contraire, cette interdiction élimine la dérive démiurgique de la recherche en lui restituant sa dignité. La dignité de la recherche scientifique est d'être l'un des moyens les plus perfectionnés au service de l'humanité.
D'autre part, la recherche dans le domaine du clonage trouve également une application légitime dans le règne végétal ou animal, lorsqu'il constitue une nécessité ou une utilité sérieuse pour l'homme ou pour les autres êtres vivants, restant sauves les règles de la protection de l'animal et l'obligation de respecter la diversité biologique spécifique.
La recherche scientifique au bénéfice de l'homme, lorsqu'elle a pour but de trouver des remèdes aux maladies, de soulager la souffrance et de résoudre des problèmes dus à l' insuffisance alimentaire et à une meilleure utilisation des ressources de la terre, représente une espérance pour l'humanité, confiée au génie et au travail des scientifiques.
Pour faire en sorte que la science biomédicale maintienne et renforce son lien avec le véritable bien de l'homme et de la société, il est nécessaire d'entretenir, comme le rappelle le Saint-Père dans l'encyclique Evangelium vitae, un « regard contemplatif » sur l'homme lui-même et sur le monde, dans une conception de la réalité comme création et dans le souci d'une harmonie entre la science, le bien de la personne et de la société.« C'est le regard de celui qui voit la vie dans sa profondeur, en en saisissant les dimensions de gratuité, de beauté, d' appel à la liberté et à la responsabilité. C'est le regard de celui qui ne prétend pas se faire le maître de la réalité, mais qui l'accueille comme un don, découvrant en toute chose le reflet du Créateur et en toute personne son image vivante » (E. V., n. 83).
CONCLUSION

Rappelons que le clonage humain entre dans le cadre de l'eugénisme; il est donc exposé à toutes les remarques d' ordre éthique et juridique qui l'ont amplement condamné. Comme l'écrivait dé à Hans Jonas, le clonage est « de par sa méthode, la plus despotique et, de par sa fin, la plus esclavagiste des formes de manipulation génétique; son objectif n'est pas une modification arbitraire de la substance héréditaire, mais bel et bien sa fixation tout aussi arbitraire en opposition avec la stratégie dominante dans la nature » (cf. Hans Jonas, Clonons un homme: de l'eugénétique à l'ingéniérie génétique, in Tecnica, medicina e etica, Einaudi, Turin 1997, pp. 122-154, p. 136).
Sur le plan des droits de l'homme, l'éventuel clonage humain représenterait une violation des deux principes fondamentaux qui fondent tous les droits de l'homme: le principe de parité entre les êtres humains et le principe de non-discrimination. L’Insémination Artificielle et la Technologie de Reproduction assistée sont des interventions qui modifient partiellement le processus de la reproduction humaine qui, elle, est et reste sexuée, c’est-à-dire, résultat de la fusion de deux cellules germinales provenant l’une d’un homme (père) et l’autre d’une femme (mère).
Le clonage humain, au contraire, porterait à l’existence un nouvel être humain sans aucune implication de la sexualité, sans aucune possibilité d’évoquer la paternité ou la maternité.Et l’incarnation de l’âme et de l’esprit divin dans être cloné risque de poser problème aussi. Puisqu’il s’agit, non d’une modification, d’une altération du processus de la reproduction, mais bien d’une alternative à la reproduction sexuée, qui était déjà mise en œuvre dans le monde végétal et dans le monde animal et qui, de nos jours, s’offre comme une possibilité pour l’homme.
Du point précédent, les questions soulevées évoquent que, sur le plan éthique, le clonage humain présente plusieurs aspects et pose plus d’un problème à la société toute entière :
- L’humanité a intuitivement perçu le danger que représente pour elle le clonage ;
- L’hypothèse du clonage est l’expression du projet d’insérer de l’artificiel dans le processus du cycle vital de l’homme (la peur du clonage comme violation de la nature) ;
- Le clonage humain est un des problèmes les plus complexes soulevés par les progrès scientifiques en général et de la santé publique, et comme tel, il requiert de la société humaine toute entière, une vigilance continue pour affronter les multiples aspects éthiques de la nouvelle situation.
Dans un tel contexte, non seulement il faut exclure toute prétention à être exhaustif dans les solutions aux problèmes que pose le clonage, mais il est inévitable de trouver des problèmes pour lesquels, à présent, il n’y a aucune solution envisageable. Ainsi, à ce niveau, qu’il suffise de faire un panorama des arguments favorables au clonage humain, pour ensuite donner un écho de la pensée de différents groupes de l’opinion publique.
A Cette position scientifique et juridique, nous pouvons conclure avec la position des églises et
je vais ici présenter, d’une part pour le Christianisme et pour l’Islam d’autre part les raisons pour lesquelles ces religions refusent clonage humain.

1. La position du christianisme sur le clonage :
La religion chrétienne est composée de la religion catholique, orthodoxe et protestante.
a. La Position de l’Eglise Catholique sur le clonage humain
La position de l’Eglise Catholique, sur le clonage est représentée par celle de « l’ Académie Pontificale pour la défense de la Vie », mais elle était déjà perceptible dans le document « Donum Vitae » dans lequel le Magistère précise : « Même les tentatives ou les hypothèses visant à obtenir un être humain sans aucun lien avec la sexualité humaine, par fission gémellaire, par clonage, par parthénogenèse (reproduction asexuée d’embryons, à partir d’une seule cellule germinale, l’ovule), sont contraires à la morale catholique en tant qu’elles s’opposent soit à la dignité de la procréation humaine soit à celle de l’union conjugale ».
Selon l’Académie Pontificale pour la défense de la Vie, « le clonage risque d’être la parodie de la toute - puissance de Dieu… Sur le plan des droits de l’homme, l’éventuel clonage représenterait la violation de deux principes fondamentaux : celui de l’égalité de tous les êtres humains et celui de la non-discrimination ». La violation du premier apparaît dans la domination de l’homme (chercheur) sur l’homme (l’embryon humain) ; tandis que la violation du second réside dans la sélection de type eugénique inhérente à la logique même du clonage (faire vivre les bons et éliminer les autres, suivant le critère propre au chercheur). Le clonage est inacceptable pour l’homme !
Au sein de la religion catholique, l'ancien Pape Jean-Paul II énonce, dans son Encyclique Evangelium Vitae de 1995, que « l'utilisation des embryons et fœtus comme objets d'expérimentation représente un crime contre la dignité des êtres humains », interdisant de ce fait le clonage reproductif et thérapeutique. Inspiration d'une déclaration des évêques sur « l'essor de la génétique et de ces conséquences sur la société » spécialiste d'éthique médicale, le Jésuite Patrick Verspieren affirme « qu'avec le clonage, c'est le sens même de l'humanité, de sa liberté qui est en jeu ».
L'église catholique se distingue des autres grandes religions à bien des égards. Elle est entre autre la seule avec les pentecôtistes à respecter l'embryon comme « une personne humaine dès le moment de la conception ». Il en découle donc une interdiction de la plupart des recherches embryonnaires et des thérapies sur l'embryon, puisque ces pratiques violent les principes d'unicité de la personne.
Selon les catholiques, non libéraux la vie commence dès la conception. La religion catholique refuse alors toute manipulation sur l’embryon humain. Pour eux, le clonage reproductif humain est strictement interdit, ainsi que le clonage thérapeutique. Mgr Barbarin, archevêque de Lyon, déclare que « C’est une grave offense faite à une personne et, au-delà, à toute la nature humaine que de la traiter comme un produit ou une chose ».
Les orthodoxes refusent la plupart des expériences et manipulations sur l’embryon humain. Ils refusent ainsi le clonage reproductif, mais admettent le clonage thérapeutique, à partir d’une cellule ou de la peau.
b. La Position de l’Eglise Protestante sur le clonage humain
Les protestants ont la position la plus souple vis-à-vis du clonage et des manipulations de l’embryon. Le clonage reproductif de l’Homme est autorisé dans certaines églises protestantes. Mais pour les protestants, dans la majorité des cas, les manipulations sur l’humain sont admises si la science peut réaliser des progrès bénéfiques ou si une vie humaine est en jeu.
Les chrétiens protestants sont plus ouverts au progrès de la génétique. Ils mettent davantage l'accent sur le libre arbitre, considérant chaque cas comme particulier. Ils s'en remettent uniquement au jugement du couple. Les églises protestantes approuvent la recherche sur l'embryon, à condition que celle-ci soit strictement supervisée. Les églises protestantes ne ferment pas non plus la porte au clonage, à l’exception des pentecôtistes.
2. La Position du Judaïsme sur le clonage humain

Selon les juifs, la loi hébraïque recommande l’observance de la loi naturelle et divine. Ainsi le clonage reproductif humain est admis, si cela permet de palier une détresse ou une stérilité naturelle. « Dans notre tradition religieuse, nous considérons que l’enfant s’épanouit lorsqu’il est issu d’un homme et d’une femme. », explique Alain Goldmann, le grand rabbin.
Ainsi, le judaïsme estime que l'embryon est « humain » qu'à partir du quarantième jour de la grossesse. Par conséquent, cette religion ne condamne pas systématiquement le recours au clonage à des fins strictement thérapeutiques, considérant par contre, qu'il ne peut être envisagé sans contrôles stricts.Il est inconcevable d'utiliser le clonage comme mode de reproduction.
La Position de l’Islam sur le clonage humain

En Islam, l'existence de l'être humain demeure aléatoire jusqu'à sa nidification dans la muqueuse utérine. La modification des cellules germinales et tout ce qui peut nier le principe de la création divine, à commencer par le clonage, est proscrit. Par contre, pour une minorité de juristes islamiques, le clonage serait, dans certains cas préférable à un « adultère génétique », car il permettrait de respecter la filiation, c'est à dire qu'il éviterait à un couple stérile de recourir à un donneur de cellules reproductives dans le cadre d'une procréation médicalement assistée.
Le clonage par prélèvement cellulaire appelé clonage humain, est formellement interdit par la Loi quel qu’en soit le motif, et ce pour différentes raisons :

Tout d'abord l'absence de père dans le cas de figure où le clone est issu d’une cellule prélevée d’une femme. Toute filiation patrilinéaire devient ainsi impossible. Or, l’enfant doit porter le nom de son père : « Qu’on appelle ces enfants adoptifs du nom de leurs vrais pères ! Cela est plus régulier devant Dieu. »

L'absence de mère dans le cas où la femme dont l’utérus sert de réceptacle à l’oeuf serait une simple mère porteuse utilisée uniquement pour mener la grossesse à son terme, ce qui est contraire à la dignité de la personne humaine et aux lois de l’univers : « Humains ! Nous vous avons créés d’un sexe mâle et d’un sexe femelle. » L'incapacité de retracer ses origines est répréhensible aux yeux de l’islam : « Maudit soit celui qui se dit issu d’une ascendance autre que celle de son père […] ! » « Quiconque prétend sciemment être fils d’Untel qui n’est pas son vrai père se verra interdire l’accès au paradis. »

« Toute femme qui donnera naissance à un enfant non issu de son mari aura rompu tout pacte avec Dieu, et le Paradis lui sera interdit ; tout père qui refusera délibérément de reconnaître sa progéniture ne recevra aucun regard de son Seigneur, et sera couvert d’ignominie ici-bas. » Or, la raison d’être du clonage humain serait précisément de reproduire des individus possédant des qualités électives (intelligence, force, santé, beauté, etc.), à l’exception de toute autre considération.

L'impossibilité de mettre en application bon nombre de prescriptions légales prévues par l’islam telles les dispositions concernant le mariage, la généalogie, l’entretien du foyer, la paternité, la filiation paternelle et maternelle, l’héritage, la garde des enfants, la parenté utérine, l’agnation, etc. est aussi une raison qui pousse l'Islam à refuser le clonage humain. Pratique contre nature, le clonage humain mettrait donc incontestablement l’ordre social en péril. L’islam accepte les manipulations sur l’embryon humain seulement si une vie est en jeu, mais refuse le clonage reproductif humain. Selon Dalil Boubakeur, Recteur de la mosquée de Paris, « Dieu donne la vie et la reprend. Il l’insuffle dès les premiers instants de la création, et donc dès le stade embryonnaire. Avec le clonage, l’embryon est créé par des procédés artificiels. Cela viole la loi de Dieu et cela viole la loi humaine. »
Après cette position des Eglises, je peux conclure que les recherches en vue du « clonage humain » représentent une dérive terrible vers laquelle est poussée une science sans valeurs; il est le signe d'un profond malaise dans notre civilisation, qui recherche dans la science, dans la technique et dans la « qualité de la vie » des substituts au sens de la vie et au salut de l'existence.
Le clonage humain doit être jugé de façon négative également en ce qui concerne la dignité de la personne clonée, qui viendra au monde en vertu du fait qu'elle est une « copie » (même si ce n'est qu'une copie biologique) d'un autre être: cette pratique crée les conditions d'une profonde souffrance de la personne clonée, dont l'identité psychique risque d'être compromise par la présence réelle ou même seulement virtuelle de son « double ».
C’est la négation de l'être humain en tant que créature, loin d'exalter la liberté de l'homme, comme celui du péché d’Adam et Eve , engendre de nouvelles formes de révolte envers le Créateur, d'esclavage, de nouvelles discriminations et de nouvelles et profondes souffrances. Le clonage risque d'être la parodie tragique de la toute-puissance de Dieu.

Il ne faut pas que l'homme, à qui Dieu a confié la création en lui donnant la liberté et l'intelligence, ne voie les limites à son action dictées seulement par leur impossibilité pratique: il doit savoir poser lui-même ses limites en discernant le bien du mal. On demande encore une fois à l'homme de choisir: c'est à lui de décider s'il doit transformer la technologie en un moyen de libération ou en devenir lui-même l'esclave en introduisant de nouvelles formes de violence et de souffrances.

BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE

• Elio Sgreccia, Manuel de bioéthique, Wilson et Lafleur, 1999 ;
• John B. Gurdon et James A. Byrne, Histoire du clonage, Éd. Conseil de l’Europe, mai 2002 ;
• Robert KIKIDI MBOSO : Ethique et déontologie médico-sanitaire, Ed .ISTM Kinshasa, 2010.
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