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MESURES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

MESURES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

Par le Prof Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D en Santé Publics et Président de l’Afrique-Santé,asbl.

Introduction

Etant Président de l’AFRIQUE-SANTE, asbl et Enseignant de SANTE PUBLIQUE, HYGIEME SOCIALE ET COMMUNICATION EN SANTE, je me sens dans l’obligation de mettre à la disposition de nos humanitaires des mesures sanitaires recommandées par l’OMS sur la maladie à virus Ebola qui effet, cette infection peut être mortelle si on ne s’est pas vacciné et si ces mesures ne sont pas mise en oeuvre. Les personnes en contact étroit avec les liquides biologiques d’un sujet infecté risquent fortement de contracter elles-mêmes le virus et propager la maladie autours d’eux. ET le risque est si grand dans les zones où il y a flottation déplacement massif de la population ou et sans barrière de contrôle sanitaire spécifique.
Pour réduire les risques au minimum, il faut suivre les recommandations de l’OMS en matière de lutte contre l’infection. Entre autres mesures, il est essentiel de se laver correctement les mains et de mettre et de retirer en toute sécurité l’équipement de protection individuelle.
Comme le virus Ebola peut se propager par-delà les frontières, il est important que les pays soient prêts à prendre les mesures applicables de lutte contre l’infection.
Ces mesures doivent être appliquées par tous les professionnels de santé, mais aussi par quiconque en contact direct avec des patients (par exemple des visiteurs, des membres de la famille, des bénévoles), ainsi que par ceux qui ne sont pas en contact mais peuvent être exposés au virus par contact avec l’environnement des malades (par exemple le personnel de nettoyage, celui qui s’occupe du linge, les aides - ménagères, la sécurité).
Rappelons que la maladie à virus Ebola est une affection grave. Elle est très contagieuse, et peut devenir rapidement mortelle, mais peut aussi être évitée. Elle se transmet par contact direct avec les liquides biologiques, sang, salive, urine, sueur, sperme, etc. d’un sujet infecté et par contact avec les surfaces et équipements ou matériels contaminés, dont le linge souillé par les liquides biologiques d’un sujet infecté. On peut relativement facilement éliminer le virus Ebola au moyen de la chaleur, de produits à base d’alcool et de solutions d’hypochlorite de sodium (eau de javel) ou de calcium (chaux) à des concentrations suffisantes. Si elles sont mises en œuvre avec rigueur, les mesures de lutte contre l’infection réduiront la propagation du virus et protégeront les professionnels de santé et autres personnes. Dans les zones affectées, il est conseillé de mettre en place un sous-comité pour la prise en charge clinique des cas et de campagne de vaccination et de communication ou de mobilisation sociale.
Dans le cadre de celui-ci, un coordonnateur est désigné pour surveiller le respect de ces mesures dans chaque formation sanitaire et servir de point focal pour la coordination des activités et le conseil. Si possible, cette personne devrait être le professionnel chargé de la prévention et contrôle des infections dans la formation sanitaire ou mieux dans le zone ou district de santé.
1. Principaux messages de lutte contre l’infection et de prévention à appliquer dans le cadre des soins de santé :
-Renforcer et appliquer rigoureusement la précaution standard pour dispenser des soins à TOUS les patients, quels que soient les signes et symptômes qu’ils présentent ;
-Isoler les cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique (FH) à virus Ebola dans des chambres individuelles en isolement ou les regrouper dans des secteurs spécifiques de confirmation, tout en les gardant rigoureusement séparés les uns des autres ;
-Veiller à limiter l’accès à ces secteurs et à avoir un équipement qui leur est spécifiquement réservé ;
-Dédier du personnel, soignant et autre, s’occupant exclusivement des zones de prise en charge des cas suspects et confirmés de à virus Ebola ;
-Veiller à ce qu’avant d’entrer dans les salles/zones d’isolement des patients, tous les visiteurs et personnels de santé portent rigoureusement l’équipement de protection individuelle (EPI) et respectent les règles d’hygiène des mains, telles qu’énoncées dans le présent document ;
-L’EPI doit comporter au moins: des gants, une blouse, des bottes ou des chaussures fermées et des sur-chaussures (ainsi qu’un masque et une protection oculaire pour se protéger des éclaboussures) ;
-Veiller à la sécurité des injections et des ponctions veineuses et gérer correctement les objets pointus et coupants.
-Veiller au nettoyage régulier et rigoureux de l’environnement, à la décontamination des surfaces et de l’équipement, ainsi qu’à la gestion du linge souillé et des déchets, conformément à ce qui est décrit dans le présent document ;
-Veiller à la sécurité lors du traitement en laboratoire des échantillons provenant de cas suspects ou confirmés de FH à virus Ebola ;
-Veiller à ce que les mesures de lutte contre l’infection soient appliquées pour la manipulation des dépouilles mortelles des cas suspects ou confirmés de FH à virus Ebola lors des autopsies et de la préparation de l’inhumation ;
- Évaluer rapidement, soigner et, si nécessaire, isoler les professionnels de santé et toute personne qui ont été exposés à du sang ou à des liquides biologiques d’un cas suspect ou confirmé de FH à virus Ebola.
2 .Les mesures à mettre en œuvre lors des interviews pour la recherche des contacts et des cas dans la communauté
On doit garder à l’esprit les principes cardinaux suivants:
1) éviter les poignées de main;
2) une distance de plus d’un mètre doit être maintenue entre la personne interrogée et celui qui enquête;
3) l’EPI n’est pas obligatoire si cette distance est maintenue pour interroger une personne asymptomatique (qui ne présente par exemple ni fièvre, ni diarrhée, ni saignement, ni vomissement) et s’il n’y a pas de contact avec l’environnement potentiellement contaminé par un cas possible ou probable;
4) il est conseillé de fournir à ceux qui sont chargés de la recherche des contacts et des cas dans la communauté une solution hydro-alcoolique pour se frictionner les mains, avec les instructions pour pratiquer l’hygiène des mains, conformément aux recommandations en vigueur.
3. Soins généraux
Il faut renforcer et appliquer rigoureusement les mesures de base pour dispenser des soins à TOUS les patients, quels que soient les signes et symptômes qu’ils présentent ;
Ce point est particulièrement important du fait que les manifestations initiales d’une FH à virus Ebola peuvent ne pas être spécifiques :
-L’hygiène des mains est la mesure la plus importante ;
-Il faut porter des gants pour tout contact avec du sang ou des liquides biologiques ;
-Mettre des masques médicaux et des lunettes de protection ou un écran facial s’il y a des risques d’éclaboussures de sang ou de liquides biologiques sur le visage ;
-Il est primordial de nettoyer les surfaces contaminées.





4. Soins directs (des cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola)
a.Placement des patients, affectation du personnel et des visiteurs
-Placer les cas suspects ou confirmés dans des chambres individuelles en isolement, avec une latrine ou des toilettes adjacentes, un lavabo avec l’eau courante, du savon, des serviettes jetables, un dispensateur de solution hydro-alcoolique pour les mains, des stocks d’équipements de protection individuelle, une bonne aération, des fenêtres protégées, les portes fermées et un accès restreint;
-Si des chambres individuelles en isolement ne sont pas disponibles, regrouper ces patients dans des zones spécifiques, tout en séparant rigoureusement les cas suspects et confirmés les uns des autres et en veillant à ce que tous les articles cités pour les chambres en isolement soient disponibles. Veiller à maintenir au moins un mètre de distance entre les lits des patients ;
-Veiller à l’affectation exclusive du personnel, soignants et autres, aux zones de soins des cas de FH à virus Ebola et à ce que les membres du personnel ne se déplacent pas librement au cours de l’épidémie entre les zones réservées à l’isolement des cas de FH à virus Ebola et celles réservées à d’autres soins cliniques.
-Restreindre l’accès aux zones de soins des cas de FH à virus Ebola pour tout le personnel non essentiel ;
-Il est préférable d’interdire l’accès des visiteurs aux patients mais, si ce n’est pas possible, il faut limiter leur nombre à ceux qui sont nécessaires pour le bien-être et les soins du patient, par exemple l’un des parents d’un enfant.
-N’autoriser aucun autre visiteur à entrer dans les salles ou zones d’isolement et veiller à ce que tout visiteur souhaitant voir un patient se tienne à une distance suffisante (environ trois mètres).
-Avant d’autoriser les visiteurs à voir un malade présentant une fièvre hémorragique, contrôler qu’ils ne présentent aucun signe ou symptôme de FH à virus Ebola.





B. Hygiène des mains, équipement de protection individuelle (EPI) et autres précautions
- Veiller à ce que tous les visiteurs portent l’EPI et appliquent les règles d’hygiène des mains décrites ci-dessous en leur donnant les instructions nécessaires avant d’entrer dans la chambre ou zone d’isolement ;
-Veiller à ce que tous les personnels de santé (y compris les aides-soignantes et le personnel d’entretien) portent l’EPI qui convient en fonction du niveau de risque escompté, avant d’entrer dans les chambres/zones d’isolement et d’être en contact avec les patients et/ou leur environnement ;
- Il ne faut pas porter de vêtements personnels pour travailler dans les zones de soins des patients. Il faut revêtir des tenues de chirurgien ou des tenues médicales ;
-Appliquer rigoureusement les précautions3, 7suivantes pour éviter la possibilité de tout contact direct non protégé avec du sang ou des liquides biologiques en dispensant les soins aux patients atteints de FH à virus Ebola, y compris les cas suspects.
c. Pratique de l’hygiène des mains:
-Avant de mettre les gants et de porter l’EPI pour entrer dans la chambre/la zone d’isolement;
-Avant de pratiquer un geste propre/aseptique sur un patient;
-Après tout risque d’exposition ou toute exposition avérée avec le sang ou les liquides biologiques du patient.
-Après avoir touché des surfaces/articles/équipements contaminés (même potentiellement) dans l’entourage du patient;
d.Après avoir enlevé l’EPI, avant de quitter la zone de soins.
-Il faut pratiquer l’hygiène des mains dans les chambres ou zones d’isolement aussi souvent que nécessaire, suivant les indications ci-dessus pour les soins à un patient, et lorsqu’on change de gants ;
-Lorsqu’on soigne plusieurs patients dans une même salle, il est essentiel d’avoir terminé les soins à dispenser à un patient avant de passer au suivant et de pratiquer l’hygiène des mains avant de les toucher ;
-De plus, en négligeant l’hygiène des mains après avoir enlevé l’EPI, on diminue ou réduit à néant tous les avantages de porter cet équipement de protection ;
-Pour l’hygiène des mains, il faut soit utiliser une solution hydro-alcoolique, soit laver les mains à l’eau courante et au savon en appliquant la technique correcte recommandée par l’OMS (annexe 3).
-Se laver toujours les mains à l’eau et au savon si elles sont visiblement souillées. Les solutions hydro-alcooliques doivent être disponibles partout où des soins sont dispensés (à l’entrée et dans les chambres ou zones d’isolement) et elles sont la norme pour effectuer les soins ;
Si ces solutions ne sont pas disponibles, il faut se laver les mains à l’eau courante et au savon aussi souvent que nécessaire ainsi qu’il est indiqué ci-dessus.
- Les solutions hydro-alcooliques pour se frotter les mains peuvent être produites au niveau de l’établissement de santé en appliquant les recommandations et instructions de l’OMS.8

e.Avant d’entrer dans les chambres ou zones d’isolement, porter l’EPI comme indiqué ci-après, en respectant la séquence :
-Des gants de la bonne taille (gants d’examen non stérilisés ou gants chirurgicaux) pour entrer dans la zone où les patients sont soignés ;
-Envisager de changer de gants s’ils sont fortement souillés par du sang ou des liquides biologiques provenant des soins dispensés à un même patient (et pratiquer l’hygiène des mains soigneusement immédiatement après les avoir enlevés) ;
-Toujours changer de gants et pratiquer l’hygiène des mains après les avoir enlevés, pour passer d’un patient à un autre lorsqu’on soigne plusieurs patients dans une même salle ;
-Envisager de mettre deux paires de gants l’une sur l’autre s’ils semblent de mauvaise qualité (par exemple s’ils sont troués ou se déchirent rapidement en cours d’utilisation) ;
-Une blouse imperméable jetable pour couvrir les vêtements et la peau exposée ;
-Un masque médical et une protection oculaire (visière, lunettes de protection ou écran facial) pour éviter les éclaboussures sur le nez, la bouche et les yeux ;
-Des chaussures fermées, étanches et résistantes à la perforation (par exemple des bottes en caoutchouc) pour éviter la contamination par le sang, les liquides biologiques ou les accidents avec des objets pointus et coupants qui ne sont pas à leur place ;
-S’il n’y a pas de bottes, on peut utiliser des sur-chaussures qui doivent cependant être enlevées avec les gants et en faisant attention d’éviter de contaminer les mains ;
-Pour les activités demandant un gros effort physique (comme de porter un patient, par exemple) ou les tâches pour lesquelles on anticipe un contact avec du sang ou des liquides biologiques (par exemple le patient présente des symptômes comme de la diarrhée, des saignements ou des vomissements et/ou l’environnement peut être contaminé par du sang ou des liquides biologiques), porter, en plus de l’EPI susmentionné, une double paire de gants, ainsi qu’un tablier imperméable au-dessus de la blouse si, pour quelque raison que ce soit, celle-ci n’est pas imperméable, de même que des sur-chaussures et une protection de la jambe s’il n’y a pas de bottes ;
-Éviter si possible les procédures susceptibles de générer des aérosols ;
-Porter un appareil de protection respiratoire (FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95 certifié NIOSH des États-Unis) si l’on prévoit de faire une procédure stimulant la toux ou produisant des aérosols (par exemple l’administration de médicaments par aérosol ou nébulisation, un diagnostic par induction des expectorations, une bronchoscopie, une aspiration des voies aériennes, une intubation endotrachéale, une ventilation par pression positive à l’aide d’un masque) .





f) Avant de sortir de la salle ou de la zone d’isolement,
- Enlever soigneusement et se débarrasser de l’EPI(y compris les bottes) dans les récipients prévus pour les déchets, puis pratiquer l’hygiène des mains ;
-En enlevant l’EPI, prendre soin d’éviter tout contact entre les articles souillés (par exemple les gants ou les blouses) et toute partie du visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ou la peau qui n’est pas intacte ;
-Ne pas recycler les articles jetables et à usage unique. S’il est cependant nécessaire de décontaminer les lunettes de protection et les visières, il est alors essentiel de nettoyer ces articles à l’eau(±détergent) pour éliminer les matières organiques puis de les laisser tremper complètement dans une solution à 5000 ppm (parties par million) de chlore actif (0,5 %) pendant au moins 30 minutes (mais de préférence toute la nuit) ;
-Ensuite, ils devront être soigneusement rincés à l’eau (pour enlever les résidus irritants d’hypochlorite et les dépôts de sel) avant d’être réutilisés ;
- Les essuie-tout utilisés pour le nettoyage initial doivent être traités comme des déchets infectieux ;
-On peut verser sans danger le désinfectant dans un évier ou un égout ;
-Soigneusement nettoyer et décontaminer le matériel réutilisable (voir description ci-après) ;
-Chaque patient doit avoir son matériel exclusivement dédié (par exemple les stéthoscopes) et seul ce matériel doit être utilisé;
-Si toutefois ce n’est pas possible, décontaminer les articles après chaque contact avec un patient. Par exemple, s’il faut utiliser le stéthoscope pour plusieurs patients, il est indispensable que tout l’appareil (c’est-à-dire les branches tenues par le personnel et les surfaces en contact avec le patient) soit d’abord minutieusement lavé à l’eau et au savon en portant l’EPI qui convient pour enlever les matières organiques, puis essuyé à l’alcool ;
-Tous les déchets produits au cours du processus de décontamination doivent être traités comme des déchets infectieux (voir ci-dessous) ;
-Il ne faut pas déplacer les articles et équipements entre les salles/zones d’isolement et les autres services de l’établissement de santé, sauf s’ils ont été jetés et éliminés comme il se doit. Par exemple, les diagrammes et dossiers des patients doivent être gardés en dehors des salles ou zones d’isolement pour éviter de les contaminer ;

5. Sécurité des injections et gestion des objets pointus et coupants
-Chaque patient doit avoir du matériel qui lui est exclusivement dédié, pour les médicaments parentéraux et les injections. Ce matériel sera éliminé là où les soins sont dispensés. Il ne faut jamais réutiliser les seringues, les aiguilles et tout matériel de ce type ;
-Limiter autant que possible l’utilisation d’aiguilles et d’objets pointus ou coupants.ñ Limiter le recours aux ponctions veineuses et aux examens de laboratoire au minimum nécessaire pour l’évaluation du diagnostic et les soins essentiels du patient.10ñ Si on ne peut éviter d’utiliser des objets pointus ou coupants, il faut veiller à observer les précautionssuivantes:11- ne jamais remettre le capuchon sur une aiguille usagée;- ne jamais orienter la pointe d’une aiguille usagée vers quelque partie du corps que ce soit;- ne pas enlever à la main les aiguilles usagées des seringues jetables; ne pas plier, casser ou manipuler de quelque manière que ce soit les aiguilles usagées à la main;- jeter les seringues, les aiguilles, les lames de bistouri et tout autre objet pointu ou coupant dans des récipients adaptés et résistants à la perforation.ñ Veiller à ce que les récipients résistants à la perforation pour les objets pointus et coupants soient placés le plus près possible de l’endroit où ces objets sont utilisés afin de limiter la distance entre l’utilisation et l’élimination et veiller à ce qu’ils soient en permanence à la verticale. Si le récipient est à une certaine distance, ne jamais porter les objets pointus et coupants à la main, mais les mettre dans un haricot ou récipient équivalent pour les amener au récipient principal. ñ Veiller à ce que les récipients résistant à la perforation soient bien fermés avec un couvercle et remplacés lorsqu’ils sont aux trois quarts pleins.ñ Veiller à mettre les conteneurs dans un endroit qui n’est pas facilement accessible aux visiteurs, en particulier les enfants (par exemple ils ne doivent pas être mis sur le sol ou sur les plateaux inférieurs des chariots auxquels les enfants peuvent avoir facilement accès)
6. Nettoyage de l’environnement et gestion du linge
a) Utilisation de l’EPI :
-Porter des gants en plastique (gants de ménage), une blouse imperméable et des chaussures fermées (bottes, par exemple) pour nettoyer l’environnement et manipuler les déchets infectieux ;
-De plus, porter une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial) et des sur-chaussures s’il n’y a pas de bottes, pour entreprendre des activités de nettoyage comportant un risque accru d’éclaboussures ou au cours desquelles on anticipe des contacts avec du sang et des liquides biologiques (par exemple le nettoyage de surfaces fortement souillées par des vomissures ou du sang ou à moins d’un mètre d’un patient présentant une diarrhée, des saignements, des vomissements, etc.).

b) Procédures de nettoyage
- Les surfaces ou les objets contaminés par du sang, des liquides biologiques, des sécrétions ou des excrétions doivent être nettoyés et désinfectés le plus vite possible avec les détergents et désinfectants hospitaliers standard (par exemple une solution chlorée à 0,5 % ou une solution à 5000 ppm de chlore actif). L’application des désinfectants doit être précédée du nettoyage pour éviter leur inactivation parles matières organiques ;
- En cas de préparation locale, les solutions de nettoyage et de désinfection doivent être préparées chaque jour. Changer les solutions de nettoyage et remettre en état le matériel fréquemment au cours de la journée, car ils seront rapidement contaminés (appliquer les protocoles en vigueur dans votre hôpital s’il y en a). Pour la préparation des solutions chlorées, se reporter aux instructions données ;
-.Nettoyer les sols et les plans de travail horizontaux à l’eau et au détergent au moins une fois par jour. Le nettoyage avec un torchon humide aide à éviter la contamination de l’air et des autres surfaces par des particules transportées dans l’air. Laisser les surfaces sécher naturellement avant de les réutiliser ;
- Il ne faut jamais balayer à sec. Les chiffons contenant de la poussière ne doivent pas être secoués et les surfaces ne doivent pas être nettoyées avec des chiffons secs ;
- Le nettoyage doit toujours se faire en allant des zones «les plus propres» vers les zones «les plus sales» pour éviter le transfert de contaminants ;
-Ne pas pulvériser bde désinfectant dans les aires de soins cliniques, qu’elles soient occupées ou non. C’est une pratique potentiellement dangereuse qui n’apporte aucun avantage prouvé pour la lutte.
C)Gestion du linge
- Le linge utilisé par les patients peut être fortement souillé par des liquides biologiques (sang, vomissures, par exemple) et il peut y avoir des éclaboussures au cours de la manutention. Pour traiter le linge souillé des patients, porter des gants, une blouse, des chaussures fermées (des bottes, par exemple) et une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial) ;
- Le linge souillé doit être placé dans des sacs clairement étiquetés et étanches aux fuites ou dans des eaux/récipients sur le lieu d’utilisation, et les surfaces doivent être désinfectées (avec un produit efficace) avant l’enlèvement de la salle/de la zone d’isolement. S’il y a sur le linge des salissures solides, matières fécales ou vomissures, par exemple, les gratter prudemment avec un objet solide et plat et les jeter dans les toilettes ou dans une évacuation avant de mettre le linge dans le récipient. Si le linge est transporté en dehors de la salle ou de la zone d’isolement pour ce grattage, il doit être mis à part dans un récipient et ne doit jamais être porté à même le corps ;
-Le linge doit ensuite être transporté directement dans son récipient vers la zone réservée au blanchissage et lavé rapidement à l’eau et avec un détergent. ñ Pour les lessives à basse température, laver le linge au détergent et à l’eau, le rincer, puis le tremper pendant une trentaine de minutes dans une solution chlorée à 0,05 % (solution à 500 ppm de chlore actif). Le linge est ensuite séché selon les normes et procédures habituelles ;
- Il faut déconseiller le lavage à la main du linge contaminé. Toutefois, si l’on ne dispose pas de machines à laver ou si l’alimentation électrique n’est pas garantie, on sort le linge du récipient pour le mettre dans un grand bac d’eau chaude savonneuse. Il doit tremper dans ce bac et il faut veiller à ce qu’il soit complètement recouvert d’eau. Le remuer avec un bâton, puis jeter l’eau et remplir de nouveau le bac avec de l’eau propre, avant d’ajouter une solution chlorée à 0,1% (solution à 1000 ppm de chlore actif) de laisser tremper pendant 10 à 15 minutes. Retirer ensuite le linge pour le rincer à l’eau claire. Enlever l’excès d’eau et étendre pour le séchage. Éviter autant que possible les éclaboussures ;
-S’il est impossible de nettoyer et de désinfecter le linge fortement souillé ou si la procédure n’est pas fiable, il pourra alors être prudent de le brûler pour éviter des risques inutiles aux personnes chargées de la manutention.

4. GESTION DES DÉCHETS
a)Utilisation de l’EPI
Porter des gants en plastique (gants de ménage), une blouse imperméable, des chaussures fermées (bottes, par exemple) et une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial), pour la manutention des déchets infectieux (par exemple des déchets solides ou toute sécrétion ou excrétion avec du sang visible, même si elle provient d’une partie normalement stérile de l’organisme) ;
-Les lunettes de protection protègent mieux que les visières des éclaboussures qui peuvent venir du bas lorsqu’on verse les déchets liquides d’un seau ;
-Éviter les éclaboussures en éliminant les déchets liquides infectieuses.
b) Procédures de gestion des déchets
- Les déchets doivent être triés là où ils sont produits pour permettre une manutention sûre et appropriée ;
- Les objets pointus et coupants (par exemple les aiguilles, les seringues, les objets en verre) et les tubulures qui ont été en contact avec du sang ou des liquides biologiques doivent être mis dans des récipients spécifiques résistants à la perforation (comme cela a été décrit plus haut). Ceux-ci doivent être situés aussi près que possible de la zone de soins des patients où ces articles sont utilisés, et il en va de même dans les laboratoires ;
- Collecter tous les déchets infectieux solides non pointus et non coupants dans des sacs étanches et des poubelles avec un couvercle. Celles-ci ne doivent jamais être portées près du corps (sur l’épaule, par exemple) ;
- Les déchets doivent être mis dans une fosse désignée à cet effet, ayant une profondeur suffisante (2 mètres, par exemple) et remplie jusqu’à une hauteur de 1 à 1,5 mètre. Après chaque versement de déchets, ceux-ci doivent être recouverts d’une couche de terre de 10 à 15 cm d’épaisseur ;
- On peut utiliser un incinérateur sur de courtes périodes au cours d’une flambée pour détruire les déchets solides. Il est cependant essentiel de s’assurer que l’incinération a bien été totale. La prudence est également de rigueur pour manipuler du matériel inflammable et lorsqu’on porte des gants en raison du risque de brûlure si les gants s’enflamment ;
-Les placentas et les échantillons anatomiques doivent être enterrés dans une fosse séparée ;
- L’accès à la zone désignée pour le traitement final et l’élimination des déchets doit être contrôlé pour éviter que des animaux, du personnel non qualifié ou des enfants n’y entrent ;
- Les déchets comme les matières fécales, les urines, les vomissures et les déchets liquides provenant du lavage peuvent être évacués dans un égout sanitaire ou dans une latrine à fosse. –Il y des molécules thérapeutiques requis en phase expérimentale depuis la flambée de l’épidémie à l’EST de la RDC DU PROF DR Jean -Jacques MUYEMBE, le Savant Congolais(RDC) qui avait découvert ce virus responsable de la maladie à Ebola à Yambuku.

5. Activités autres que les soins des patients (pour les cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola)

a) Diagnostic au laboratoire :
-Pour les procédures de prélèvement sans risque du sang ou des échantillons sur des cas suspects ou confirmés d’infection, suivre les instructions données par l’OMS ;
-L’ensemble du traitement des échantillons au laboratoire doit avoir lieu dans une enceinte de sécurité biologique ou au minimum sous une hotte avec ventilation aspirante. Ne faire aucune manipulation sur la paillasse ouverte ;
-Les activités comme le micro pipetage et la centrifugation peuvent produire mécaniquement de fins aérosols pouvant entraîner un risque de transmission de l’infection par inhalation ainsi qu’un risque d’exposition directe ;




-Le personnel de laboratoire manipulant des échantillons cliniques provenant de cas potentiels de FH à virus Ebola doit porter des chaussures fermées avec des sur-chaussures ou des bottes, des gants, une blouse imperméable et jetable, une protection oculaire ou un écran facial, et un appareil de protection respiratoire (par exemple de type FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95 certifié NIOSH des États-Unis) ou un appareil de protection respiratoire à épuration d’air motorisé (PAPR) pour le prélèvement de fractions aliquotes, la centrifugation ou pour entreprendre toute autre procédure susceptible de générer des aérosols ;
-Pour enlever l’EPI, éviter tout contact entre les articles souillés (par exemple les gants ou les blouses) et toute partie du visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ;
-Ne pas suspendre le tablier ou la blouse pour les remettre ultérieurement – les évacuer immédiatement ;
- Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI utilisé pendant la manipulation des échantillons et après tout contact avec des surfaces potentiellement contaminées même si on porte un EPI ;
-Mettre les échantillons dans des récipients clairement étiquetés, étanches aux fuites et qui ne soient pas en verre, et les livrer directement dans les zones désignées pour leur manipulation
-Désinfecter soigneusement (avec un produit désinfectant efficace) toutes les surfaces externes des récipients contenant des échantillons avant le transport.

b) Déplacement et inhumation des dépouilles mortelles
- Le coordonnateur et/ou le personnel de lutte contre l’infection et de prévention doivent être consultés pour toutes les décisions à prendre concernant le déplacement et l’inhumation des dépouilles mortelles.
-Consulter aussi à ce sujet le document OMS: «Flambées épidémiques de maladie à virus Ebola et Marburg: préparation, alerte, lutte et évaluation. Version intermédiaire 1.0 »
-Il faut limiter le plus possible la manutention des corps. Il convient de respecter en principe les recommandations qui suivent, mais qui seront éventuellement légèrement adaptées pour tenir compte des coutumes culturelles et religieuses:
- Porter un EPI (blouses imperméables, masque, protection oculaire et doubles gants) et des chaussures fermées et étanches pour manipuler la dépouille d’un cas suspect ou confirmé de FH. Obturer les orifices naturels. Mettre la dépouille dans une double housse, appliquer sur la surface de chaque housse mortuaire un désinfectant adapté (par exemple une solution chlorée à 0,5%), puis sceller et étiqueter la housse en indiquant qu’il s’agit de matériel très infectieux. Transporter immédiatement le corps à la morgue ;
- L’EPI doit être revêtu à l’endroit de la levée des corps et porté pendant toute la procédure et la mise dans des housses mortuaires, puis enlevé immédiatement après. Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI ;
- Les dépouilles ne doivent pas être traitées avec un aérosol, lavées ou embaumées. Il faut décourager toute pratique consistant à laver les corps en préparation de leur inhumation ;
- Seul du personnel formé doit s’occuper des dépouilles mortelles au cours de la flambée ;
- L’EPI n’est pas nécessaire pour les conducteurs de véhicules servant à la levée des corps s’ils ne manipulent pas les dépouilles mortelles de cas suspects ou confirmés de FH.

- Après avoir mis le corps dans une housse scellée et étanche aux fuites, la dépouille est déposée dans un cercueil puis enterrée rapidement.

c. Autopsie
- Il faut consulter le coordonnateur et/ou le personnel de lutte contre l’infection et de prévention pour toute décision concernant les autopsies.
- Les autopsies sur les corps de patients ayant contracté une FH doivent se limiter aux examens strictement essentiels et doivent être faites par du personnel qualifié
- Le personnel examinant les dépouilles doit porter une protection oculaire, un masque, une double paire de gants et des blouses jetables et imperméables
-De plus, le personnel faisant des autopsies de cas avérés ou suspects de FH doit porter un appareil de protection respiratoire (par exemple de type FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95certifié NIOSH des États-Unis) ou un appareil de protection respiratoire à épuration d’air motorisé (PAPR) ;
- Pour enlever l’EPI, éviter tout contact entre les gants ou l’équipement souillés et le visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ;
- Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI ;
-Mettre les échantillons dans des récipients clairement étiquetés, étanches aux fuites et qui ne soient pas en verre, et les livrer directement dans les zones désignées pour leur manipulation ;
-Désinfecter soigneusement (avec un produit désinfectant efficace) toutes les surfaces externes des récipients contenant des échantillons avant le transport ;
- Les tissus ou liquides biologiques à éliminer doivent être placés avec précaution dans des récipients clairement marqués et scellés pour l’incinération.

d)Gestion de l’exposition au virus par contact avec des liquides biologiques, dont le sang
-Toute personne, agents de santé compris, ayant une exposition percutanée ou cutanéomuqueuse à du sang, des liquides biologiques, des sécrétions ou des excrétions d’un cas suspect ou confirmé de VH doit interrompre immédiatement et sans risque les tâches en cours, quitter l’aire de soins des patients et retirer l’EPI sans prendre de risque ;
-Enlever prudemment l’EPI en suivant les étapes décrites dans le présent document (annexe 2), le retrait de cet équipement pouvant s’avérer tout aussi dangereux pour la transmission nosocomiale des FH. Immédiatement après avoir quitté l’aire des soins, laver les surfaces cutanées touchées ou l’endroit de la lésion percutanée à l’eau et au savon. De même, rincer abondamment les muqueuses (conjonctive, par exemple) à l’eau ou avec une solution oculaire, mais pas avec des solutions chlorées ou d’autres désinfectants ;
- Signaler immédiatement l’incident au coordonnateur local. Il s’agit là d’une tâche urgente à accomplir dès que l’agent de santé sort de l’unité de soins des patients ;
-Les sujets exposés devront faire l’objet d’une évaluation médicale couvrant les autres expositions potentielles (VIH et VHC, par exemple) et bénéficier d’un suivi, avec surveillance de la fièvre, deux fois par jour sur une durée de 21 jours après l’incident. Il est recommandé à tout sujet exposé développant une fièvre moins de 21 jours après l’exposition de consulter immédiatement un spécialiste des maladies infectieuses ;
- En cas de suspicion d’infection chez les agents de santé, ceux-ci doivent être soignés et mis en isolement, et les mêmes recommandations que celles décrites ici devront leur être appliquées jusqu’à la confirmation d’un diagnostic négatif ;
- Il est essentiel de rechercher les contacts et de suivre la famille, les amis, les collègues et les autres patients susceptibles d’avoir été exposés au virus Ebola du fait de leurs contacts rapprochés avec le de santé infecté.

Conclusion
Rappelons les humanitaires de l’AFRIQUE-SANTE, asbl et les autres sur terrain que la maladie à virus Ebola est une affection grave. Elle est très contagieuse, et peut devenir rapidement mortelle, mais peut aussi être évitée. Elle se transmet par contact direct avec les liquides biologiques, sang, salive, urine, sueur, sperme, etc. d’un sujet infecté et par contact avec les surfaces et équipements ou matériels contaminés, dont le linge souillé par les liquides biologiques d’un sujet infecté. On peut relativement facilement éliminer le virus Ebola au moyen de la chaleur, de produits à base d’alcool et de solutions d’hypochlorite de sodium (eau de javel) ou de calcium (chaux) à des concentrations suffisantes. Si elles sont mises en œuvre avec rigueur, les mesures de lutte contre l’infection réduiront la propagation du virus et protégeront les professionnels de santé et autres personnes. Dans les zones affectées, il est conseillé de mettre en place un sous-comité pour la prise en charge clinique des cas et de campagne de vaccination et de communication ou de mobilisation sociale.
Dans le cadre de celui-ci, un coordonnateur est désigné pour surveiller le respect de ces mesures dans chaque formation sanitaire et servir de point focal pour la coordination des activités et le conseil. Si possible, cette personne devrait être le professionnel chargé de la prévention et contrôle des infections dans la formation sanitaire ou mieux dans le zone ou district de santé
IL y a cinq mesures que nous mettons à la portée des humanitaires sur terrain pour une sensibilisation sur la maladie. Les cinq mesures doivent être respectées par la population pour mettre hors d’état de nuire cette maladie à Virus Ebola. :
-Le respect des mesures d’hygiène avec instance sur le lavage des mains qui est un petit geste mais qui peut sauver des vies humaines ;
-Lors de la réception des visiteurs en Provenance d’une zone à haut risque, la famille d’accueil doit être vigilante et signaler tout cas suspect aux équipes de riposte.
-Respect de l’enterrement digne et sécurisé mais aussi ne pas toucher le cadavre ou bien respirer l’air de celui-ci.
-Quand quelqu’un est listé comme un contact, il doit accepter la vaccination et accepter le suivi de vingt et un jours requis pour l’observation.
-Les prestataires de santé et humanitaire doivent respecter les normes dont le port de masques, des gants mais aussi ils sont interpellés à ne plus cacher les malades qui présentent des signes similaires à ceux d’Ebola.
Et pour terminer je rappelle sur les signes par lesquels on remarque un malade de cette maladie à Virus Ebola.
C’est entre autres : la fièvre, la diarrhée, le vomissement mais aussi l’hémorragie qui du reste ne se manifeste qu’aux dernières étapes.
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE
1.KIKIDI MBOSO R : Abrégé de sante publique et communautaire, Ed. Afrique-Santé, Kinshasa, 2013
2.KIKIDI MBOSO R : Hygiène sociale, Ed.UNICAP KINSHASA, 2015
3. KIKIDI MBOSO R : Problèmes de santé des pays en voie de développement, Ed .UNIVERSITAIRES EUROPEENNE , 2019
4.Flambées épidémiques de maladie à virus Ebola et Marburg : préparation, alerte, lutte et évaluation.Version intermédiaire 1.0, Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2014 5.Prise en charge clinique des cas de fièvre hémorragique virale : Guide de poche pour l’agent de santé en première ligne. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2014.
6.Guideline for Isolation Precautions: Preventing Transmission of Infectious Agents in HealthcareSettings. Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, GA, 2007;
7.Mesures de base contre les infections associées aux soins, AIDE-MEMOIRE. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2007.
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Auteur : Prof. Dr.Robert KIKIDI

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MESURES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

Postée le: 20.08.2019
Ville : BUKAVU
Description

MESURES DE PRÉVENTION ET DE LUTTE CONTRE LA MALADIE A VIRUS EBOLA

Par le Prof Dr Robert KIKIDI MBOSO KAMA, Ph.D en Santé Publics et Président de l’Afrique-Santé,asbl.

Introduction

Etant Président de l’AFRIQUE-SANTE, asbl et Enseignant de SANTE PUBLIQUE, HYGIEME SOCIALE ET COMMUNICATION EN SANTE, je me sens dans l’obligation de mettre à la disposition de nos humanitaires des mesures sanitaires recommandées par l’OMS sur la maladie à virus Ebola qui effet, cette infection peut être mortelle si on ne s’est pas vacciné et si ces mesures ne sont pas mise en oeuvre. Les personnes en contact étroit avec les liquides biologiques d’un sujet infecté risquent fortement de contracter elles-mêmes le virus et propager la maladie autours d’eux. ET le risque est si grand dans les zones où il y a flottation déplacement massif de la population ou et sans barrière de contrôle sanitaire spécifique.
Pour réduire les risques au minimum, il faut suivre les recommandations de l’OMS en matière de lutte contre l’infection. Entre autres mesures, il est essentiel de se laver correctement les mains et de mettre et de retirer en toute sécurité l’équipement de protection individuelle.
Comme le virus Ebola peut se propager par-delà les frontières, il est important que les pays soient prêts à prendre les mesures applicables de lutte contre l’infection.
Ces mesures doivent être appliquées par tous les professionnels de santé, mais aussi par quiconque en contact direct avec des patients (par exemple des visiteurs, des membres de la famille, des bénévoles), ainsi que par ceux qui ne sont pas en contact mais peuvent être exposés au virus par contact avec l’environnement des malades (par exemple le personnel de nettoyage, celui qui s’occupe du linge, les aides - ménagères, la sécurité).
Rappelons que la maladie à virus Ebola est une affection grave. Elle est très contagieuse, et peut devenir rapidement mortelle, mais peut aussi être évitée. Elle se transmet par contact direct avec les liquides biologiques, sang, salive, urine, sueur, sperme, etc. d’un sujet infecté et par contact avec les surfaces et équipements ou matériels contaminés, dont le linge souillé par les liquides biologiques d’un sujet infecté. On peut relativement facilement éliminer le virus Ebola au moyen de la chaleur, de produits à base d’alcool et de solutions d’hypochlorite de sodium (eau de javel) ou de calcium (chaux) à des concentrations suffisantes. Si elles sont mises en œuvre avec rigueur, les mesures de lutte contre l’infection réduiront la propagation du virus et protégeront les professionnels de santé et autres personnes. Dans les zones affectées, il est conseillé de mettre en place un sous-comité pour la prise en charge clinique des cas et de campagne de vaccination et de communication ou de mobilisation sociale.
Dans le cadre de celui-ci, un coordonnateur est désigné pour surveiller le respect de ces mesures dans chaque formation sanitaire et servir de point focal pour la coordination des activités et le conseil. Si possible, cette personne devrait être le professionnel chargé de la prévention et contrôle des infections dans la formation sanitaire ou mieux dans le zone ou district de santé.
1. Principaux messages de lutte contre l’infection et de prévention à appliquer dans le cadre des soins de santé :
-Renforcer et appliquer rigoureusement la précaution standard pour dispenser des soins à TOUS les patients, quels que soient les signes et symptômes qu’ils présentent ;
-Isoler les cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique (FH) à virus Ebola dans des chambres individuelles en isolement ou les regrouper dans des secteurs spécifiques de confirmation, tout en les gardant rigoureusement séparés les uns des autres ;
-Veiller à limiter l’accès à ces secteurs et à avoir un équipement qui leur est spécifiquement réservé ;
-Dédier du personnel, soignant et autre, s’occupant exclusivement des zones de prise en charge des cas suspects et confirmés de à virus Ebola ;
-Veiller à ce qu’avant d’entrer dans les salles/zones d’isolement des patients, tous les visiteurs et personnels de santé portent rigoureusement l’équipement de protection individuelle (EPI) et respectent les règles d’hygiène des mains, telles qu’énoncées dans le présent document ;
-L’EPI doit comporter au moins: des gants, une blouse, des bottes ou des chaussures fermées et des sur-chaussures (ainsi qu’un masque et une protection oculaire pour se protéger des éclaboussures) ;
-Veiller à la sécurité des injections et des ponctions veineuses et gérer correctement les objets pointus et coupants.
-Veiller au nettoyage régulier et rigoureux de l’environnement, à la décontamination des surfaces et de l’équipement, ainsi qu’à la gestion du linge souillé et des déchets, conformément à ce qui est décrit dans le présent document ;
-Veiller à la sécurité lors du traitement en laboratoire des échantillons provenant de cas suspects ou confirmés de FH à virus Ebola ;
-Veiller à ce que les mesures de lutte contre l’infection soient appliquées pour la manipulation des dépouilles mortelles des cas suspects ou confirmés de FH à virus Ebola lors des autopsies et de la préparation de l’inhumation ;
- Évaluer rapidement, soigner et, si nécessaire, isoler les professionnels de santé et toute personne qui ont été exposés à du sang ou à des liquides biologiques d’un cas suspect ou confirmé de FH à virus Ebola.
2 .Les mesures à mettre en œuvre lors des interviews pour la recherche des contacts et des cas dans la communauté
On doit garder à l’esprit les principes cardinaux suivants:
1) éviter les poignées de main;
2) une distance de plus d’un mètre doit être maintenue entre la personne interrogée et celui qui enquête;
3) l’EPI n’est pas obligatoire si cette distance est maintenue pour interroger une personne asymptomatique (qui ne présente par exemple ni fièvre, ni diarrhée, ni saignement, ni vomissement) et s’il n’y a pas de contact avec l’environnement potentiellement contaminé par un cas possible ou probable;
4) il est conseillé de fournir à ceux qui sont chargés de la recherche des contacts et des cas dans la communauté une solution hydro-alcoolique pour se frictionner les mains, avec les instructions pour pratiquer l’hygiène des mains, conformément aux recommandations en vigueur.
3. Soins généraux
Il faut renforcer et appliquer rigoureusement les mesures de base pour dispenser des soins à TOUS les patients, quels que soient les signes et symptômes qu’ils présentent ;
Ce point est particulièrement important du fait que les manifestations initiales d’une FH à virus Ebola peuvent ne pas être spécifiques :
-L’hygiène des mains est la mesure la plus importante ;
-Il faut porter des gants pour tout contact avec du sang ou des liquides biologiques ;
-Mettre des masques médicaux et des lunettes de protection ou un écran facial s’il y a des risques d’éclaboussures de sang ou de liquides biologiques sur le visage ;
-Il est primordial de nettoyer les surfaces contaminées.





4. Soins directs (des cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola)
a.Placement des patients, affectation du personnel et des visiteurs
-Placer les cas suspects ou confirmés dans des chambres individuelles en isolement, avec une latrine ou des toilettes adjacentes, un lavabo avec l’eau courante, du savon, des serviettes jetables, un dispensateur de solution hydro-alcoolique pour les mains, des stocks d’équipements de protection individuelle, une bonne aération, des fenêtres protégées, les portes fermées et un accès restreint;
-Si des chambres individuelles en isolement ne sont pas disponibles, regrouper ces patients dans des zones spécifiques, tout en séparant rigoureusement les cas suspects et confirmés les uns des autres et en veillant à ce que tous les articles cités pour les chambres en isolement soient disponibles. Veiller à maintenir au moins un mètre de distance entre les lits des patients ;
-Veiller à l’affectation exclusive du personnel, soignants et autres, aux zones de soins des cas de FH à virus Ebola et à ce que les membres du personnel ne se déplacent pas librement au cours de l’épidémie entre les zones réservées à l’isolement des cas de FH à virus Ebola et celles réservées à d’autres soins cliniques.
-Restreindre l’accès aux zones de soins des cas de FH à virus Ebola pour tout le personnel non essentiel ;
-Il est préférable d’interdire l’accès des visiteurs aux patients mais, si ce n’est pas possible, il faut limiter leur nombre à ceux qui sont nécessaires pour le bien-être et les soins du patient, par exemple l’un des parents d’un enfant.
-N’autoriser aucun autre visiteur à entrer dans les salles ou zones d’isolement et veiller à ce que tout visiteur souhaitant voir un patient se tienne à une distance suffisante (environ trois mètres).
-Avant d’autoriser les visiteurs à voir un malade présentant une fièvre hémorragique, contrôler qu’ils ne présentent aucun signe ou symptôme de FH à virus Ebola.





B. Hygiène des mains, équipement de protection individuelle (EPI) et autres précautions
- Veiller à ce que tous les visiteurs portent l’EPI et appliquent les règles d’hygiène des mains décrites ci-dessous en leur donnant les instructions nécessaires avant d’entrer dans la chambre ou zone d’isolement ;
-Veiller à ce que tous les personnels de santé (y compris les aides-soignantes et le personnel d’entretien) portent l’EPI qui convient en fonction du niveau de risque escompté, avant d’entrer dans les chambres/zones d’isolement et d’être en contact avec les patients et/ou leur environnement ;
- Il ne faut pas porter de vêtements personnels pour travailler dans les zones de soins des patients. Il faut revêtir des tenues de chirurgien ou des tenues médicales ;
-Appliquer rigoureusement les précautions3, 7suivantes pour éviter la possibilité de tout contact direct non protégé avec du sang ou des liquides biologiques en dispensant les soins aux patients atteints de FH à virus Ebola, y compris les cas suspects.
c. Pratique de l’hygiène des mains:
-Avant de mettre les gants et de porter l’EPI pour entrer dans la chambre/la zone d’isolement;
-Avant de pratiquer un geste propre/aseptique sur un patient;
-Après tout risque d’exposition ou toute exposition avérée avec le sang ou les liquides biologiques du patient.
-Après avoir touché des surfaces/articles/équipements contaminés (même potentiellement) dans l’entourage du patient;
d.Après avoir enlevé l’EPI, avant de quitter la zone de soins.
-Il faut pratiquer l’hygiène des mains dans les chambres ou zones d’isolement aussi souvent que nécessaire, suivant les indications ci-dessus pour les soins à un patient, et lorsqu’on change de gants ;
-Lorsqu’on soigne plusieurs patients dans une même salle, il est essentiel d’avoir terminé les soins à dispenser à un patient avant de passer au suivant et de pratiquer l’hygiène des mains avant de les toucher ;
-De plus, en négligeant l’hygiène des mains après avoir enlevé l’EPI, on diminue ou réduit à néant tous les avantages de porter cet équipement de protection ;
-Pour l’hygiène des mains, il faut soit utiliser une solution hydro-alcoolique, soit laver les mains à l’eau courante et au savon en appliquant la technique correcte recommandée par l’OMS (annexe 3).
-Se laver toujours les mains à l’eau et au savon si elles sont visiblement souillées. Les solutions hydro-alcooliques doivent être disponibles partout où des soins sont dispensés (à l’entrée et dans les chambres ou zones d’isolement) et elles sont la norme pour effectuer les soins ;
Si ces solutions ne sont pas disponibles, il faut se laver les mains à l’eau courante et au savon aussi souvent que nécessaire ainsi qu’il est indiqué ci-dessus.
- Les solutions hydro-alcooliques pour se frotter les mains peuvent être produites au niveau de l’établissement de santé en appliquant les recommandations et instructions de l’OMS.8

e.Avant d’entrer dans les chambres ou zones d’isolement, porter l’EPI comme indiqué ci-après, en respectant la séquence :
-Des gants de la bonne taille (gants d’examen non stérilisés ou gants chirurgicaux) pour entrer dans la zone où les patients sont soignés ;
-Envisager de changer de gants s’ils sont fortement souillés par du sang ou des liquides biologiques provenant des soins dispensés à un même patient (et pratiquer l’hygiène des mains soigneusement immédiatement après les avoir enlevés) ;
-Toujours changer de gants et pratiquer l’hygiène des mains après les avoir enlevés, pour passer d’un patient à un autre lorsqu’on soigne plusieurs patients dans une même salle ;
-Envisager de mettre deux paires de gants l’une sur l’autre s’ils semblent de mauvaise qualité (par exemple s’ils sont troués ou se déchirent rapidement en cours d’utilisation) ;
-Une blouse imperméable jetable pour couvrir les vêtements et la peau exposée ;
-Un masque médical et une protection oculaire (visière, lunettes de protection ou écran facial) pour éviter les éclaboussures sur le nez, la bouche et les yeux ;
-Des chaussures fermées, étanches et résistantes à la perforation (par exemple des bottes en caoutchouc) pour éviter la contamination par le sang, les liquides biologiques ou les accidents avec des objets pointus et coupants qui ne sont pas à leur place ;
-S’il n’y a pas de bottes, on peut utiliser des sur-chaussures qui doivent cependant être enlevées avec les gants et en faisant attention d’éviter de contaminer les mains ;
-Pour les activités demandant un gros effort physique (comme de porter un patient, par exemple) ou les tâches pour lesquelles on anticipe un contact avec du sang ou des liquides biologiques (par exemple le patient présente des symptômes comme de la diarrhée, des saignements ou des vomissements et/ou l’environnement peut être contaminé par du sang ou des liquides biologiques), porter, en plus de l’EPI susmentionné, une double paire de gants, ainsi qu’un tablier imperméable au-dessus de la blouse si, pour quelque raison que ce soit, celle-ci n’est pas imperméable, de même que des sur-chaussures et une protection de la jambe s’il n’y a pas de bottes ;
-Éviter si possible les procédures susceptibles de générer des aérosols ;
-Porter un appareil de protection respiratoire (FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95 certifié NIOSH des États-Unis) si l’on prévoit de faire une procédure stimulant la toux ou produisant des aérosols (par exemple l’administration de médicaments par aérosol ou nébulisation, un diagnostic par induction des expectorations, une bronchoscopie, une aspiration des voies aériennes, une intubation endotrachéale, une ventilation par pression positive à l’aide d’un masque) .





f) Avant de sortir de la salle ou de la zone d’isolement,
- Enlever soigneusement et se débarrasser de l’EPI(y compris les bottes) dans les récipients prévus pour les déchets, puis pratiquer l’hygiène des mains ;
-En enlevant l’EPI, prendre soin d’éviter tout contact entre les articles souillés (par exemple les gants ou les blouses) et toute partie du visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ou la peau qui n’est pas intacte ;
-Ne pas recycler les articles jetables et à usage unique. S’il est cependant nécessaire de décontaminer les lunettes de protection et les visières, il est alors essentiel de nettoyer ces articles à l’eau(±détergent) pour éliminer les matières organiques puis de les laisser tremper complètement dans une solution à 5000 ppm (parties par million) de chlore actif (0,5 %) pendant au moins 30 minutes (mais de préférence toute la nuit) ;
-Ensuite, ils devront être soigneusement rincés à l’eau (pour enlever les résidus irritants d’hypochlorite et les dépôts de sel) avant d’être réutilisés ;
- Les essuie-tout utilisés pour le nettoyage initial doivent être traités comme des déchets infectieux ;
-On peut verser sans danger le désinfectant dans un évier ou un égout ;
-Soigneusement nettoyer et décontaminer le matériel réutilisable (voir description ci-après) ;
-Chaque patient doit avoir son matériel exclusivement dédié (par exemple les stéthoscopes) et seul ce matériel doit être utilisé;
-Si toutefois ce n’est pas possible, décontaminer les articles après chaque contact avec un patient. Par exemple, s’il faut utiliser le stéthoscope pour plusieurs patients, il est indispensable que tout l’appareil (c’est-à-dire les branches tenues par le personnel et les surfaces en contact avec le patient) soit d’abord minutieusement lavé à l’eau et au savon en portant l’EPI qui convient pour enlever les matières organiques, puis essuyé à l’alcool ;
-Tous les déchets produits au cours du processus de décontamination doivent être traités comme des déchets infectieux (voir ci-dessous) ;
-Il ne faut pas déplacer les articles et équipements entre les salles/zones d’isolement et les autres services de l’établissement de santé, sauf s’ils ont été jetés et éliminés comme il se doit. Par exemple, les diagrammes et dossiers des patients doivent être gardés en dehors des salles ou zones d’isolement pour éviter de les contaminer ;

5. Sécurité des injections et gestion des objets pointus et coupants
-Chaque patient doit avoir du matériel qui lui est exclusivement dédié, pour les médicaments parentéraux et les injections. Ce matériel sera éliminé là où les soins sont dispensés. Il ne faut jamais réutiliser les seringues, les aiguilles et tout matériel de ce type ;
-Limiter autant que possible l’utilisation d’aiguilles et d’objets pointus ou coupants.ñ Limiter le recours aux ponctions veineuses et aux examens de laboratoire au minimum nécessaire pour l’évaluation du diagnostic et les soins essentiels du patient.10ñ Si on ne peut éviter d’utiliser des objets pointus ou coupants, il faut veiller à observer les précautionssuivantes:11- ne jamais remettre le capuchon sur une aiguille usagée;- ne jamais orienter la pointe d’une aiguille usagée vers quelque partie du corps que ce soit;- ne pas enlever à la main les aiguilles usagées des seringues jetables; ne pas plier, casser ou manipuler de quelque manière que ce soit les aiguilles usagées à la main;- jeter les seringues, les aiguilles, les lames de bistouri et tout autre objet pointu ou coupant dans des récipients adaptés et résistants à la perforation.ñ Veiller à ce que les récipients résistants à la perforation pour les objets pointus et coupants soient placés le plus près possible de l’endroit où ces objets sont utilisés afin de limiter la distance entre l’utilisation et l’élimination et veiller à ce qu’ils soient en permanence à la verticale. Si le récipient est à une certaine distance, ne jamais porter les objets pointus et coupants à la main, mais les mettre dans un haricot ou récipient équivalent pour les amener au récipient principal. ñ Veiller à ce que les récipients résistant à la perforation soient bien fermés avec un couvercle et remplacés lorsqu’ils sont aux trois quarts pleins.ñ Veiller à mettre les conteneurs dans un endroit qui n’est pas facilement accessible aux visiteurs, en particulier les enfants (par exemple ils ne doivent pas être mis sur le sol ou sur les plateaux inférieurs des chariots auxquels les enfants peuvent avoir facilement accès)
6. Nettoyage de l’environnement et gestion du linge
a) Utilisation de l’EPI :
-Porter des gants en plastique (gants de ménage), une blouse imperméable et des chaussures fermées (bottes, par exemple) pour nettoyer l’environnement et manipuler les déchets infectieux ;
-De plus, porter une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial) et des sur-chaussures s’il n’y a pas de bottes, pour entreprendre des activités de nettoyage comportant un risque accru d’éclaboussures ou au cours desquelles on anticipe des contacts avec du sang et des liquides biologiques (par exemple le nettoyage de surfaces fortement souillées par des vomissures ou du sang ou à moins d’un mètre d’un patient présentant une diarrhée, des saignements, des vomissements, etc.).

b) Procédures de nettoyage
- Les surfaces ou les objets contaminés par du sang, des liquides biologiques, des sécrétions ou des excrétions doivent être nettoyés et désinfectés le plus vite possible avec les détergents et désinfectants hospitaliers standard (par exemple une solution chlorée à 0,5 % ou une solution à 5000 ppm de chlore actif). L’application des désinfectants doit être précédée du nettoyage pour éviter leur inactivation parles matières organiques ;
- En cas de préparation locale, les solutions de nettoyage et de désinfection doivent être préparées chaque jour. Changer les solutions de nettoyage et remettre en état le matériel fréquemment au cours de la journée, car ils seront rapidement contaminés (appliquer les protocoles en vigueur dans votre hôpital s’il y en a). Pour la préparation des solutions chlorées, se reporter aux instructions données ;
-.Nettoyer les sols et les plans de travail horizontaux à l’eau et au détergent au moins une fois par jour. Le nettoyage avec un torchon humide aide à éviter la contamination de l’air et des autres surfaces par des particules transportées dans l’air. Laisser les surfaces sécher naturellement avant de les réutiliser ;
- Il ne faut jamais balayer à sec. Les chiffons contenant de la poussière ne doivent pas être secoués et les surfaces ne doivent pas être nettoyées avec des chiffons secs ;
- Le nettoyage doit toujours se faire en allant des zones «les plus propres» vers les zones «les plus sales» pour éviter le transfert de contaminants ;
-Ne pas pulvériser bde désinfectant dans les aires de soins cliniques, qu’elles soient occupées ou non. C’est une pratique potentiellement dangereuse qui n’apporte aucun avantage prouvé pour la lutte.
C)Gestion du linge
- Le linge utilisé par les patients peut être fortement souillé par des liquides biologiques (sang, vomissures, par exemple) et il peut y avoir des éclaboussures au cours de la manutention. Pour traiter le linge souillé des patients, porter des gants, une blouse, des chaussures fermées (des bottes, par exemple) et une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial) ;
- Le linge souillé doit être placé dans des sacs clairement étiquetés et étanches aux fuites ou dans des eaux/récipients sur le lieu d’utilisation, et les surfaces doivent être désinfectées (avec un produit efficace) avant l’enlèvement de la salle/de la zone d’isolement. S’il y a sur le linge des salissures solides, matières fécales ou vomissures, par exemple, les gratter prudemment avec un objet solide et plat et les jeter dans les toilettes ou dans une évacuation avant de mettre le linge dans le récipient. Si le linge est transporté en dehors de la salle ou de la zone d’isolement pour ce grattage, il doit être mis à part dans un récipient et ne doit jamais être porté à même le corps ;
-Le linge doit ensuite être transporté directement dans son récipient vers la zone réservée au blanchissage et lavé rapidement à l’eau et avec un détergent. ñ Pour les lessives à basse température, laver le linge au détergent et à l’eau, le rincer, puis le tremper pendant une trentaine de minutes dans une solution chlorée à 0,05 % (solution à 500 ppm de chlore actif). Le linge est ensuite séché selon les normes et procédures habituelles ;
- Il faut déconseiller le lavage à la main du linge contaminé. Toutefois, si l’on ne dispose pas de machines à laver ou si l’alimentation électrique n’est pas garantie, on sort le linge du récipient pour le mettre dans un grand bac d’eau chaude savonneuse. Il doit tremper dans ce bac et il faut veiller à ce qu’il soit complètement recouvert d’eau. Le remuer avec un bâton, puis jeter l’eau et remplir de nouveau le bac avec de l’eau propre, avant d’ajouter une solution chlorée à 0,1% (solution à 1000 ppm de chlore actif) de laisser tremper pendant 10 à 15 minutes. Retirer ensuite le linge pour le rincer à l’eau claire. Enlever l’excès d’eau et étendre pour le séchage. Éviter autant que possible les éclaboussures ;
-S’il est impossible de nettoyer et de désinfecter le linge fortement souillé ou si la procédure n’est pas fiable, il pourra alors être prudent de le brûler pour éviter des risques inutiles aux personnes chargées de la manutention.

4. GESTION DES DÉCHETS
a)Utilisation de l’EPI
Porter des gants en plastique (gants de ménage), une blouse imperméable, des chaussures fermées (bottes, par exemple) et une protection du visage (masque et lunettes de protection ou écran facial), pour la manutention des déchets infectieux (par exemple des déchets solides ou toute sécrétion ou excrétion avec du sang visible, même si elle provient d’une partie normalement stérile de l’organisme) ;
-Les lunettes de protection protègent mieux que les visières des éclaboussures qui peuvent venir du bas lorsqu’on verse les déchets liquides d’un seau ;
-Éviter les éclaboussures en éliminant les déchets liquides infectieuses.
b) Procédures de gestion des déchets
- Les déchets doivent être triés là où ils sont produits pour permettre une manutention sûre et appropriée ;
- Les objets pointus et coupants (par exemple les aiguilles, les seringues, les objets en verre) et les tubulures qui ont été en contact avec du sang ou des liquides biologiques doivent être mis dans des récipients spécifiques résistants à la perforation (comme cela a été décrit plus haut). Ceux-ci doivent être situés aussi près que possible de la zone de soins des patients où ces articles sont utilisés, et il en va de même dans les laboratoires ;
- Collecter tous les déchets infectieux solides non pointus et non coupants dans des sacs étanches et des poubelles avec un couvercle. Celles-ci ne doivent jamais être portées près du corps (sur l’épaule, par exemple) ;
- Les déchets doivent être mis dans une fosse désignée à cet effet, ayant une profondeur suffisante (2 mètres, par exemple) et remplie jusqu’à une hauteur de 1 à 1,5 mètre. Après chaque versement de déchets, ceux-ci doivent être recouverts d’une couche de terre de 10 à 15 cm d’épaisseur ;
- On peut utiliser un incinérateur sur de courtes périodes au cours d’une flambée pour détruire les déchets solides. Il est cependant essentiel de s’assurer que l’incinération a bien été totale. La prudence est également de rigueur pour manipuler du matériel inflammable et lorsqu’on porte des gants en raison du risque de brûlure si les gants s’enflamment ;
-Les placentas et les échantillons anatomiques doivent être enterrés dans une fosse séparée ;
- L’accès à la zone désignée pour le traitement final et l’élimination des déchets doit être contrôlé pour éviter que des animaux, du personnel non qualifié ou des enfants n’y entrent ;
- Les déchets comme les matières fécales, les urines, les vomissures et les déchets liquides provenant du lavage peuvent être évacués dans un égout sanitaire ou dans une latrine à fosse. –Il y des molécules thérapeutiques requis en phase expérimentale depuis la flambée de l’épidémie à l’EST de la RDC DU PROF DR Jean -Jacques MUYEMBE, le Savant Congolais(RDC) qui avait découvert ce virus responsable de la maladie à Ebola à Yambuku.

5. Activités autres que les soins des patients (pour les cas suspects ou confirmés de fièvre hémorragique à virus Ebola)

a) Diagnostic au laboratoire :
-Pour les procédures de prélèvement sans risque du sang ou des échantillons sur des cas suspects ou confirmés d’infection, suivre les instructions données par l’OMS ;
-L’ensemble du traitement des échantillons au laboratoire doit avoir lieu dans une enceinte de sécurité biologique ou au minimum sous une hotte avec ventilation aspirante. Ne faire aucune manipulation sur la paillasse ouverte ;
-Les activités comme le micro pipetage et la centrifugation peuvent produire mécaniquement de fins aérosols pouvant entraîner un risque de transmission de l’infection par inhalation ainsi qu’un risque d’exposition directe ;




-Le personnel de laboratoire manipulant des échantillons cliniques provenant de cas potentiels de FH à virus Ebola doit porter des chaussures fermées avec des sur-chaussures ou des bottes, des gants, une blouse imperméable et jetable, une protection oculaire ou un écran facial, et un appareil de protection respiratoire (par exemple de type FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95 certifié NIOSH des États-Unis) ou un appareil de protection respiratoire à épuration d’air motorisé (PAPR) pour le prélèvement de fractions aliquotes, la centrifugation ou pour entreprendre toute autre procédure susceptible de générer des aérosols ;
-Pour enlever l’EPI, éviter tout contact entre les articles souillés (par exemple les gants ou les blouses) et toute partie du visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ;
-Ne pas suspendre le tablier ou la blouse pour les remettre ultérieurement – les évacuer immédiatement ;
- Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI utilisé pendant la manipulation des échantillons et après tout contact avec des surfaces potentiellement contaminées même si on porte un EPI ;
-Mettre les échantillons dans des récipients clairement étiquetés, étanches aux fuites et qui ne soient pas en verre, et les livrer directement dans les zones désignées pour leur manipulation
-Désinfecter soigneusement (avec un produit désinfectant efficace) toutes les surfaces externes des récipients contenant des échantillons avant le transport.

b) Déplacement et inhumation des dépouilles mortelles
- Le coordonnateur et/ou le personnel de lutte contre l’infection et de prévention doivent être consultés pour toutes les décisions à prendre concernant le déplacement et l’inhumation des dépouilles mortelles.
-Consulter aussi à ce sujet le document OMS: «Flambées épidémiques de maladie à virus Ebola et Marburg: préparation, alerte, lutte et évaluation. Version intermédiaire 1.0 »
-Il faut limiter le plus possible la manutention des corps. Il convient de respecter en principe les recommandations qui suivent, mais qui seront éventuellement légèrement adaptées pour tenir compte des coutumes culturelles et religieuses:
- Porter un EPI (blouses imperméables, masque, protection oculaire et doubles gants) et des chaussures fermées et étanches pour manipuler la dépouille d’un cas suspect ou confirmé de FH. Obturer les orifices naturels. Mettre la dépouille dans une double housse, appliquer sur la surface de chaque housse mortuaire un désinfectant adapté (par exemple une solution chlorée à 0,5%), puis sceller et étiqueter la housse en indiquant qu’il s’agit de matériel très infectieux. Transporter immédiatement le corps à la morgue ;
- L’EPI doit être revêtu à l’endroit de la levée des corps et porté pendant toute la procédure et la mise dans des housses mortuaires, puis enlevé immédiatement après. Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI ;
- Les dépouilles ne doivent pas être traitées avec un aérosol, lavées ou embaumées. Il faut décourager toute pratique consistant à laver les corps en préparation de leur inhumation ;
- Seul du personnel formé doit s’occuper des dépouilles mortelles au cours de la flambée ;
- L’EPI n’est pas nécessaire pour les conducteurs de véhicules servant à la levée des corps s’ils ne manipulent pas les dépouilles mortelles de cas suspects ou confirmés de FH.

- Après avoir mis le corps dans une housse scellée et étanche aux fuites, la dépouille est déposée dans un cercueil puis enterrée rapidement.

c. Autopsie
- Il faut consulter le coordonnateur et/ou le personnel de lutte contre l’infection et de prévention pour toute décision concernant les autopsies.
- Les autopsies sur les corps de patients ayant contracté une FH doivent se limiter aux examens strictement essentiels et doivent être faites par du personnel qualifié
- Le personnel examinant les dépouilles doit porter une protection oculaire, un masque, une double paire de gants et des blouses jetables et imperméables
-De plus, le personnel faisant des autopsies de cas avérés ou suspects de FH doit porter un appareil de protection respiratoire (par exemple de type FFP2 ou équivalent certifié par l’Union européenne ou N95certifié NIOSH des États-Unis) ou un appareil de protection respiratoire à épuration d’air motorisé (PAPR) ;
- Pour enlever l’EPI, éviter tout contact entre les gants ou l’équipement souillés et le visage (c’est-à-dire les yeux, le nez ou la bouche) ;
- Pratiquer l’hygiène des mains immédiatement après avoir enlevé l’EPI ;
-Mettre les échantillons dans des récipients clairement étiquetés, étanches aux fuites et qui ne soient pas en verre, et les livrer directement dans les zones désignées pour leur manipulation ;
-Désinfecter soigneusement (avec un produit désinfectant efficace) toutes les surfaces externes des récipients contenant des échantillons avant le transport ;
- Les tissus ou liquides biologiques à éliminer doivent être placés avec précaution dans des récipients clairement marqués et scellés pour l’incinération.

d)Gestion de l’exposition au virus par contact avec des liquides biologiques, dont le sang
-Toute personne, agents de santé compris, ayant une exposition percutanée ou cutanéomuqueuse à du sang, des liquides biologiques, des sécrétions ou des excrétions d’un cas suspect ou confirmé de VH doit interrompre immédiatement et sans risque les tâches en cours, quitter l’aire de soins des patients et retirer l’EPI sans prendre de risque ;
-Enlever prudemment l’EPI en suivant les étapes décrites dans le présent document (annexe 2), le retrait de cet équipement pouvant s’avérer tout aussi dangereux pour la transmission nosocomiale des FH. Immédiatement après avoir quitté l’aire des soins, laver les surfaces cutanées touchées ou l’endroit de la lésion percutanée à l’eau et au savon. De même, rincer abondamment les muqueuses (conjonctive, par exemple) à l’eau ou avec une solution oculaire, mais pas avec des solutions chlorées ou d’autres désinfectants ;
- Signaler immédiatement l’incident au coordonnateur local. Il s’agit là d’une tâche urgente à accomplir dès que l’agent de santé sort de l’unité de soins des patients ;
-Les sujets exposés devront faire l’objet d’une évaluation médicale couvrant les autres expositions potentielles (VIH et VHC, par exemple) et bénéficier d’un suivi, avec surveillance de la fièvre, deux fois par jour sur une durée de 21 jours après l’incident. Il est recommandé à tout sujet exposé développant une fièvre moins de 21 jours après l’exposition de consulter immédiatement un spécialiste des maladies infectieuses ;
- En cas de suspicion d’infection chez les agents de santé, ceux-ci doivent être soignés et mis en isolement, et les mêmes recommandations que celles décrites ici devront leur être appliquées jusqu’à la confirmation d’un diagnostic négatif ;
- Il est essentiel de rechercher les contacts et de suivre la famille, les amis, les collègues et les autres patients susceptibles d’avoir été exposés au virus Ebola du fait de leurs contacts rapprochés avec le de santé infecté.

Conclusion
Rappelons les humanitaires de l’AFRIQUE-SANTE, asbl et les autres sur terrain que la maladie à virus Ebola est une affection grave. Elle est très contagieuse, et peut devenir rapidement mortelle, mais peut aussi être évitée. Elle se transmet par contact direct avec les liquides biologiques, sang, salive, urine, sueur, sperme, etc. d’un sujet infecté et par contact avec les surfaces et équipements ou matériels contaminés, dont le linge souillé par les liquides biologiques d’un sujet infecté. On peut relativement facilement éliminer le virus Ebola au moyen de la chaleur, de produits à base d’alcool et de solutions d’hypochlorite de sodium (eau de javel) ou de calcium (chaux) à des concentrations suffisantes. Si elles sont mises en œuvre avec rigueur, les mesures de lutte contre l’infection réduiront la propagation du virus et protégeront les professionnels de santé et autres personnes. Dans les zones affectées, il est conseillé de mettre en place un sous-comité pour la prise en charge clinique des cas et de campagne de vaccination et de communication ou de mobilisation sociale.
Dans le cadre de celui-ci, un coordonnateur est désigné pour surveiller le respect de ces mesures dans chaque formation sanitaire et servir de point focal pour la coordination des activités et le conseil. Si possible, cette personne devrait être le professionnel chargé de la prévention et contrôle des infections dans la formation sanitaire ou mieux dans le zone ou district de santé
IL y a cinq mesures que nous mettons à la portée des humanitaires sur terrain pour une sensibilisation sur la maladie. Les cinq mesures doivent être respectées par la population pour mettre hors d’état de nuire cette maladie à Virus Ebola. :
-Le respect des mesures d’hygiène avec instance sur le lavage des mains qui est un petit geste mais qui peut sauver des vies humaines ;
-Lors de la réception des visiteurs en Provenance d’une zone à haut risque, la famille d’accueil doit être vigilante et signaler tout cas suspect aux équipes de riposte.
-Respect de l’enterrement digne et sécurisé mais aussi ne pas toucher le cadavre ou bien respirer l’air de celui-ci.
-Quand quelqu’un est listé comme un contact, il doit accepter la vaccination et accepter le suivi de vingt et un jours requis pour l’observation.
-Les prestataires de santé et humanitaire doivent respecter les normes dont le port de masques, des gants mais aussi ils sont interpellés à ne plus cacher les malades qui présentent des signes similaires à ceux d’Ebola.
Et pour terminer je rappelle sur les signes par lesquels on remarque un malade de cette maladie à Virus Ebola.
C’est entre autres : la fièvre, la diarrhée, le vomissement mais aussi l’hémorragie qui du reste ne se manifeste qu’aux dernières étapes.
BIBLIOGRAPHIE SOMMAIRE
1.KIKIDI MBOSO R : Abrégé de sante publique et communautaire, Ed. Afrique-Santé, Kinshasa, 2013
2.KIKIDI MBOSO R : Hygiène sociale, Ed.UNICAP KINSHASA, 2015
3. KIKIDI MBOSO R : Problèmes de santé des pays en voie de développement, Ed .UNIVERSITAIRES EUROPEENNE , 2019
4.Flambées épidémiques de maladie à virus Ebola et Marburg : préparation, alerte, lutte et évaluation.Version intermédiaire 1.0, Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2014 5.Prise en charge clinique des cas de fièvre hémorragique virale : Guide de poche pour l’agent de santé en première ligne. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2014.
6.Guideline for Isolation Precautions: Preventing Transmission of Infectious Agents in HealthcareSettings. Centers for Disease Control and Prevention, Atlanta, GA, 2007;
7.Mesures de base contre les infections associées aux soins, AIDE-MEMOIRE. Organisation mondiale de la Santé, Genève, 2007.
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