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Liyota Ndjoli lance la phase 1 du projet de renforcement des capacités de conservation de la biodiversité

Liyota Ndjoli lance la phase 1 du projet de renforcement des capacités de conservation de la biodiversité 2015-05-26
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Les pays frontaliers du Bassin du Congo seront outillés des imageries satellitaires et radar pour la gestion durable des forêts et la conservation de la biodiversité. Le ministre de l’Environnement et Développement durable de la RD. Congo a lancé, le lundi 25 mai 2015, à Béatrice Hôtel dans la commune de la Gombe, les travaux de l’Atelier régional du projet PP-A/50-292 Rév. sur le thème : « Les technologies spatiales au service de la production, transmission des données et diffusion des informations spécialisées dans un contexte de gestion durable des écosystèmes forestiers tropicaux, des changements climatiques, de conservation et de valorisation durable de la biodiversité ».

Bienvenu Liyota Ndjoli a indiqué, à l’occasion, que cet atelier permettra de développer un dispositif de recherche active basé sur des informations extraites de l’imagerie par satellite, des données auxiliaires, d’évaluer les possibilités de séparation de différents habitats, en améliorant les connaissances sur les divers écosystèmes et leur dynamique.

En effet, la mise en œuvre de cette activité spatiale s’effectue en RDC. Cette phase va durer 12 mois. Le Réseau des aires protégées d’Afrique Centrale (RAPAC) est l’agence d’exécution tandis que l’Institut congolais de conservation de la nature (ICCN) est établi comme agence de collaboration.

Emmanuel ZE MEKA, Directeur exécutif de l’Organisation internationale des bois tropicaux (OIBT),  a précisé que la contribution aux menaces qui pèsent sur la biodiversité sans les aires protégées transfrontalières établies dans les pays du Bassin du Congo, vise spécifiquement à renforcer la capacité et l’expertise dans l’exploitation des données d’imagerie satellitaire et radar pour la gestion des aires protégées.  Selon lui, la mise en œuvre de cette activité spatiale peut se résumer en deux aspects.

Primo, la sensibilisation des décideurs et des hauts responsables des aires protégées transfrontalières aux avantages d’une exploitation accrue de l’imagerie satellitaire et radar et, secundo, sur la capacité accrue des aménagistes des aires protégées transfrontalières et des décideurs pour exploiter pleinement les potentialités des données d’imagerie satellitaire et radar, en vue de l’appliquer à plusieurs domaines comme l’amélioration des données stratégiques et opérationnelles destinées à la gestion et au bois suivi des aires protégées transfrontalières, à l’appui et à la lutte contre les pratiques illégales, dont le braconnage et les coupes de bois clandestines, le zonage forestier et à une meilleure cartographie des écosystèmes et habitats ainsi que celle des couloirs biologiques.

C’est ainsi que le DG de l’ICCN, bénéficiaire de ce projet, a expliqué que ces outils vont davantage aider à pouvoir restructurer et aménager les plans de gestion des pays du Bassin du Congo.

La RDC, a souligné le Dr. Cosma Wilungula, est doté d’un ensemble des réseaux des aires protégées transfrontalières entre la RDC, le Soudan, l’Ouganda, l’Angola, le Congo-Brazzaville, la Zambie et peut être le Gabon dont la première phase est lancée au  Parc des Virunga.

Moyen de lutte contre le braconnage

Avec une enveloppe de plus ou moins 5 millions de dollars, il y a lieu de contourner toutes les difficultés au moyen de cette technologie. Le Dg de l’ICCN, note le Directeur de Rapac, "a besoin de trois visas de pays voisins pour entrer dans un parc de son pays. Si à partir de son bureau, il peut interpréter une image en localisant le feu de brousse, le mouvement des animaux à travers les images et il est possible d’orienter les gardes parcs". 

La RDC, le champ pilote

Le projet commence dans deux sites en RD. Congo et un site à Brazza. D’abord,  le Parc des Virunga  et le deuxième site c’est le Lac Tumba. Ensuite, le Lac Tede de Brazzaville. Les avantages pour la RDC, c’est de partager les expériences et la mise en place des données satellitaires  qui vont montrer les différentes évolutions des écosystèmes et différentes composantes dans le mouvement de la population et les mouvements de braconniers. C’est une avancée très significative dans la protection et la conservation des aires protégées actuellement au monde.


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