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La protection de l'enfant en Afrique demeure un défi si l'on se réfère au chiffre

La protection de l'enfant en Afrique demeure un défi si l'on se réfère au chiffre 2022-08-03
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Promouvoir les droits des enfants en Afrique afin de leur offrir un avenir meilleur est un défi d’envergure. Les chiffres ne mentent pas. Dans de nombreux pays d’Afrique, les droits fondamentaux des enfants sont en effet encore trop souvent bafoués : manque d’accès à l’éducation, violences, exploitation… Pour y remédier, le BICE et ses partenaires mettent en place, des projets de protection pour les enfants d’Afrique.

30 millions d’enfants sont en situation de rue

Les statistiques mondiales de l’Unicef datant de 2011 estiment que 120 millions d’enfants vivent dans les rues et subviennent seuls à leurs besoins. Parmi ces enfants des rues, 30 millions sont localisés en Afrique.

Le BICE ou Bureau International Catholique de l’Enfance, organisation non gouvernementale de protection des droits des enfants, accompagne ces enfants. Notamment en République Démocratique du Congo (RDC).

La situation d’enfant en situation de rue est souvent le fruit d’un contexte familial dégradé (pauvreté extrême, maltraitance, etc.). Et ce phénomène croissant en Afrique a des enjeux politiques, sociaux et économiques considérables.

86,6 millions d’enfants africains sont contraints au travail

En Afrique subsaharienne, l’Organisation internationale du travail estime en 2020 que le nombre d’enfants astreints au travail est de 86,6 millions (160 millions dans le monde). Cela représente près de 23,9% des enfants âgés entre 7 et 17 ans travaillent. De plus, près de la moitié de ces enfants effectuent des travaux dangereux.

Ces enfants sont généralement issus de foyers qui vivent de l’agriculture. Ils sont obligés de travailler pour subvenir aux besoins de leur famille. Dans certains cas, l’astreinte au travail des enfants est telle qu’elle se transforme véritablement en une forme d’esclavage.

Éducation : plus d’un cinquième des enfants de 6 à 11 ans non-scolarisés en Afrique subsaharienne

L’éducation n’est pas une réalité pour de nombreux enfants vivant en Afrique. Et l’Afrique subsaharienne est particulièrement touchée. Selon l’Unesco, cette région a les taux les plus élevés de non-scolarisation au monde. Plus d’un cinquième des enfants âgés entre 6 et 11 ans ne sont pas scolarisés, et un tiers des 12 -14 ans. Enfin, près de 60 % des jeunes de 15 à 17 ans ne sont pas scolarisés.

Les inégalités d’accès à l’éducation entre les filles et les garçons sont également bien présentes. Toujours dans la même région, 9 millions de filles de 6 à 11 ans n’iront jamais à l’école contre 6 millions de garçons, selon les données de l’Institut de statistique de l’Unesco.

La malnutrition affecte 75 millions des enfants de moins de 5 ans

Le droit à la santé des enfants est également souvent bafoué. Et la malnutrition est l’une des principales causes qui affectent la santé des enfants en Afrique. Elle a aussi des conséquences sur leur éducation.

Depuis une décennie, on constate que 75 millions des enfants de moins de 5 ans souffrent de malnutrition chronique. Ce qui a des conséquences dramatiques sur la croissance et le développement cognitif des enfants. Et les rend plus vulnérables aux maladies. En outre, la carence en iode réduit considérablement la capacité intellectuelle de ces enfants.

Le taux d’enregistrement des enfants africains s’élève à 30 % environ

Selon les études menées en RDC et au Togo, le taux d’enregistrement des nouveau-nés s’élève entre 32 % et 39 % seulement. Sachez qu’à défaut d’enregistrement légal, l’enfant ne peut jouir deréclamer ses droits.

Selon une étude de l’Unicef de 2017, « parmi tous les nourrissons vivant en Afrique sub-saharienne, la naissance d’un peu moins de 2 sur 3 d’entre eux (un peu plus de 20 millions) n’a pas été enregistrée, et près de 3 sur 4 (environ 28 millions) ne possèdent pas d’acte de naissance ». Ainsi, 95 millions d’enfants de moins de 5 ans en Afrique sub-saharienne n’ont pas été enregistrés à la naissance. Les pays les plus touchés sont l’Éthiopie, la République démocratique du Congo et la Tanzanie.

Sachez qu’à défaut d’enregistrement légal, l’enfant ne peut réclamer ses droits.

Les organismes de protection de l’enfance profitent notamment de la journée mondiale de l’enfant africain (16 juin) pour mobiliser les collectivités locales sur cette thématique. Les ONG recommandent aux États africains de trouver les ressources suffisantes pour faciliter l’enregistrement des naissances.

6 % des filles d’Afrique du Sud se marient avant 18 ans

L’Afrique enregistre les taux de mariage d’enfants les plus élevés au monde. L’Afrique subsaharienne et l’Afrique australe notamment. En Afrique subsaharienne, une femme ou une fille sur quatre est mariée avant l’âge de 18 ans. Autre donnée : en Afrique du sud, ce taux était estimé en 2019 à 6%. Ainsi, malgré l’existence de lois proscrivant cette pratique dans la plupart des pays, ces dernières ne sont pas suffisamment appliquées. Et la pandémie n’a fait qu’aggraver la situation. Sachez que le mariage précoce et forcé des enfants les prive de leur enfance. En d’autres termes, cette pratique les prive, entre autres, des droits fondamentaux sur la sûreté, la protection et la santé.

60 % des enfants au Togo ont été victimes de violence

La violence à l’égard des enfants est encore très présente dans le monde. Et notamment en Afrique. La maltraitance des enfants peut se présenter sous plusieurs formes, à l’intérieur ou hors du cercle familial. À savoir :

  • Les abus sexuels
  • Les violences psychologiques
  • Les tortures physiques/châtiments corporels (brûlure, coups, etc.)
  • La privatisation de nourriture

Pour ne donner que deux exemples. Au Togo, une enquête datant de 2015 a démontré que 60 % des enfants sont victimes de violence régulière. En Côte d’Ivoire, une étude réalisée en 2018 par le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfant a révélé que 58 % des filles et 66,5 % des garçons ont subi au moins une forme de violence pendant leur enfance.


Les Afriques / MCP, via mediacongo.net
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Donbass | SOXBSCW - posté le 11.08.2022 à 15:38

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Anonyme | J4TI6QP - posté le 03.08.2022 à 11:11

A Kolwezi/Lualaba la police et l'armée ont arrêté les enfants et les ont forcé d'aller à Kaniama Kasese pour les travaux de champs et la formation militaire forcée sous les ordres de Félix TSHILOMBO

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