
Afrique
Les dirigeants de la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) vont à nouveau se réunir ce jeudi 10 août pour évoquer la situation au Niger, deux semaines après un coup d’Etat et la fin dimanche de leur ultimatum exigeant le retour à l’ordre constitutionnel sous peine d’utiliser la « force » renseigne les médias internationaux.
« Au cours de cette rencontre, les dirigeants de l’organisation ouest-africaine se pencheront sur la situation politique et les récents développements au Niger », indique lundi un communiqué de la CEDEAO.
Le sommet aura lieu à Abuja, capitale du Nigeria, dirigé par Bola Tinubu, président en exercice de l’organisation régionale. Le 30 juillet, lors d’un précédent sommet à Abuja, les dirigeants ouest-africains avaient donné un ultimatum d’une semaine aux militaires ayant pris le pouvoir à Niamey pour rétablir le président Mohamed Bazoum, sous peine d’une intervention armée pour ce faire.
Les chefs d’état-major de la région avaient même dessiné les « contours » de cette éventuelle intervention, mais elle n’a pas été déclenchée à l’issue de l’ultimatum, qui s’est achevé dimanche à 22H00 GMT. Selon une source proche de la CEDEAO, une intervention n’est pas envisagée à ce stade.
En dépit d’une fin de non-recevoir des auteurs du coup d’Etat à ce jour, la voie du dialogue semble donc être toujours sur la table et les Etats-Unis, alliés du Niger, pourraient y participer, selon cette source.
Plusieurs voix africaines ont rejeté ces derniers jours l’option militaire. Les sénateurs du Nigeria, poids lourd de la CEDEAO, ont appelé à renforcer « l’option politique et diplomatique ». L’Algérie, autre voisin du Niger et acteur majeur dans le Sahel, a estimé par la voix de son président Abdelmadjid Tebboune qu’une intervention serait une « menace directe » contre son pays.
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Abdelmadjid Tebboune, président algérien
Certains pays occidentaux se sont également dit lundi favorables à une solution diplomatique, dont l’Allemagne qui estime que les efforts de médiation n’en sont « qu’à leur début », espérant que les auteurs du coup d’Etat y « répondront ».
Le ministre des Affaires étrangères italien Antonio Tajani a dit « espérer » que l’ultimatum de la CEDEAO allait être « prolongé ». « Nous devons reporter l’option de la guerre le plus possible », a-t-il déclaré dans un entretien au quotidien La Stampa.
L’armée malienne a annoncé lundi l’envoi à Niamey d’une délégation officielle conjointe Mali-Burkina Faso, pour « témoigner de la solidarité des deux pays au peuple frère du Niger ».
Le Burkina Faso et le Mali, voisins du Niger, eux aussi, gouvernés par des militaires et confrontés à la violence des groupes jihadistes, ont souligné ces derniers jours qu’une intervention armée serait « une déclaration de guerre » à leurs deux pays.
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