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08 mars 2014 : ni pagne, ni défilé

08 mars 2014 : ni pagne, ni défilé 2014-03-07
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La RD Congo est décidément rentrée dans le cycle normal de la célébration de la journée du 08 mars dédiée à la femme à travers le monde. Plus question de laisser libre cours à certaines extravagances enregistrées pendant plusieurs années à travers le port du pagne unique avec inscriptions portant sur cette journée et des motifs imprimés sur recommandation du ministère du Genre, de la famille et de l'enfant. Désormais, il s’agit d’émettre sur le même diapason que la plupart des nations du monde, en consacrant la journée de la femme à la réflexion et non juste aux activités protocolaires.

La RDC faisant partie, jusqu’il y a peu, des pays qui ont ajouté un bémol protocolaire à la journée du 8 mars dédiée à la femme à travers le monde. Car, non seulement des pagnes étaient imprimés avec des motifs recommandés par le ministère de tutelle, mais aussi et surtout tout le mois de mars était réservé à la femme, contrairement à ce qui se faisait sous d’autres cieux.

La journée du 08 mars, cela soit dit en passant, n’est pas une invention congolaise, mais une convention mondiale pour permettre aux femmes de réfléchir sur leur statut à travers le monde et leur rôle dans la société universelle.

08 MARS 2014 : NI PAGNE, NI DEFILE COMME EN 2013

Consolidant la politique du Gouvernement Matata initiée en 2013, la ministre du Genre, famille et enfant, Géneviève Inagosi, émet sur la même longueur d’onde que l’an dernier. La journée du 08 mars 2014 sera, quelques proportions gardées, semblable à celle observée en 2013.

En d’autres termes, aucun pagne commun, avec des motifs recommandés par le ministère du Genre pour toutes les femmes congolaises, n’a été imprimé sur toute l’étendue du territoire national. Mais, cela n’empêche pas des Congolaises d’arborer des pagnes qui les mettent en valeur samedi prochain.

En plus, aucun défilé n’est prévu comme autrefois sur le Boulevard triomphal ou ailleurs. A la place, ce sont des activités nobles (forum, conférences et autres) qui figurent à l’ordre du jour depuis lundi dernier pour valoriser la femme. Ce qui se fait sous d’autres cieux depuis belle lurette. Car, il s’agit, non de laisser libre cours à tous les dérapages enregistrés durant des années à Kinshasa où la journée du 8 mars se confondait avec le libertinage où des Congolaises se lançaient parfois dans des comportements peu recommandables à travers les terrasses disséminées à travers la capitale.

LA CONSCIENTISATION DE LA FEMME AU CENTRE DE LA JOURNEE

Cette fois-ci, au terme d’une démarche initiée l’an dernier, il est question de conscientiser la femme et les filles sur leur rôle au sein de la société. Car, au moment où l’on plaide pour la participation effective des femmes dans les centres de prise des décisions, il importe que la journée du 8 mars serve de tribune pour permettre aux Congolaises de se réveiller et de prendre la mesure des responsabilités qui sont les siennes dans la lutte pour le développement de leur nation. Conformément à l’adage qui dit : « Eduquer une femme, c’est éduquer toute une nation ».

Les activités du genre forum sur la femme et autres, comme cela se fait ailleurs, portent justement sur la conscientisation des Congolaises pour les aider à intérioriser des notions qui leur permettront de se rendre réellement utiles à leur pays, plutôt que de se livrer, le 8 mars de chaque année, à des loisirs foulant aux pieds les valeurs morales dont la RDC a besoin pour aller de l’avant.

S’il est vrai que la RD Congo demeure encore loin du quota de Beijing instituant 30% des femmes dans les instances de prise des décisions, comme bon nombre des pays du monde et donc très loin de la parité homme-femme, il est aussi vrai que les femmes doivent s’émanciper pour être à la hauteur des attentes. Ce déficit doit justement être comblé, entre autres, grâce aux enseignements dispensés le 8 mars.

PLUS QUESTION DE DISTRACTION LORS DE LA JOURNEE DU 8 MARS

Que retiennent les Kinois, pour ne pas parler de l’ensemble de congolais, lors de la journée dédiée à la femme ? A travers tous les centres névralgiques de la capitale congolaise, après le défilé organisé sur le Boulevard triomphal, bars, terrasses, boîtes de nuit et autres milieux de jouissance étaient pris d’assaut par des femmes habillées en pagne consacré à la journée du 8 mars où la boisson coulait à flot jusqu’à ce que l’on se retrouve en pièces détachées. Or, une fois dans cet état, les valeurs morales étaient reléguées au dernier plan et tout était permis jusqu’à la fin de la journée du 8 mars.

La jouissance se poursuivait même durant tout le mois de mars dédié à la femme en RD Congo, contrairement à la seule journée du 8 mars observée ailleurs. Dès lors, pour nombre d’amateurs de la divagation nocturne, la date du 8 mars se confondait un peu avec le carnaval de Rio de Janeiro au Brésil où tous les coups sont permis. Car, dit-on, la nuit tous les chats sont gris.

Il s’agissait, dès lors, d’une vaste distraction à l’échelle nationale. Les abus étaient ainsi légion et, plutôt que de valoriser son rôle dans la société, la femme contribuait à la dépravation des mœurs en donnant l’impression en RDC qu’éduquer une femme, c’est détruire toute la société congolaise.


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