Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_01052026
mediacongo
Retour

Afrique

L’Afrique veut juger elle-même ses génocidaires et ses criminels de guerre

2016-02-06
06.02.2016
2016-02-06
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2016/ua_chefs_16_001.jpg -

Photo de famille des chefs d'Etats et de gouvernements au sommet de l'Union africaine à Addis Abeba, le 30 janvier 2016. © Photo AFP/Tony Karumba

Le dossier est désormais entre les mains de l’Union africaine. Sur proposition du président kenyan, Uhuru Kenyatta, l’UA a décidé de préparer une feuille de route censée aboutir au retrait commun des pays africains de la CPI. Réunis à Addis Abeba les 30 et 31 janvier 2016, les dirigeants africains ont accusé la cour pénale internationale de s’acharner sur l’Afrique.

Le nouveau président en exercice de l’Union africaine, le Tchadien Idriss Deby a publiquement apporté son soutien à la proposition kenyane qui a été adoptée par le sommet d’Addis Abeba.

«Le constat que nous avons fait», a-t-il déclaré, c’est que la CPI s’acharne beaucoup plus sur l’Afrique, y compris sur des chefs d’Etat en exercice, alors qu’ailleurs dans le monde où les droits de l’Homme sont bafoués, personne n’est inquiété. Il y a là deux poids et deux mesures», a estimé le nouveau président en exercice de l’UA.

Créée en 2002 pour juger en dernier ressort les génocidaires et criminels de guerre qui n’ont jamais été poursuivis dans leur propre pays, la CPI a ouvert des enquêtes sur huit pays au total, tous africains: Kenya, Côte d’Ivoire, Libye, Soudan, République démocratique du Congo, Centrafrique, Ouganda et Mali.

Faute de preuves, la CPI a dû abandonner en décembre 2014 des poursuites à l’encontre du président kenyan Uhuru Kenyatta pour son rôle dans les violences postélectorales de 2007-2008. C’est lui qui est à l’origine de cette proposition de retrait des pays africains de la CPI.

Le président du Kenya, Uhuru Kenyatta, accueilli par ses partisans à sa sortie d'une audience à la CPI le 8 octobre 2014. © Stéphanie Maupas

 

L’Afrique est «capable de juger ses propres enfants»

L’ouverture du procès devant la CPI de l’ex-président ivoirien Laurent Gbagbo a ravivé les critiques et relancé les appels en faveur d’une alternative africaine.

«C’est comme si nous, les Africains, nous n’étions pas en mesure de dire le droit ou n’avions pas assez de ressources pour pouvoir juger nos propres fils», confie à l’AFP le juriste sénégalais Babacar Ba, président du Forum du justiciable.

Il estime que pour ce procès, l’Union africaine pouvait créer un tribunal spécial, à l’instar de celui qui juge, au Sénégal, l’ancien président tchadien Hissen Habré, pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre.

L’enjeu, c’est de démontrer que l’Afrique est capable de juger ses propres enfants, pour que d’autres ne le fassent pas à sa place

Pour les dirigeants africains, la CPI est devenu le bras judiciaire de puissances étrangères au continent. Pourtant, explique le chef de la diplomatie éthiopienne Adhamon Ghebreyesus, la création de la CPI «avait été fortement soutenue par l’Afrique». Il considère, avec regret, qu’il ne s’agit «plus d’un tribunal pour tous».

Des accusations qualifiées d’infondées par la procureure de la CPI, la Gambienne Fatou Bensouda. «Toutes les affaires que nous avons, sauf le Kenya, le Soudan et la Libye, ont été initiées à la demande de ces Etats africains», assure-t-elle.

Laurent Gbagbo et son avocat Emmanuel Altit, le 28 janvier, attendent le début du procèsdevant la Cour pénale internationale de La Haye. Photo Peter Dejong.AFP

 

Tout le monde pas d’accord avec l’Union africaine

Mais tout le monde n’est pas convaincu de l’opportunité de se retirer de la Cour pénal internationale.

«La CPI mérite d’être appuyée», estime Angela Mudukuti, membre d’une organisation d’avocats, mobilisés en faveur d’une arrestation du président soudanais Omar El Béchir. «Les victimes ont besoin de justice et les auteurs présumés de crimes doivent comprendre que la loi les rattrapera», dit-elle à l’AFP.

C’est aussi l’avis du quotidien kenyan Daily Nation qui désavoue le président Uhuru Kenyatta. «Quitter la CPI sans avoir en vue aucun mécanisme crédible pour juger les crimes de masse serait une erreur aux proportions colossales», estime le journal kenyan dans un éditorial.

 

Le président soudanais Omar al-Bachir au sommet de l'UA à Addis Abeba, le 29 janvier 2015. Il est toujours sous le coup d'un mandat d'arrêt international délivré par la CPI. © Photo AFP/Minasse Wondimu Hailu/Anadolu Agency

 

 


C’est vous qui le dites :
8543 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant « Paul Kagame est 50% congolais par son père et 50% rwandais par sa mère, ne soyez pas étonnés…» : la déclaration choc de Barnabé Milinganyo
left
Article précédent « Paul Kagame est 50% congolais par son père et 50% rwandais par sa mère, ne soyez pas étonnés…» : la déclaration choc de Barnabé Milinganyo

Les plus commentés

Politique Lambert Mende salue le « retour de l’image d’or » du pays et la relance de la puissance maritime sous Tshisekedi

23.05.2026, 9 commentaires

Politique « Fatshi a une mission », JB Mpiana appelle les Congolais à laisser Tshisekedi « parachever son travail »

21.05.2026, 7 commentaires

Politique Kinshasa : l’UDPS ouvre des consultations politiques autour du projet de coalition pour le changement de la Constitution

23.05.2026, 6 commentaires

Politique C4 : un “Club des Courtisans et Caméléons constitutionnels”, selon Ferdinand Kambere

22.05.2026, 5 commentaires


Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance