
Afrique
Au Kenya, le secrétaire d’Etat au pétrole ainsi que deux autres hauts-responsables d’agences gouvernementales liées à l’importation d’essence ont été limogés et risquent d'être poursuivis en justice. Ils sont accusés d’avoir menti sur le montant des réserves nationales afin de créer un sentiment de panique, et justifier l’import d’essence à un coût exorbitant.
Démission de hauts responsables chargés des stocks pétroliers et accusés de manipulation
La présidence a annoncé la démission de hauts responsables de l'État chargés de la gestion des stocks pétroliers. Alors que le pays, dépendant des importations du Golfe, cherche de nouvelles sources d'approvisionnement pour éviter toute pénurie, ces dirigeants sont accusés d’avoir manipulé les données liées au stock et d’avoir acquis une cargaison de pétrole à un prix très élevé. La présidence indique que l’enquête se poursuit.
Ce sont trois pontes du secteur qui ont été poussés à la démission : Daniel Kiptoo Bargoria, le directeur de l’autorité de régulation de l’énergie et du pétrole (Energy and Petroleum Regulatory Authority), Joe Sang, le directeur général de la Kenya Pipeline Company, la compagnie nationale, et Mohamed Liban, le secrétaire principal au sein du département d’État en charge du pétrole.
Dans son communiqué, la présidence, qui indique « accepter ces démissions », précise que l’enquête a permis de découvrir « des irrégularités dans la chaîne d’approvisionnement » et la « manipulation de données pour importer d’urgence du carburant », en-dehors des contrats en vigueur, à des prix très élevés.
« Exploiter la hausse des prix mondiaux et l'inquiétude du public »
Le bureau de William Ruto, le chef de l’État, l’affirme : « Il semble que cette action ait été menée pour exploiter la hausse des prix mondiaux et l'inquiétude du public, créant ainsi une fausse impression de pénurie imminente. »
La présidence précise que d’autres responsables ont été sanctionnés et que des arrestations ont été effectuées. À ce stade des enquêtes, aucune inculpation n’a été prononcée.
Le conflit actuel au Moyen-Orient « présente un risque grave » pour l'Afrique où il risque de faire exploser le coût de la vie, avertissent l'Union africaine (UA), la Banque africaine de développement (BAD) et des institutions onusiennes, dans un rapport. Le Moyen-Orient représente 15,8% des importations de l'Afrique et 10,9% de ses exportations, rappellent l'UA, la BAD, le Programme de l'ONU pour le Développement (Pnud) et la Commission économique des Nations unies pour l'Afrique (Uneca), dans ce document.
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Vue d'ensemble du dépôt pétrolier de la Kenya Pipeline Company (KPC), situé au siège de cette entreprise publique chargée du transport, du stockage et de la distribution des produits pétroliers aux consommateurs kenyans, à Nairobi, le 25 mars 2026. AFP -