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Médiation entre Kinshasa et le M23 : des pourparlers attendus en Suisse à la mi-avril ?

2026-04-07
07.04.2026
2026-04-07
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Les États-Unis et le Qatar relancent les efforts de médiation entre Kinshasa et le M23 avec l’annonce d’une nouvelle session de négociations prévue à la mi-avril 2026 en Suisse. Délocalisé du processus initial de Doha en raison des tensions dans le Golfe, ce cycle de pourparlers intervient dans un contexte de blocage persistant, alors que les principaux points du cadre de paix de novembre 2025 demeurent sans consensus, notamment sur l’avenir du groupe armé, le retour des réfugiés et les questions de justice.

Le processus de Doha, initialement prévu pour accueillir ce cycle, a été temporairement délocalisé en raison de l’instabilité régionale. Les nouvelles discussions interviennent dans un contexte de blocage profond. Le 15 novembre 2025, le gouvernement congolais et le M23 avaient signé un accord-cadre de paix à Doha. Celui-ci n’a toutefois abouti qu’à deux avancées sur huit protocoles : un mécanisme de surveillance du cessez-le-feu et un dispositif d’échange de prisonniers. Les questions fondamentales – statut du M23, retour des réfugiés, justice pour les crimes commis – sont restées en suspens.

Le cessez-le-feu n’a pas tenu

Dès le 1er décembre 2025, le M23 a repris son offensive vers le sud-ouest, en direction de Mwenga puis d’Uvira. Le 10 décembre, Uvira tombait aux mains des rebelles. Par ailleurs, le mouvement armé n’a participé qu’à une seule des trois réunions du mécanisme de suivi prévues durant cette période.

Le processus de Doha « paralysé » par la géopolitique régionale

La ministre d’État et cheffe de la diplomatie congolaise, Thérèse Kayikwamba, a récemment justifié cet enlisement : « Nous avons évidemment, en parallèle, le processus de Doha. Comme vous le savez tous, la situation dans la sous-région qui abrite ces pourparlers s’est détériorée de manière assez quand-même dramatique et, pour certains de manière assez inattendue, raison pour laquelle ce processus est un peu paralysé, pas nécessairement pour des raisons internes ou propres au processus lui-même, mais pour des raisons qui vont bien au-delà du processus pour, des raisons géopolitiques et d’actualité. »

Conséquences diplomatiques

La chute d’Uvira a provoqué la suspension du processus parallèle entre Kinshasa et Kigali. Depuis novembre 2025, aucune réunion du Mécanisme de coordination sécuritaire conjointe (JSCM), cellule militaire de coordination entre le Rwanda et la RDC, ne s’est tenue. Les rencontres programmées à Doha entre le M23 et le gouvernement congolais ont également été annulées.

Les 17 et 18 mars 2026, des réunions bilatérales et trilatérales entre les États-Unis, la RDC et le Rwanda se sont déroulées à Washington, où les parties ont convenu de mesures de désescalade. Dans ce cadre, Washington a publié le 2 mars 2026 de nouvelles sanctions visant quatre officiers supérieurs des Forces de défense rwandaises ainsi que l’institution militaire rwandaise dans son ensemble – une mesure jugée « exceptionnelle » par le rapport du CRG/CIC.

Des exigences maximalistes du M23

Selon le rapport, le M23 a formulé des demandes qualifiées de maximalistes : révision constitutionnelle instaurant un système fédéral avec décentralisation du pouvoir vers les provinces du Kivu, ainsi que la démission du gouvernement Tshisekedi. Le gouvernement congolais considère ces demandes comme illégitimes.

À l’approche de la mi-avril 2026, les observateurs restent sceptiques. Aucune réunion du JSCM ni du mécanisme de suivi n’a eu lieu depuis cinq mois, et le M23 n’a donné aucun signe de retrait des positions conquises. La nouvelle médiation américano-qatarie en Suisse apparaît comme un ultime recours avant un embrasement régional plus large.

 

Olivier Djoko
Le Potentiel / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 8 jours
Encore! ça ne finira jamais tant que nous ne prendrons pas nos responsabilités. C'est batir une armeé forte. Cela veut dire un nouveau type d'homme pour notre pays: se débarasser des corrompus, des postes en hauts lieu qui ne sont que des gouffres financiers.

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Il y a 8 jours
Maintenant, c'est la Suisse et le Qatar alors ? Chers Congolais de la rébellion, vous avez délibérément choisi le Rwanda pour accéder au pouvoir tout en tuant vos frères. Continuez à tuer, ne vous arrêtez pas. Tshilombo va vous balader jusqu'à ce que vous soyez fatigués, il n'y aura plus de dialogue. Quand bien même il y aurait un dialogue, il sera pour la forme et pour calmer les partenaires, mais en réalité, il n'y a rien qui va se passer. Donc, si vous êtes garçons, venez à Kinshasa, on vous attend.

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Il y a 8 jours
La soudanisation : À part la séparation des deux Soudans, abondamment expliquée par de nombreux analystes, il existe un aspect que beaucoup ignorent. En effet, le général Hemeti fut le chef d’une milice Janjawid (équivalente aux Forces du Progrès ou Wazalendo en RDC, aux Interahamwe au Rwanda ou aux Imbobera Kuré au Burundi). Les Janjawid sont une milice arabe soudanaise tristement célèbre pour leur rôle dans le conflit du Darfour, où ils ont perpétré des atrocités de masse : massacres, viols et déplacements forcés de populations non arabes. Ils ont joué un rôle central dans le génocide du Darfour au début des années 2000. En 2013, les Janjawid ont été réorganisés en Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire intégré à l’appareil sécuritaire du Soudan, placé sous le commandement du général Hemeti. Celui-ci a joué un rôle clé dans les coups d’État soudanais de 2019 et de 2021 Actuellement, c’est lui qui affronte les forces gouvernementales soudanaises dans la guerre civile en cours

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