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Politique

Accords de Washington : les impasses d’une diplomatie trumpienne, sans résultats, marquée par le népotisme et l’improvisation (Tribune de Léon Engulu III)

2026-04-09
09.04.2026
2026-04-09
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La diplomatie américaine sous Donald Trump, marquée par le népotisme et l’improvisation, a profondément affaibli la crédibilité de Washington sur la scène internationale. De Téhéran à Kinshasa, cette dérive n’est pas sans conséquences. En République démocratique du Congo (RDC), elle met en lumière les limites d’un processus diplomatique incapable de produire des effets tangibles face à l’occupation persistante de l’Est du pays.

L’instinct contre la diplomatie

Les critiques visant Donald Trump, notamment dans le contexte du conflit avec l’Iran, reposent sur un comportement jugé erratique, impulsif et contradictoire. Son imprévisibilité n’est plus seulement un trait de caractère : elle devient une méthode de gouvernement. La presse internationale évoque une diplomatie réduite à une logique de « pile ou face », dictée par l’instant.

Ses déclarations, souvent contradictoires — menaces de destruction suivies d’appels à la négociation — ont contribué à disqualifier les États-Unis comme médiateur crédible. Cette approche, fondée sur l’instinct plutôt que sur la méthode, explique en partie le refus de Téhéran de s’engager dans de nouvelles négociations avec Washington.

Les autorités iraniennes rejettent notamment les canaux impliquant des figures comme Jared Kushner ou Steve Witkoff, perçus comme des acteurs improvisés, davantage inscrits dans une logique d’affaires que dans une véritable diplomatie d’État.

Cette même approche a été observée en RDC avec la désignation de Massad Boulos, émissaire pour l’Afrique et proche de la famille Trump. Dans les deux cas, la diplomatie apparaît personnalisée, familiale et déconnectée des réalités stratégiques.

Le miroir congolais

La situation en RDC reflète ces dérives. Les processus diplomatiques engagés, notamment à Doha avec l’AFC/M23 sous médiation qatarie, n’ont produit aucun résultat concret. Pendant que les discussions se poursuivaient, les réalités militaires évoluaient en faveur de l’AFC/M23, avec la consolidation de son contrôle sur des villes stratégiques comme Goma et Bukavu.

Une négociation diplomatique ne doit pas se limiter à des déclarations ou à des mises en scène. Elle doit produire des résultats tangibles. Or, aucun retrait significatif ni aucune reconquête territoriale n’ont été observés.

Washington : des accords sans effets

Les discussions menées à Washington entre la RDC et le Rwanda n’ont pas davantage permis de progrès concrets. Contrairement à 2013, où la pression internationale avait conduit au retrait du M23 de Goma, les accords récents reposent sur des engagements conditionnels, sans impact immédiat sur le terrain.

La RDC est ainsi passée d’une exigence de retrait à une logique d’échéancier incertain. Pendant ce temps, le Rwanda continue de justifier sa présence par des considérations sécuritaires liées aux FDLR, un argument récurrent dans sa stratégie.

Le piège diplomatique rwandais

La RDC s’est retrouvée piégée par une stratégie rwandaise consistant à dissocier l’AFC/M23 de l’implication directe du Rwanda. Cette « Congolisation » du conflit vise à transformer une agression extérieure en crise interne.

En traitant séparément l’AFC/M23 à Doha et le Rwanda à Washington, la diplomatie congolaise a, de fait, entériné cette dissociation. Pourtant, le lien entre les deux est largement documenté.

Leçons de 2013 et erreurs actuelles

L’expérience de 2013 montre qu’une négociation ne se juge pas à sa signature, mais à ses résultats. À l’époque, la pression diplomatique avait produit un effet concret sur le terrain.

Aujourd’hui, l’éparpillement des initiatives — Nairobi, Luanda, Doha, Washington — a affaibli la cohérence de la stratégie congolaise. Face à cela, le Rwanda a maintenu une ligne claire et cohérente.

Un front intérieur fragilisé

À ces difficultés s’ajoute une fracture interne. Alors que la diplomatie congolaise tente d’isoler l’AFC/M23 sur la scène internationale, certains acteurs nationaux, notamment religieux, plaident pour un « dialogue inclusif » avec ce même mouvement.

Cette contradiction affaiblit la position de la RDC. On ne peut à la fois chercher à isoler un acteur et proposer de l’intégrer dans un processus politique.

Une diplomatie sans résultats

Le constat est clair : malgré des avancées diplomatiques formelles (résolutions, condamnations), aucun résultat concret n’a été obtenu sur le terrain. Les territoires restent occupés, et la souveraineté n’est pas rétablie.

La diplomatie ne se mesure pas aux intentions ni aux discours, mais aux résultats. Et aujourd’hui, ces résultats font défaut.

Conclusion

De Téhéran à Kinshasa, une même logique diplomatique produit les mêmes effets : absence de résultats, perte de crédibilité et renforcement des adversaires.

Pour la RDC, l’enjeu est désormais clair : restaurer une stratégie diplomatique cohérente, unifiée et orientée vers un objectif unique — la récupération du territoire et la restauration de la souveraineté nationale.

Sans cela, les processus diplomatiques continueront à produire des textes… mais pas de victoires.

 

*Léon Engulu III (Ancien Coordonnateur a.i du Mécanisme National de Suivi
Spécialiste des relations internationales et de la région des Grands Lacs)

 


La Prospérité / MCP, via mediacongo.net
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Il y a 8 jours
Tshilombo voulait et veut amener Trump dans sa guerre contre Kagame. Netanyahu a roulé Trump dans sa guerre contre l'Iran. Trump pour sauver son honneur était ou est prêt à utiliser la bombe atomique. Tshilombo remplie Goma des mercenaires et armes. Il perd Goma. Il vient vous dire, qu'il avait hérité une armée des clochards. Mais la guerre avec le Rwanda, il allait la faire avec qui ? Les Américains ? Maintenant il veut vivre l'illusion d"'un pays développer par les USA. Alors n'est il pas possible d'évoquer le cnpp pour Tshilombo, comme font les Américains pour Trump ? Le mental malade.

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Il y a 8 jours
Sur ce blog nous avons tout expliqué. Tshilombo depuis qu'il est au pouvoir, il tente de mélanger, l'huile et l'eau. Nous ne savons pas pourquoi, il veut obtenir quoi. Avant lui Trump avait reçu, des présidents Africains, qui à la fin étaient très critique de Trump, à la recherche du prix Nobel de paix. Tshilombo bien sur, il est arrivé à imaginer Trump prix Nobel de paix. Il continue à mélanger l'huile et l'eau. Les résultats sont là. Simplement Tshilombo n'a rien compris et ne comprend rien. L'eau et l'huile ne se mélange jamais.

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Il y a 8 jours
Je suis parfaitement d’accord avec notre cher Léon Engulu : l’incohérence de Trump le discrédite. Il ne fait que parler, mais sur le terrain, aucun changement. Le Rwanda a fini par comprendre qu’il ne risquait rien, à part quelques sanctions cosmétiques destinées à amuser la galerie. Ces mêmes accords endorment Kinshasa, qui ne fait plus aucun effort pour récupérer les territoires occupés. Comptons d’abord sur nous-mêmes avant de compter sur les autres N’y a-t-il pas des stratèges au Congo de Lumumba capables de mettre ces envahisseurs hors de nos frontières ?

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Il y a 8 jours
La soudanisation : À part la séparation des deux Soudans, abondamment expliquée par de nombreux analystes, il existe un aspect que beaucoup ignorent. En effet, le général Hemeti fut le chef d’une milice Janjawid (équivalente aux Forces du Progrès ou Wazalendo en RDC, aux Interahamwe au Rwanda ou aux Imbobera Kuré au Burundi). Les Janjawid sont une milice arabe soudanaise tristement célèbre pour leur rôle dans le conflit du Darfour, où ils ont perpétré des atrocités de masse : massacres, viols et déplacements forcés de populations non arabes. Ils ont joué un rôle central dans le génocide du Darfour au début des années 2000. En 2013, les Janjawid ont été réorganisés en Forces de soutien rapide (FSR), un groupe paramilitaire intégré à l’appareil sécuritaire du Soudan, placé sous le commandement du général Hemeti. Celui-ci a joué un rôle clé dans les coups d’État soudanais de 2019 et de 2021 Actuellement, c’est lui qui affronte les forces gouvernementales soudanaises dans la guerre civile en cours

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Il y a 8 jours
Indifférence des États-Unis, de la France et de la Belgique face aux détournements massifs du régime Tshisekedi. Savez-vous que 70 % des recettes de la Gécamines, durant le règne du MPR, étaient transférées sur les comptes privés de Mobutu avec la complicité de certains officiels belges ? Une bonne nouvelle est qu’à sa mort, tout cet argent estimé à 22 milliards a été confisqué par les Occidentaux, y compris ses maisons et autres propriétés. La famille de Mobutu vit désormais grâce aux aides des gouvernements qui les accueillent. C’est aussi l’exemple d’autres dictateurs africains après leur chute. Cela expliquerait la haine manifestée contre le régime de Kabila : lui ne plaçait pas son argent en Europe, possédait peu ou pas de propriétés,en occident. La Belgique et les etats Unis ont vite compris qu’il n’y aurait aucun bénéfice à tirer de son règne et meme lors de sa chute. Il fallait donc s’en débarrasser rapidement.

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