
Santé
Alors que l’épidémie d’Ebola poursuit sa progression dans la partie Est du pays particulièrement en Ituri, les acteurs de santé s’efforcent de combattre une idée encore largement répandue au sein des communautés: être atteint d’Ebola signifie systématiquement mourir.
« Ebola n’est pas forcément égale à la mort », a rappelé Albert Essoun, chef adjoint des programmes de Médecins Sans Frontières (MSF) en Ituri, au cours d’une conférence de presse animée le jeudi 11 juin 2026 conjointement avec le Dr Jean Gilbert, responsable médical de MSF en RDC et Ewald Stals, représentant pays de MSF en RDC.
À travers ce message, l’organisation humanitaire entend rassurer les populations et encourager les personnes présentant des symptômes à se faire prendre en charge rapidement.
Selon MSF, même en l’absence d’un traitement spécifique capable d’éliminer directement cette souche du virus, les patients peuvent survivre grâce à des soins appropriés. Le traitement des symptômes et le suivi médical dans des structures spécialisées permettent d’augmenter considérablement les chances de guérison.
Cette sensibilisation intervient dans un contexte où la peur de la maladie continue de favoriser la stigmatisation et la dissimulation des cas suspects. Des comportements qui compliquent les efforts de riposte et favorisent la propagation du virus.
Les professionnels de santé rappellent que le dépistage précoce et une prise en charge rapide demeurent les meilleurs moyens d’améliorer le pronostic des malades et de limiter les risques de transmission.
Depuis quatre semaines, la RDC fait face à sa 17e épidémie d’Ebola, officiellement déclarée dans la province de l’Ituri. Si la maladie continue de gagner du terrain, les autorités sanitaires soulignent également les signes encourageants enregistrés sur le terrain.
À ce jour, le pays compte 676 cas confirmés et 136 décès confirmés. Huit nouvelles guérisons ont été enregistrées au cours de la dernière semaine, portant à 30 le nombre total de personnes ayant vaincu le virus depuis le début de cette épidémie .
Toutefois, la situation reste préoccupante. Alors que seules trois zones de santé étaient touchées au début de l’épidémie, leur nombre est passé à 34 au 12 juin 2026. En l’espace d’une semaine, le nombre de zones affectées a doublé, illustrant la vitesse de propagation du virus dans plusieurs localités de l’Ituri.
Face à cette évolution, MSF et les autres partenaires sanitaires poursuivent leurs campagnes de sensibilisation afin d’encourager les populations à signaler rapidement tout cas suspect et à collaborer avec les équipes médicales.
Malgré la gravité de la maladie, les acteurs de la riposte veulent rappeler qu’Ebola n’est pas une fatalité. Les guérisons déjà enregistrées démontrent qu’il est possible de vaincre la maladie grâce à un diagnostic précoce, des soins adaptés et un suivi médical rigoureux.
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