Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Ecobank_01072026
mediacongo
Retour

Politique

Sit-in de l’opposition : Kabund dénonce une répression meurtrière et interpelle le pouvoir

2026-06-13
13.06.2026
2026-06-13
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2026_actu/06_juin/08-14/jean_marc_kabund_pht_ks_13_juin_2026.jpg -

La mort de deux manifestants lors du sit-in organisé ce 12 juin devant l’Assemblée nationale continue de susciter émotion et indignation. Réagissant aux incidents, Jean-Marc Kabund a livré, au cours d’un Space animé par Stanis Bujakera, un témoignage particulièrement accusateur, dénonçant une répression d’une « extrême gravité » et mettant directement en cause des militants de la Force du Progrès ainsi que les forces de l’ordre.

Face à la presse, l’ancien premier vice-président de l’Assemblée nationale a affirmé avoir assisté à une scène qu’il dit n’avoir jamais connue au cours de son long parcours politique.

« Ce qui s’est passé aujourd’hui est d’une extrême gravité. Pourquoi ? Parce que j’ai vu un jeune se faire tirer dessus à bout portant », a-t-il déclaré.

Poursuivant son récit, l’opposant a soutenu que la victime aurait ensuite été agressée alors qu’elle luttait pour sa survie.

« Pendant que ce jeune était en train d’agoniser, en train de se battre pour sa vie, j’ai vu la milice de la Force du Progrès venir l’achever devant la police qui travaillait avec cette milice », a affirmé Jean-Marc Kabund.

« Nous ne sommes pas des hommes à abattre »

Visiblement marqué par les événements, l’ancien cadre de l’UDPS a dénoncé ce qu’il considère comme une dérive inquiétante dans le traitement réservé à l’opposition.

« Ce n’est pas parce que nous avons choisi de faire l’opposition que nous devenons des hommes à abattre », a-t-il lancé.

Puis cette phrase lourde de sens :

« De mémoire d’un opposant, ou d’un combattant, ce que j’ai vu aujourd’hui, je ne l’ai jamais vu avant. »

Une déclaration qui résonne particulièrement dans la bouche d’un acteur politique ayant connu les années de confrontation entre l’UDPS et le régime de Joseph Kabila, lorsque les manifestations de l’opposition étaient régulièrement dispersées dans la violence.

Sur les réseaux sociaux, l’émotion a rapidement gagné de nombreux internautes. Certains dénoncent une trahison des espoirs suscités par l’alternance politique de 2019.

« Vous avez trahi le peuple. Vous avez trahi la jeunesse. Nos rêves ne comptent pas pour vous, seul le pouvoir vous intéresse. Vous aviez promis le changement, mais vous avez choisi la continuité des mêmes pratiques », écrit notamment un utilisateur sur X.

D’autres appellent à l’ouverture d’une enquête indépendante afin d’établir les circonstances exactes de ces décès et les responsabilités éventuelles.

Quand la contestation politique devient mortelle

Au-delà des accusations de Jean-Marc Kabund, la mort de citoyens lors de ce sit-in ravive une question récurrente dans l’histoire politique récente de la RDC : celle du prix payé pour l’exercice des libertés publiques.

Rossy Mukendi. Thérèse Kapangala. Aujourd’hui, deux autres Congolais.

Les noms changent. Les larmes restent.

Les circonstances diffèrent, les contextes évoluent, les majorités se succèdent, mais chaque décès enregistré dans un contexte de contestation politique laisse derrière lui les mêmes familles endeuillées et les mêmes interrogations sur la capacité de l’État à protéger ses citoyens.

Le pouvoir est aujourd’hui attendu sur un point essentiel : faire toute la lumière sur les événements de cette journée. Car dans une démocratie, la gestion de l’ordre public ne se mesure pas seulement à la capacité de contenir une manifestation, mais aussi à celle de garantir que personne ne perde la vie pour avoir exercé un droit constitutionnel. Au moment de la publication de cet article, aucune réaction officielle des autorités n’avait encore été enregistrée concernant les accusations formulées par Jean-Marc Kabund.

Rossy Mukendi sous Kabila. Deux manifestants sous Tshisekedi. Les époques changent, les slogans aussi. Mais chaque fois qu’un citoyen meurt dans l’exercice d’une liberté démocratique, c’est la promesse d’un État plus libre qui s’éloigne. La question n’est donc plus seulement de savoir qui a tiré ou qui a frappé. Elle est de comprendre pourquoi, dans une République qui se veut démocratique, manifester continue de pouvoir coûter la vie.

Landry KUM’S
LePotentiel / MCP , via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 1 commentaire
1589 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 32 jours
Donald Trump !!! C’est seulement les Etats Unies qui ne voient pas les repressions de Felix. Les Force du Progrès qui opèrent avec les machetes sous le regard complice de la police, pietinant les cadavres. Ca c’est carement se qui s’est passé au Rwanda en 2094. Où est le Tresor Americain qui ne fait que sanctionner des innoncent et qui refuse obstinément de voir ce que le monde entier voit en RDC. Non seulement Félix avec son arrogance ,bloque l’application de l’Accord de Washington, mais plonge également la capitale dans une nouvelle crise dont le prix est payé par des Congolais qui perdent la vie. Cette fois, le soutien américain dont il bénéficie ne suffira pas à le protéger face à la détermination et à la volonté du peuple congolais. L’histoire l’a souvent démontré : aucun peuple déterminé n’a jamais été vaincu par la force ou par les calculs politiques. La patrie ou la mort, le peuple gagne toujours !

Réagir

5
2
Répondre
right
Article suivant Grands Lacs : « pas de paix durable sans une gouvernance transparente des ressources naturelles » (Huang Xia)
left
Article précédent Après Bujumbura, Martin Fayulu bientôt face à la presse à Kinshasa

Les plus commentés

Politique Claudel Lubaya réclame le retrait des noms de la famille Tshisekedi des infrastructures publiques après 2028

13.07.2026, 13 commentaires

Politique L'Union sacrée prépare une démonstration de force politique le 22 juillet

12.07.2026, 8 commentaires

Politique M23gate : leader de la guerre de drones, l’Ukraine se dédouane

12.07.2026, 8 commentaires

Politique La RDC visée par des plaintes à la Cour pénale internationale et en Belgique

14.07.2026, 8 commentaires

Ont commenté cet article



Infos congo - Actualités Congo - Leopards RDC - Mondiale 2026

Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance