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Politique

À l’UDPS la gloire, à l’Union sacrée les critiques ? Passe d’armes entre Augustin Kabuya et Jean-Claude Katende

2026-08-11
11.08.2026
2026-08-11
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Entre petite phrase contestée et recadrage salé, le ton monte d’un cran sur la scène politique congolaise. En affirmant devant ses militants que le parti présidentiel ne pouvait porter seul le bilan du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, le secrétaire général et président a.i. de l’UDPS, Augustin Kabuya, a déclenché une vive polémique.

Accusé par Jean-Claude Katende, figure de la société civile, d’avouer à mi-mots un échec du régime, le patron du parti présidentiel a immédiatement riposté sur fond d’arguments constitutionnels. Une joute verbale musclée qui s’est rapidement transformée en tirs croisés sur X (ex-Twitter), remettant au cœur du débat la responsabilité partagée au sein de l’Union sacrée de la nation (USN), la coalition au pouvoir.

Une déclaration en apparence anodine a transformé la toile en ring politique. Augustin Kabuya, le patron intérimaire de l’UDPS, a ouvert une brèche dans le discours habituel du parti au pouvoir en estimant que la formation de Félix Tshisekedi ne saurait porter seule le bilan des mandats présidentiels.

Une sortie qui a immédiatement attiré les foudres de la société civile, incarnée par Jean-Claude Katende, et qui se poursuit désormais à coups de tweets cinglants.

Le déclic : une phrase qui dérange

La semaine dernière, au siège de l’UDPS/Tshisekedi, Augustin Kabuya s’adressait aux militants avec une franchise qui a surpris plus d’un observateur. Le secrétaire général et président ad intérim du parti a lâché une bombe rhétorique : l’UDPS ne peut pas, et ne veut pas, assumer seule le bilan des différents mandats du Chef de l’État.

Jusque-là, le leitmotiv du parti présidentiel voulait que tout succès de Félix Tshisekedi soit intrinsèquement lié à la vision de l’UDPS. Mais Kabuya a retourné la table : si les succès sont collectifs, les éventuels ratés doivent aussi l’être. Selon lui, l’Union sacrée de la nation (USN), la large majorité au pouvoir, doit impérativement partager le fardeau – qu’il soit glorieux ou épineux. Un subtil changement de pied qui n’a échappé à personne, et qui a immédiatement été perçu comme une tentative de dédouanement anticipé.

La réaction cinglante de la société civile

Dans le camp de la société civile, on n’a pas goûté à cette pirouette politique. Jean-Claude Katende, le président de l’ASADHO, a été le premier à monter au créneau. Sans détour, il a interprété les propos de Kabuya comme un aveu implicite d’impuissance : « Qui a dit à Monsieur Augustin Kabuya que le régime actuel de l’UDPS ou de l’Union sacrée a échoué ? Donc il accuse le Président Tshisekedi et ses amis d’avoir échoué ! Nous prenons bonne note ! »

En quelques phrases, Jean-Claude Katende a retourné l’argument contre son auteur, laissant entendre que le secrétaire général de l’UDPS venait de trahir, par inadvertance, un constat d’échec que le parti s’évertuait pourtant à masquer. La pique était cinglante, et elle ne resterait pas sans réponse.

Kabuya répond, Constitution en main

Augustin Kabuya n’est pas du genre à encaisser sans riposter. Dans une réplique aussi sèche que documentée, il a sommé son contradicteur de publier la vidéo intégrale de son discours pour prouver ses dires. « Je n’ai jamais affirmé que le régime actuel était en situation d’échec », martèle-t-il, tout en rappelant avec véhémence qu’il est, en réalité, le premier rempart du régime qu’il est censé défendre.

Pour donner du poids à sa démonstration, le leader de l’UDPS a sorti l’artillerie lourde : la Constitution du 18 février 2006. Il a cité l’article 78, lequel prévoit que le Président de la République, une fois élu, doit désigner un informateur pour identifier une majorité parlementaire, avant de nommer un Premier Ministre issu de celle-ci. Traduction : la gestion du pays est une affaire de coalition, et non une affaire de parti unique. L’UDPS, aussi influent soit-il, n’est qu’un maillon – certes essentiel – d’une chaîne gouvernementale où chacun doit prendre sa part, y compris sur le plan des responsabilités.

Tirs croisés sur la toile

Depuis cette joute verbale, le débat a quitté les arènes politiques traditionnelles pour investir les réseaux sociaux, et plus particulièrement X (ex-Twitter). Les échanges enflammés fusent entre les pro-Kabuya, qui saluent une mise au point constitutionnelle salutaire, et les soutiens de Katende, qui y voient un aveu de faiblesse déguisé.

Au-delà de la simple querelle de personnes, cette passe d’armes révèle un malaise plus profond au sein de la majorité présidentielle. Alors que le paysage politique se tend à l’approche d’échéances cruciales, la question demeure : jusqu’où l’UDPS est-elle prête à capitaliser sur la popularité de Félix Tshisekedi sans en assumer les éventuelles zones d’ombre ? Une interrogation qui, visiblement, n’a pas fini d’alimenter les échanges sur la toile, ni de diviser les rangs de l’Union sacrée.


EcoNews / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 25 jours
Kabuya a bien dit car le gouvernement actuel est composé des hommes et des femmes issuent des différents horizons ça personne ne peu le contredire. Par contre quand au bilan, je ne croîs pas qu'il soit négatif, nous assistons aujourd'hui à un Congo nouveau sur tout les plans: infrastructures, réorganisation de l'armée, Les deux mandats de Félix Antoine Tshisekedi ne peuvent êtres comparer avec les longues 18 ans de son prédécesseur car ce monsieur a fait reculé le Congo de 50 en arrière tout en bâtissant sa propre fortune et en construisant à l'étranger : Tanzanie, Maroc, Rwanda et j'en passe. Katende doit être honnête de nous dire si lui-même ne voit pas ces réalisations.

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