Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - Microdev - 10.09.2026
mediacongo
Retour

Santé

Sénégal : lancement du Drepaf, premier médicament générique africain contre la drépanocytose

2026-08-27
27.08.2026
Afrique
2026-08-27
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2026_actu/8_aout/24-30/drepaf_medicament_drepanocytose_pht_ks_27_aout_2026.png -

Le Sénégal franchit une étape dans la prise en charge de la drépanocytose. Le laboratoire sénégalais Teranga Pharma produit désormais localement un médicament générique à base d’hydroxyurée, présenté comme le premier traitement de ce type fabriqué en Afrique.

L’objectif est de rendre les soins plus accessibles et de réduire la dépendance aux médicaments importés.

L’enjeu est particulièrement important sur le continent africain, qui concentre près de 80 % des cas de drépanocytose dans le monde. Cette maladie génétique du sang peut provoquer de violentes crises douloureuses, une anémie sévère, une fatigue chronique et de nombreuses hospitalisations.

Pour les malades et leurs familles, le coût des soins représente également une lourde charge.

"Ça fait très mal et on souffre beaucoup. Et quand on n’a pas assez de moyens pour se protéger de la maladie, on souffre encore beaucoup plus", témoigne Mamadou Tahirou, un Sénégalais de 18 ans atteint de drépanocytose depuis son enfance.

Un médicament produit près de Dakar

Lancé en novembre 2025 par Teranga Pharma, le médicament, baptisé Drepaf, est un générique de l’hydroxyurée, un traitement recommandé dans la prise en charge de la drépanocytose.

Il est fabriqué dans l’usine du laboratoire située à Mbao, dans la périphérie de Dakar. Deux dosages sont proposés : 500 milligrammes pour les adultes et 100 milligrammes pour les enfants. La formulation pédiatrique peut notamment être utilisée à partir de neuf mois.

L’hydroxyurée permet de diminuer la fréquence des crises douloureuses, les hospitalisations et le recours aux transfusions sanguines. Elle contribue également à réduire le risque de décès lié à la maladie.

Mais en Afrique subsaharienne, son accès reste difficile. Une étude publiée en 2023 dans la revue médicale Blood indiquait que 78 % des professionnels de santé interrogés dans 13 pays francophones d’Afrique subsaharienne étaient confrontés à des ruptures fréquentes d’approvisionnement en hydroxyurée.

Un traitement moins cher

La production locale doit également permettre de réduire le coût supporté par les patients. Les deux versions de Drepaf sont vendues aux pharmacies au prix de gros de 3 000 francs CFA pour le dosage adulte et 1 500 francs CFA pour la version pédiatrique.

Selon les informations communiquées par le laboratoire, certains médicaments importés contenant la même molécule peuvent coûter jusqu’à trois fois plus cher.

Pour Mouhamadou Sow, directeur général de Teranga Pharma, cette production répond donc à un enjeu de santé publique autant qu’à une ambition industrielle.

"Si l’Afrique veut se développer, si l’Afrique veut avoir une bonne santé, il faudrait que les médicaments que les Africains consomment soient produits en Afrique", affirme-t-il.

Une ambition à l’échelle de l’Afrique subsaharienne

Le projet bénéficie d’un financement de quatre milliards de francs CFA, soit environ 7,1 millions de dollars. Teranga Pharma travaille également avec un partenaire technique indien afin d’augmenter ses capacités de production.

Le laboratoire indique déjà travailler avec le Burkina Faso, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Des demandes ont également été reçues de République démocratique du Congo, du Gabon et du Cameroun.

L’entreprise ambitionne de pouvoir répondre aux besoins de l’ensemble de l’Afrique subsaharienne à l’horizon 2030.

Au-delà de la disponibilité des médicaments, les acteurs engagés contre la drépanocytose insistent également sur l’importance du dépistage précoce et d’un accompagnement médical régulier. Pour les patients, la production africaine d’hydroxyurée représente ainsi une nouvelle étape vers une prise en charge plus accessible d’une maladie particulièrement présente sur le continent.


Africanews / MCP, via mediacongo.net
C’est vous qui le dites :
654 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


right
Article suivant Ebola en Ituri : la négligence de certains médecins chefs de zones de santé a contribué à la flambée des cas au début de l’épidémie (Gratien Iracan)
left
Article précédent Ebola en RDC : le pic dépassé, la courbe enfin descendante

Les plus commentés

Afrique Le Président Tshisekedi rend hommage à l’époux de la Présidente tanzanienne à Zanzibar

09.09.2026, 6 commentaires

Politique RDC- Rwanda : Une paix qui devra dépasser les déclarations

09.09.2026, 6 commentaires

Politique Dialogue national : Jean-Claude Katende juge défendable l’absence des groupes rebelles

09.09.2026, 5 commentaires

Politique Rentrée parlementaire : Augustin Kabuya propose une ouverture en soirée le 15 septembre pour éviter des heurts

10.09.2026, 5 commentaires


Infos congo - Actualités Congo - PURUK - 05 septembre 2026

Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance