Recherche
  Home Actualités Petites annonces Offres d’emploi Appels d’offres Publireportages C'est vous qui le dites Medias & tendances Immobilier Recherche Contact



Infos congo - Actualités Congo - TV5 Monde - 28 septembre 2026
mediacongo
Retour

Politique

Dialogue national : Tshisekedi franchit une nouvelle étape avec la mise en place du Comité d’organisation

2026-09-13
13.09.2026
2026-09-13
Ajouter aux favoris
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2026_actu/09_septembre/07-13/felix_tshisekedi_pht_ks_13_sept_2026.jpeg -

Le président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a franchi une nouvelle étape dans le processus du dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État. Le chef de l’État a signé une ordonnance présidentielle portant création, organisation et fonctionnement du Comité chargé de préparer ces assises. L’information a été rendue publique ce dimanche 13 septembre 2026 par Tina Salama, porte-parole du président de la République, qui a annoncé que davantage de précisions seraient communiquées dans l’édition de 13h30 de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC). Au moment de cette annonce, ni le texte intégral de l’ordonnance ni la composition détaillée du Comité n’avaient encore été rendus publics.

La mise en place de cette structure intervient quelques semaines après le lancement officiel du Dialogue national par Félix Tshisekedi. Dans son adresse à la nation du 27 août dernier, le président congolais avait annoncé l’installation prochaine d’un Comité d’organisation chargé de préparer les aspects administratifs, matériels et logistiques du processus. Cette structure devra notamment produire un rapport préliminaire destiné au chef de l’État. Ce document servira de base à une deuxième ordonnance présidentielle qui devra convoquer officiellement le Dialogue national et déterminer son cadre général, notamment les principes directeurs, les différentes étapes, les modalités de participation ainsi que les mécanismes de suivi.

Cette deuxième phase prévoit également la création d’une Commission préparatoire. Celle-ci aura pour mission d’élaborer la feuille de route du dialogue et de mener les consultations politiques et techniques nécessaires. Les confessions religieuses sont appelées à prendre part à ce dispositif. Le schéma présenté par le président de la République repose sur une démarche allant de la base vers le niveau national, avec des consultations prévues dans les 26 provinces du pays. Autorités locales, élus, formations politiques, organisations de la société civile, confessions religieuses et représentants de différentes catégories professionnelles devraient être associés à ces échanges avant la tenue des assises nationales à Kinshasa.

Félix Tshisekedi avait insisté sur le caractère inclusif de cette démarche, estimant que les assises nationales devraient constituer l’aboutissement d’un processus de consultation à l’échelle du pays. Le calendrier annoncé prévoit une durée maximale de trois mois pour l’ensemble du processus, même si aucune date précise n’a encore été arrêtée pour l’ouverture effective des travaux.

Au terme des consultations, le Dialogue national devrait aboutir à l’adoption d’un « Pacte national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État ». Ce document devrait être accompagné d’une matrice publique précisant, pour chaque engagement pris, l’institution appelée à le mettre en œuvre, le délai prévu ainsi que les résultats attendus. La présidence entend ainsi donner au processus un mécanisme permettant de suivre concrètement l’exécution des résolutions qui en découleront.

Le format annoncé par le pouvoir en place comporte toutefois des limites concernant la participation de certains acteurs. Félix Tshisekedi avait notamment exclu du processus politique les groupes qui, au moment de son ouverture, recourent aux armes contre l’ordre constitutionnel, occupent des territoires par la force ou sont considérés par Kinshasa comme agissant au profit du Rwanda. Cette disposition écarte notamment l’AFC/M23 du Dialogue national. Les échanges entre Kinshasa et cette rébellion restent, pour l’heure, inscrits dans le cadre du processus de Doha, distinct de l’initiative présidentielle.

Le chef de l’État avait également posé des lignes rouges sur les questions judiciaires et institutionnelles. Le projet exclut toute amnistie générale concernant les crimes de guerre, les crimes contre l’humanité, les actes de génocide ainsi que les violences sexuelles graves. Il n’est pas non plus question de suspendre le fonctionnement des institutions de la République, lesquelles doivent continuer à exercer leurs compétences jusqu’à l’expiration constitutionnelle de leurs mandats.

L’initiative présidentielle ne fait cependant pas l’unanimité au sein de la classe politique congolaise. Plusieurs voix de l’opposition ont exprimé des réserves sur le format et les modalités arrêtés par Kinshasa. Martin Fayulu avait notamment défendu, lors d’un entretien accordé à RFI le 21 août, l’idée d’un dialogue plus court, pouvant s’étendre sur trois semaines à un mois, avec un rôle central confié aux confessions religieuses dans la médiation. Il avait également contesté le principe selon lequel le président de la République déterminerait seul le cadre du dialogue.

Dans le même registre, le mouvement Sauvons la RDC, proche de l’ancien président Joseph Kabila, avait plaidé pour une médiation qu’il souhaitait « neutre, indépendante et impartiale ». Il avait proposé que l’Union africaine et les Nations unies puissent jouer un rôle dans cette démarche et avait suggéré l’organisation des discussions dans un pays tiers. Cette proposition n’a pas été retenue par la présidence, qui maintient le processus sur le territoire congolais.

Au sein du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), formation politique de Joseph Kabila, le secrétaire permanent adjoint Ferdinand Kambere s’est également montré critique à l’égard du dispositif. Il estime que le cadre retenu par Kinshasa risque de réunir des participants qui ne feraient que soutenir les orientations du pouvoir en place. De son côté, Corneille Nangaa, coordonnateur de l’AFC/M23, avait rejeté le format proposé par les autorités congolaises, tout en maintenant son engagement dans les discussions menées à Doha.

Avec la signature de cette ordonnance, le processus entre donc dans une phase plus opérationnelle. L’enjeu sera désormais de connaître la composition du Comité d’organisation, ses attributions précises et les modalités selon lesquelles il conduira les prochaines étapes avant la convocation formelle du dialogue national.

 

Fulgence Mavula
LePotentiel / MCP , via mediacongo.net
C’est vous qui le dites : 8 commentaires
4314 suivent la conversation

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »

Le code à 7 caractères (précédé de « @ ») à côté du Nom est le Code MediaCongo de l’utilisateur. Par exemple « Jeanne243 @AB25CDF ». Ce code est unique à chaque utilisateur. Il permet de différencier les utilisateurs.

Envie de réagir ou de participer ?

Pas de compte ? Pas de problème ! Vous pouvez quand même réagir à un commentaire en cliquant sur un émoji. Pour aller plus loin — commenter, répondre ou contacter un autre utilisateur — connectez-vous à votre compte MediaCongo.

Merci et excellente expérience sur mediacongo.net, première plateforme congolaise.

MediaCongo – Support Utilisateurs


Il y a 21 jours
Il y aura peut-être un dialogue, même si je n’y crois toujours pas. S’il a lieu, il se tiendra aux conditions de Tshilombo. Même la CENCO, qui est dans l’opposition, prendra part à ce dialogue, comme l’ensemble de l’opposition, et non en tant qu’arbitre. Quant à nos amis venus du Rwanda, l’AFC/M23, ils n’ont pas leur place dans ce dialogue L’objectif du président est de faire traîner les choses en longueur. Et même s’il n’y a finalement pas de dialogue, ce ne sera pas grave pour lui. Dans tous les cas, le temps joue en sa faveur.

Réagir

1
1
1
Répondre
Il y a 21 jours
Comment l'AFC/m23 qui est un mouvement rwandais peut il demandé les retrait de son propre mouvement ? Le sort de ce mouvement est lié à la survie du Rwanda, vous avez oublier de qui sont ces propos ? Non l'AFC/m23 n'a pas à se retirer du Congo, il sera tout simplement chasser et cella pour pas longtemps Tous ces mouvements rwandais : afdl,rcd,CNDP, m23/afc qui ne font que naître à l'est de notre pays, votre temps est compté, bientôt on ne parlerait plus de vous

Réagir

3
3
Répondre
Il y a 22 jours
Aujourd'hui seulement le AFC-M23, qui peut demander le retrait des troupes Rwandaises, et non Tshilombo ou les FARDC. Tshilombo avait perdu le contrôle du M23, après Kinshasa et après la création de AFC-M23. Les accuses contre Kabila ou la haine contre Kabila s'est manifester avec la création de AFC. Au départ le M23 était supplétif de Tshilombo. De toute façon immaginer Tshilombo chasser le Rwandais de l'est, c'est comme croire à la virginité de sa propre mère.

Réagir

7
5
2
Répondre
Il y a 22 jours
Félix est le seul président capable et compétent pour mettre fin à 30 ans de l'agression rwandaise au Congo. Cette agression rwandaise a chassée Mobutu au pouvoir, elle a assassiné Laurent D Kabila pour installé l'un de leur au pouvoir, cette aventure est terminée. À présent, l'histoire du Congo va s'écrire au Congo et par les congolais, ainsi disait Lumumba Les ennemis du Congo peuvent continuer à essayer d'embrouiller la vie des paisibles citoyens congolais par le guerre, les marches sans retombées politiques, les injures envers le chef de l'État et les institutions de la république, malheureusement pour eux car ils sont déjà finis par contre Félix, travaille

Réagir

7
5
2
Répondre
Réponse : 1
Il y a 22 jours
Pour ceux qui passent leur temps inutilement à nous parler de Kabila alors que ce dernier ne croît même plus à lui-même, ne font que dormir debout car ce monsieur au passé trouble, ne reviendra plus jamais au pouvoir en Rdc. De la même manière qu'il n'a pas un passé c'est de la même manière qu'il n'aura plus d'avenir au Congo Avec Félix, nous allons procédé à la refondation de notre pays, déloger le Rwanda et les rwandais de leur mains mises dans nos institutions et sur le sol du Congo.

Réagir

5
2
2
1
Répondre
Il y a 22 jours
C'est une pilule amère, voir même très amère pour certains, mais Kabila reste l'unique qui peut remettre la RDC dans son état avant Tshilombo. Pour refaire, refonder, changer la constitution, eecc. Il faut absolument repartir de ce qui était avant. Partant de ce qui était avant que l'on peut changer, modifier eecc à l'état actuel des choses, il faut etre fou parler de refondation. On ne change pas la fondation d'une maison sans abattre la maison au-dessus de la fondation. Ainsi vous pouvez refaire la fondation ou refonder, pour une une construction nouvelle. La politique est l'unique métier rentable en RDC. Maintenant vous y voyez une assemblée dire non à Tshilombo ? Trump promet 5 000 dollars si son parti obtient la majorité. Donc la corruption est devenue le moyen pour garder le pouvoir.

Réagir

8
5
Répondre
Il y a 22 jours
La bonne nouvelle ? Kabila avec son Sauvons la RDC avait annoncé qu'il y'aura un dialogue sans Tshilombo. Refonder la RDC est impossible, par celui même qui a détruit la RDC. On refonde ce qui a été détruit. Mais jamais on refait ce qui était avant Seulement celui qui a construit, ou réunifié la RDC, qui peut sauver ou réconcilier la RDC . Kabila est comme l'architecte qui détient les croquis et plans, de la RDC d'avant Tshilombo au pouvoir.

Réagir

8
4
Répondre
right
Article suivant Crise RDC-Rwanda: « Les FDLR ne constituent pas aujourd’hui une menace militaire crédible pour le Rwanda », professeur Filip Reyntjens, spécialistes de la région des Grands Lacs
left
Article précédent Katanga : Raphaël Katebe Katoto remet au chef de l’État son rapport de consultations

Les plus commentés

Politique Est de la RDC : le CS de l’ONU presse le Rwanda de retirer ses troupes

03.10.2026, 8 commentaires

Provinces M23 en débandade : combattants affamés, salaires impayés et armes abandonnées face aux Wazalendo

04.10.2026, 8 commentaires

Politique Dialogue national : Tshisekedi envoie Nkinzo et Biselele rencontrer le président de la CENCO à Lubumbashi

04.10.2026, 5 commentaires

Politique Kalev Mutond, ancien chef de l’ANR, meurt à Paris

05.10.2026, 5 commentaires

Ont commenté cet article



Ils nous font confiance

Infos congo - Actualités Congo - confiance