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Infos congo - Actualités Congo - TV5 Monde - 28 septembre 2026
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Politique

Dialogue national : F. Tshisekedi place l’opposition face à son dilemme

2026-09-14
14.09.2026
2026-09-14
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Alors qu’elle réclamait avec insistance, depuis plusieurs mois, l’organisation d’un dialogue national inclusif pour sortir la RDC de la crise sécuritaire, l’opposition congolaise se retrouve aujourd’hui face à un dilemme. En août dernier, Félix Tshisekedi a répondu à cette revendication en annonçant un dialogue consacré à la paix, à la cohésion nationale et à la refondation de l’État, en excluant les acteurs ayant choisi la voie des armes contre la République, notamment l’AFC-M23, Corneille Nangaa et Joseph Kabila. Avec la création, le 13 septembre 2026, du comité chargé de préparer ces assises, le chef de l’État accélère le processus. Mais au même moment, une partie de l’opposition déplace son combat vers la question constitutionnelle et appelle à une marche le 15 septembre. Entre exigence d’un dialogue plus inclusif, rejet de toute modification de la Constitution et mobilisation dans la rue, l’opposition semble désormais confrontée à ses propres contradictions et à la nécessité de clarifier sa stratégie face à un pouvoir qui avance sur le terrain du dialogue qu’elle réclamait hier.

La séquence politique congolaise semble avoir changé de nature. Pendant plusieurs mois, une partie importante de l’opposition politique et de la société civile avait fait du dialogue national inclusif l’un de ses principaux mots d’ordre. Dans un contexte marqué par l’offensive du Rwanda et de ses alliés du M23 dans l’est de la République démocratique du Congo, l’idée d’une grande concertation nationale s’était progressivement imposée comme l’une des réponses possibles à la crise politique et sécuritaire.

À Kinshasa comme dans plusieurs provinces, les appels au dialogue se sont multipliés. Les manifestations, les prises de position des responsables politiques et les initiatives de la société civile ont contribué à maintenir la pression sur le pouvoir.

Le président Félix Tshisekedi a fini par répondre à cette demande. En août 2026, le chef de l’État a annoncé la convocation d’un dialogue national consacré à la paix, à la cohésion et à la refondation de l’État.

Mais cette décision, qui aurait pu constituer un point de convergence entre le pouvoir et ses adversaires, a plutôt ouvert une nouvelle ligne de fracture.

Quand le pouvoir répond à une demande… mais pas dans le format attendu

Le principal désaccord porte désormais sur le caractère « inclusif » des assises.

Pour Félix Tshisekedi, le dialogue doit permettre de rassembler les forces politiques et sociales du pays autour des questions qui engagent l’avenir de la République. Mais cette ouverture connaît une limite : les acteurs ayant pris les armes contre l’État congolais ne sont pas considérés comme des interlocuteurs politiques ordinaires.

C’est notamment le cas de l’AFC-M23 et de son coordonnateur, Corneille Nangaa, ainsi que de l’ancien président Joseph Kabila, accusé par le pouvoir d’avoir apporté son soutien à la rébellion. Leur exclusion constitue l’un des principaux points de crispation avec une partie de l’opposition.

Pour le camp présidentiel, la logique est simple : le dialogue doit contribuer à restaurer la cohésion nationale et non offrir une nouvelle tribune aux acteurs engagés dans une confrontation armée contre la République.

Cette distinction entre opposition politique et opposition armée est devenue centrale dans le débat. Le pouvoir affirme vouloir discuter avec ceux qui contestent ses choix dans le cadre institutionnel, mais refuse de placer sur le même plan les acteurs qui, selon lui, ont choisi la voie des armes.

La Société civile appelée à la rescousse

Dans la construction de ce processus, Félix Tshisekedi a également pris soin d’écouter les organisations de la société civile. Celles-ci ont été associées à la réflexion sur le format et les objectifs du dialogue.

Le chef de l’État entend ainsi donner à ces futures assises une dimension qui dépasse le seul face-à-face entre le pouvoir et l’opposition. La paix, la cohésion nationale, la refondation de l’État et la défense de l’intégrité territoriale doivent, selon cette approche, constituer les principaux axes de discussion.

Mais cette architecture ne convainc pas toute la classe politique.

L’opposition continue de réclamer un dialogue véritablement inclusif, auquel participeraient toutes les principales composantes de la crise congolaise. Elle estime que l’exclusion de certains acteurs vide le concept d’inclusivité de sa substance.

C’est ici que se situe le paradoxe de la séquence actuelle : ce que l’opposition réclamait hier est devenu, pour une partie d’entre elle, insuffisant aujourd’hui.

Tshisekedi accélère

Le 13 septembre, le processus a franchi une nouvelle étape.

Le président de la République a signé une ordonnance portant création, organisation et fonctionnement du Comité chargé de préparer le dialogue national pour la paix, la cohésion et la refondation de l’État.

L’information a été rendue publique dimanche par Tina Salama, porte-parole du chef de l’État, qui a annoncé que davantage de précisions seraient communiquées dans l’édition de 13h30 de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC).

Au moment de l’annonce, le texte intégral de l’ordonnance et la composition détaillée du Comité n’étaient pas encore rendus publics.

Cette décision marque néanmoins une volonté claire du pouvoir : ne plus laisser le dialogue au stade des annonces politiques, mais entrer dans une phase préparatoire et institutionnelle.

Pour la présidence, l’objectif est désormais de structurer les consultations et de préparer les conditions matérielles et politiques de la tenue des assises.

Le calendrier politique se resserre donc autour d’un face-à-face dont les termes ont considérablement évolué.

Une opposition qui change de priorité ?

C’est précisément à ce niveau que le camp présidentiel voit une contradiction dans la stratégie de l’opposition.

Pendant des mois, le dialogue national inclusif a constitué l’une des revendications majeures des adversaires de Félix Tshisekedi. Aujourd’hui que le chef de l’État annonce officiellement le processus, l’opposition ne semble plus faire de cette question sa priorité absolue.

Elle concentre désormais une partie importante de sa mobilisation sur le projet de changement ou de révision de la Constitution.

Le 15 septembre, plusieurs acteurs de l’opposition entendent ainsi mobiliser leurs militants et sympathisants dans les rues de Kinshasa pour dénoncer toute initiative visant à modifier la loi fondamentale.

Le pouvoir se retrouve donc face à une opposition qui lui demande simultanément deux choses : l’ouverture d’un dialogue présenté comme indispensable à la sortie de crise et l’abandon de toute perspective de changement constitutionnel.

Pour le camp présidentiel, cette situation révèle surtout une dispersion de l’opposition.

Le raisonnement est politique : alors que le chef de l’État a repris à son compte l’une des principales revendications de ses adversaires, ceux-ci auraient déplacé le centre de gravité de leur contestation vers un autre sujet.

Le 15 septembre, nouveau test pour l’opposition

La mobilisation annoncée pour le 15 septembre intervient dans un contexte particulièrement sensible.

Elle devrait permettre à l’opposition de mesurer sa capacité à rassembler au-delà de ses différents courants. Car l’un des problèmes auxquels elle est confrontée demeure celui de sa fragmentation.

Les formations politiques ne partagent pas toujours les mêmes stratégies, ni les mêmes priorités. Certaines veulent faire du dialogue national la priorité absolue. D’autres concentrent leur discours sur la Constitution. D’autres encore dénoncent la gestion sécuritaire, économique ou institutionnelle du pays.

Cette pluralité de revendications peut constituer une force lorsqu’elle permet de fédérer différents segments de la société. Mais elle peut également devenir une faiblesse lorsque le message politique devient difficile à lire.

Le pouvoir de Félix Tshisekedi semble vouloir exploiter cette situation en avançant sur son propre agenda.

L’ordonnance instituant le comité préparatoire du dialogue constitue, à cet égard, un signal politique fort : la présidence entend montrer qu’elle ne bloque pas le dialogue réclamé par l’opposition et qu’elle est désormais engagée dans sa mise en œuvre.

Une stratégie de contournement ?

Dans le camp présidentiel, certains responsables et analystes estiment que l’opposition cherche désormais à contourner le débat initial.

Selon cette lecture, l’opposition avait demandé un dialogue ; le président l’a convoqué. Elle réclame ensuite l’inclusion de certains acteurs armés ; le pouvoir refuse cette condition au nom de la défense de l’État. Elle déplace alors la mobilisation vers la question constitutionnelle.

Le risque, pour l’opposition, serait de donner l’impression de ne plus savoir exactement ce qu’elle réclame.

La question devient alors moins celle de savoir si un dialogue doit avoir lieu que celle de déterminer qui doit y participer, sur quelles bases et avec quel objectif politique.

Le pouvoir, lui, semble vouloir reprendre la main en présentant le dialogue comme un processus national et institutionnel, et non comme une négociation imposée par les rapports de force politiques.

Le message implicite est clair : Kinshasa accepte la discussion, mais refuse que celle-ci soit organisée « au dicta » d’une partie de la classe politique.

Le spectre de la Constitution

Derrière le débat sur le dialogue se profile une autre bataille, probablement plus structurante pour les mois à venir : celle de la Constitution.

La perspective d’une éventuelle modification de la loi fondamentale suscite une vive inquiétude dans les rangs de l’opposition. Certains y voient une tentative de préparer une nouvelle configuration politique permettant à Félix Tshisekedi de prolonger son influence au-delà du cadre actuel.

Le pouvoir, de son côté, défend l’idée que les institutions peuvent être adaptées aux réalités du pays et que le débat constitutionnel ne saurait être interdit par principe.

La manifestation du 15 septembre risque donc de devenir davantage qu’un simple rassemblement politique. Elle pourrait constituer un premier test grandeur nature de la capacité de l’opposition à se remobiliser autour d’un thème susceptible de fédérer ses différentes tendances.

Mais elle pourrait également contribuer à déplacer définitivement le centre du débat : du dialogue national vers la Constitution.

Le pari risqué de Félix Tshisekedi

En ouvrant le chantier du dialogue national, Félix Tshisekedi répond à une revendication portée depuis longtemps par ses adversaires. Mais en excluant les acteurs armés, il prend le risque de voir le processus contesté par ceux qui estiment qu’une sortie de crise durable ne peut être obtenue sans leur participation.

À l’inverse, accepter leur présence pourrait être interprété comme une légitimation politique de la lutte armée.

Le président congolais se trouve donc devant un exercice d’équilibriste : ouvrir suffisamment le dialogue pour lui donner une légitimité nationale, sans transformer les assises en une négociation politique avec des groupes ayant pris les armes contre l’État.

Cette ligne rouge pourrait être l’un des principaux sujets de confrontation dans les prochaines semaines.

Une opposition face à son propre dilemme

L’opposition congolaise est, elle aussi, confrontée à un dilemme.

Continuer à réclamer un dialogue inclusif tout en refusant le format proposé par Félix Tshisekedi pourrait donner au pouvoir l’occasion de présenter ses adversaires comme ceux qui ne souhaitent finalement pas discuter.

Accepter le dialogue dans les conditions fixées par la présidence pourrait, à l’inverse, être perçu par une partie de l’opposition comme une forme de renoncement à ses exigences initiales.

D’où le choix de la rue et de la bataille constitutionnelle.

Cette stratégie peut permettre à l’opposition de conserver la pression sur le pouvoir. Mais elle comporte également un risque : celui de disperser davantage son message politique au moment où elle cherche à démontrer sa capacité à constituer une véritable alternative.

Vers une nouvelle confrontation politique ?

À quelques jours de la rentrée parlementaire, le paysage politique congolais entre donc dans une nouvelle phase.

D’un côté, Félix Tshisekedi avance avec son comité préparatoire au dialogue national. Il veut installer les discussions dans un cadre institutionnel, autour de la paix, de la cohésion nationale et de la refondation de l’État.

De l’autre, une opposition qui, après avoir longtemps réclamé ces assises, semble désormais privilégier la contestation du projet de changement constitutionnel et la mobilisation populaire.

Entre les deux, la société civile pourrait jouer un rôle déterminant. Elle devra contribuer à déterminer si le dialogue peut devenir un véritable espace de recherche de compromis ou s’il risque de se transformer en nouvelle arène de confrontation politique.

Une chose est certaine : le débat congolais n’est plus seulement celui du dialogue. Il porte désormais sur son contenu, ses participants, ses limites et, plus largement, sur le modèle politique que la RDC veut construire au sortir de la crise sécuritaire.

Pour Félix Tshisekedi, l’enjeu est de démontrer que le dialogue qu’il a décidé de convoquer peut devenir un instrument de cohésion nationale et non une simple opération politique.

Pour l’opposition, le défi est inverse : démontrer qu’elle ne refuse pas le dialogue, mais qu’elle exige un véritable processus inclusif, tout en clarifiant sa stratégie face à la question constitutionnelle.

À mesure que s’approche le 15 septembre, une question s’impose donc : l’opposition congolaise est-elle encore en train de réclamer le dialogue qu’elle appelait de ses vœux, ou cherche-t-elle désormais un nouveau terrain de confrontation avec le pouvoir ?

La réponse pourrait déterminer la prochaine séquence politique à Kinshasa.


LePotentiel / MCP , via mediacongo.net
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Il y a 21 jours
Alias Mampuya. Donc pour toi, légitime c'est prendre le pouvoir par la force soit par une rebellion comme ton president Kagamé soit par un coup d'état comme Joseph Kabila ou Mobutu. Voici là où ton fanatisme et ta malhonnêté intellectuelle t'ont conduit. Tu es vraiment dégoutant.

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Il y a 21 jours
En effet tu te trompes Papillon. Si en effet, ni Mobutu, ni les Kabila n'ont été élus , Fatshi la encore moins été. Il a reçu ce poste en cadeau de Kabila et de Nangaa, tu le sais Et son héritage, en plus d'avoir mis à la tête de l'Etat tous les sorts de prisons, comme Kamhere, Bemba, Budimbu, pour mieux donner l'exemple au peuple ( quelle honte!), c'est lui qui aura perdu tout l'Est du pays. Tshisekedi dégage! Il faut des gens honnêtes, diplômés, intelligents, qui travailleront pour le bien commun!!!

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Il y a 21 jours
Le seul président élu et légitime du Congo est Kasavubu Joseph, par conte Mobutu et Joseph Kabila n'ont jamais étaient légitimes car c'est par coup d'État qu'ils ont accéder au pouvoir, si je me trompe contredisez-moi Quant à la cns,elle a accouché d'une souris et les conclaves de Kabila, n'ont rien produit ni pour le pays moins encore pour le peuple congolais sinon, aujourd'hui on n'en serait pas là où nous en sommes Kabila Lauren et "Kabila" Joseph, resteront dans les anales du pays comme ceux qui ont vendu ce pays au Rwanda, le premier est arrivé avec les agresseurs et le second a permit à ce que nôtre pays reste sous le joug du Rwanda. Quant à Félix Tshisekedi,il restera comme le président qui a exposé le Rwanda et ses velléités à la face du monde entier, contredisez-moi encore si je me trompe.

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Il y a 21 jours
Le Maréchal Mobutu et Kabila Joseph, deux présidents légitimes et patriotes, allaient toujours au delà des leurs intérêts. La conférence nationale souveraine ou les multiples conclaves sous Kabila. Ces deux présidents faisaient un pas en arrière pour l'intérêt de la nation. Tshilombo étant un illegitimite mais de fait, a toujours privilégier sa légitimité. Il se voit au-dessus du peuple. Malheureusement l'histoire le retient un président illegitimite, qui jette et qui a jeté le pays dans chaos. Ainsi l'opposition n'a pas de dilemme. Tshilombo n'a pas des conditions à poser.

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Le soi-disant dialogue de Tshilombo, c'est pour ses intérêts égoïstes et non pour l'intérêt de la nation. Le malheur du Congo, c'est d'avoir des Congolais comme peuple, un peuple qui ne pense qu'au présent et non à son avenir. Courage, très cher éditeur, on sait que si tu dis la vérité, on bannira ton média. Vive la democratie made in Mumpopa. Mawa

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Il y a 21 jours
Tel est prît qui croyait prendre, cette opposition n'est pas loin de s'éclater. Bravo Fatshi tu les a eu comme toujours, baza bana

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Il y a 21 jours
On s'implifie l'information Toute une litanie comme si on lisait la constitution. Et on sent la main de la majorité derrière cette analyse au lieu de l'indépendance

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Il y a 21 jours
Des opposants comme Jean-Marc Kabund, Fayulu et Sesanga sont directement financés par Kigali. Tant que les Rwandais de l’AFC/M23 (Hyppolite Kanambe, Bisimwa, Makenga, etc ) ne seront pas admis à ce dialogue, ils feront tout pour empêcher qu’il ait lieu L’opposition, dans son ensemble, est composée de politiciens égoïstes et avides de pouvoir. Chacun défend ses propres intérêts et ils sont incapables de se mettre d’accord autour d’un projet commun Tshilombo le sait parfaitement. Il joue leur jeu et sait pertinemment que leurs divisions et leurs contradictions finiront par faire capoter ce dialogue.

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