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Plébiscitée ‘‘Femme de l’année’’, Barbara Kanam dédie le trophée à Maman Olive Lembe, Antoinette Sassou, Jeanine Mabunda…

Plébiscitée ‘‘Femme de l’année’’, Barbara Kanam dédie le trophée à Maman Olive Lembe, Antoinette Sassou, Jeanine Mabunda… 2016-07-13
Musique
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Barbara Kanam

Chanteuse de renommée internationale, Barbara Kanam a accordé une interview exclusive au quotidien kinois « La Prospérité ». Une occasion pour la diva africaine d’éclairer la lanterne sur certaines questions que le public se pose autour de sa carrière musicale. C’est une Barbara ouverte qui se félicite et remercie les mélomanes congolais qui l’ont acceptée grâce à son album « Zawadi », une compilation de musique rationnelle et pleine de diversités.

Début 2016, vous avez remporté plusieurs trophées sur le plan continental, et aussi au pays. Quel est votre secret ? 

Barbara Kanam : Merci au peuple congolais, aux médias. Grâce à eux, ma musique commence à prendre place dans le cœur des Congolais. Cela a été toujours mon souci depuis le début de ma carrière professionnelle, il y a 15 ans. Ça fait 15 ans que je crois en la musique. Aujourd’hui, j’ai  une place et un rôle à jouer dans le développement de ce pays. C’est parce que je travaillais et je continue à bosser dur. J’ai quatre albums à mon actif dont le premier, « Mokili », m’avait déjà permis de rafler un trophée au KORA AWARD en Afrique du Sud en 2000. Rappelez-vous, j’ai été parmi les premiers musiciens congolais à être nominé au Kora pendant que j’étais en Côte d’ivoire. Donc, c’est le travail qui paye ! Il faut alors un travail de qualité pour que tu sois récompensé.

Il y a une semaine, on vous a attribué le Prix "Femme de l’année". Que représente ce trophée ?

Finalement, je suis heureuse que mon pays, mes frères et sœurs, le peuple, ont compris, aujourd’hui, ce que je faisais. Raison pour laquelle, ils m’honorent avec des prestigieux trophées. Ça fait deux fois que je suis plébiscitée « meilleure voix féminine » de la RDC par Nduleawards. J’ai remporté l’Okapi Awards. Présentement, j’ai eu quelques choses d’énorme, d’excellent. C’est le prix « Présence Congo » qui m’a été décerné par le magazine « Diplomatica », le 2 juillet dernier, à l’hôtel Venus. Une soirée de grande envergure qui récompense les diplomates et autres personnalités du monde, ainsi que les femmes de haute fonction de deux rives. Cette année, le magazine a porté son choix sur moi. Une simple chanteuse ! On m’a décerné  le prix de « Femme de l’année ». C’est vraiment un honneur pour moi d’être reconnue par les diplomates. Lorsqu’un artiste est récompensé, c’est toujours encourageant, ça permet d’aller de l’avant, mais aussi une grande responsabilité. J’ai pu transcender du côté artistique, en valorisant mon métier. Une fierté pour la femme congolaise, en général. 

A qui dédiez-vous ce trophée ?

C’était un grand moment d’émotion lorsque j’avais reçu ce trophée. Ce prix m’a été donné pour représenter les femmes congolaises de Kinshasa et de Brazzaville, en général. Ces femmes fortes, dynamiques, intelligentes qui se battent contre toutes sortes des violences faites à la femme. Certaines œuvrent dans l’anonymat, sans subvention, pour l’encadrement des enfants de la rue, des orphelins, dans la promotion de la femme. Elles sont nombreuses telles que maman Olive Lembe, Antoinette Sassou, Jeanine Mabunda, Thérèse Olenga, Henriette Wamu, Claudia Sassou… J’ai l’honneur de représenter toutes ces femmes qui méritent plus que moi. Sauf que j’ai eu la chance d’avoir une voix et une notoriété. Quel honneur ! Etre leur ambassadrice est aussi une lourde responsabilité. Je veux mettre ma voix au service de toutes ces dames, en les accompagnant dans leur combat. C’est une grande bénédiction pour moi parce que je ne m’imaginais pas de recevoir ce prix de la femme de l’année. Vraiment je leur dis merci !  

Comment réagissez-vous lorsque certaines personnes vous qualifient d’une étrangère alors que vous êtes une véritable star congolaise ?

Il faut que les gens comprennent que BARBARA n’a pas grandi en Côte d’ivoire, mais j’ai passé quelques moments de ma vie à Abidjan où j’ai eu la grâce de débuter ma carrière. C’est pourquoi je remercie toujours les Ivoiriens qui m’ont adoptée et m’ont poussée à aller de l’avant. J’avais le sentiment de constater qu’il y a quelques années au Congo, lorsqu’on parlait de Kanam, beaucoup pensaient que je suis ivoirienne ou camerounaise à cause de mon nom KANAM. Que mon prénom Kanam ne vous fasse douter de ma nationalité. Kanam est un nom congolais. Je suis du Katanga, née d’un père Lunda et d’une mère Mubemba. Je suis fière de ma culture. Je voulais que les gens sachent d’où je viens. J’aime mon pays le Congo-RDC et je me suis battue justement pour que ma musique soit acceptée et adoptée par tous dans mon pays.

Quel est votre genre musical ?

Je suis une passionnée de l’art ! J’ai  amené un style propre à la Barbara Kanam, une idéologie propre à moi. Le Congo n’a pas que la rumba comme particularité. Notre pays regorge une diversité de styles musicaux soutenus par plusieurs influences tribales. Je fais une musique qui veut fédérer tout le monde. Je suis un peu l’addition de Wenge, Empire Bakuba, Pépé Kalé, Mbilia, Franco, Mpongo, Abeti... J’aime que les gens puissent retrouver en moi toutes ces personnes. La variété, mélange ! Parce que je suis l’image de ce pays. Barbara Kanam est un nouveau souffle, nouveau genre musical. Je suis une artiste capable de toucher toutes les générations des mélomanes de 7 à 77 ans. Surtout, au-delà des rythmes, ma musique est un canal pour passer des messages,  pour réveiller les consciences, donner de l’espoir aux Congolais, à la jeunesse africaine. Bref, la variété est mon genre musical. Mon style est « afro world-afro musique ».

Y a-t-il des chanteuses qui te font peur dans la musique congolaise ?

En musique, on ne fait pas peur à l’autre. Par contre, en musique, il y a des gens qui t’inspirent, qui t’influencent, que tu peux admirer par rapport à leur talent. Il y a des choses qu’on admire chez l’autre parce que chacun a sa spécificité, sa spécialité. J’ai toujours dit à Koffi que tu as une chanteuse que j’aime beaucoup, c’est Cindy-le-cœur. J’apprécie aussi  MJ30, Laurette La perle, Maman Tshala, Mbilia Bel. Donc, faire peur vraiment…non. Parce que tous, nous sommes des passagers sur terre.

Par quelle magie vous vous êtes retrouvée comme marraine de la soirée d’anniversaire de la Reine d’Angleterre à l’Ambassade Britannique à Kinshasa ?

Vraiment, j’ai été très étonnée lorsque j’ai reçu l’invitation de l’Ambassade Britannique qui m’a choisie d’être marraine de la soirée de 90 ans de la Reine d’Angleterre. Je ne connais ni personne à l’Ambassade de Grande-Bretagne ou dans d’autres Ambassades ici au Congo. Je suis congolaise, résidant à Kinshasa et à Lubumbashi. Je voyage souvent ! Mais, je n’ai jamais demandé un visa pour aller en Europe parce que j’ai ma carte de résident français. Je me suis aussi posée la même question : pourquoi seulement moi ? L’ambassade m’a répondue que Mme, nous vous avons choisi après nous être renseigné sur votre personne. Et tout le monde était unanime que vous êtes, la seule femme congolaise, digne qui puisse représenter la femme congolaise à la soirée et pour couper le gâteau d’anniversaire de la Reine Elisabeth. En tout je me suis jeté de fleurs, en disant waouh !!! Bravo Barbara !!! Ce choix a été porté peut-être, simplement parce que je suis une fille de ce pays qui se bat pour l’honneur des femmes. C’est aussi peut-être, qu’ils ont vu que je suis très ouverte, humble. Donc, pour ma simplicité et spontanéité. Ils ont vu que j’aime vendre en bien mon pays. J’essaie de faire de mon mieux pour le défendre culturellement. Je pense que c’est aussi grâce à la qualité de mes œuvres.  Donc, il revient au public de me justifier. Pourquoi pas demain, que je sois sollicitée à la Maison Blanche. J’espère que ça fera la fierté de tout le pays.

Le 18 juin, vous étiez sur scène à Saint James Hall sous le label Koffi central. Entre vous et Koffi qui a contacté l’autre en premier ?

Je trouve ça très bien ce nouveau concept. Premièrement, j’encourage Koffi pour cette initiative de construire une nouvelle salle pour abriter les spectacles. Lorsqu’il m’a sollicitée, je lui ai dit sans problème, je viendrai jouer. C’est pour moi une façon aussi de le soutenir. Koffi est l’artiste congolais au talent innombrable. Grand qu’il est, je me souviens qu’il m’avait ramené mon trophée gagné pour la première fois au Kora Awards en Afrique du Sud. Nous, congolais, nous devons travailler en solidarité pour développer notre musique. Koffi a toujours parlé en bien de moi. Regardez lors de ses interventions à la télévision. Vraiment, il m’encourage et reconnait que je suis parmi les femmes artistes qui se défendent bien sur la scène africaine. Je pense que, nous sommes tous artistes, on doit s’entraider. Moi aussi, pourquoi pas, à travers, mon label Kanam Music, de produire demain, Koffi, par exemple ?

Sur votre compte Facebook, vous soutenez un changement à la tête du pays. Avez-vous des ambitions de faire la politique ?

Je ne fais pas de la politique. Moi, je chante. Et je préfère rester chanteuse. Lorsqu’on chante, on fait forcément de la politique mais d’une autre manière. Toutefois, on est toujours collé à la politique parce qu’on est leader d’opinion. On a des choses à dire, parfois !  Tout pays a toujours eu un changement. C’est normal ! Mais, ce qui est important, c’est la paix. Il faut que tout se passe de manière pacifique, autour d’une table, dans le dialogue. Même nos dirigeants ont besoin de la paix. Personne n’a envie qu’on tue son frère, sa sœur ou son fils. L’essentiel est de préserver nos acquis…  Ça ne sert à rien de s’entretuer avec des armes, de se déchirer. On n’a pas besoin de sang dans ce pays. Personnellement, je prône la paix, quel qu’en soit le prix. S’il faut se rabaisser, faisons-le pour l’intérêt du peuple congolais.

Jordache Diala
La Prospérité
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6 commentaire(s)

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PPRD | VI3JQMW - posté le 25.11.2016 à 07:26

Meilleur femme de l'annee C'est bien Mais selon quelle critere????: beaute,gentillesse,fidelite,putanat?meilleure voix,.... Et d'ailleurs parler d'une femme,a qui barbara est mariee???? Soyons serieux Donnez la le titre qui lui vaut mais pas celui de la meilleure femme: Qui est appelee femme???selon vous???

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Evangéliste Robert KIKIDI | 7KOUIUM - posté le 29.07.2016 à 15:12

Le jour où je serai Premier Ministre Mme KANAM Barbara tu seras Ministre de la Communication et Médias sans discussion. Soyez bénis de CHRIST.

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Le sage | PBIKK9I - posté le 29.07.2016 à 08:33

SPECIALISTE EN EGALITE ENTRE LES FEMMES ET LES HOMMES, c'est une offre sur media congo. On en verra de toutes les couleurs d'offres

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Anonyme | XDDIMJL - posté le 21.07.2016 à 14:30

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John KALONJI | 39ZATW2 - posté le 15.07.2016 à 11:29

Barbara Kanam, j'apprécie bien son style de musique, je la trouve gentille, ouverte et humble. Mais, pourquoi au Katanga, elle est surnommée "BILOKO YA MOKONZI"?

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BABAKAR | 92LIICM - posté le 13.07.2016 à 16:29

La mendicite indirecte.

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