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A trois jours de la fin annoncée des négociations, la fumée blanche du Centre interdiocésain incertaine

A trois jours de la fin annoncée des négociations, la fumée blanche du Centre interdiocésain incertaine 2017-03-24
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Des évêques membres de la CENCO lors d'une conférence de presse à Kinshasa, le 02 décembre 2016. (© Radio Okapi/John Bompengo)

A trois jours de la signature d’un accord sur l’arrangement particulier devant marquer la fin d’interminables négociations directes entre la Majorité présidentielle (MP) et l’Opposition politique, les blocages restent présents. Le poste du président du Conseil national pour le suivi de l’accord (CNSA) et la répartition des postes ministériels continuent à diviser d’une part Majorité et opposition, et, d’autre, opposition signataire de l’accord du 18 octobre et le Rassemblement des forces politiques et sociales acquises au changement. Des signes précurseurs qui font craindre un report de la signature de l’arrangement particulier.

Les nouvelles en provenance du Centre interdiocésain dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, ne sont pas rassurantes, elles sont plutôt très décourageantes. En effet, des sources généralement bien informées renseignent que l’attribution du poste du président du Conseil national pour le suivi de l’accord du 31 décembre et la répartition des postes ministériels entre Majorité et opposition restent encore un grain de sable qui continue à faire gripper la machine des négociations.

Ainsi que nous l’avons évoqué dans notre édition de jeudi 23 mars, la sortie médiatique de Vital Kamerhe, chef de la délégation de l’opposition signataire de l’Accord du 18 octobre et président national de l’UNC, revendiquant ce poste, est venue compliquer davantage la question qui était déjà un casse-tête pour la médiation.

Me Georges Kapiamba, membre de la société civile et coordonnateur de l’Association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) a dénoncé ce blocage qu’il appelle « l’enlisement dans les discussions sur l’arrangement particulier » après la remise en cause par certaines parties prenantes de la disposition relative à la présidence du CNSA. Il a qualifié d’inadmissible et d’anormal le revirement de ceux qui réclament un nouveau consensus après le décès d’Etienne Tshisekedi.

« C’est un enlisement total, tout est bloqué à cause de la MP et de l’opposition signataire de l’accord du 18 octobre qui veulent rediscuter l’accord avec toutes ces conditions », s’est-il plaint.

Le poste du président du CNSA convoité

Confié à Etienne Tshisekedi peu avant sa mort, le poste du président du CNSA, font remarquer certaines parties prenantes aux discussions, exige un consensus en raison de la mort de M.Tshisekedi.

La MP soutient que le poste avait été confié « intuite personae » à Tshisekedi à cause de son poids politique.  Selon un délégué de la MP, « Ce poste a été confié à la personne d’Etienne Tshisekedi au regard de son rang et son poids politique. Si Tshisekedi a mérité du consensus c’est à cause de son poids qui était supérieur à ceux des autres »

De son côté, l’opposition signataire de l’accord du 18 octobre, par la voix du chef de sa délégation, Vital Kamerhe, rejette le premier consensus et revendique ce poste

« La question doit encore requérir un consensus comme c’était avec le cas d’Etienne Tshisekedi qui était le plus fort de nous tous et qui, à lui seul faisait bouger le Congo. Maintenant nous ne disons pas que ça doit revenir automatiquement à l’opposition signataire de l’accord. Mais l’opposition signataire de l’accord revendique ce poste de façon légitime. Il faut équilibrer les choses », a déclaré Vital Kamerhe.

Des positions de nature à retarder l’achèvement des travaux du Centre interdiocésain, donc de la signature de l’arrangement particulier. Voilà pourquoi il a été prévu la poursuite des travaux en commission jeudi 23 mars dont une plénière a été prévue à 18 heures.

La question de la répartition des postes ministériels

L’autre objet de blocage des négociations est la question de la répartition des postes ministériels. Commencées mercredi 22 mars, les discussions en commission sur la répartition des postes ministériels se sont prolongées dans la soirée, en dépit de l’absence des délégués de la Majorité présidentielle de la salle de réunion. L’absence de compromis sur tous les portefeuilles n’a pas non plus permis d’avoir une plénière.

Ainsi les travaux se sont-ils poursuivis jeudi 23 mars toujours en commission. Il sera également question de la présidence du CNSA. En plus de deux points, dans l’ensemble, six points restent à traiter à savoir le mode de désignation du Premier ministre, la répartition des postes ministériels, le rôle de la Cénco, la présidence du CNSA, l’évaluation des mesures de décrispation et l’adaptation du chronogramme.

Compte tenu du nombre de points restant à être traités, de leur délicatesse et face aux positions tranchées des parties prenantes aux discussions sur ces points, il y a à craindre que les choses tirent infiniment en longueur.

Dépités et exaspérés par la série des blocages qui n’en finissent pas, certains partis politiques, à l’instar de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) d’Etienne Tshisekedi, par la voix de son secrétaire général, Jean-Marc Kabund-a-Kabund.

Alors qu’il a suspendu sa participation lundi 20 mars aux discussions du Centre Interdiocésain en raison justement de ces blocages, Jean-Marc Kabund, qui dit cependant acter la volonté de la Cénco pour la signature de l’arrangement particulier le lundi 27 mars 2017 prochain, a menacé de donner un mot d’ordre de manifester aux combattants au cours d’une conférence de presse prévue mardi 28 mars, 24 heures.

« Je prends acte de la volonté exprimée par la Cénco pour la signature de l’arrangement particulier de l’accord du 31 décembre ce lundi 27 mars 2017. Au cas contraire, je donnerai un mot d’ordre au cours d’une conférence de presse prévue ce 28 mars 2017 », aurait déclaré Kabund.

Le secrétaire général de l’UDPS, a suspendu sa participation aux discussions sur l’arrangement particulier accusant la Majorité présidentielle de multiplier les « embûches ». Lundi dernier, il a notamment évoqué le blocage sur le mode de désignation du prochain premier ministre et le président du Conseil national de suivi de l’accord et du processus électoral (CNSA).


L'Observateur/MCN, via mediacongo.net
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