
Afrique
En réponse aux propos jugés condescendants du président français, le Premier ministre du Sénégal, Ousmane Sonko a opposé la souveraineté des nations africaines. Il a rejeté l’affirmation selon laquelle une négociation préalable aurait eu lieu entre son pays et l’ancienne métropole au sujet du départ des troupes françaises. « S’agissant du Sénégal, aucune discussion n’a eu lieu », a fulminé sur X, le chef du gouvernement.
Sonko a enfoncé le clou en soulignant que : « cette décision relève de notre volonté souveraine de garantir notre pleine liberté et indépendance ». Pire encore, le locataire de l’Élysée a dénoncé ce qu’il a qualifié d’ingratitude des pays africains qui évacuent les bases françaises. Selon lui, « aucun pays africain ne serait souverain sans l’intervention de la France ». Des commentaires, perçus au mieux comme maladroits, au pire comme paternalistes et méprisants, ont provoqué une onde de choc sur le continent.
Des mots qui ne passent pas. Et le dirigeant africain les a balayés d’un revers de main. La France n’a ni la capacité ni la légitimité pour assurer la souveraineté de l’Afrique, réplique le Premier ministre sénégalais. En revanche, il a rappelé que les interventions françaises de triste mémoire, notamment la chute du régime de Mouammar Kadhafi en Libye, ont aggravé l’instabilité au Sahel.
La vérité rétablie
D’ailleurs, en s’appuyant sur l’histoire, Sonko a remémoré à Macron les événements passés. Il a évoqué que l’effort des soldats africains lors de la seconde Guerre mondiale a été crucial pour la liberté de la France. Fermement, il a dénoncé l’oubli et le mépris dont sont victimes ces héros africains. L’heure est au réveil africain, galvanise-t-il. « L’Afrique doit prendre son destin en main, s’affranchir des dépendances et bâtir un avenir centré sur l’homme africain et son épanouissement », a-t-il conclu.
Le retrait des troupes françaises des pays africains n’est pas qu’un fait isolé. Après le Burkina Faso, le Mali et le Niger, la Côte d’Ivoire a rejoint la liste des nations mettant fin à la présence militaire française sur leurs territoires. En déclarant le 6 janvier, lors d’une réception à l’Élysée que l’Afrique avait « oublié de dire merci » à la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel, Macron s’est mis à dos une bonne partie du continent.
La position française a aussi fait bondir le Tchad. Par la voix de son ministre des Affaires étrangères, il a fait part de sa « vive préoccupation ». Abderaman Koulamallah considère que « les dirigeants français doivent apprendre à respecter le peuple africain ». Comme le Sénégalais Sonko, le Tchadien aussi fait allusion au « rôle déterminant » joué par l’Afrique en général, et le Tchad en particulier, dans la libération de la France lors de deux guerres mondiales. Un engagement que « la France n’a jamais véritablement reconnu, ni les sacrifices consentis par les soldats africains.
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Le président français, Emmanuel Macron et Ousmane Sonko, Premier ministre du Sénégal @Photo Droits tiers..