
Société
Retour à la période esclavagiste de triste mémoire, période de la déshumanisation et de l’animalisation de l’Africain. C’est à cela que nous assistons ces jours avec le commerce presqu’officialisé. Car comment comprendre que des compatriotes à la recherche de l’argent facile puissent créer des ONG avec statuts dûment notariés, passeports avalisés et autres autorisations des services de migration.Un véritable réseau de la mafia où avocats et activistes de la société civile se font énormément d’argent à leur guise au prix de la dignité humaine des enfants d’autrui. L’écrasante misère noire qui sévit les congolais dans leur majorité sert d’appât pour réussir dans leur sale besogne. Les plus touchés sont les orphelins et enfants de familles plus démunies à qui l’on miroite un certain paradis une fois être arrivé aux Etats-Unis ou en Europe. Donc, l’unique chance pour eux d’améliorer leurs vies et de relever le niveau de leurs familles respectives. Naïveté des parents et de l’Etat lui-même aidant.
Nombreux de nos compatriotes sont devenus aujourd’hui des esclaves sous d’autres cieux (travaillant dans les plantations…) et d’autres servent de cobayes que l’on extrait des organes vitaux dont on a besoin en médecine. A titre exemplatif, le rein.
Sept enfants récupérés à Kasumbalesa
Les villes de Lubumbashi et de Kinshasa sont les plus réputées dans ces pratiques dégradantes du commerce d’enfants au travers les ONG dites d’adoption d’enfants en internationale.
Il y a peu, grâce à la vigilance de certains agents de douane, sept enfants dont l’âge moyen est de... ont été interceptés en partance vers l’extérieur de notre pays.
Trois quidams (dont un homme et deux dames) les accompagnaient et possédaient tous les documents en ordre qui n’ont pas été cédés au service d’immigration ou de sécurité. Le nom de l’ONG n’a pas été révélé.
Le flou persiste encore à ce niveau
Retournés à Lubumbashi par la Direction générale de migration, DGM, ces enfants ont été ramenés à Kinshasa suite à l’implication de Madame Thérèse Lukenge Kapwimbe, ministre provincial en charge du genre et protection de l’enfant, au Katanga.
Comment en est-on arrivé ?
Les enfants qui accusaient une faiblesse, ont pu déclarer n’avoir rien mangé quatre jours durant et seraient enfermés dans un lieu sans contact jusqu’au jour de leur départ.
Sensibles, les agents de la DGM ont suspecté les convoyeurs de ces enfants qu’ils ont aussitôt interpellés pour en savoir plus. La tergiversation de ces derniers a mis à nu un plan machiavélique.
Tout est parti de cet aspect. Car comment comprendre que des gens qui veulent donner le bonheur aux enfants, mais les maltraitent en ne leur fournissant pas la réponse aux soins vitaux ? N’est-ce pas un hiatus ? Coup de chapeau à la DGM Kasumbalesa.
Que dit la loi sur l’adoption des enfants ?
L’article 18 de la loi N°09/001 du 10 janvier 2009 portant protection de l’enfant stipule : « Tout enfant a droit à l’adoption. Sans préjudice des dispositions des articles 650 à 691 du code de la famille, l’adoption d’un enfant par un étranger n’a lieu que si les autorités de l’Etat d’origine, 1° constatent, après avoir dûment examiné les dispositions de placement de l’enfant dans son Etat d’origine, que l’adoption répond à l’intérêt supérieur de l’enfant ; 2° se sont assurés que : a) le consentement n’est pas obtenu moyennant payement ou contre partie d’aucune sorte et qu’il n’a pas été retiré ; b) les souhaits et avis de l’enfant sont pris en considération selon son âge et niveau de maturité ; c) le consentement de l’enfant à l’adoption, lorsqu’il est requis et donné librement dans les formes légales requises et que ce consentement est donné ou constaté par écrit.
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