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Choléra: 32 personnes tuées et 826 cas suspects à Kinshasa, selon Médecin Sans Frontière

Choléra: 32 personnes tuées et 826 cas suspects à Kinshasa, selon Médecin Sans Frontière 2018-01-26
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La situation de la propagation de Choléra est très alarmante à Kinshasa. 26 zones de santé sur 35 que compte la Capitale congolaise sont touchées par l'épidémie. Des enfants de 2 à 5 ans sont les tranches d'âge qui sont beaucoup plus victimes de cette maladie.

Tel est le tableau présenté par Médecin Sans Frontière (MSF), au cours d'un point de presse animé, ce mercredi, 24 janvier, en son siège à Kinshasa. Très engagée à sa mission, cette organisation médicale humanitaire intervient en première ligne de manière à éradiquer et surtout à renforcer son soutien dans la prise en charge des patients, en offrant des soins gratuits dans ces différents centres de traitement dans les quartiers atteints. Alors, pour éviter le choléra, MSF invite la population à manger chaud, à bouillir de l'eau avant de la consommer et surtout, à se laver toujours les mains avec du savon.

La République Démocratique du Congo fait actuellement face à l'épidémie de choléra la plus importante des vingt dernières années. En 2017, 55 personnes sont tombées malades à travers 24 des 26 provinces du pays (28% de plus par rapport à l'année précédente) et 1190 sont décédées. MSF a été en première ligne dans la riposte médico-humanitaire, en prenant en charge près de la moitié des cas (environs 25 300 personnes) dans tout le pays, notamment dans les provinces du Kongo Central, Kwilu, Kasaï, Haut Lomami, Maniema, Tanganyika, Sud Kivu, Ituri et Bas-Uélé.

L'épidémie touche maintenant la Capitale du pays, Kinshasa. Cette mégapole de 12 millions d'habitants, centre névralgique des échanges commerciaux à travers le pays où vit un congolais sur six, reste vulnérable au choléra par le manque d'approvisionnement d'eau potable, le manque d'assainissement et le manque d'infrastructures sanitaires adaptées à la prise en charge dans les quartiers affectés par l'épidémie. Depuis fin novembre 2017 jusqu'au 22 janvier 2018, 826 nouveaux cas suspects et 32 décès (taux de létalité de 3,8%) ont été signalés aux autorités sanitaires, ce qui rend la situation très préoccupante.

Afin de contenir l'épidémie, en support du Ministère de la Santé, les équipes du Pool d'Urgence Congo (PUC) de MSF sont en train de renforcer les deux Unités de Traitement du Choléra (UTC) de Camp Luka et de Pakadjuma, assurant ainsi la prise en charge des malades 24h/24h dans les zones sanitaires les plus touchées de la ville (Binza Météo, Kintambo et Limete). Depuis le début des activités (le 16 Janvier 2018), 157 patients ont été admis dans ces Unités de Traitement, dont presque 40% en état de déshydratation sévère, 133 sont déjà sortis, et une personne est décédée.

«A partir de la semaine dernière, face à l'avancée de l'épidémie, nous sommes intervenus avec une prise en charge clinique des patients, la mise en place de 10 points de réhydration orale, la surveillance épidémiologique, la sensibilisation de la population et le service d'ambulances», explique Jean Liyolongo, du Pool d'Urgence Congo de MSF. Avec sa politique d'intervention d'urgence, MSF estime que la situation est sous-contrôle et serait stabilisé après deux semaines.

Retenons que le Choléra est une maladie bactérienne hautement transmissible, qui provoque de graves diarrhées profuse- fécale et vomissements, entraînant une déshydratation rapide des patients. Présent en RDC depuis les années 70, le choléra est endémique dans neuf provinces du pays, notamment autour des grands lacs dans sa partie Est. Souvent, dans des zones avec un faible accès à l'eau potable et à l'assainissement. Très contagieuse, c'est une maladie d'infection intestinale qui peut être provoquée par l'ingestion d'aliments ou qui se transmet généralement dans l'eau. Mais, elle peut être soignée en 72 heures.

«Le choléra touche des communes de Kinshasa avec une très haute concentration de population, où il est donc crucial d'agir vite pour arrêter la transmission de l'épidémie. De plus, avec une prise en charge rapide et gratuite des patients, accompagnée d'un soutien réel aux prestataires, on peut correctement soigner les malades», a souligné Jean Liyolongo.


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