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Violences contre la Femme : le SVF sollicite un numéro vert et exige 5 ans de prison pour les "violeurs"

Violences contre la Femme : le SVF sollicite un numéro vert et exige 5 ans de prison pour les "violeurs" 2018-03-19
Société
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Violences contre la Femme : le SVF sollicite un numéro vert et exige 5 ans de prison aux ‘‘violeurs’’

L’affaire madame Lhynda Katina décédée le 7 mars 2018, soit un jour avant la spéciale journée dédiée à la femme, le 8 mars, suite à "des coups lui infligés par son mari", apprend-on des sources entrecoupées, ne serait qu’une goûte d’eau de trop qui est venue déborder le vase, déjà plein.

"Trop,  c’est trop", disent  les femmes de la République Démocratique du Congo, plus singulièrement, un Regroupement de fait, "Stop Violences Faites aux Femmes", SVF en sigle, qui a saisi de cette malheureuse opportunité, pour réclamer justice sur toute violence et injustice dont les femmes sont  souvent victimes de la part de certains hommes dans la société.

Composé des femmes des médias et autres, SVF sollicite, dans un mémorandum ci-dessous repris, que des hommes coupables de violences soient civilement et pénalement responsables et incarcérés pour une peine de 5 ans de prison, au minimum.

En plus, qu’un numéro vert pour dénoncer les cas de violences domestiques soit disponibilisé par le Gouvernement de la République  et  que les autorités compétentes du pays s’organisent pour lancer une formation spéciale des officiers de Police Judiciaire pour assister adéquatement les victimes de violences domestiques.

En tout cas, déterminées pour leur cause, c’est après un sit-in samedi 17 mars devant le Palais de Justice, que ces femmes ont introduit  ce mémorandum au Ministère  de la Justice et Garde des Sceaux en plein cœur de la Gombe, tout en réservant copies à plusieurs autorités dont le Président de la République.

 

Ci-après la lettre envoyée au Ministre de la Justice:

 

Lettre à Alexis Thambwe Mwamba

Kinshasa/RD. Congo

Tél: +243 903834294

Page Facebook: Stop Violence

C.I:    – Président de la République, Chef de l’Etat

– Ministère des Droits Humains

– Ministère du Genre, Famille et Enfant

– Parquet Général de la République

– Parlement

– Commission Nationale des Droits de l’Homme

– Bureau Conjoint Des Droits de l’Homme des Nations Unies

– Représentation de l’Union Africaine

– Archevêché Catholique de Kinshasa

– Eglise du Christ au Congo

– Communauté Islamique

– Représentant des églises de réveil

Objet: Mémorandum «Stop Violences Faites aux Femmes» 

A l’intension de Son Excellence Monsieur le Ministre d’Etat, Ministre de la Justice et Garde des Sceaux

A Kinshasa/Gombe

 

Excellence,

Nous "Stop Violences Faites aux Femmes", SVF en sigle, regroupement de fait, conscients du rôle complémentaire que l’homme et la femme sont appelés à jouer dans la société et guidés par l’idéal d’une société juste et impartiale,

Nous basant notamment sur la Constitution de la République Démocratique du Congo, la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, le Protocole à la Charte Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples relatif aux Droits des Femmes en Afrique et la Déclaration Solennelle sur l’Egalité entre les Hommes et les Femmes en Afrique, et les Directives pour la présentation des rapports d’Etat aux termes du protocole à la charte africaine des droits de l’homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (prise par la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples),

Extrêmement alertés par la recrudescence des cas de violences faites aux femmes en général, et sous le toit conjugal en particulier,

Profondément inquiets que la plupart des victimes de ces atrocités se résolvent au silence face à des maris qui deviennent leurs bourreaux en lieu et place d’être leurs providentiels protecteurs,

Constatant avec amertume que ce silence  coupable occulte des dangers mortels au sein de nos familles,

Saisissons l’occasion de faire entendre nos voix en ce mois de mars universellement dédié à la femme, pour dénoncer ces comportement brutaux, ces sévices, ces crimes, qui ont déjà causé de nombreuses pertes en vies humaines,

Et demandons à votre autorité d’user de toutes vos prérogatives, de toutes vos compétences pour que désormais les femmes en général, et celle dans l’union conjugale en particulier, soient protégées par les lois de la République.

Pour ce faire :

Sollicitons la vulgarisation à travers la République, de tous les textes légaux protégeant les femmes victimes de violences domestiques et leurs stricte application par les instances étatiques (police, cours et tribunaux),
Sollicitons la soumission au Parlement d’une proposition de loi définissant, circonscrivant et condamnant les violences domestiques,
Sollicitons que ces hommes coupables de violences soient civilement et pénalement responsables et incarcérés pour un minimum de 5 ans,
Sollicitons la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer les cas de violences domestiques,
Sollicitons une formation spéciale des officiers de Police Judiciaire pour assister adéquatement les victimes de violences domestiques.
A titre illustratif, nous rappelons le cas de madame Lhynda Katina, sauvagement battue par son mari de son vivant. La jeune femme est décédée à l’hôpital Monkole en date du 7 mars 2018, à la veille de la célébration de la Journée Internationale des Droits des Femmes. Un dossier judiciaire RMP 29008/PR021/MLO a été déposé à ce sujet au Parquet de Grande Instance de Kinshasa/Gombe, mais l’incriminé à ce jour impuni.

Fait à Kinshasa, le 17 mars 2018

Pour le groupement de fait,

Larissa Diakanua

Maurelle Kitebi

Miss Bangala    

Eugène Kandolo

Pour la famille Senga wa Kisenga,

Tina Kisenga

Dany Ngubaa
La Prospérité
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