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Kodjo Ndukuma : « La sécurité numérique, une composante indispensable de l'économie »

Kodjo Ndukuma : « La sécurité numérique, une composante indispensable de l'économie » 2018-04-10
Economie
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Kodjo Ndukuma

« La sécurité numérique des données est devenue une composante indispensable de l’économie, du commerce juridique et des interactions sociales, à cause de notre cyberdépendance », a révélé Me Kodjo Ndukuma, docteur en Droit de l’Université Paris 1, spécialiste du Numérique. Il était intervenant à l’atelier organisé du 4 avril 2018 sur « la sécurité numérique des données et les défenseurs des droits humains ». Une occasion pour lui de contextualiser des enjeux de service public de protection des données : concepts-clés, nature des menaces, ripostes graduées et pistes de sécurisation de données numériques.

Selon Guy de Felcourt (L’usurpation de l’identité numérique ou l’art de la fraude sur les données personnelles, CNRS, Paris, 2011, p.19) qui reprenait en 2010 les mots d’Eric Schmit (le Président de la société américaine Google), paraphrasé par Kodjo Ndukuma, « nous créons 5 exaoctets d’information tous les deux jours, autant qu’entre le début du monde et 2003 ».

La RDC traverse l’ère de l’économie informationnelle, c’est l’hégémonie de l’information, mais aussi celle de la « marchandisation des données numériques » (économie de la donnée) et également celle du profilage, de la filature en ligne au titre de renseignement économique, grâce au « big data » (métadonnées) et à des algorithmes toujours plus puissants, plus sophistiqués et plus intrusifs.

D’après l’orateur, la cybersécurité ne se fonde pas sur le marketing de la peur, mais s’impose comme la réponse à la cybercriminalité. Cela s’explique du fait que dans l’environnement économique et social, tout le monde est devenu tant producteur et consommateur des informations, qu’acteur du numérique.

« Autant nous usons des technologies numériques, autant nous les alimentons, autant nous produisons des données autant nous devons les mettre à l’abri d’intrusion [pirates informatiques], des malware (logiciels malveillants) et des receleurs indélicats des données. Nous disposons des systèmes d’information dans nos téléphones intelligents, dans nos ordinateurs personnels, dans les serveurs de nos entreprises », a-t-il indiqué.

À l’ère du cyberespace planétaire et du « tout connecté », notent des experts, ces coffres-forts numériques sont la cible d’attaques physiques (vandalisme) ou de cyberattaques (déni de services, spamming, mail bombing, phishing, ransonware, etc.), vu leur valeur d’usage pour notre vie privée, leur valeur d’échange dans le commerce illicite ou leur sensibilité pour les hackers, les crackers, les cybersoldats et les « hacktivistes ».

A Kodjo Ndukuma d’alerter : « La cybercriminalité reste un fléau pour l’économie certes, mais aussi un danger pour la vie privée d’autrui, notamment les témoins, les victimes ou les collaborateurs ayant remis leurs informations à des personnes de confiance, si celles-ci voyaient leurs données divulguées ou leur confidentialité compromise ».

Concluant sa présentation, à la suite de l’exposé sur « comment protéger vos données numériques ? » de l’Ingenieur informaticien Didier Malemba, Dr Kodjo a insisté sur le fait que la sécurité numérique n’est pas que la sécurité informatique, mais bien plus : la construction d’une cybersécurité.

Le fichier synoptique de sa présentation est intégralement accessible en cliquant sur ses 19 diaporamas.

C’est dans la salle de Conférence du Centre Carter, que Me Kodjo Ndukuma, docteur en Droit de l’Université Paris 1, spécialiste du Numérique a partagé, comme invité, ses approches et son expérience en cybersécurité, domaine dans lequel il a obtenu une certification en 2015 du programme conjoint des départements américains d’État et de justice.

Eric Tshikuma
Zoom Eco / MCN
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