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Flux financiers vers l’Afrique : les Africains plus « généreux » que les pays riches de l’OCDE

Flux financiers vers l’Afrique : les Africains plus « généreux » que les pays riches de l’OCDE 2018-04-16
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Les transferts de fonds de la diaspora africaine ont représenté, en 2017, plus du double de l’aide publique au développement pour le continent, avec environ 65 milliards de dollars américains.


Le rapport de l’"African Institute for Remittances" (AIR) révèle les derniers chiffres des transferts de fonds des migrants africains en 2017, une année difficile pour la région marquée, il faut le rappeler, par le ralentissement des croissances au lendemain de la chute des cours des matières premières. Le montant envoyé par la diaspora africaine est bien au-dessus de celui consenti par les pays riches de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) au cours de la période correspondante, c’est-à-dire l’année 2017. En effet, l’aide publique au développement s’est située autour de vingt-neuf milliards de dollars américains.

Au-delà de l’importance même de l’enveloppe, il y a aussi l’impact socio-économique non négligeable. Les envois des migrants assistent plus de cent vingts millions d’Africains qui vivent sur le continent. Ils sont trente millions de migrants africains à venir en aide à leurs compatriotes restés dans leurs pays d’origine. Ces opérations constituent incontestablement des rentrées de fonds aujourd’hui incontournables pour les familles africaines en proie à une montée de la pauvreté.

Entre-temps, certaines voix s’élèvent pour rappeler la nécessité, voire l’urgence de faire de cette cagnotte une véritable opportunité de développement pour les pays bénéficiaires. En effet, plusieurs gouvernements de la région cherchent à mettre en place des politiques plus soutenues pour mieux canaliser cet argent. Toutefois, tout succès futur dépendra de deux facteurs majeurs. En premier lieu, les États doivent mieux s’organiser pour capter cet argent car une part plus importante du flux passe par des mécanismes informels au lieu des canaux de transferts de fonds autorisés. Le renforcement de la capacité de collecte des données des pays africains constitue donc la priorité des priorités avant d’envisager des politiques nationales plus laborieuses dans ce domaine.

Le second facteur concerne justement un élément phare de la politique nationale. Il s’agit du coût global des transferts de fonds vers et en Afrique qui reste le plus élevé du monde. Certes, l’on est passé de 12 % en 2012 à 8,7 % en décembre 2017. C’est un motif d’encouragement même si, au bout du compte, cette moyenne ne se rapproche pas de l’objectif de 3 % de l’Union africaine, dans le cadre des objectifs de développement durable pour l’horizon 2030. Mais rien n’empêchera de faire des transferts de fonds des migrants africains vers leur continent d’origine une source potentielle de revenus. Dans ses projections, l’AIR envisage la possibilité d’une réduction à 7 % des coûts de ces transferts dès l’année 2019. Le débat promet de se poursuivre aussi passionnément au cours des prochaines années.


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