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kolwezi: deuxième alternatif mining Indaba, le rapport en 4 points !

kolwezi: deuxième alternatif mining Indaba, le rapport en 4 points ! 2018-05-29
Provinces
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La deuxième édition de l’Alternatif mining Indaba (AMI) a réuni, du 22 au 24 mai 2018 à Kolwezi (Lualaba), les représentants des organisations de la société civile, des ministères des mines national et provinciaux, des assemblées nationale et provinciales, des exploitants artisanaux et des entreprises minières publiques et privées. « Mines et développement durable » était le thème général de ces assises. En quatre points, Zoom Eco vous propose les grandes lignes.

Ouverte par Madame le vice – gouverneur de la province de Lualaba, cette conférence s’est déroulée à un moment particulier du secteur minier caractérisé par deux événements majeurs, à savoir : la promulgation de la loi en mars 2018 du code minier de 2002 et la hausse des cours de certains minerais tels que le cuivre et le Cobalt. Ces deux aspects présentant des opportunités pour la transformation radicale et la contribution du secteur au développement et à la croissance économique.

Du constat général

Malgré les opportunités qu’il dispose, le secteur minier congolais est miné par des défis internes et externes qui risquent d’hypothéquer sa contribution au développement durable. D’après ce constat général des participants, l’un des défis découle de l’absence d’une vision nationale de l’exploitation minière au Congo qui devrait informer la politique minière et le code minier et son application.

Un autre défi, ont – ils insisté, c’est la  détérioration des relations entre certaines entreprises privées et les pouvoirs publics sur le Code minier, un  fait qui crée le risque d’une application partielle du nouveau code minier.

Passant en revue les efforts réalisés par les parties prenantes pour la mise en œuvre des recommandations de la première édition de l’AMI tenue en mai 2017, les participants ont constaté que la mise en œuvre des recommandations formulées a généralement été faite de manière partielle et inégale par différentes parties prenantes.

De l’évaluation des parties prenantes

Le gouvernement provincial de Lualaba a détaillé les actions menées en vue de la mise en œuvre des recommandations de la première édition. Fifi Masuka a évoqué l’élaboration en cours d’un plan quinquennal de développement, l’érection de deux centres de négoce dotés des dépôts modernes, l’institution d’un Comité de surveillance et d’alerte des sites miniers pour lutter contre l’exploitation des personnes vulnérables, etc.

« Les participants ont malheureusement dû constater que la plupart des recommandations adressées au gouvernement central et à la société civile par la première AMI n’ont pas connu un début d’exécution », indique le rapport final.

Si la société civile, il a été constaté qu’elle a très peu évolué dans l’accompagnement des communautés locales et la vérification des paiements sociaux, pour les entreprises, quelques problèmes ont été décelés. Il s’agit notamment de la vulgarisation des Etudes d’Impact Environnemental et social (EIES) ; de l’élaboration et de la vulgarisation des plans de développement ; du dialogue entre les parties prenantes ; des conditions de délocalisation ; de la protection de l’environnement ; de l’acceptation de la cohabitation avec les creuseurs artisanaux.

Du déroulement des échanges

Des panels de discussion thématiques et des ateliers ouverts durant 72 heures ont permis aux participants d’approfondir leurs réflexions sur plusieurs sujets liés à l’exploitation minière pendant les dix dernières années et son impact sur le développement socio-économique du pays ; la contribution des partenaires au développement dans le secteur minier ; la lutte contre la corruption et la fraude dans la collecte et l’utilisation des revenus miniers.

« L’exploitation artisanale de l’or et du coltan et les expériences africaines sur la formalisation de l’artisanat minier ; l’adéquation entre la responsabilité sociale des entreprises et les plans de développement des provinces ; les défis et opportunités posées par l’exploitation du cobalt ; la gouvernance des entreprises publiques », ont été également abordés.

Toutefois, le nouveau Code minier a fait l’objet d’une attention particulière des participants qui ont focalisé leur analyse sur son adéquation avec la vision minière africaine et l’espoir de développement intégral. Ces échanges ont porté sur les dispositions relatives à la promotion du développement communautaire et à la protection de l’environnement, à l’exploitation artisanale, et à la transparence et la redevabilité.


Vue de l’ensemble des participants à la deuxième édition de l’AMI à Kolwezi. Ph. Tiers

Des recommandations générales

Trois principales recommandations ont été formulées au terme de ces travaux. D’après le secrétariat, il s’agit de :

* La redynamisation des entreprises publiques minières passe par la reprise par l’Etat de sa place en tant que acteur principal et régulateur du secteur minier pour ne pas laisser le monopole aux seuls investisseurs privés. Les participants ont noté que les partenariats miniers ont échoués et n’ont pas permis aux entreprises publiques de relancer leurs activités de production. Il faut donc une politique et une vision propre pour permettre aux entreprises minières publiques de relancer leurs activités d’exploration et de production minière ; Et être ainsi compétitives sur le plan national et international ;

 Les participants ont noté que l’activité artisanale est intensifiée sur le territoire national et connaît des défis majeurs à cause de l’absence de profit réel tiré tant par l’Etat que par les exploitants artisanaux eux-mêmes. Tout en appréciant la promotion des coopératives dans la nouvelle législation minière de Mars 2018, les participants ont recommandés au gouvernement l’érection des ZEA viables en faveur de ces coopératives et procéder à la mise en place d’un marché des bourses au pays ;

La promulgation du code minier au courant de cette année et l’embelli des cours des métaux sur le marché international sont deux facteurs qui doivent permettre à l’Etat Congolais de tirer réellement profit du secteur minier. Il est donc nécessaire et urgent pour le gouvernement de disponibiliser de moyens subséquents pour la mise en application de la nouvelle loi minière.

La cérémonie de clôture du deuxième Alternatif mining Indaba a été présidée par la vice-gouverneur de Lualaba, Fifi Masuka. Son mot de clôture intervenu à 17h00 a été précédé par celui du Directeur de Southern African Resource Watch (SARW), Dr Claude Kabemba.


Zoom Eco / MCN
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