
Musique
Au lendemain du décès de King Kester Emeneya à Paris, les hommages se multiplient dans le monde artistique congolais. Papa Wemba, patron du groupe Viva La Musica où Emeneya a débuté sa carrière professionnelle en 1977, salue la mémoire d’un grand chanteur. Il avoue que « King Kester Emeneya a bouleversé quelques données dans le répertoire » de chansons de son groupe.
Le patron de Viva La Musica affirme avoir été informé de la mort du « King » par Félix Wazekwa, une autre star de la musique congolaise, responsable du groupe Cultur’A Pays Vie.
« C’est mon frère et ami, Felix Wazekwa qui m’a appelé au téléphone depuis Bukavu pour m’annoncer cette mauvaise nouvelle. Aussitôt après, je suis entré en contact avec la famille du défunt qui m’a confirmé la nouvelle », raconte-t-il.
Kester Emeneya a intégré Viva La Musica en 1977. Il était âgé de 21 ans.
Papa Wemba parle de son arrivée dans son groupe : « Un de mes amis, Micha Mulongo, qui habitait Lubumbashi était président d’un groupe de musiciens des étudiants [de l’Université de Lubumbashi]. King Kester Emeneya faisait partie de ce groupe. Et comme Micha Mulongo aimait bien écouter Kester, il lui a dit : J’ai un ami à Kinshasa qui vient de créer un groupe. Je souhaiterais que tu viennes avec moi à Kinshasa pour enregistrer une chanson et rentrer ensuite à Lubumbashi pour reprendre tes études. Ils sont arrivés à Kinshasa et Kester Emeneya est tombé amoureux de Viva La Musica. Il s’est installé et il est resté jusqu’à son départ [du groupe en 1982]. »
Le patron de Viva La Musica décrit Kester comme un musicien poli qui ne se faisait pas remarquer à son arrivée dans son groupe.
« Ensuite, il a su s’imposer », raconte Papa Wemba pour qui la contribution d’Emeneya à la construction de son groupe ne souffre d’aucun doute : « Kester Emeneya quand il est venu, il a changé les données. Il a bouleversé quelques données dans le répertoire de Viva La Musica. Je le dis sincèrement, il a amené quelque chose en lui. »
Dans Viva La Musica, King Kester se révèle un leader doté de bonnes capacités de gestion de ressources humaines au-delà de son talent de chanteur de charme. Il permet notamment à ce groupe de ne pas disparaître malgré les absences prolongées de son patron.
Papa Wemba reconnaît avoir eu une grande confiance à Emeneya.
« On se faisait confiance artistiquement parce qu’on avait un truc à défendre qui est la musique », explique-t-il.
La dernière fois qu’il a rencontré l’artiste disparu « c’était l’année dernière au ministère des Affaires étrangères. »
« L’artiste est allé se reposer », conclut Papa Wemba, admiratif et élogieux à l’égard d’un chanteur qu’il a connu durant de nombreuses années et dont les chansons ont fait les belles années de son groupe.
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