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Venezuela : l’armée au cœur de la lutte entre les deux présidents

Venezuela : l’armée au cœur de la lutte entre les deux présidents 2019-02-03
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2019_actu/02-fevrier/04-10/nicolas_maduro_armee_19_0001.jpg Caracas, Vénézuela-

Le président vénézuélien Nicolás Maduro pose avec les troupes lors d'exercices militaires au Fort Paramacay, dans le nord du Venezuela, le 27 janvier 2019.

Pour tenter de fissurer la loyauté de l’armée, Juan Guaidó, président autoproclamé du Venezuela, a réitéré dimanche son offre d’amnistier les militaires et les fonctionnaires acceptant de le soutenir. En parallèle, Nicolás Maduro paradait aux côtés des troupes lors d’un exercice militaire, et dénonçait une nouvelle fois un “coup d’État”.

Deux présidents et une armée au cœur de la lutte pour le contrôle du Venezuela. Les partisans de Juan Guaidó – le président de l’Assemblée nationale qui s’est autoproclamé président par intérim le 23 janvier et a été reconnu dans la foulée par les États-Unis, le Canada et la plupart des pays d’Amérique Latine – ont avancé leurs pions, dimanche, pour tenter de faire basculer l’armée de leur côté.

Ils ont distribué des tracts détaillant la loi d’amnistie fraîchement adoptée par l’Assemblée nationale, aux mains de l’opposition, rapporte le site hispanophone Univisión basé aux Etats-Unis, qui cite un message lancé sur Twitter par Juan Guaidó à ses soutiens : “formons des groupes, imprimons le texte et allons porter ce message de justice, d’échange et de pardon.”

L’article 3 de ce texte dispose que “toutes les garanties seront accordées aux fonctionnaires civils et militaires” qui collaborent à la restitution de la démocratie. Et l’article 4 propose l’amnistie aux fonctionnaires et responsables placés en détention, à l’exception des condamnations pour atteinte aux droits de l’homme.

Guaidó appelle à manifester, Maduro parade avec l’armée

M. Guaidó lui-même a cherché à faire monter la pression, appelant les Vénézuéliens à manifester dans tout le pays mercredi 30 janvier et samedi 2 février, “pour demander à l’armée, pancartes à la main, l’ouverture d’un canal humanitaire pour recevoir l’aide” internationale, indique le journal vénézuélien El Carabobeño.

Nicolás Maduro, qui a entamé son deuxième mandat à la tête du pays le 10 janvier, a de son côté fait une démonstration de sa force en s’affichant aux côtés des troupes, relate le journal Últimas Noticias, basé à Caracas. Au cours d’exercices militaires au Fort Paramacay, dans le nord du pays, il a une nouvelle fois dénoncé un “coup d’État” et réclamé aux soldats une “discipline maximale”.

Une fissure importante dans l’armée s’est néanmoins à nouveau produite dans la journée du 26 janvier, après l’insurrection d’un groupe de militaires quelques jours auparavant. “Signe du malaise militaire”, comme l’écrit le Washington Post, un “coup” a été porté contre le gouvernement de Nicolás Maduro par José Luis Silva, attaché militaire du Venezuela à Washington. Le colonel a annoncé avoir reconnu Juan Guaidó et a appelé les militaires à lâcher eux aussi le successeur d’Hugo Chavéz, au pouvoir depuis 2013. “Les forces armées vénézuéliennes sont sur des montagnes russes, a-t-il dit au quotidien américain. Il y a un mécontentement absolu. Les soldats n’ont pas assez d’argent pour nourrir leur famille. Il y a plus de chances que jamais que certains se lèvent.”-

Continuant de s’accrocher au pouvoir, M. Maduro a rejeté dimanche l’appel de plusieurs pays européens, dont la France, à organiser une nouvelle élection dans un délai de huit jours. Tout en se disant disposé au “dialogue”, dans une interview à la chaîne CNN Türk.

M. Guaidó a pour sa part marqué de nouveaux points à l’international. Il s’est adjoint le soutien de deux pays de plus, l’Australie et Israël, qui l’ont reconnu président par intérim jusqu’à la tenue de nouvelles élections. Et les États-Unis, qui samedi à l’ONU avaient appelé la communauté internationale à choisir son camp, ont averti que “toute violence ou intimidation” contre le personnel diplomatique américain au Venezuela ou contre l’opposition entraînerait une “réponse significative”.

Violette Robinet
Courrier International / MCP, via mediacongo.net
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