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Disparités entre les genres : les femmes n'ont que les trois quarts des droits des hommes d'après la Banque mondiale

Disparités entre les genres : les femmes n'ont que les trois quarts des droits des hommes d'après la Banque mondiale 2019-03-04
Economie / Société
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Photo d'illustration montrant Mme Gérardine Kasongo appelant les femmes s’approprier le plan d’action genre de la CENI. (© Ceni)

Une étude publiée mercredi par la Banque mondiale révèle que les femmes ne bénéficient que des trois quarts des droits des hommes en matière d'emploi, bien que des réformes aient été adoptées dans de nombreux pays pour aller vers plus d'égalité.

À l'échelle internationale, obtenir un emploi, lancer une entreprise et prendre les décisions économiques les plus adaptées pour elles et leur famille est moins aisé pour les femmes que pour les hommes. Une étude de la Banque mondiale, publiée mercredi 26 février, révèle en effet que les femmes ne se voient accorder que les trois quarts des droits des hommes.

"Si les femmes disposaient de chances égales [à celles des hommes] permettant d'atteindre leur plein potentiel, le monde serait non seulement plus juste, mais aussi plus prospère", selon Kristalina Georgieva, la présidente par intérim de la Banque mondiale. Celle-ci reconnait que de nombreux pays mettent en œuvre des réformes allant dans le bon sens, mais elle déplore que "2,7 milliards de femmes n’ont toujours pas les mêmes choix que les hommes en matière d’emplois".

France, Belgique et Luxembourg parmi les bons élèves

Cet indice mesurant l'égalité entre les genres fait partie d'une étude intitulée "Femmes, entreprise et loi 2019 : une décennie de réformes". Elle a été réalisée à partir de données collectées au cours des dix dernières années dans les 187 pays enregistrant huit indicateurs retenus pour mesurer l'égalité des droits entre hommes et femmes.

Selon cette étude, des progrès notables ont été enregistrés. En effet, la moyenne mondiale est passée de 70 à 75 sur une échelle de 100. Mieux encore, 131 pays ont accepté de mener 274 réformes, adoptant des lois ou des réglementations permettant une meilleure intégration des femmes.

Une trentaine d’entre eux, à l’instar de la Bolivie ou des Maldives, ont introduit des lois contre le harcèlement sexuel au travail et ont également adopté une législation contre les violences domestiques et banni toute discrimination fondée sur le sexe pour l’obtention d’un crédit. Des lois qui permettent de protéger environ deux milliards de femmes supplémentaires.

Au total, 22 pays ont par ailleurs mis fin aux restrictions imposées aux femmes qui les écartaient de facto de certains secteurs de l'économie.

Parmi eux, six pays peuvent s’enorgueillir d’avoir obtenu le score parfait de 100, dont la France avec à ses côtés, la Belgique, le Danemark, la Lettonie, le Luxembourg et la Suède. "Cela signifie qu’hommes et femmes ont des droits égaux dans les domaines mesurés", précise Kristalina Georgieva.

Il y a une décennie, aucune économie ne pouvait se targuer d'avoir obtenu un tel résultat, observe la Banque.

Pas d’évolution dans 56 pays

De trop nombreuses femmes sont malgré tout encore confrontées à des lois discriminantes ou des régulations à toutes les strates de leur vie professionnelle. 56 pays n'ont tout simplement rien changé en dix ans pour améliorer l’égalité des chances entre les sexes.

Si la région de l’Afrique subsaharienne détient le record du nombre de réformes en dix ans avec plus de 71 textes (concernant notamment l’accès à l’emploi et le mariage), c'est en Asie du sud que les progrès ont été les plus importants bien que l'indice reste à un niveau faible (58,36 contre 50 il y a dix ans).

Enregistrant le second niveau plus important parmi les pays émergents et en développement, l'Amérique latine et les Caraïbes présentent, eux, un indice de 79,09.

À l'inverse, le Moyen-Orient et l'Afrique du nord affichent le plus faible niveau en matière d'égalité entre hommes et femmes (47,37). La Banque mondiale note cependant des changements encourageants, comme l'introduction de lois contre les violences domestiques, notamment en Algérie et au Liban.


France 24 / MCP, via mediacongo.net
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