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Par crainte de discrimination « moins d’une dizaine de femmes sur 100 prend le courage de dénoncer un acte de violence »

Par crainte de discrimination « moins d’une dizaine de femmes sur 100 prend le courage de dénoncer un acte de violence » 2019-03-06
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« D’après les statistiques sur 100 femmes, moins d’une dizaine prend le courage de dénoncer un acte de violence par honte d’être mal vue, d’être couverte de honte et traitée d’impure et ça c'est principalement dans notre culture africaine », renseigne Me Betty Massiala au cours d’un entretien accordé à Media Congo Press (MCP) à l’occasion de la journée internationale de la femme.

Diplômée en droit économique et social à l’université de Kinshasa et avocate au barreau près la Cour d’appel de Kinshasa Matete, Me Massiala se dit révoltée par ces violences qui gangrènent la société.

Elle sensibilise, de ce fait, les femmes à rompre le silence en dénonçant tout acte de violence dont elles sont victimes. « A toutes ces femmes maltraitées qui ne prennent pas le courage de parler, je leur demande de revendiquer le droit au respect et à la considération qui sont dus à la personne humaine. C’est en dénonçant ces actes de violences que nous ferons de moins en moins face à ce fléau destructeur ».

Car il existe non seulement une loi sur les violences sexuelles et basées sur le genre (numéro 06/018 du 20 juillet 2006 modifiant et complétant le décret du 30 janvier 1940 portant le code pénal congolais) mais également, d’autres sources qui traitent la question telles la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies ou encore le Fonds de développement pour les Nations unies.

Ainsi, « la victime insatisfaite du verdict prononcé par la Cour peut aller en opposition, soit aller en appel. « Quand la femme n’est pas satisfaite du jugement, elle a plusieurs options entre autres aller en opposition [quand le jugement a été rendu par défaut] ou aller en appel [quand on n’est pas satisfait du jugement rendu] selon le code de procédure pénale, art 88 et 96. Une procédure judiciaire ignorée par plusieurs femmes victimes », renchérit-elle.

MCN : Quelle différence établissez-vous entre le viol et le harcèlement sexuel ?

Me Betty : Cette question donne à boire et à manger dans le sens où ladite violence peut porter sur des faits qui peuvent différer des autres car la violence peut être physique, verbale ou d’une autre manière encore...

Le harcèlement sexuel se caractérise par le fait d'imposer à une personne, de façon répétée, des propos ou comportements à connotation sexuelle qui portent atteinte à sa dignité en raison de leur caractère dégradant ou humiliant ou créent à son encontre une situation intimidante, hostile ou offensante alors que le viol est un acte de pénétration sexuelle forcée commise sur une victime avec violence.

Au sujet des juridictions spécialisées dans le domaine de harcèlement en milieu professionnel et universitaire, la femme en toge noir et blanc explique qu’« à ce niveau chaque entreprise dispose de son règlement d’ordre intérieur donc service habilité à gérer ce genre de conflit, ainsi il y’aura enquête permettant à définir les circonstances par lesquelles ledit harcèlement a été commis pour déterminer le tribunal compétant.

En tant que femme dans la profession d’avocat quelles sont les difficultés que vous rencontrez ?

Betty Massiala : De par le fait d’être une femme, on est souvent confronté à ces hommes qui essaient de nous faire voir qu’on est parfois limitée et qu’ils sont meilleurs, heureusement que cette affirmation est fausse car nous connaissons des tas de femmes qui excellent dans leurs domaines respectifs ! Quand on prouve par le travail qu’on est capable de s’en sortir sans intervention de qui que ce soit non seulement on gagne le respect des autres mais également on est mis à l’abri des individus mal intentionnés.

Actuellement c’est plus les femmes qui sont victimes du phénomène sextape via les réseaux sociaux qu’en pensez-vous ?

C’est un problème de moralité sévère auquel nous faisons face à ce jour, je pense que c’est un problème lié à l’éducation de base, la majorité de ces jeunes filles se trouvent face à ce phénomène pour soit obtenir une somme d’argent en contrepartie, soit faire plaisir a leur copain ou encore par contrainte vis à vis des personnes mal intentionnées, ils faut que les parents, les instituteurs prennent ce problème à cœur car ça devient de plus en plus urgent.


MEDIA CONGO PRESS/ mediacongo.net
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