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Pédophilie : coup de tonnerre sur l’Eglise avec la condamnation du cardinal Barbarin

Pédophilie : coup de tonnerre sur l’Eglise avec la condamnation du cardinal Barbarin 2019-03-07
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Le cardinal Philippe Barbarin lors de son procès le 7 janvier 2019 à Lyon© AFP/Archives JEFF PACHOUD

Coup de tonnerre sur l’église : le cardinal Philippe Barbarin a été condamné jeudi à six mois de prison avec sursis pour la non-dénonciation des agressions pédophiles d’un prêtre de son diocèse.

En l’absence du primat des Gaules, la présidente du tribunal correctionnel de Lyon Brigitte Vernay l’a “déclaré coupable de non-dénonciation de mauvais traitements” envers un mineur entre 2014 et 2015.

Mgr Barbarin devient ainsi le troisième évêque condamné en France pour des faits similaires, après deux autres en 2001 et en 2018.

Le jugement, dont l’AFP a obtenu une copie, est très sévère à son égard : “alors même que ses fonctions lui donnaient accès à toutes les informations et qu’il avait la capacité de les analyser et les communiquer utilement, Philippe Barbarin a fait le choix en conscience, pour préserver l’institution à laquelle il appartient, de ne pas les transmettre à la justice”.

“En voulant éviter le scandale, causé par les faits d’abus sexuels multiples commis par un prêtre, mais sans doute aussi par la mise à jour de décisions bien peu adéquates prises par les évêques qui le précédaient, Philippe Barbarin a préféré prendre le risque d’empêcher la découverte de très nombreuses victimes d’abus sexuels par la justice, et d’interdire l’expression de leur douleur”, poursuit le jugement.

La procureure Charlotte Trabut n’avait pourtant pas requis de peine à l’encontre de l’archevêque, ni des cinq anciens membres du diocèse poursuivis avec lui, conformément à la décision initiale du parquet de classer l’affaire.

François Devaux, cofondateur de “La Parole libérée”, brandissant un portrait du cardinal Batbarin, à Genève, le 7 juin 2018© AFP/Archives Fabrice COFFRINI

Les avocats du prélat ont immédiatement annoncé faire appel.

“La motivation du tribunal ne me convainc pas. Nous allons donc contester cette décision par toutes les voies de droit utiles”, a indiqué Jean-Félix Luciani, en relevant qu’il “était difficile pour le tribunal de résister à une telle pression avec des documentaires, un film… Ça pose de vraies questions sur le respect de la Justice”, a relevé l’avocat.

Pour les cinq autres prévenus, le tribunal a considéré que les faits étaient, selon les cas, soit pas constitués soit prescrits et n’a donc pas prononcé de condamnation à leur encontre.

Pour Yves Sauvayre, l’un des avocats des parties civiles, “le souffle donné dans cette audience a eu des conséquences”. “La responsabilité et la culpabilité du cardinal ont été consacrés par ce jugement. C’est un symbole extraordinaire. Une grande émotion historique”, a-t-il relevé.

“entendues, écoutées, reconnues”

L’un des plaignants, François Devaux, cofondateur de l’association de victimes La Parole libérée, a lui salué “une grande victoire pour la protection de l’enfance”.

Le cardinal Philippe Barbarin, arrive au tribunal à Lyon, le 10 janvier 2019© AFP/Archives JEFF PACHOUD

“Cette victoire envoie un signal très fort à beaucoup de victimes et leur permet de comprendre qu’elles sont entendues, écoutées et reconnues”, a-t-il ajouté.

“Je n’ai aucune surprise, j’étais persuadé qu’on aurait ce résultat compte tenu de ce qui s’est dit à l’audience. Cela montre que tout ce qu’on dénonce depuis quatre ans, ça existait vraiment”, estime de son côté un autre plaignant Pierre-Emmanuel Germain-Thill.

L’audience de début janvier avait marqué les esprits, tant le prélat incarne depuis trois ans en France la crise de l’église face à la pédophilie, qui vient de faire l’objet d’un sommet inédit de la hiérarchie catholique au Vatican.

L’affaire lyonnaise a eu un écho retentissant avec, dernier événement en date, le film de François Ozon “Grâce à Dieu”, en référence à une expression maladroite du cardinal Barbarin.

“Je n’ai jamais cherché à cacher, encore moins à couvrir ces faits horribles”, avait assuré au tribunal le prélat de 68 ans, expliquant n’avoir appris les agressions reprochées au père Bernard Preynat qu’en 2014, quand une victime se confia à lui.

Le procès de Bernard Preynat est lui attendu en fin d’année.


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Serge Mputu | 8ZUB9AY - posté le 08.03.2019 à 01:35

La force agissante de l'Occident, pour anoblir l'Afrique et le monde c'etait cette grande statue religieuse catholique. Maintenant qu'elle (l'institution catholique) tombe en plusieurs morceaux, ici: on peut dire que c'est la fin aussi. C'est gagne egalement car notre civilisation noire va devoir emerger cette fois pour qu'on se reconcilie avec notre Congo ancestral... Pour le bonheur de notre terre. N'oublions pas que c'etait l'une des propheties de Simon Kimbangu mais de Jesus, aussi!

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Serge Mputu | 8ZUB9AY - posté le 08.03.2019 à 01:23

La Vraie Eglise de Dieu, la Vraie! Je tiens de le preciser. La Vraie Eglise de Dieu n'est pas en crise. Au contraire, elle est entierement debout et illuminee, par la gloire, via son Christ ici. L'institution (catholique) elle est morte c'est vrai, mais pas l'Eglise du Seigneur refletee sur son Christ. Si l'eglise (institutionnelle) catholique est declaree morte, finalement; ici en 2019; c'est simplement parce que la gloire du Christ de Dieu est devoilee finalement. Pour moi je dis merci Seigneur. Pour avoir mis parterre cette grande statue religieuse issue du colonialisme.

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