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Réforme institutionnelle : Ruberwa explique les « trois D »

Réforme institutionnelle : Ruberwa explique les « trois D » 2019-03-13
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Le ministre d’Etat en charge de la Décentralisation, Azarias Ruberwa, a expliqué les « trois D » de la réforme institutionnelle de la République démocratique du Congo. Il a fait à la trilogie : Démocratie – Décentralisation – Développement. C’était à l’occasion de l’inauguration de l’hôtel du gouvernement de Lualaba.

Pour avoir été l’un des artisans et témoins de ce processus parti de Sun City, Azarias Ruberwa est d’avis que le bilan de la réforme sur la décentralisation amorcée depuis 2006 a porté des fruits considérables, 13 ans plus tard.

« Nous avons une architecture institutionnelle, l’une de rares en Afrique. Vous avez des gouverneurs des provinces élus avec des assemblées provinciales qui fonctionnent. Le processuss de redevabilité est en cours. Nous avons beaucoup d’acquis que nous avons emmagasinés et que la prochaine décennie pourra consolider », a-t-il constaté.

Démocratie, le socle

La démocratie congolaise s’enracine et croît progressivement. Si le nouveau cycle électoral rétablissant le pouvoir au peuple a repris, c'est celle qui découle de la Constitution de 2006 adoptée après la transition post Sun City.

Pour Azarias Ruberwa, ce précieux document a édicté des règles de gestion de la République pour que jamais des guerres reviennent et plus jamais de retour à la dictature.

Et d’insister : « Ce que nous vivons aujourd’hui est le fruit de la démocratie. Nous avons vécu le premier passage de pouvoir entre un chef d’État sortant et un chef d’Etat élu. On se croirait à l’Elysée ou à la Maison Blanche. Voilà ce que peut produire la démocratie ! »

Au-delà des élections, il y a également l’obligation de redevabilité qui devra être de rigueur dans le chef des détenteurs du pouvoir du peuple. D’où, la nécessité de veiller et de renforcer le contrôle parlementaire.

Décentralisation, réforme d’efficacité

Il s’agit de l’une des réformes phares de la Constitution. Elle renvoie à deux axes. L’un veut qu'il y ait cession de pouvoirs, compétences et attributions du pouvoir central aux provinces. Et l’autre, exige à son tour aux provinces de répercuter ladite cession de pouvoirs aux ETD.

« De manière decrescendo, cédons les pouvoirs dans le cadre de la décentralisation pour rapprocher les institutions de la population et renforcer l’efficacité de l’action des dirigeants au profit du bien-être du peuple », a commenté Azarias Ruberwa.

Dès lors, la Santé, l’Agriculture, l’Enseignement, ou le Développement rural sont des domaines de compétence reconnue aux provinces. Quant à la décentralisation financière, l’effectivité permettra aux provinces de sécréter des redevances et autres taxes et les obliger à bien gérer ces ressources.

Développement, une conséquence logique

Il est évident que la confiscation du pouvoir par la dictature pendant 32 ans a détruit ce pays. Toutefois, la démocratie restaurée et la décentralisation en cours ne peuvent que mener le peuple vers le développement.

« Si la décentralisation reste sur ces traces avec les principes que j’ai édictés de la démocratie, à savoir : la redevabilité, la transparence, la lutte contre la corruption comme ne le cesse de marteler le chef de l’Etat, Félix Tshisekedi ; si nous continuons avec ce rythme des élections permettant au peuple de sanctionner positivement les meilleurs et négativement les moins bons, nous aurons à récolter, à coup sûr, le développement dans toutes les provinces », a commenté Azarias Ruberwa.

A ce sujet, le ministre d’État en charge de la Décentralisation et Réformes institutionnelles a salué les oeuvres de l’ancien chef de l’État, Joseph Kabila. Il est d’avis qu’avec le président Félix Tshisekedi, le développement va s’affirmer.

A tout prendre, le peuple attend de la classe dirigeante une gestion des institutions avec vision et valeurs. D’où, la nécessité de développer le leadership à tous les niveaux.

« Si nous avons de responsables capables de punir et de sanctionner, capables de condamner ceux qui contrefassent les lois de la République, alors, notre destinée sera meilleure. Sinon, à quoi serviraient la démocratie et la décentralisation si on n'a pas le développement tangible ? », a conclu Azarias Ruberwa.

Eric TSHIKUMA
ZOOM-ECO / MCP, via mediacongo.net
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