mediacongo.net - Actualités - Katie Bouman, la jeune informaticienne à l’origine de la première photo d’un trou noir



Retour Femme

Katie Bouman, la jeune informaticienne à l’origine de la première photo d’un trou noir

Katie Bouman, la jeune informaticienne à l’origine de la première photo d’un trou noir 2019-04-11
Femme
http://www.mediacongo.net/dpics/filesmanager/actualite/2019_actu/04-avril/aatrounoir_0191104_00.png -

L’ex-étudiante du MIT a développé l’algorithme qui a permis de reconstituer l’image du trou noir.

Katie Bouman a mené le développement de l’algorithme qui a permis au monde d’observer pour la première fois un trou noir. L’ex-étudiante du MIT, dont les photos ont largement circulé sur la Toile, a été saluée par la communauté scientifique et les internautes.

Mercredi 10 avril, le monde découvrait pour la première fois la photographie d’un trou noir. Un cliché certes un peu flou, mais qui marquera sans aucun doute l’histoire de l’astronomie. Le projet pharaonique a mobilisé plus de 200 scientifiques et huit télescopes à travers le monde. Pour reconstituer cette image du corps céleste situé au cœur de la galaxie M87, à 50 millions d’années-lumière de notre planète bleue, un algorithme complexe a été nécessaire. Cet algorithme a été le fruit d’un travail de trois années, mené par Katie Bouman.

La photo a été reconstituée pour la première fois en juin dernier

L’informaticienne de 29 ans a commencé sa conception alors qu’elle était étudiante en master au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), où elle a dirigé une équipe composée de scientifiques issus des plus grands instituts américains. C’est en juin dernier qu’elle et trois autres chercheurs se sont réunis dans une petite pièce de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, attendant fébrilement de découvrir si le code qu’ils avaient développé pourrait rendre visible l’invisible. « L’anneau est apparu si facilement à l’écran, c’était incroyable ! », a confié Katie Bouman au magazine "Times", qui a dû garder le secret pendant des mois, même auprès de sa famille.

Mercredi, après la diffusion de l’image du trou noir par Event Horizon International, Katie Bouman a publié sur sa page Facebook une photo d’elle découvrant pour la première fois ce cliché historique. « Moi, regardant avec incrédulité ma première image d’un trou noir en train d’être reconstruite », a-t-elle écrit. Le visage ému de la jeune fille a depuis fait le tour du web.

Le compte Twitter d’un centre de recherche du MIT a posté en hommage deux photos côte à côte : l’une de Katie Bouman, posant devant les disques durs contenant les données nécessaires à la reconstitution du trou noir ; l’autre de Margaret Hamilton en 1969, tenant l’immense pile de code du logiciel qu’elle et son équipe du MIT ont produit pour le programme Apollo, permettant ainsi d’envoyer l’Homme sur la Lune. Un parallèle qui tient à rappeler la place trop peu reconnue des femmes dans l’histoire de la science.

Katie Bouman a mené le développement de l’algorithme qui a permis au monde d’observer pour la première fois un trou noir. L’ex-étudiante du MIT, dont les photos ont largement circulé sur la Toile, a été saluée par la communauté scientifique et les internautes.

Mercredi 10 avril, le monde découvrait pour la première fois la photographie d’un trou noir. Un cliché certes un peu flou, mais qui marquera sans aucun doute l’histoire de l’astronomie. Le projet pharaonique a mobilisé plus de 200 scientifiques et huit télescopes à travers le monde. Pour reconstituer cette image du corps céleste situé au cœur de la galaxie M87, à 50 millions d’années-lumière de notre planète bleue, un algorithme complexe a été nécessaire. Cet algorithme a été le fruit d’un travail de trois années, mené par Katie Bouman.

La photo a été reconstituée pour la première fois en juin dernier

L’informaticienne de 29 ans a commencé sa conception alors qu’elle était étudiante en master au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT), où elle a dirigé une équipe composée de scientifiques issus des plus grands instituts américains. C’est en juin dernier qu’elle et trois autres chercheurs se sont réunis dans une petite pièce de l’université de Harvard, aux Etats-Unis, attendant fébrilement de découvrir si le code qu’ils avaient développé pourrait rendre visible l’invisible. « L’anneau est apparu si facilement à l’écran, c’était incroyable ! », a confié Katie Bouman au magazine "Times", qui a dû garder le secret pendant des mois, même auprès de sa famille.

Mercredi, après la diffusion de l’image du trou noir par Event Horizon International, Katie Bouman a publié sur sa page Facebook une photo d’elle découvrant pour la première fois ce cliché historique. « Moi, regardant avec incrédulité ma première image d’un trou noir en train d’être reconstruite », a-t-elle écrit. Le visage ému de la jeune fille a depuis fait le tour du web.

Le compte Twitter d’un centre de recherche du MIT a posté en hommage deux photos côte à côte : l’une de Katie Bouman, posant devant les disques durs contenant les données nécessaires à la reconstitution du trou noir ; l’autre de Margaret Hamilton en 1969, tenant l’immense pile de code du logiciel qu’elle et son équipe du MIT ont produit pour le programme Apollo, permettant ainsi d’envoyer l’Homme sur la Lune. Un parallèle qui tient à rappeler la place trop peu reconnue des femmes dans l’histoire de la science.

« Comme prendre en photo un grain de raisin sur la Lune »

« Un trou noir est un objet céleste très, très éloigné de nous, et très compact, expliquait Katie Bouman dans un communiqué publié en 2016. C’est comme prendre en photo un grain de raisin sur la Lune, mais avec un radiotélescope. Obtenir une image de quelque chose de si petit nécessiterait un télescope de 10 000 kilomètres de diamètre. Ce qui n’est pas très pratique puisque le diamètre de la Terre ne fait même pas 13 000 kilomètres. »

Dans une présentation TedX, la scientifique expliquait que pour pallier cette difficulté, il fallait synchroniser les images de huit radiotélescopes présents tout autour du globe. Pour reconstituer le puzzle obtenu, un algorithme est nécessaire, afin d’exclure les parasites et extrapoler les zones manquantes. Plus de deux ans plus tard, grâce à celui créé par Katie Bouman, c’est désormais chose faite. Un tour de force scientifique et informatique qui a permis de confirmer une théorie d’Albert Estein, élaborée il y a plus d’un siècle.

M.F.
L'OBS
875 suivent la conversation
0 commentaire(s)

Faites connaissance avec votre « Code MediaCongo »


Vous avez sans doute remarqué un nouveau code à 7 caractères affiché à droite de votre Nom/Pseudo, par exemple « AB25CDF ».
Il s’agit de Votre Code MediaCongo, unique à chaque utilisateur, et qui permet de faire la différence entre utilisateurs ayant le même Nom ou Pseudo.

Nous avons en effet reçu des réclamations d’utilisateurs se plaignant de confusion dans les commentaires ou dans les « Petites annonces » avec d’autres utilisateurs ayant respectivement les mêmes noms.

Notre seul objectif et engagement est de continuer de vous offrir un service de qualité. N’hésitez pas à écrire à support@mediacongo.net si vous avez des questions ou suggestions.


Merci et excellente expérience sur mediacongo.net

MediaCongo – Support Utilisateurs



right
ARTICLE SUIVANT : Boxe: première victoire officielle pour une Iranienne
left
ARTICLE Précédent : Soudan: une femme devient l'icône de la contestation et chante la « révolution »
AUTOUR DU SUJET

La NASA détecte un trou noir très inhabituel qui vient contredire nos théories sur l’univers

Science & env. ..,

Espace : des astronomes révèlent la première image d'un trou noir

Science & env. ..,

Ce que les travaux de Stephen Hawking ont apporté à la physique

Science & env. ..,

L’astrophysicien britannique Stephen Hawking est mort à 76 ans

Science & env. ..,