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L’UNIKIN offre à l’Etat des pistes pour la réduction des importations

L’UNIKIN offre à l’Etat des pistes pour la réduction des importations 2019-04-16
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Selon le vice-doyen de cette faculté, le Pr Jean de Dieu Minengu, l’objectif global de ces journées est de contribuer à la réalisation de la sécurité alimentaire et à l’amélioration durable et effective des conditions de vie des populations. Spécifiquement, a-t-il dit, ces journées visent à élaborer un programme de réduction des importations alimentaires en RDC avec des résultats à court, moyen et long termes.

Pour le Pr Minengu, « les potentialités agricoles de la RDC ne peuvent pas justifier les importations alimentaires, qui selon la Banque centrale du Congo, représentent en moyenne une valeur annuelle de plus au moins 1,5 milliard de dollars américains, c’est-à-dire le ¼ du budget 2018. Il est donc vrai, sans exagération, qu’à cette allure, la construction du bien-être commun risque de demeurer un vœu pieu ».

Les importations de produits alimentaires, a-t-il poursuivi, ont augmenté de manière exponentielle pour approvisionner le marché intérieur des villes. Cette évolution reflète l’interaction de trois facteurs : l’effondrement de la production agricole nationale, l’effet positif de la démographie sur la demande, et les effets d’une urbanisation galopante conjuguée à une paupérisation croissante d’une importante couche de la population.

Ces importations alimentaires, a-t-il ajouté, constituent un frein au développement socio-économique du pays. Les grands centres urbains, en particulier Kinshasa et Lubumbashi, ne sont plus approvisionnés de façon générale par la production intérieure, mais par des importations, même pour des produits agricoles se trouvant en abondance dans le pays, tels que le riz, le maïs, l’huile de palme ainsi que la viande.

Insécurité alimentaire permanente 

Le Pr Minengu a fait savoir qu’en dépit du volume de ces importations, plus de 70 % de la population congolaise vit encore dans l’insécurité alimentaire, soulignant qu’actuellement, la RDC figure parmi les pays où le taux de malnutrition est le plus élevé au monde et certaines tentatives du redressement du secteur agricole n’ont pas permis une réduction structurelle des importations alimentaires.

Parmi les multiples raisons de cette situation, le vice-doyen a relevé certaines, entre autres, la réhabilitation des routes de desserte agricole avec une durée de vie très courte, les politiques commerciales défavorables aux productions locales, les pratiques de certains dirigeants, plus préoccupés par leur enrichissement personnel que par le bien commun, les politiques d’investissements guidées par des profits à très court terme, alors que le développement agricole doit être pensé dans la durée, les politiques économiques appliquées par les différents gouvernements qui se sont succédé depuis plusieurs décennies qui ont toujours privilégié le secteur minier et l’approvisionnement du pays à partir d’importations alimentaires.

Par ailleurs, a-t-il indiqué, les difficultés d’approvisionnement des villes congolaises par les produits locaux sont d’abord liées au mauvais état des infrastructures de transport. Les routes ne sont praticables que sur certains axes et dans les régions ayant bénéficié d’une réhabilitation partielle des infrastructures routières et de desserte agricole. Compte tenu de l’état du réseau et du prix du carburant, le coût du transport routier est toujours élevé. Les transports fluviaux sont en plein développement, mais les moyens restent insuffisants. L’état général de la flotte, la qualité du balisage et du dragage des fleuves et rivières et les tracasseries administratives ralentissent considérablement les rotations.

Les produits alimentaires de base importés et vendus à Kinshasa et dans d’autres villes de la RDC coûtent de plus en plus chers, mais sans que cela n'incite véritablement les producteurs locaux à produire. On peut donc regretter ce paradoxe congolais qui trouve, son origine, dans ce que l’on appelle communément la mauvaise gouvernance.

Politique de développement agricole

Le vice-doyen Jean de Dieu Minengu a souligné la nécessité de doter la RDC d’une politique adéquate de développement agricole pour promouvoir véritablement le secteur agricole, ensuite, intensifier l’agro-industrie à travers le pays afin de garantir une production agricole suffisante pour la sécurité alimentaire des Congolais.

Pour apporter des solutions claires, objectives et visibles sur le plan agricole, le Pr Minengu trouve qu’il est urgent de mettre sur pied un programme agricole basé sur la réduction des importations alimentaires en vue d’assurer la sécurité alimentaire et de lutter contre la pauvreté ainsi que le chômage.

Les résultats attendus à l’issue de ces journées, a-t-il noté, sont la mise sur pied d’un programme de réduction des importations alimentaires élaboré, la sensibilisation des partenaires techniques et financiers de la RDC sur la promotion de l’agriculture et la définition des orientations stratégiques pour la relance de l’agriculture en RDC. 120 participants sont attendus au cours de ces journées dont les délégués des ONG locales et internationales du secteur de l’agriculture, les délégués des agriculteurs et exploitants agricoles, les enseignants et étudiants, les représentants de l’Administration publique et les représentants des partenaires techniques et financiers notamment, l’Union européenne, la Banque mondiale, le FIDA, l’USAID, le FAO, le PNUD, la BAD, le DFID, le GIZ, l’AFD, la JICA, le KOICA… ainsi que les chercheurs et autres experts indépendants. 


Business et Finances / MCP, via mediacongo.net
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Un combatant | BE8KI5L - posté le 20.04.2019 à 13:13

La révolution agricole ne doit pas faire l’objet d’une mobilisation de la communauté internationale. Si vous atterrissez à l’Aéroport de Paris, vous verrez des champs et des fermes des citoyens. Au Kenya, les fermiers locaux se mobilisent pour planter, semer et exporter. Combien faut-il pour créer un champ mécanisé tout autour de Kin ? Pas même le prix de deux Mercedes. A-t-on besoin des ONG, de l’Union européenne, la Banque mondiale, le FIDA, l’USAID, le FAO, le PNUD, la BAD, … pour planter les tomates et les légumes dans le plateau de Bateke ? Vraiment ? Un autre universitaire qui enfonce les Congolais dans la dépendance, la mendicité et le sous-développement...

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