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RDC : Pourquoi l'épidémie d'Ebola se propage encore ?

RDC : Pourquoi l'épidémie d'Ebola se propage encore ? 2019-06-06
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Ebola continue sa marche funèbre. En moins d'un an, 2 000 cas ont été recensés en RDC. La méfiance voire l'hostilité des populations à l'égard des soignants est une des raisons de la propagation du virus.

Ebola continue de se répandre en République démocratique du Congo. Depuis le début de l'épidémie en août 2018, « plus de 2 000 personnes ont contracté le virus Ebola et 1 346 sont décédées », selon le dernier bulletin du ministère de la Santé diffusé lundi soir. Des chiffres qui font de cette dixième épidémie sur le sol congolais la deuxième la plus grave dans l'histoire de la maladie, derrière les quelque 11 000 morts en Afrique de l'Ouest (Liberia, Guinée, Sierra Leone) en 2014.

Si l'efficacité du traitement n'est pas remise en cause – une étude publiée en 2016 a montré une efficacité de 100 % à partir du 10e jour après l'injection –, les idées reçues autour de la maladie ont la dent dure. « Il est clair que la réponse actuelle pour affronter Ebola [...] ne marche pas [...]. Nos équipes rencontrent toujours des gens au quotidien qui ne pensent pas qu'Ebola existe », déplore Oxfam dans un communiqué. Sur le terrain, les conséquences sont dramatiques. Des membres du personnel soignant ont été menacés, certains ont même été tués.

Rétablir la confiance avec la population

Avec la Croix-Rouge/Croissant-rouge, Oxfam demande donc de « réinitialiser » la réponse. Il faut « construire cette confiance cruciale avec les communautés, sans laquelle nous ne serons pas capables de gagner la bataille contre Ebola », ajoute l'ONG qui cite dans son communiqué sa directrice pays, Corinne N'Daw. « Les populations ont besoin de soignants locaux qui parlent leur langue, qui connaissent le contexte dans lequel elles évoluent », confirme Tamba Emmanuel Danmbisaa, responsable humanitaire pour Oxfam. Autre solution indispensable à l'extinction de la maladie : l'intégration des chefs traditionnels.

« C'est très important d'intégrer les autorités locales au processus. Eux seuls peuvent faire le lien entre le personnel soignant étranger et les patients de la région, assure Tamba Emmanuel Danmbisaa. Plus vite nous y arriverons, plus vite nous pourrons bloquer la chaîne de transmission du virus ». Des infrastructures régionales peu adaptées, et la présence de groupes armés rendent le travail des personnels soignants encore plus difficile. Et accentuent la propagation d'Ebola dans le Nord-Kivu et l'Ituri, au Nord-Est du pays.

Des évolutions « positives » pour les autorités

Malgré une situation très critique, les autorités sanitaires congolaises sont optimistes. « Les évolutions de ces dernières semaines sont positives, bien que la vigilance reste de mise », ont-elles fait savoir. Elles se félicitent de « la réduction du nombre d'attaques ciblées [qui] a permis aux équipes de rattraper une partie de leur retard pour contenir la propagation de l'épidémie », lit-on dans le dernier bulletin du ministère de la Santé, même si « la situation sécuritaire reste instable et imprévisible ». Les autorités se réjouissent également d'avoir pu contenir l'épidémie, sans que des cas ne soient signalés dans des pays voisins.

Face à l'urgence, les Nations unies ont tout de même nommé le 23 mai un « coordinateur de l'intervention d'urgence » contre l'épidémie dans le pays. Trois jours avant, le patron de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) avait appelé lundi 20 mai à l'union devant « l'ennemi public numéro 1 ». « J'ai rencontré le président de la RDC et des responsables de l'opposition, avait déclaré Tedros Adhanom Ghebreyesus lors de l'ouverture de la 72e assemblée de l'OMS. Nous avons parlé ensemble de mesures à mettre en place pour lutter contre cette flambée. À moins que nous nous unissions pour y mettre un terme, on court le risque qu'elle se répande et qu'elle coûte encore beaucoup plus cher et qu'elle soit encore beaucoup plus agressive ».

 


Le Point / MCP, via mediacongo.net
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Serge Mputu | 8ZUB9AY - posté le 06.06.2019 à 17:14

C'est une question que doivent se poser premierement les autorites congolaises, et non ces ONG's de sante pour lesquelles les populations congolaises de l'Est du Congo gardent cette fois une dent contre elle. Cette maladie, qui n'etait qu'une maladies a l'epoque, frappait plus le Grand Equateur et non l'Est du Congo. Aujourd'hui Ebola n'est meme plus une maladie mais une epidemie qui est propage par un mutant carrement inconnu: appele virus... Donc quelque chose comme un mutant etranger a cette region du Grand Nord de la RDC... Est-ce une arme bacteriologique, des ADF; ou seraient-ce les vaccins de l'OMS qui sont la cause? Les autorites congolaises doivent investiguer!

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