
Société
Les audiences de six militaires, poursuivis pour le meurtre de 38 burundais en 2017 à Kamanyola (Sud-Kivu), devraient reprendre ce lundi 29 juillet. Pour Human Rights Watch (HRW), ce procès met le système judiciaire congolais sur le devant de la scène.
« Un procès équitable pour le massacre de Kamanyola est capital pour la justice et pour les victimes », a expliqué Lewis Mudge, directeur pour l’Afrique centrale à Human Rights Watch.
« Les responsables de ce carnage devraient être dûment punis et les victimes devraient recevoir des réparations adéquates », a-t-il plaidé.
L’ONG internationale de défense des droits de l’homme estime en effet que les tribunaux militaires congolais ont un bilan contrasté, en matière d’affaires impliquant du personnel militaire accusé de crimes graves.
L’Organisation relève, à titre d’exemple, des problèmes qui ont surgi lors du procès en 2014 contre des militaires congolais impliqués dans le viol de masse, dans la ville de Minova (Sud-Kivu) et ses alentours en 2012.
Parmi ces problèmes, l’absence d’une stratégie solide en matière d’enquêtes et de poursuites, une ingérence politique dans la protection des officiers supérieurs et des hauts responsables, et le non-respect du droit de l’accusé à un procès équitable et impartial.
Le procès qui reprend ce lundi met devant le tribunal militaire de Bukavu cinq militaires et un officier de police, poursuivis pour « meurtre et tentative de meurtre » sur des demandeurs d’asile dans la ville de Kamanyola.
Près de 40 survivants burundais, témoins et membres des familles vivant sur le territoire congolais ont indiqué à un avocat qu’ils étaient prêts à témoigner au tribunal.
Le 15 septembre 2017, les forces de sécurité congolaises avaient tiré à plusieurs reprises sur près de 2 000 demandeurs d’asile qui manifestaient à Kamanyola, dans la province du Sud-Kivu. On a dénombré parmi les personnes tuées 15 femmes, 22 hommes et une jeune fille de 12 ans. Plus de 100 personnes avaient été blessées.
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