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Lewis Hamilton, champion du monde de F1 pour la sixième fois

Lewis Hamilton, champion du monde de F1 pour la sixième fois 2019-11-04
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Six étoiles pour Lewis Hamilton. A 34 ans, le pilote britannique de l’écurie Mercedes a été couronné dimanche 3 novembre champion du monde de F1 pour la 6e fois, en terminant 2e du Grand Prix des Etats-Unis derrière son coéquipier Valtteri Bottas. Il avait déjà été couronné champion du monde en 2008, avec McLaren, puis 2014, 2015, 2017, 2018, et 2019 avec Mercedes.

2008, 2014, 2015, 2017, 2018 et maintenant 2019. Un tourbillon de victoires. Il y a un an, Lewis Hamilton était devenu l'égal du légendaire pilote argentin Juan Manuel Fangio en remportant un cinquième sacre mondial.

À 34 ans, le Britannique de chez Mercedes continue d'écrire sa propre légende. Avec son sixième titre, décroché ce dimanche soir lors du Grand Prix des Etats-Unis, malgré une deuxième place derrière Valtteri Bottas, il a désormais dans le viseur le record absolu détenu par Michael Schumacher (7).

« Je ne peux pas y croire, merci beaucoup », s’est-il exclamé à l’adresse de son équipe en franchissant la ligne d’arrivée devant Max Verstappen (Red Bull). « Je suis bouleversé. C’était une course très difficile aujourd’hui », a souligné Hamilton qui n’était parti qu’en 5e position sur la grille alors que Bottas avait réalisé la pole position.

Pilote de kart à 6 ans

Lewis Hamilton est né le 7 janvier 1985 à Stevenage dans le Hertfordshire, au nord de Londres. Ses parents séparés alors qu’il n’a que 2 ans, l’enfant a vécu chez sa mère jusqu’à ce qu’il commence à piloter un kart, à 6 ans. Il passe alors sous l’aile du père, qui fait aussi office d’entraîneur, mécanicien, manageur. « L’homme qui a rendu cela possible », dira-t-il plus tard, adulte comme la personne la plus influente au cours de ses années sur les pistes. En effet, son père Anthony, anglais issu d'un milieu modeste a du cumuletr au moins quatre emplois pour « [lui] offrir un toit et [le] faire débuter en karting ». 

« Tout au long de ma carrière, il y a eu de nombreuses personnes impliquées. Peut-être que le premier, et le plus important, était mon père, qui a été la référence dès le départ, depuis que j'ai commencé à 8 ans jusqu'à maintenant. »

L’enfant, lui, enchaîne les victoires en kart. A 9 ans, il se plante devant Ron Dennis, patron de l’écurie McLaren et lui déclare vouloir piloter une F1. Détecteur de talents, l’homme d’affaires britannique décide de financer sa carrière, jusqu’à ce qu’il rejoigne la filière jeune McLaren-Mercedes en 1997, puis à ses débuts en monoplace (champion britannique de F3 en 2003, champion F3 Euro-séries en 2005).

Premier pilote de couleur en F1

Consécration en 2007, à 22 ans, Lewis Hamilton intègre l’élite. et y devient le tout premier pilote de couleur de l'histoire.

Titularisé en Formule 1 avec l’écurie McLaren Mercedes, au côté du champion espagnol Fernando Alonso, il formera un duo redoutable avec Fernando Alonso. Le débutant finira la saison au deuxième rang mondial, derrière Kimi Räikkönen 

Ron Dennis voyait d'abord en Hamilton l'homme idoine pour préparer l'avenir de son écurie et permettre à Alonso de s'envoler vers son troisième titre de champion du monde après ceux de 2005 et 2006. C'est pourtant Kimi Räikkönen qui est sacré quand le natif de Stevenage, s'affirme vite comme le principal rival d'Alonso.

Il marque les esprits lors de son tout premier Grand Prix, en Australie, le 18 mars 2007, où il termine troisième derrière Alonso. En effet, depuis un certain Jacques Villeneuve en 1996, aucun débutant ne s'était hissé,  sur un podium pour son baptême du feu. Quelques mois plus tard, le Britannique finira vice-champion du monde. Là encore, il s'inscrit dans les traces de ce même Villeneuve qui, en 1996, avait achevé sa première saison en F1 à un classement aussi flatteur. En 2008, Hamilton est sacré plus jeune champion du monde de l'histoire à 23 ans, 9 mois et 26 jours. Ce record sera battu en 2010 par Sebastian Vettel.

Fangio dans le rétro, Schumacher en ligne de mire

 

Michael Schumacher (Mercedes) et Lewis Hamilton (McLaren) au Grand Prix de Monaco 2012. (© Getty Images)

En s'emparant d'une sixième couronne mondiale en F1, Lewis Hamilton en compte une de plus que le légendaire Juan Manuel Fangio, une de moins que l'icône Michael Schumacher et n'affiche pas, à 34 ans, l'intention de raccrocher.

La domination du Britannique au volant de sa Mercedes depuis 2014 et l'introduction des moteurs hybrides est écrasante. Il n'a laissé qu'un titre lui échapper (en 2016 à Nico Rosberg, son équipier d'alors) et, sur 119 courses, il en a remporté plus de la moitié (61).

Son patron Toto Wolff juge que le pilote « est peut-être le plus grand qui ait jamais existé », tout en étant certes juge et partie.

« Je pense que, pour nous, c'est très difficile de comprendre que si vous faites partie d'un très petit nombre, vous pouvez vous retrouver confronté à ce genre de situation (...) Je n'avais jamais vu les choses de cette façon avant qu'il ne me l'explique et cela m'en a fait prendre conscience », souligne l'Autrichien.

Fin 2020, son contrat avec Mercedes, pour laquelle il court depuis 2013, arrivera à échéance et il a récemment indiqué qu'il souhaitait conduire les nouvelles F1 qui seront utilisées à partir de 2021, lorsqu'il aura 36 ans.

Certains l'annoncent déjà chez Ferrari, une hypothèse qu'il n'écarte pas directement. « Je sais que le rouge me va bien », a-t-il ironisé, vêtu d'un sweatshirt de cette couleur, lors d'une récente interview télévisée, avant de rappeler la force des liens qui l'unissent à la marque à l'étoile.

Après avoir battu le record de pole positions de Schumacher (87 contre 68), son écurie et lui visent l'an prochain plusieurs autre records de l'Allemand : celui des victoires en GP (83 contre 91), des podiums (150 contre 155) et des titres (6 contre 7).

Le résumé d’un Grand Prix une nouvelle fois très stratégique

Si Mercedes a réalisé un nouveau doublé, la Scuderia Ferrari quitte de son côté une nouvelle fois les paddocks avec un goût amer en bouche : deuxième sur la grille de départ, l’Allemand Sebastian Vettel a rapidement été contraint à l’abandon à cause d’un bris de direction, alors que le Monégasque Charles Leclerc, jamais dans le coup, a terminé à la quatrième place, bien loin du trio de tête.

Auteur de la pole position samedi, le Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes) prend un très bon départ et conserve la première place devant le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), le Britannique Lewis Hamilton (Mercedes) et le Monégasque Charles Leclerc (Ferrari).

Deuxième sur la grille, l’Allemand Sebastian Vettel est victime du comportement de sa Ferrari dès les premiers hectomètres de la course et rétrograde rapidement à la septième place, derrière le Britannique Lando Norris (McLaren) et l’Australien Daniel Ricciardo (Renault). Le quadruple Champion du Monde, suspension cassée, est ensuite contraint à l’abandon au huitième tour.

Victime d’une crevaison, le Thaïlandais Alex Albon (Red Bull), cinquième il y a une semaine au Mexique, est obligé de repasser d’entrée de jeu par les stands et se retrouve bon dernier.

Pour la deuxième fois d’affilée, Charles Leclerc perd de précieuses secondes lors de son changement de gommes. Le Monégasque, arrêté pendant 7.7 secondes, chute provisoirement au sixième rang derrière les deux Renault, avant de rapidement reprendre son dû.

Lewis Hamilton, qui avait parfaitement géré ses gommes au Mexique, retarde au maximum son unique changement de pneus et passe des mediums aux durs à la fin du 24ème tour.

Une stratégie à nouveau payante, puisque Max Verstappen passe une seconde fois par la voie des stands dix tours plus tard pour terminer la course en mediums. Le Néerlandais se retrouve troisième.

VB met le paquet pour se rapprocher de LH avec ses gommes plus fraîches et le double.

Valtteri Bottas en fait de même à la fin du 35ème tour et rechausse les mediums, son coéquipier Lewis Hamilton se retrouve en tête avec dix secondes d’avance sur le Finlandais !

VB met le paquet pour se rapprocher de LH avec ses gommes plus fraîches. Le N.2 de chez Mercedes parvient dès sa deuxième attaque à doubler le Britannique pour s’envoler vers la victoire.

Deux Grands Prix figurent encore au programme de cette saison du Championnat du Monde de Formule 1 : à Interlagos, au Brésil, dans quinze jours, et à Abu Dhabi d'ici un mois.


Le Monde / Le Parisien / RTBF / MCP, via mediacongo.net
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