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Culture et arts : voici les artistes et les évènements qui ont marqué l’année 2019 en RDC

Culture et arts : voici les artistes et les évènements qui ont marqué l’année 2019 en RDC 2020-01-08
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Barbara Kanam, artiste musicienne

Pays des grands esprits, la République démocratique du Congo est une terre de culture dont les potentialités artistiques sont énormes et diversifiées dans lesquelles tous les talents raisonnent avec ardeur sur la scène internationale. C’est l’unique nation au monde où les artistes sont mieux réputés que les hommes politiques. Chaque année, une étoile apparaît dans diverses disciplines pour défendre la culture congolaise quels que soient les formats. Mais, il y en a également d’autres qui disparaissent, laissant un vide parfois irremplaçable dans le microcosme culturel.

Dans les bons ou dans les mauvais, 2019, qui vient de s’achever, a été une année riche sur le plan évènementiel et très fructueux en termes de créations, d’une part. D’autre part, elle a été marquée par une prise de conscience par les acteurs et professionnels du secteur culturel qui se sont résolument engagés à redynamiser le monde des arts où règne une cacophonie totale dans la gestion des droits d’auteurs. Et, surtout le statut et le devoir de l’artiste sont bafoués parce que le Parlement n’arrive pas toujours à doter le pays d’une loi sur la politique culturelle afin d’organiser et réglementer le secteur.

Voilà un tableau sombre qui a motivé la colère des peintres, stylistes, designers, coiffeurs, photographes, danseurs, animateurs, plasticiens, écrivains, poètes, slameurs, comédiens, cinéastes, musiciens, céramistes ainsi que sculpteurs…, tous réunis au sein du Collectif des Artistes et des Culturels, «CAC», de battre le macadam jusqu’à affronter la cité de l’Union Africaine.

Le CAC a bougé les lignes

Pour la première fois dans l’histoire, les professionnels des arts et de la culture ont organisé une grande marche de protestation avec un mémorandum contenant quelques mesures urgentes dans le secteur culturel adressé au Président de la République.

Cette action est considérée comme le premier évènement culturel majeur qui a marqué l’année 2019 en RDC. Car, elle a non seulement retenue l’attention des autorités publiques mais aussi des partenaires internationaux évoluant dans le secteur de la culture. Reçus en audience au Palais de la Nation par le Directeur du Cabinet du Chef de l’Etat, la marche du CAC a été un signal fort pour les artistes au lendemain de l’alternance pacifique et démocratique au pouvoir au pays de Tshisekedi.

Autres faits marquant de 2019, il s’agit de la condamnation de Koffi Olomide à deux ans de prison avec sursis pour atteinte sexuelle sur mineure et pour «séquestration» sur quatre danseuses par la justice Française. La star de la rumba congolaise devrait cependant payer une amende de 5.000 euros pour avoir facilité l’entrée et le séjour irrégulier en France de trois des plaignantes, et à dédommager sa victime à hauteur de 5.000 euros également, au titre de son préjudice moral.

Au cours de cette année, Koffi a été également interpellé à son domicile et conduit au parquet de la Gombe pour avoir tenu des propos à caractère injurieux à l’endroit des responsables de la commission de censure, après la sanction lui infligée pour son dernier opus.

Toujours en rapport avec la justice, le dossier Héritier Watanabe a surtout défrayé la chronique sur la toile. Auteur d’une sextape balancée sur les réseaux sociaux, l’ex-chanteur de Werrason a été arrêté par la police pour « atteinte à la pudeur » et « proxénétisme ».

Dans une vidéo, l’artiste apparaît plaisant, en filmant lui-même la scène érotique teintée d’une conversation avec sa copine. Il a été emmené au parquet près le tribunal de Kinshasa/Gombe avant d’être libéré 24 heures après.

Une année de gloire pour la Diva Kanam

Par ailleurs, Barbara Kanam a été l’unique chanteuse congolaise à marquer le palmarès dans la catégorie musique féminine en RDC. Elle a été élevée au rang de “Docteur Honoris Causa” de l’Université de Floride aux Etats-Unis et de l’Observatoire Africain de la Sanction Positive, et celui de Femme de Valeur.

La Diva internationale, renseigne-t-on, a distingué pour et par les messages véhiculés dans ses chansons et son engagement dans les grandes causes humanitaires. Et dans le même contexte, Barbara Kanam a été désignée aussi “Championne de la promotion des droits de la femme avec pour mission de vulgariser l’accord de Maputo qui consiste à militer en faveur d’une maternité responsable et la promotion du droit à la santé de reproduction.

L’organisation réussie de la 1ère édition du prix Pool Malebo Musique Awards (POMAMA) à l’hôtel Memling a été un grand rendez-vous qui restera dans les annales de l’histoire de la Culture africaine.

Signalons que ce prestigieux trophée récompense les meilleurs artistes musiciens, mécènes et sapeurs congolais de Kinshasa et de Brazzaville qui se sont distingués par leurs œuvres et contributions pour la promotion de la culture de deux rives.

Il y a également la soirée de remise du prix « Lokumu » organisé par Arts CD qui a plébiscité plusieurs artistes et personnalités du monde culturel de Kinshasa et des provinces pour l’éclosion sur la scène congolaise et internationale.

Le retour au bercail du Général Défao Matumona a été la grande surprise de l’année dans l’opinion. Le chanteur, sapeur et danseur congolais a foulé le sol de la Capitale, après 21 ans passés à l’extérieur de son pays natal, la RDC. Et, le patron du groupe BIG STARS revient fraîchement du Kenya où il avait élu domicile. A son atterrissage à l’aéroport international de N’djili, la star a reçu un accueil papal de la part de ses nombreux fanatiques.

Révélation de l’année : le chanteur But na filet

Sur le plan discographique, 2019 a été une année plus fructueuse en termes de productions et réalisations musicales. On a noté la sortie d’une dizaine d’albums et une vingtaine de singles qui ont permis aux Congolais de mieux se régaler après tout le stress vécu pendant la période des élections présidentielle et législatives de 2018. Une concurrence loyale y était au rendez-vous avec certains artistes de la génération montante qui se sont affrontés sur le marché avec leurs nouveautés pertinentes. La chanson comme « Yo pe bapesa yo» de Innon’s B, « Miso na Miso » Robinio Mundibu, « Cible » de Fabregas, « Panthère noire » de Faya Tess, « Formidable » de Werrason, « Article de 23 » de Félix Wazekwa et « Sève » de Zaiko Langa Langa. A la grande surprise de l’année, c’est Huguet alias But na filet, ex-chanteur du groupe Villa Nova du Maestro Fabregas qui a signé son premier disque en solo « Reculer devant » dans lequel toutes les chansons ont conquis les cœurs de mélomanes.

Carnet noir avec des morts inopinées

Qu’à cela ne tienne, le Congo culturel a connu une série de carnet noir avec la disparition de certains grands noms qui ont défendu le pays à travers leurs œuvres et créations artistiques de haute facture.

Dans la musique, on a noté les décès de deux doyens de la Rumba Congolaise, le Poète Lutumba Simaro et Armando Brazzos. En art plastique, Me Liyolo Mpuanga Alfred, grand sculpteur de renommée internationale et Me Roger Botembe, peintre chevronné. Tandis que du côté de l’art dramatique, on a perdu la doyenne Mama Ewaso, et Mundueri Vika, Solange Mindondo et Chico Pululu, tous comédiens.


Lutumba Simaro et Alfred Liyolo


Roger Vika Mundueri

Par reconnaissance, la nation ainsi que toute sa population ont rendu un vibrant hommage à chacun des illustres disparus pour leur apport particulier à l’émergence de la culture congolaise à travers sa création. Oui ! Les grands talents disparaissent mais leurs œuvres demeureront à jamais pour peindre, égayer et orienter la société congolaise. Car, dit-on, l’artiste ne meurt jamais.

Jordache Diala
La Prospérité / MCP, via mediacongo.net
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