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Cinéma : après avoir été censuré par l'ancienne administration, « L’homme qui répare les femmes » à l’affiche le 12 février au Musée National de la RDC

Cinéma : après avoir été censuré par l'ancienne administration, « L’homme qui répare les femmes » à l’affiche le 12 février au Musée National de la RDC 2020-02-05
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Denis Mukwege

Kathryn Brahy, Déléguée générale Wallonie-Bruxelles convie le public à la projection du film documentaire « L’Homme qui répare les femmes : La colère d’Hippocrate » de Thierry Michel et Collecte Braeckman.

Cette projection est programmée le mercredi 12 février 2020 à 19 heures au Musée National de la RDC, en présence du réalisateur belge, Thierry Michel.

La Délégation Wallonie-Bruxelles met à l’l’honneur le Docteur congolais Denis Mukwege, Médecin Directeur de l’Hôpital de Panzi (Sud-Kivu).

Le Nobel congolais a reçu de nombreuses récompenses et distinctions internationales pour l’action extraordinaire qu’il mêne depuis de nombreuses années en faveur des femmes victimes de violences sexuelles dans l’Est de la RD Congo.

Au cours de cette soirée cinématographique, le réalisateur Thierry Michel et la journaliste Colette Braeckman vont croiser leurs talents à travers ce film documentaire.

« L’Homme qui répare les femmes »

Pour la journaliste Collette Braeckman, c’est en devoir de mémoire qu’ils ont réalisé ce film. Une banque de données très importante qui dénonce et témoigne des atrocités perpétrées par des hommes dans certaines contrées de la province du Sud-Kivu.

Comme on peut le voir dans le film, Docteur Mukwege s’insurge contre l’amnistie accordée à certains chefs de guerre. Leurs crimes demeurent impunis jusqu’aujourd’hui.

Le réalisateur belge s’est investi à regrouper en bon reporter des informations sur les traces de crimes. Dans ses pellicules, on découvre des fosses communes, des armes des agresseurs, les points de vue de la population et des autorités locales.

On suit les témoignages éprouvants des survivants. Un d’entre eux revient encore sur la scène du crime se remémorant ce temps dur de son destin où il a vu sa femme être enterrée vivante aux côtés d’autres victimes.

Un clergé se souvient du massacre des fidèles en plein culte abattus de façon atroce avec des armes blanches. Et, Thierry Michel travaille sur un personnage, le Dr Mukwege, un homme, dit-il, au destin exceptionnel.

Prix Sakharov 2014, le Docteur Mukwege est internationalement connu comme l’homme qui répare ces milliers de femmes violées durant plus de 20 ans de conflits dans l’Est de la République Démocratique du Congo, un pays parmi les plus pauvres de la planète, mais au sous-sol extrêmement riche.

Sa lutte incessante pour mettre fin à ces atrocités et dénoncer l’impunité dont jouissent les coupables, dérange. Fin 2012, le Docteur avait été l’objet d’une nouvelle tentative d’assassinat, à laquelle il avait échappé miraculeusement.

Menacé de mort, ce médecin au destin exceptionnel vit dorénavant cloîtrer dans son hôpital de Bukavu, sous la protection des Casques bleus des Nations Unies. Mais, il n’est plus seul à lutter. A ses côtés, ces femmes auxquelles il a rendu leur intégrité physique et leur dignité, devenues grâce à lui de véritables activistes de la paix, assoiffées de justice.

Ses femmes ont vendu des bananes et autres produits maraichers pour organiser le retour de ce médecin qui est allé, à un moment, en exil avec sa famille pour échapper aux menaces de mort.

Le Docteur Mukwege lâche : « le Congo est malade et on doit le soigner ». L’orateur poursuit sa pensée : « On a marre à s’attendre aux conséquences. Il est temps de s’attaquer aux causes… ».

Le réalisateur termine le film par un espoir de paix. L’Est de la RD Congo n’est pas la capitale des violences sexuelles mais aussi offre un décor magnifique, une verdure luxuriante.

Pour Collette Braeckman, l’histoire ne finit pas. « Les gens vont réparer des crimes qu’ils ont causé à la communauté… », a-t-elle indiqué.

Ce film constitue une base des données et des témoignages. Les agresseurs et autres Chefs de guerre courent encore les rues en toute tranquillité. L’amnistie, un idéal de paix que le Dr Mukwege ne partage pas. Les crimes meritent reparation.

Saint Hervé M’Buy
Ouragan FM / MCP, via mediacongo.net
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