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Didier Raoult, une histoire africaine

Didier Raoult, une histoire africaine 2020-04-18
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Didier Raoult

Le professeur Raoult a conjugué son attachement à l'Afrique avec sa passion de l'infectiologie. La séquence du Covid-19 en est une parfaite illustration. 

Dans une interview exclusive accordée à Radio France internationale (RFI) mardi 14 avril, le président français, Emmanuel Macron, s'est longuement exprimé sur la question de la chloroquine, cet antipaludéen bien connu des Africains et testé par le professeur Didier Raoult dans un protocole contre le Covid-19. Emmanuel Macron n'a pas tari d'éloges à l'égard du directeur de l'Institut hospitalo-universitaire (IHU) en maladies infectieuses de Marseille. Et d'ajouter qu'il fallait que la bithérapie concoctée par ce spécialiste des maladies infectieuses « soit testée ». « Je suis convaincu que c'est un grand scientifique, et je suis passionné par ce qu'il dit et ce qu'il explique », a dit le chef de l'État, qui a indiqué que Didier Raoult était « vraiment une de nos plus grandes sommités en la matière ». À cette heure de grande écoute, le chef de l'État français sait que des millions d'auditeurs, qui scrutent chacun de ses mots, se trouvent de l'autre côté de la Méditerranée, en Afrique, où le professeur Raoult est presque considéré comme un enfant du pays, lui qui a partagé publiquement son fort attachement à l'Afrique en général, au Sénégal en particulier, son pays natal.

L'attachement de l'Afrique à Didier Raoult

« Le Pr Raoult occupe le devant de la scène depuis plusieurs semaines déjà. Il était évident qu'une interview de lui où il évoque son lien avec le continent africain aurait un énorme succès, d'autant plus qu'il y a une certaine curiosité par rapport à l'évolution du coronavirus sur le continent, où de nombreux pays ont fait le choix de la chloroquine », confie au Point Afrique Babacar Ndaw Faye, rédacteur en chef au groupe Emedia à l'origine de ladite interview du célèbre médecin, une interview devenue virale depuis. À ce jour, la vidéo a été vue plus de 200 000 fois rien que sur la chaîne YouTube du groupe de média créé en 2018. Elle a également été très largement relayée sur les réseaux sociaux, sans compter qu'elle a suscité une avalanche de plus de 650 commentaires et un peu plus sur les réseaux sociaux.

Et quels messages ! « Grand professeur de son temps, tu es toujours le bienvenu en Afrique. Tout le continent t'aime ! » envoyé depuis la Côte d'Ivoire. « Vive le Dr. Pr Raoult, que Dieu te protège. Merci papa », depuis le Cameroun. « Il faut qu'il revienne au Sénégal. On va s'occuper de lui, si les autres ne le prennent pas au sérieux », envoie un Sénégalais. « En vérité, ce n'est pas la couleur de la peau qui fait l'Africain, mais c'est le cœur, l'âme », lâche cet autre internaute.

Comment expliquer ces appréciations qui tranchent avec les critiques et les polémiques le concernant en France ? Sont-ce ces années passées au Plateau en face de la plage de l'anse Bernard qui ont forgé le caractère si libre de l'infectiologue aux cheveux longs ? « Je garde des souvenirs très attachants », lâche-t-il face caméra, évoquant « une vie tellement belle » que le retour en France aurait été « compliqué ». Est-ce que les résultats qui sont en train d'être obtenus par la bithérapie prescrite par Raoult dans de nombreux pays peuvent réhabiliter sa thèse en France et ailleurs ? Autant de questions qui méritent d'être posées.

Didier Raoult, une histoire africaine

Le professeur Didier Raoult est loin d'être un inconnu au Sénégal, comme l'a démontré un récent portrait que lui a consacré l'hebdomadaire Jeune Afrique. L'homme est né à l'hôpital principal de Dakar en 1952. Son père André était médecin colonel, fondateur à Dakar de l'Organisme de recherches sur l'alimentation et la nutrition africaine (Orana), sa mère était infirmière. À la tête de cet organisme pionnier dans son domaine, hérité de la « Mission anthropologique de l'Afrique-Occidentale française », Raoult père s'illustre pour ses travaux sur l'alimentation et les graves pathologies nutritionnelles dont souffrent nombre d'enfants du Sénégal.

En effet, cette problématique était devenue majeure au sortir de la conférence des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture de Hot-Springs en 1943 aux États-Unis. En pleine Seconde Guerre mondiale, les armées occidentales stationnées dans les différentes colonies étaient sidérées par les phénomènes de la malnutrition chez les prisonniers et les populations locales. Inspirée par la conviction que l'éradication de la faim et de la pauvreté est une condition de la paix, la France s'était engagée à développer, dans ses colonies africaines, des organismes destinés à observer, analyser et prendre les mesures propres à y remédier. Les avitaminoses, le kwashiorkor, les anémies nutritionnelles, l'Orana mène ses enquêtes dans tout le Sahel et n'hésite pas à faire du porte-à-porte. C'était la méthode Raoult : étudier tout l'écosystème d'une maladie. C'est ainsi qu'il s'intéresse aussi à des maux moins connus comme la bilharziose, une maladie parasitaire qui sévit dans les eaux stagnantes des régions tropicales et subtropicales, principalement en Afrique.

Pas très glamour, mais c'est certainement dans cet environnement que Didier Raoult s'est rêvé collectionneurs de bactéries et de virus. En tout cas, lorsqu'il s'agit d'évoquer ses liens forts tissés avec l'Afrique, Didier Raoult affiche une certaine retenue, presque de la timidité, baissant régulièrement son regard pour se replonger dans ses souvenirs. « Il y a douze ans, j'ai eu la chance de revenir pour m'occuper de l'unité de recherche de l'Institut de recherche pour le développement [IRD] au Sénégal. » Plus exactement dans l'hôpital principal de Dakar, où il est né, c'est là où il a inauguré en 2012 une plateforme de Recherche, la première en Afrique à être équipée d'un spectromètre de masse MALDI-TOF. Cet appareil ultramoderne « permet un diagnostic rapide » des maladies infectieuses et respiratoires.

Devant les embûches rencontrées par lui et son équipe – composée du professeur Boubacar Wade, directeur de l'hôpital principal de Dakar, son ancien collaborateur Philippe Parola, à la tête de l'Unité mixte de recherche Vitrome, ou encore le très écouté ami Cheick Sokna –, il décrit l'urgence d'agir sans moyens, souvent avec les crédits de recherches alloués, sans électricité… « Une leçon fascinante, dit-il, de voir comment l'électricité peut changer la vie d'un village. » Des propos dans lesquels de nombreux Africains se sont retrouvés.

Didier Raoult, un professeur de talent à part…

Depuis le début de l'épidémie et des polémiques, celui qui a préféré délaisser son fauteuil au sein du conseil scientifique Covid-19 pour conseiller le gouvernement français s'amuse de ceux qui s'échinent à battre en brèche ses travaux. Il en rit même dans cette vidéo qu'il a filmée lui-même depuis Marseille et envoyé à Emedia le 7 avril. « Ici, il y a une espèce de cabale un peu fantasque sur les dangers de la chloroquine. Cela fait rire les Africains quand on leur dit que la chloroquine est un médicament dangereux. On a tous bouffé de la chloroquine quand on était gosse. Tout ça n'est pas trop sérieux et ce n'est pas vraiment documenté. La chloroquine a une efficacité sur la maladie », dit-il.

En tout cas, quelques jours plus tard, alors que le président français Emmanuel Macron effectue une visite au sein de l'Unité de recherches du professeur Raoult, masque bien accroché au visage, une vidéo le filme lançant aux membres de l'équipe : « Vous venez d'où ? » Réponses : « d'Algérie, du Maroc, de Tunisie, du Liban, du Sénégal, du Mali, du Burkina Faso ». « Merci de participer à l'effort ! » lance le chef de l'État. Il n'en fallait pas plus pour que beaucoup bombent le torse.

… qui a son idée sur un aspect de la recherche française

Sur un autre plan, le professeur Raoult se démarque de ses collègues. Dans l'une de ses vidéos, en même temps qu'il défend le port du voile, il fait un développement sur les étudiants d'origine étrangère. « Les meilleurs étudiants actuellement sont les étudiants africains et orientaux. Les plus mauvais sont les garçons ayant fait la fac de sciences en France. » Explication : pour Raoult, les meilleurs étudiants français se dirigent plus facilement vers les banques. « Aujourd'hui, en France, dit-il, 50 % des thésards sont des étrangers. Si on enlève l'immigration, il n'y a plus de recherche française. » « Ne vous faites pas d'illusion, la science française fonctionne avec des immigrés ; le moteur de la guerre, ce sont les immigrés. Ce sont les meilleurs. Et pourquoi ce sont les meilleurs ? Parce qu'en Afrique, pour échapper à votre destin, vous n'avez pas 36 solutions. » « La science française fonctionne grâce aux immigrés. Et les meilleurs, ceux qui travaillent le dimanche dans mon service, ce sont les Noirs et les Arabes », a ajouté l'iconoclaste médecin.

De quoi faire le point sur la présence des étudiants étrangers dans l'enseignement supérieur français. Il faut savoir que 310 000 étudiants actuellement en France sont de nationalité étrangère, soit un sur huit. Depuis 2000, la part des étrangers dans la population étudiante est passée de 8 % à 12 %, informe le site du ministère de l'Enseignement supérieur et de la Recherche. « Les étudiants originaires du continent africain représentent 45 % des étudiants étrangers. Cette part est en recul depuis 12 ans, principalement du fait du repli du nombre d'étudiants marocains », apprend-on. Autre indication : au tableau de l'Ordre des médecins en France, 21,94 % sont d'origine algérienne.

Raoult au croisement du Covid-19 et de l'Afrique

Aujourd'hui, alors que la pandémie du nouveau coronavirus n'a pas encore frappé le continent africain aussi durement que l'on s'y attendait, cette situation attire la curiosité de beaucoup de chercheurs. Didier Raoult fait savoir qu'« on fera tout ce que l'on peut, car nous sommes liés ». « Je suis partiellement sénégalais, dit-il, et je ne peux pas ne pas me sentir concerné par ce qu'il se passe. » Voilà pourquoi on l'écoute en Algérie, au Maroc en passant par le Sénégal bien sûr, et dans bien d'autres pays. « L'Afrique sous-tropicale est relativement protégée du coronavirus par rapport aux autres pays. Mais ce n'est pas sûr que cela dure, parce que, quand on regarde des études, y compris celles que nous avons faites au Sénégal sur les autres coronavirus, il est bien possible que le coronavirus actuel y circule. Il est possible aussi qu'il y ait une espèce de protection qui peut être due à l'écosystème africain. Et parmi ces éléments, il y a la prise de beaucoup d'antipaludiques qui sont efficaces contre le coronavirus. Donc il est possible que la distribution du virus soit différente en Afrique subsaharienne que ce qu'elle est en Europe. »

Didier Raoult, un professeur dont on se souvient

Le Dr Alpha Kabinet Keïta connaît par cœur la méthode Raoult. Il a passé son doctorat au sein de l'Unité de recherche sur les maladies infectieuses et tropicales émergentes entre Montpellier et Marseille. « Il y a certainement une composante immunologique qui n'est pas encore définie, mais qui expliquerait en partie pourquoi les populations africaines résistent un peu mieux », avance-t-il.

« Le coronavirus est nouveau, mais il appartient à une famille de virus dont les infections peuvent être bénignes et la plupart des gens ont peut-être déjà fait un épisode grippal lié à l'un de ces virus appartenant à la famille du nouveau coronavirus. Ils ont peut-être juste attrapé un rhume, une grippe et puis c'est passé inaperçu. Cela a pu constituer d'une certaine façon une défense. Ce sont des pistes », analyse le Guinéen, docteur en microbiologie depuis son laboratoire, le Cerfig à Conakry.

« Il faut être malhonnête pour ne pas reconnaître que les travaux du professeur Raoult sont d'une importance capitale. Et tout le monde suit de près l'évolution de son traitement à base d'hydroxychloroquine associée à l'azithromycine, un antibiotique », plaide-t-il d'une voix calme. « Pour l'avoir côtoyé, je peux vous dire que sa logique est claire et scientifiquement bien documentée », poursuit-il. « On attend de voir que quelqu'un prouve que ce qu'il en train de faire avec ses patients ne sert à rien, et après on avisera, mais, pour l'instant, on a ses données. » « Je ne sais pas dire si sa connaissance de l'Afrique lui a donné cette liberté de ton et de faire, mais c'est quelqu'un de libre qui fait ses recherches en fonction des choses auxquelles ils croient », tranche celui dont le laboratoire est chargé de transmettre les précieux résultats des tests aux cliniciens chargés de soigner les 363 malades du Covid-19 que compte la Guinée. Le pays a effectivement choisi de mettre en place le protocole de Didier Raoult.

Kabinet Keïta sur la chloroquine si chère au professeur Raoult

Cela dit, même si la Guinée a rejoint la liste des pays ayant intégré la chloroquine à leur protocole thérapeutique, Alpha Kabinet Keïta demeure prudent quant à la chloroquine. « Les gens ont en effet pris la chloroquine pendant plus de 60 ans en Afrique, ce médicament a été utilisé dans le cadre du traitement contre le paludisme et il y a même des gens qui prennent la chloroquine pour ne pas tomber malades. » « Mais, nuance-t-il, c'est un médicament qui a ce qu'on appelle une demi-vie plasmatique, c'est-à-dire le temps que le médicament met dans l'organisme pour être efficace sur un pathogène. Et dans le contexte où la chloroquine est de moins en moins utilisée ces dix, voire quinze dernières années, en tout cas dans le cadre du paludisme, sauf pour les maladies auto-immunes comme le lupus, je ne pense pas que ça puisse expliquer la résistance actuelle à la maladie en Afrique. » Il s'explique : « J'ai l'impression qu'on entre là dans de la science-fiction. Parce que c'est comme si on affirmait que les cellules sont capables de garder en mémoire le principe actif du médicament et que 30 ou 50 ans plus tard, cette molécule est encore efficace sur la maladie. Moi je n'y crois pas du tout à ça », plaide-t-il. « Il y a certainement une explication que l'on finira par découvrir. Les travaux de recherche sur le sujet sont en train de se mettre en place et je suis certain que dans les semaines, les mois, les années à venir, on comprendra ce phénomène de façon assez claire et tout ce que l'on dit actuellement reste dans du domaine du spéculatif à mon avis, il faut savoir raison garder. »

À Dakar, la bonne opinion sur le protocole du professeur Raoult…

Au Sénégal, l'analyse est différente. Ça fait bien longtemps que le professeur Moussa Seydi, chef du service des maladies infectieuses à l'hôpital Fann à Dakar, a tranché : « Quand on se met du côté du médecin clinicien qui a envie de guérir ses malades plus rapidement, dans un contexte épidémique mondial, que ce médecin a à sa disposition un médicament bien toléré, ça ne lui coûte rien d'essayer de voir. Si c'est positif, tant mieux ! » avait-il répondu à TV5 Monde.

Justement, Cheikh Sokhna, biologiste médical et paludologue, ami de longue date de Didier Raoult, dit que « cette molécule, la chloroquine, apparentée à l'hydroxychloroquine, est connue des Sénégalais qui l'ont utilisée quotidiennement dans la lutte contre le paludisme ».

Avec la quinine, la chloroquine est la molécule antipaludéenne la plus utilisée dans le monde, et ce depuis au moins 1950. On la retrouve notamment dans la nivaquine, médicament très répandu en Afrique subsaharienne. « Dans le passé, la chloroquine était utilisée pour prévenir et traiter le paludisme. Cependant, dans les années 1990, il y a eu une émergence généralisée de cas de paludisme résistant à la chloroquine en Afrique subsaharienne, et de nombreux pays ont donc cessé de l'utiliser », tranche le Dr Matshidiso Moeti, directrice Afrique de l'OMS. « Mais son goût amer, gage d'efficacité dans certaines communautés, rappelle à beaucoup les remèdes traditionnels », avait récemment expliqué au Point Afrique Alice Desclaux, anthropologue de la santé à l'Institut de recherche pour le développement (IRD) au Sénégal. « En temps de pandémie, on se focalise, peut-être trop, sur le traitement. Alors que, au contraire, un vaccin va susciter de la méfiance. Il y a une pression des médias et de la population pour trouver des solutions. Alors, les politiques, pour conserver la cohésion sociale indispensable en temps de crise, répondent. »

… face auquel le président Macron demeure prudent

Pour le président français Emmanuel Macron, « ce virus touche aujourd'hui tout le monde. Donc je ne pense pas qu'il faille collectivement dire qu'un miracle préserverait l'Afrique. En tout cas, si ça pouvait arriver, formidable, et je le souhaite profondément. Mais notre devoir est de tout faire pour aider l'Afrique dans ce contexte. […] On en est en France aux essais cliniques sur l'hydroxychloroquine-azithromycine. Donc ce qui est en France à l'essai clinique doit rester à l'essai clinique chez mes amis, et pas au niveau du traitement répandu ». Ces mots du président français sont mal passés sur le continent, où beaucoup s'interrogent : « Pourquoi attendre alors que les résultats sont déjà là ? »

En attendant, malgré l'engouement des Africains pour le protocole du professeur Raoult, l'Afrique est loin de tout miser sur la chloroquine. Les gouvernements ont en parallèle pris des mesures de distanciation sociale, d'obligation de port de masques, de confinement et de fermeture des frontières. Quoi qu'il en soit quant au protocole qui sera retenu, l'épisode Raoult laissera ses traces, notamment en Afrique.

Viviane Forson
Le Point Afrique / MCP, via mediacongo.net
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