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Mort de George Floyd. Pourquoi manifestants, policiers ou sportifs mettent-ils un genou à terre ?

Mort de George Floyd. Pourquoi manifestants, policiers ou sportifs mettent-ils un genou à terre ? 2020-06-15
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Poser un genou à terre est un geste de plus en plus répandu dans les manifestations pour George Floyd, cet Afro-américain mort lors de son arrestation par la police, le 25 mai dernier à Minneapolis (Minnesota). Mais que signifie cet acte et d’où vient-il ?

Du candidat à l’élection présidentielle américaine Joe Biden au footballeur français Marcus Thuram, en passant par les joueurs du club anglais et champion d’Europe de football en titre Liverpool FC : tous se sont agenouillés, ce week-end, en hommage à George Floyd, cet Afro-américain mort asphyxié lors de son arrestation par la police, lundi 25 mai.

Depuis, la pose, un genou à terre, est devenue une image commune des manifestations contre les violences policières, aux États-Unis et ailleurs. Ce geste symbolique a même été exécuté par des policiers dans plusieurs villes américaines. Mais d’où vient ce symbole et que signifie-t-il ?

Un geste contre les violences policières envers les Noirs

Pour le comprendre, un tour sur la page Instagram du basketteur américain LeBron James s’impose. La star de la NBA y a posté un montage photo montrant, en vis-à-vis, le policier Derek Chauvin, à genoux sur le cou de George Floyd, et le footballeur américain Colin Kaepernick, à genoux pendant que retentissait l’hymne national des États-Unis, avant un match disputé le 26 août 2016. Et au-dessus, cette phrase : This is Why, Voici pourquoi.

LeBron James rappelle ainsi le lien entre les violences policières envers les Afro-américains et le geste de protestation initié par Colin Kaepernick, il y a quatre ans. Je ne vais pas me lever pour ce drapeau et montrer de la fierté alors que des personnes de couleur sont opprimées, expliquait alors le quaterback des 49ers de San Francisco. Ce combat dépasse le football, il serait égoïste de ma part de fermer les yeux.

Sa démarche faisait écho à Black Lives Matter (La vie des Noirs compte), à une époque où ce mouvement de lutte contre les violences et le racisme envers les Afro-américains gagnait en importance aux États-Unis. Mais dans un pays en pleine campagne pour l’élection présidentielle de l’automne 2016, le geste du footballeur a divisé : beaucoup y voyaient un acte de bravoure, d’autres, un manque de respect envers la patrie.

Les protestations de l’hymne national menées par Colin Kaepernick alimentent un débat sur le privilège, la fierté et le patriotisme, avançait le magazine qui titrait sur La bataille périlleuse. Prémonitoire : depuis la fin de son contrat avec les San Francisco 49ers, en mars 2017, Colin Kaepernick n’a pas retrouvé de club.

Symbole anti-Trump

L’affaire est néanmoins restée dans la mémoire de Donald Trump. Pendant un meeting organisé le 22 septembre 2017, le président américain, élu sur un discours populiste et nationaliste, s’en est pris violemment à Colin Kaepernick et à ses soutiens, sans toutefois les nommer : "Est-ce que vous n’aimeriez pas voir un de ces propriétaires (d’équipe) de NFL dire, quand quelqu’un manque de respect à notre drapeau : Sortez-moi ce fils de p*** du terrain, il est viré, viré "!

Dans les jours qui ont suivi le discours de Donald Trump, près de 150 joueurs de la NFL décidaient de s’agenouiller pendant l’hymne national pour marquer leur mécontentement, rapporte à l’époque RTL . La controverse s’est même étendue au-delà des frontières du sport : le chanteur Stevie Wonder a mis, lui aussi, un genou à terre, durant un concert à New York, le 23 septembre 2017. S’agenouiller devenait ainsi un symbole anti-Trump.

« Refuser la culture de la violence »

Interrogé par Le Parisien sur la signification de ce geste lors des manifestations en soutien à George Floyd, le chercheur en histoire visuelle André Gunthert y voit toujours un geste de protestation contre le président américain. Mais pas seulement. Avec le genou à terre, le refus de la violence policière est incarné par un geste d’humilité, d’hommage, différent des symboles de force comme le poing levé, analyse André Gunthert. C’est une façon de refuser la culture de la violence qui, aujourd’hui, pose clairement problème aux États-Unis.

 


Ouest France / MCP, via mediacongo.net
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