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France: trois morts dans l'attaque terroriste contre une basilique à Nice

France: trois morts dans l'attaque terroriste contre une basilique à Nice 2020-10-29
Monde
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L'attentat s'est déroulé ce jeudi matin dans un quartier populaire de la ville. L'assaillant a été arrêté. La parquet antiterroriste est saisi.

Au moins trois personnes sont mortes et plusieurs ont été blessées dans une attaque au couteau à Nice ce jeudi matin. Le Parquet national antiterroriste a annoncé dans la foulée qu’il ouvrait une enquête pour «assassinat en relation avec une entreprise terroriste». L’assaillant a été interpellé et transporté à l’hôpital. Selon le maire de Nice, Christian Estrosi, qui a tenu une conférence de presse devant l’église située près de l’artère la plus commerçante de la ville, l’auteur «n’a cessé de répéter Allah Akbar devant nous alors qu’il était médicalisé sur place», donnant une coloration clairement islamiste à son acte.

Lors de son interpellation, l’assaillant a déclaré s’appeler Brahim A.. Un nom qui correspond à celui inscrit sur un document sans photo d’identité trouvé à ses côtés, émis par les autorités italiennes de Lampedusa, un des principaux points d’entrée des migrants en Europe. Ce patronyme correspond à celui d’un homme arrivé en Italie le 9 octobre, qui a déclaré avoir 21 ans et serait de nationalité tunisienne. Mais à ce stade, rien n’indique qu’il s’agit bien du même individu. Les autorités françaises attendent désormais le retour des empreintes génétiques de la part des Italiens pour confirmer l’information.

L’attentat s’est déroulé «au sein de la basilique Notre-Dame de Nice», selon Estrosi, rappelant l’attentat de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), pendant lequel le père Hamel avait été égorgé par deux jihadistes, le 26 juillet 2016. Cette nouvelle attaque à Nice survient, elle, treize jours après l’assassinat de Samuel Paty, décapité le 16 octobre devant le collège où il enseignait l’histoire et la géographie à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines).

Pendant son point presse devant les caméras, Christian Estrosi a précisé que le gardien de l’église figurait parmi les victimes de jeudi, ainsi que deux fidèles, dont l’une avait tenté de s’échapper pendant l’attaque. Vers 11 heures, les cloches de la basilique se sont mises à sonner à toute volée. Selon la Conférence des évêques de France, il n’y avait pas de menace particulière sur la ville de Nice mais une vigilance accrue à l’échelle nationale, en raison des fêtes de la Toussaint. Jeudi est aussi un jour important pour la communauté musulmane, qui célèbre la fête de Mawlid, marquant la naissance du prophète. Toutes les églises de France ont sonné le glas, cette «cloche des défunts», à 15 heures, heure symbolique pour les chrétiens car elle serait celle de la mort du christ. Les églises de Nice ont toutes été fermées jusqu’à nouvel ordre.

«Annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid»
Sur Twitter, le président du Conseil français du culte musulman (CFCM), Mohammed Moussaoui a condamné «avec force l’attentat terroriste». «En signe de deuil et de solidarité avec les victimes et leurs proches, j’appelle les musulmans de France à annuler toutes les festivités de la fête du Mawlid», a-t-il ajouté.

Dans un télégramme envoyé par Gérald Darmanin dimanche aux préfets, que Libération a pu consulter, le ministère de l’Intérieur faisait état d’un appel à commettre des attaques terroristes contre des cibles françaises, «comme les ambassades ou les lieux de villégiature». Les menaces figuraient dans un communiqué émanant de l’agence Thabat, l’organisme de presse non officiel de l’organisation terroriste Al-Qaeda. Ce texte «appelle de façon explicite à commettre des actions visant notre pays dans le cadre du "jihad individuel", pouvait-on lire dans le message de Beauvau. Plusieurs modes opératoires sont suggérés comme les attaques à l’aide d’une arme blanche ou l’utilisation d’une voiture bélier contre la foule, de façon solitaire ou en constituant des groupes».

Dans un nouveau télégramme envoyé jeudi à la suite de l’attaque de Nice, le ministre de l’Intérieur appelle les préfectures à renforcer «la surveillance des lieux de culte, après l’attaque au couteau à Nice». Gérald Darmanin ajoute : «Je vous demande de mettre également en alerte les élus, afin qu’ils mobilisent leur police municipale et leur dispositif de vidéoprotection.» «Vous prendrez également contact avec l’ensemble des responsables des lieux de cultes afin d’identifier les sites les plus sensibles et les mesures de protection à mettre en œuvre», ajoute le ministre dans cette note que Libération a pu consulter.

L’alerte aurait été donnée par un témoin ayant appuyé sur une des bornes de vidéoprotection installées par la mairie de Nice dans les rues de la ville. Emmanuel Macron a décidé de se rendre sur place dès la mi-journée. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, le Premier ministre Jean Castex et le ministre de la Justice Eric Dupont-Moretti devraient également se rendre sur place.

Merci à nos policiers municipaux qui ont interpellé l’auteur d’une attaque à l’arme blanche dans le secteur Notre Dame à #Nice06. Je demande aux Niçois d’éviter le secteur pour laisser la police et les secours travailler. @pmdenice

— Christian Estrosi (@cestrosi) October 29, 2020

À l’Assemblée nationale, où l’on débattait du reconfinement décidé mercredi soir par Emmanuel Macron, Richard Ferrand a demandé peu avant 10 heures aux députés de respecter une minute de silence «en solidarité à l’égard de la ou des victimes et de l’ensemble de leurs proches». Le Premier ministre a quitté l’hémicycle immédiatement pour se rendre place Beauvau.

À Nice, tout le quartier Notre-Dame et les alentours ont été bouclés et une vaste opération policière était en cours en milieu de matinée.

Immense émotion après l’attentat qui vient de frapper la ville de Nice à l’intérieur de l’église Notre Dame.

— Eric Ciotti (@ECiotti) October 29, 2020
Peu après l’attaque, les habitants ont pu entendre deux grosses explosions – probablement une opération de déminage – ainsi que des salves de tirs provenant de l’église. Les policiers dans les rues ont demandé à tous les riverains de ne pas rester sur leurs balcons. Le 14 juillet 2016, la ville de Nice vivait l’horreur lorsqu’un camion conduit par un terroriste sur la Promenade des Anglais avait tué 86 personnes et fait 458 blessés.


Liberation / MCP, via mediacongo.net
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