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Covid-19: le vaccin sera-t-il obligatoire pour voyager ?

Covid-19: le vaccin sera-t-il obligatoire pour voyager ? 2020-11-24
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Le vaccin contre le coronavirus sera-t-il l'étape obligatoire avant de monter dans un avion ? (© Photo illustration Getty Images/Junior Kannah)

Prévu à partir de janvier 2021, le déploiement des vaccins anti-Covid va sans doute rendre obligatoires pour les voyageurs les applications de santé et accélérer l’adoption du passeport dématérialisé.

Les vaccins anti-Covid-19 devraient être disponibles début 2021, mais les voyages en avion ne reprendont que si les passagers peuvent apporter facilement la preuve, dès l’embarquement, qu’ils ont bien été vaccinés. D’où l’urgence, souligne le quotidien britannique The Telegraph: « mettre au point des passeports sanitaires numériques suffisamment sécurisés pour être reconnus dans le monde entier. »

Un vaccin qui sera obligatoire et non discutable chez Qantas

C'est également la conviction d'Alan Joyce, le PDG de la compagnie aérienne Australienne Qantas, qui était l'invité de l'émission « A Current Affair », « Pour les voyageurs internationaux, nous leur demanderons de se faire vacciner avant de monter à bord de l’avion », a-t-il affirmé.

Dans la suite de son interview, il estime que ce prérequis sera également rendu obligatoire par bien d'autres compagnies aériennes lorsque la vaccination à grande échelle aura commencé, selon toute vraisemblance au premier semestre 2021. En tout cas, ça sera obligatoire et non discutable au sein de sa compagnie aérienne: « Nous envisageons de modifier nos conditions générales pour y inscrire que, pour les voyageurs internationaux, nous demanderons aux gens de se faire vacciner avant de monter dans l'avion », a précisé Alan Joyce.

« Nous pensons que c’est une nécessité, en particulier pour les visiteurs internationaux de l’étranger et les personnes qui quittent le pays. Je pense que cela va devenir une chose courante, pour en avoir parlé à mes collègues d'autres compagnies aériennes dans le monde », poursuit-il.

Un code QR en guise de certificat de vaccination ? 

Une application telle que CommonPass, conçue par The Commons Project, une ONG basée en Suisse dont l’initiative est soutenue par le Forum économique mondial, pourrait être la solution, selon Brad Perkins, médecin responsable du projet et ex-directeur de la stratégie et de l’innovation des Centers for Disease Control (CDC), aux Etats-Unis : « À mesure que les vaccins vont devenir largement disponibles, de nombreux pays vont exiger des voyageurs qu’ils présentent une preuve de vaccination à leur arrivée. Nous avons créé CommonPass pour permettre le partage des résultats des tests et des vaccinations anti-Covid d’une manière sécurisée tout en préservant la confidentialité. »

CommonPass évalue les tests obligatoires selon la destination des passagers, télécharge sur leur téléphone les résultats transmis par un laboratoire agréé et génère un code QR scannable. L’application a été testée en octobre dernier sur un vol Cathay Pacific de Hong Kong à Singapour, puis sur un vol United Airlines Londres-Newark, rapporte le magazine CondéNast Traveller.

A l’arrivée à New York, le 21 octobre, Paul Meyer, PDG de Common Project, a expliqué : « Nous travaillons déjà avec de nombreuses compagnies aériennes et nous prévoyons une série de nouveaux essais en novembre et décembre en Europe, sur le continent américain, en Afrique, au Moyen-Orient et en Asie. Nous sommes en train de constituer dans le monde entier un réseau de laboratoires et d’établissements de soins de santé accrédités ou certifiés. Le déploiement à grande échelle de CommonPass est prévu pour le début de l’année prochaine. »

La fin du passeport papier et carte de vaccination ?

L’utilisation généralisée de ce type d’applications signerait la fin des certificats de vaccination papier, moins fiables et qui ne permettent pas l’enregistrement en ligne. Autre avantage selon Paul Meyer, une application telle que CommonPass garantit la confidentialité des données : « Nous ne pensons pas que les gens devraient être obligés de transmettre leurs données personnelles de santé à une compagnie aérienne ou à un gouvernement simplement parce qu’ils veulent voyager. Avec CommonPass, ces informations resteront sous contrôle de la personne concernée. La plate-forme vérifiera qu’un passager a été testé [ou vacciné], mais les informations ne seront ni stockées ni transmises à des tiers. »

A long terme, l’enjeu est vital pour le transport aérien, souligne The Telegraph : « Le jour où le coronavirus cessera de représenter une menace majeure, les passeports sanitaires resteront sans doute indispensables à cause de la multiplication des maladies infectieuses et de crainte de nouvelles pandémies. »

Quant au passeport papier, il est probable que beaucoup de voyageurs internationaux hésiteront à le manipuler après son passage par l’enregistrement, l’embarquement et les services de l’immigration, « maintenant que nous savons ce qu’est une pandémie », souligne le chroniqueur du Financial Times Mickael Skapinker: « Nos procédures de voyage, en grande partie basées sur des documents papier, ne permettent pas de faire face à la crise sanitaire, non seulement parce qu’ils nécessitent trop de manipulations et de vérifications, mais aussi parce qu’ils contiennent trop peu d’informations. »

Avant même la pandémie de coronavirus, l’Association internationale du transport aérien travaillait déjà sur un passeport numérique. Selon ce projet, intitulé One ID, le passager fournira à l’avance les informations biométriques qui lui permettront de s’enregistrer, d’embarquer et de passer l’immigration à l’arrivée sans que personne ne lui demande le moindre document.

Les objections possibles sont légion, reconnaît Mickael Skapinker. Elles concernent notamment la reconnaissance faciale, la confidentialité ou encore la fiabilité des systèmes aéroportuaires. Toutes méritent réflexion. « Mais les voyages reposent sur les documents papier depuis des décennies. La parenthèse actuelle devrait être l’occasion, pour le transport aérien, de se réinventer. »

La Chine plus enclin à se faire vacciner 

Pourcentage de personnes ayant déclaré qu'elles prendraient un vaccin anti-COVID-19 s'il était prouvé sûr et efficace, par pays sondé. Les données proviennent de Nature.

Une hypothèse qui, si elle se confirme, ne devrait pas manquer de faire polémique car selon une étude, qui a sondé les opinions de plus de 13 000 personnes en Europe, en Afrique, en Asie et aux Amériques et publiée en octobre dernier dans la revue Nature Medicine, 14% ont déclaré qu'ils refuseraient le vaccin, tandis que les autres 14% étaient indécis. Selon les chercheurs de cette étude, cela signifie que les taux de couverture vaccinale seraient inférieurs aux 80% requis pour protéger la société contre la COVID-19, la maladie respiratoire qui a provoqué des confinements à travers le monde depuis son apparition en Chine à la fin de l'année dernière.

« Nous n'avons pas atteint les 80%, c'est ce que nous aurions aimé voir », confie à SciDev.Net Jeffrey Lazarus, auteur principal de l'étude.

Les auteurs indiquent que les croyances religieuses ou culturelles, la désinformation et les groupes anti-vaccination sont les principales causes de l'hésitation à l’égard de la vaccination

Pour comparaison, les Chinois sont de loin les plus enclins à se faire vacciner contre le coronavirus. En effet, 97 % de la population accepterait de prendre le vaccin s'il était disponible, soit un taux d'acceptation quasi-unanime dans le pays. Mais le niveau de confiance vis-à-vis du futur vaccin varie énormément à travers le monde et les populations de certains pays se montrent plutôt prudentes à l'idée de le prendre s'il était commercialisé.

Comme le montre le graphique ci-dessus, les niveaux d'acceptation les plus faibles sont observés en Russie (59%), Pologne (56%) et France (54% ). La grande majorité des personnes réticentes citent les potentiels effets secondaires comme principale raison.

En comparaison, le taux d'acceptation s'élève à 87% en Inde. Le Royaume-Uni et les pays à revenu intermédiaire (comme le Brésil, l'Afrique du Sud et la Corée du Sud) ont également affiché des taux d'acceptation d'environ 80% ou plus. En Allemagne il descend à 69% et 64% aux États-Unis.


Courrier International / Scidev / MCP, via mediacongo.net
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